Collection des cent

La Collection des cent (ou « des Cent ») est une collection de cartes postales illustrées en couleur, vendues à partir de jusqu'en sous pochettes et réunissant des compositions originales d'artistes, comme Alfons Mucha ou Jacques Villon.

La collection annonçait 10 pochettes de 10 cartes, soit 100 cartes en tout, avec une parution tous les 15 jours. Apparemment, il n'y eut que 9 séries.

Ces cartes artistiques françaises sont très recherchées car elles font partie des premières du genre et sont un témoignage de l'iconographie et des imaginaires au début des années 1900.

HistoireModifier

Cette appellation rappelle bien entendu le célèbre Salon des Cent, mais, à l'heure actuelle, il est difficile d'établir un lien d'affaire entre l'éditeur de ces cartes et la direction de la revue La Plume.

Animateur du Cartophile-club, situé à l'adresse parisienne de la Société des amis de la carte postale illustrée, au 6, rue du Croissant, Émile Greningaire, un coloriste aquarelliste parisien illustrateur pour enfants et spécialisé dans l'édition de luxe, décide en 1900 d’organiser un concours ouvert à tous les artistes : « Un jury compétent devra désigner les cent plus belles cartes, qui seront alors rassemblées sous l’appellation : « Collection des Cent » » Greningaire est qualifié d'« enlumineur d'ouvrages d'art » par l'éditeur et relieur Charles Meunier, dans sa revue L'Œuvre et l'Image[1].

Le procédé de reproduction des cartes est photomécanique, par voie de similigravure, et non chromolithographique.

La première pochette est lancée sur le marché le , avec promesse de parution tous les quinze jours ; la dernière fut livrée après . Au dos de la pochette figure la marque EG et la devise Color est vita.

Les soixante-douze cartes sont numérotées et comprennent au recto les mentions « Collection des cent. E. G. Paris. » plus le nom de l'artiste. Le verso permet de rédiger la correspondance. La cinquième pochette annonçait une carte signée Benjamin Rabier dont il n'existe à ce jour aucune trace. Il n'existe pas de 10e pochette.

Dès la première série, une voire plusieurs cartes érotiques sont glissées à l'intérieur des pochettes en prime de celles annoncées au sommaire. Ce « cadeau hors-collection » était sans doute réservé aux abonnés.

Commerçant, Greningaire ne se priva pas de réimprimer les cartes postales qui plaisaient au public, de même, il lança d'autres séries comme celle sur le Carnaval signée Marcel Jacquier.

Artistes par sériesModifier

Il existe 98 cartes dans la collection : 90 cartes annoncées et diffusées en pochettes, auxquelles il faut ajouter des primes (souvent érotiques). Chaque pochette est imprimée sur un papier de couleur différente, portant un motif particulier imprimé en trichromie. Les noms d'artistes sont parfois écorchés : l'orthographe exacte a parfois ici pu être rétablie. Après la 62e carte, la numérotation disparaît progressivement.

Série 1 (« Rose jaune »)

Les cartes de cette série sont visibles dans une galerie de Commons : La série 1

Série 2 (« Plume de paon »)

Les cartes de cette série sont visibles dans une galerie de Commons : La série 2

Série 3 (« Trèfle rose »)

Les cartes de cette série sont visibles dans une galerie de Commons : La série 3

Série 4 (« Clématites bleues »)

Les cartes de cette série sont visibles dans une galerie de Commons : La série 4

Série 5 (« Glycine blanche »)

Les cartes de cette série sont visibles dans une galerie de Commons : La série 5

Série 6 (« Cormier »)

Les cartes de cette série sont visibles dans une galerie de Commons : La série 6

Série 7 (« Hirondelles »)

Les cartes de cette série sont visibles dans une galerie de Commons : La série 7

Série 8 (« Marguerites »)

Les cartes de cette série sont visibles dans une galerie de Commons : La série 8

Série 9 (« Mimosa »)

Les cartes de cette série sont visibles dans une galerie de Commons : La série 9

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Charles Meunier, « Sommaire », L'Œuvre et l'Image, Paris, no 1,‎ (lire en ligne sur Gallica).
  2. Deux cartes avec le no 7 et aucune carte avec le no 1 : il s'agit peut-être d'une erreur d'impression.
  3. De nombreuses variantes et rééditions existent pour le motif.
  4. Le musée des beaux-arts de Boston indique dans sa notice un « Michel Cassé » comme identifiant auteur.
  5. Georges Riom sur data.bnf.fr
  6. Cette carte est annoncée sur la pochette no 7.
  7. Alfred Paris sur data.bnf.fr
  8. Maurice Marodon sur data.bnf.fr
  9. Ou LEM ? Il est fait mention que l'image est une « photo platino-bromure, G. Piprot, Paris ».
  10. Seule et dernière carte numérotée.
  11. Louis Le Rivérend sur data.bnf.fr

AnnexeModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier