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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Petit.
Alfred Le Petit
Alfred Le Petit - Autoportrait 1893.jpg
Autoportrait (1893).
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Parentèle
Distinctions
1931, exposition posthume et rétrospective au Salon d'automne (Paris)
1934, exposition posthume au Musée des beaux-arts de Rouen.

Alfred Le Petit (Aumale, Seine-Maritime, Levallois-Perret, Hauts-de-Seine, ) est un artiste peintre, un caricaturiste et un photographe français.

Sommaire

BiographieModifier

Après des études de dessin, de peinture et de photographie, il se lance dans la caricature à Rouen, puis à Paris, notamment en donnant des dessins à la revue de Gill et Polo, L'Eclipse. En janvier 1870, il fonde La Charge : journal satirique hebdomadaire[1] et s'attaque tout particulièrement à Napoléon III avec férocité. Charles Virmaître en est l'éditeur scientifique, et le journal paraît jusqu'en 1890.

Dessinateur et patron de presse, il collabore dans un esprit républicain avancé et très anticlérical au Grelot et au Charivari. Il fonde plusieurs feuilles satiriques : L'Étrille, Le Pétard et Le Sans-Culotte. Il illustre Gros-Jean et son curé texte anticlérical d'Auguste Roussel de Merry, La Bible farce de Pierre Malvezin, puis publie La Vie drolatique des saints en 1883. Il utilisait aussi les pseudonymes Caporal et Alfred Le Grand.

Après avoir défendu le général Boulanger et pris parti contre Dreyfus, il espère une carrière de peintre académique, mais échoue dans cette voie. Il termine sa vie assez misérablement en réalisant des caricatures pour les touristes au premier étage de la Tour Eiffel et en chantant dans les cabarets accompagné de son violon.

Entre 1903 et 1905 il séjourne à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu de Paris, et y tient des journaux et réalise des croquis, qui seront publiés plus d'un siècle plus tard, dans l'ouvrage Je suis malade, curieux carnets d'un séjour à l'Hôtel-Dieu en 1903-1905, présentés par Guillaume Doizy et Jean-François Le Petit, publiés aux éditions Alternatives en 2007[2].

Il meurt à 68 ans, en novembre 1909, et est enterré dans le cimetière de Fallencourt en Seine-Maritime.

Il est le père d'Alfred Marie Le Petit (1876-1953), peintre et graveur.

ChronologieModifier

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Victor Hugo en justicier selon Alfred Le Petit, Le Pétard n°40, 1878.
 
République sociale contre République conservatrice.

OuvrageModifier

BibliographieModifier

  • Guy Boulnois, « Alfred Le Petit, un grand caricaturiste mais aussi un peintre de talent », in Bulletin de la Société des Amis de la Bibliothèque Forney, no 88, janvier-mars 1986, p. 5-8.
  • Georges Potvin, « La Vie chaotique d’un caricaturiste célèbre : Alfred Le Petit », Gavroche, no 31, janvier-février 1987, p. 11–17.
  • Raymond Bacholet, « La Charge », in Le Collectionneur Français, no 290 juin 1991, p. 295, 1991.
  • Marieta Harley, The Anglo-Boer War and French Caricature : Alfred Le Petit, 1841-1909, janvier 1999, 133 pages, illustré, Rand Afrikaans University, Library Services, Rare Book Collection (ISBN 0-86970-446-X).
  • Philippe Rivière, Alfred Le Petit, un caricaturiste inventif et engagé, mémoire de maîtrise, histoire de l’art, Université de Paris-I, 203.
  • Bertrand Tillier, Le Potager républicain, caricatures d’Alfred Le Petit, Cat., musée de l’Histoire vivante, Montreuil, 2003.
  • « Alfred Le Petit, Photographe maudit », Venti 11, Paris, Céros/ Librairie Plantureux, 2005, 48 p.
  • Philippe Jones, La Presse satirique illustrée entre 1860 et 1890, Paris, Institut français de presse, 1956 (guichetdusavoir.org).

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

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Liens internesModifier

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