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Chennevières-lès-Louvres

commune française du département du Val-d'Oise
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chennevières.

Chennevières-lès-Louvres
Chennevières-lès-Louvres
Rue de Louvres, vue sur l'église.
Blason de Chennevières-lès-Louvres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Goussainville
Intercommunalité Communauté d'agglomération Roissy Pays de France
Maire
Mandat
Éric Plasman
2014-2020
Code postal 95380
Code commune 95154
Démographie
Gentilé Cannabriens
Population
municipale
307 hab. (2016 en diminution de 8,63 % par rapport à 2011)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 00″ nord, 2° 33′ 00″ est
Altitude Min. 81 m
Max. 124 m
Superficie 4,58 km2
Localisation

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Chennevières-lès-Louvres

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Chennevières-lès-Louvres

Chennevières-lès-Louvres est une commune du Val-d'Oise située en plaine de France, à proximité de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle (2 km) et à environ 25 km au nord-est de Paris.

Ses habitants sont appelés les Cannabriens.

GéographieModifier

La commune est limitrophe de Louvres, Villeron, Vémars et Épiais-lès-Louvres.

Communes limitrophes de Chennevières-lès-Louvres[1]
Villeron Vémars
Louvres  
Épiais-lès-Louvres

ToponymieModifier

L'origine du nom de Chennevières-lès-Louvres provient du latin Cannabria marquée par le suffixe latin -aria, en français -ière, sont des lieux humides où prospère la culture du chanvre (cannabria ou cannabis)[2]. Au milieu du XVIIIe siècle, l'abbé Lebeuf admet que le toponyme doit s'expliquer par cette culture, mais note que presque tout le pays est en labourage, et que le chanvre n'est pas plus fréquent qu'ailleurs[3].

HistoireModifier

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Le lieu était occupé dès l'époque gallo-romaine et la présence mérovingienne est également attestée par la découverte d'une nécropole à proximité de l'ancienne église Saint-Médard. Le village était une possession de l'abbaye de Saint-Denis au XIIe siècle. L'abbé Suger serait d'ailleurs né dans ce village vers 1081.

Village essentiellement agricole, Chennevières vit aussi des revenus liés à la présence à proximité de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle qui a installé sur le territoire de la commune d'importants réservoirs de kérosène nécessaires à l'approvisionnement des avions.

Ce centre de stockage est alimenté par un oléoduc de la Trapil. Il s'agit de canalisations de 55 cm de diamètre et assurant le transport d’hydrocarbures liquides (supercarburant, gazole, fioul domestique, kérosène, produits semi-finis)[4]. La présence de ce dépôt sur son territoire classe la commune à risque majeur selon la directive Seveso, c'est-à-dire à risque élevé d'accident technologique[5],[6].

Le film Les risques du métier réalisé par André Cayatte, et interprété notamment par Jacques Brel et Emmanuelle Riva a été, pour partie, tourné à Chennevières-lès-Louvres (voir site de la commune : http://www.chennevieres-les-louvres.fr/Page-95-Chennevieres%20les%20Louvres_7435-Une%20histoire%20de%20cin%C3%A9ma.awp )

Politique et administration

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Chennevières-lès-Louvres fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[7],[8].

Liste des mairesModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Laurence Dubocq[9]    
mars 2014[10] En cours
(au 29 avril 2014)
Éric Plasman    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2016, la commune comptait 307 habitants[Note 1], en diminution de 8,63 % par rapport à 2011 (Val-d'Oise : +3,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
180170168166147160143156149
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
120152159179175160155167183
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
184172188181167211188151162
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
172176170156197218306319331
2013 2016 - - - - - - -
321307-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Monuments historiquesModifier

 
Façade de l'église.

Chennevières-lès-Louvres ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Leu-et-Saint-Gilles (classée monument historique par arrêté du 25 mars 1980[15]), place de l'Église : elle remplace une ancienne église dédiée à saint Médard, qui se trouvait au sud du village et a été rasée au début du XVIIIe siècle au plus tard. L'église actuelle a été fondée au XIVe siècle par le seigneur de Chennevières, Gilles Choisel, d'où elle tient son saint patron, Gilles l'Ermite. Le second patron, saint Loup, n'est attesté qu'au milieu du XVIe siècle. C'est à cette époque qu'un spacieux chœur Renaissance est édifié à l'est de la petite nef gothique. Il est flanquée de deux chapelles, dont celle du nord est dédiée à la Vierge Marie et accueille une statue de la Vierge à l'Enfant du début du XIVe siècle. Le décor de l'abside est particulièrement soigné, et des niches à statues, dont deux avec des dais richement ouvragés, y agrémentent les piliers. Selon une inscription, l'achèvement du chœur actuel peut être situé en 1577. À cette époque, c'est encore une tour associée au château tout proche qui fait office de clocher. Il s'écroule en 1718, et le seigneur M. Nouveau offre ainsi un nouveau clocher à la paroisse, qui est peu élevé mais coiffé d'une flèche élancée. Il sert en même temps de porche et précède la nef. Les bas-côtés de la nef ont été bâtis en même temps que le clocher, en 1719. Des restaurations ont lieu au XIXe siècle ; il est possible que la nef ait été revoûtée à cette époque. L'église Saint-Leu-Saint-Gilles est donc un édifice composite, où la différence de hauteur entre la nef (7,10 m) et le chœur (11,75 m) est frappante, ainsi que la différence de la qualité de l'architecture. Le chœur seul présente un réel intérêt artistique ; il est d'une élégance sobre et possède, avec son abside entourée de niches à statues, l'un des plus beaux espaces liturgiques du XVIe siècle en pays de France[16],[17].

Autres éléments du patrimoineModifier

 
Ferme de la Vallée.
  • Château, rue d'Epiais-les-Louvres : Il s'agit en réalité d'une grande maison bourgeoise de deux étages édifiée en 1842 pour M. Prestat, négociant à Paris. La demeure se situe à l'ancien emplacement du château seigneurial démoli en 1641, et est entourée d'un vaste jardin anglais contemporain de la maison. Le château occupait environ un tiers de la superficie du village, jusqu'à ce que la construction de l'autoroute provoque la soustraction de sa partie occidentale. Une unité de production pharmaceutique est en outre établie dans le secteur sud-est du parc pendant la seconde moitié du XXe siècle. Les bâtiments de la ferme du château, au nord du domaine près de la place de l'Église, datent pour l'essentiel de la première moitié du XIXe siècle et comportent un colombier au point de jonction de trois ailes[18]. Depuis la désaffectation, une partie des bâtiments agricoles a été réhabilitée en halte-garderie.
  • Ferme de la Vallée, rue de Louvres : Cette grande ferme subsiste au moins depuis la première moitié du XVIIe siècle et reste inchangée jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. La ferme est agrandie et une seconde cour d'exploitation est créée après 1823, mais un bâtiment contigu au logis est démoli dès la fin du XIXe siècle, et une partie des bâtiments ajoutés après 1823 est rasée pendant le second quart du XXe siècle. Le colombier carré attenant au logis y est aujourd'hui intégré[19].

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason D'or à la branche de chanvre feuillée de sinople ; au chef tiercé en pal aux I et et III d'azur à la fleur de lys d'or et au II de gueules au lion d'argent.
Détails
  Armes parlantes (Chennevières tient son nom de la culture du chanvre).
Les fleurs de lys rappellent l'appartenance de cette commune au Pays de France. Le lion est un rappel des armes d'Eliza D'Usson de Bonnac, filleule de Louis XVI, épouse d'Alexandre de Saint Souplet, descendant des anciens propriétaires, devenu maire de Chennevières en décembre 1807.
Création de Jean-Paul et Alexandre de Gassowski adoptée par la municipalité le 21 décembre 2007.

TélévisionModifier

Chennevières-lès-Louvres est le lieu de tournage de nombreux sketchs de l'émission Groland, et est de ce fait l'archétype du village Grolandais et de sa ruralité.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Communes limitrophes de Chennevières-lès-Louvres » sur Géoportail.
  2. Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Paris, Bonneton, , 231 p. (ISBN 2862532207)
  3. Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris : Tome second, Paris, Librairie de Fechoz et Letouzey (réédition), 1883 (réédition), 693 p. (lire en ligne), p. 307-308.
  4. Carte du réseau LHP de la Trapil
  5. DRIRE - Les principaux établissements industriels à risques en région Île-de-France (établissements dits "SEVESO")
  6. Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie : Les chiffres-clés de la région Île-de-France - Édition 2007 - Environnement [PDF]
  7. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  8. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  9. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  10. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. Notice no PA00080025, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Inventaire général du patrimoine culturel - église paroissiale Saint-Leu Saint-Gilles », notice no IA95000100, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Charles Huet, « Chennevières-lès-Louvres - Saint-Leu-Saint-Gilles », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 76-79 (ISBN 9782953155402).
  18. « Inventaire général du patrimoine culturel - château », notice no IA95000102, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Inventaire général du patrimoine culturel - ferme de la Vallée », notice no IA95000104, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Charles Higounet, « La grange de Vaulerent : structure et exploitation d'un terroir cistercien de la plaine de France XIIe - XVe siècle », Les Hommes et la Terre, vol. 10,‎ , p. 12 (ISSN 0073-3202).
  21. Jean Dufour (auteur) et Rolf Grosse (dir.), « Suger, personnage complexe », Pariser Studien, Munich, Oldenbourg Wissenschaftsverlag, vol. 68 « Suger en question : regards croisés sur Saint-Denis »,‎ , p. 11 (ISBN 3-486-56833-7, ISSN 0479-5997, lire en ligne).