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Cheniménil

commune française du département des Vosges

Cheniménil
Cheniménil
L'église paroissiale et le monument aux morts.
Blason de Cheniménil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Bruyères
Intercommunalité Communauté de communes Bruyères - Vallons des Vosges
Maire
Mandat
Christian Bahoff
2014-2020
Code postal 88460
Code commune 88101
Démographie
Gentilé Chnérant(e)s
Population
municipale
1 205 hab. (2016 en augmentation de 4,15 % par rapport à 2011)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 20″ nord, 6° 36′ 18″ est
Altitude Min. 362 m
Max. 617 m
Superficie 9,28 km2
Localisation

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Cheniménil
Liens
Site web pagesperso-orange.fr/chenimenil

Cheniménil ([ ʃənimenil] Écouter, en vosgien de la montagne [ ʃnimɛniː]) est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Chnérants. Il est courant d'appeler cette commune « Chne » (prononcer /ʃnə/).

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Situation géographique de Cheniménil.

La commune est située dans la basse vallée de la Vologne et entourée d'éminences boisées. D'où le nom du village qui signifie « (groupe de) maisons au milieu de chênes » en ancien français[réf. nécessaire].

TransportsModifier

La commune se situe à la croisée entre la RD 159 (ancienne route nationale 59bis), reliant Pouxeux à Raon-l'Étape, et la RD 11 reliant Épinal au Tholy. Cette dernière a été deviée afin de contourner le village de Cheniménil (et le village limitrophe de Docelles) par le nord, en surplombant légèrement la vallée de la Vologne. L'ancien tracé de la RD 11 est devenu pour partie la RD 44g, courte route départementale qui relie le centre de Cheniménil à la limite orientale de l'agglomération docelloise.

Le village était également desservi, jusqu’à fin 2018, par la gare de Docelles - Cheniménil, située sur la ligne de chemin de fer d'Épinal à Saint-Dié-des-Vosges. Usuellement cinq trains y marquaient quotidiennement l'arrêt dans chaque sens. Une desserte par voie routière (cars TER) s’est substituée depuis, avec arrêt à proximité immédiate de la gare.

ToponymieModifier

HistoireModifier

Le nom de Chinumasnil est attesté dès 1156 dans un document conservé aux archives de Meurthe-et-Moselle sous la cote H 333. Cheniménil faisait partie du bailliage de Bruyères. Il y avait, sur son territoire, trois seigneuries : Saint-Pierre, Raigecourt (ou Rachecourt) et Parois. À la Révolution, elles étaient réunies et appartenaient au seigneur du village. Outre les amendes champêtres, il prélevait le tiers des locations des terrains communaux affermés et acensés[2].

L’église était annexe de Docelles.

Cheniménil a fait partie du canton de Docelles jusqu’au 19 vendémiaire an X.

Politique et administrationModifier

 
La mairie.

Budget et fiscalité 2014Modifier

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[3] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 092 000 , soit 918  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 040 000 , soit 874  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 457 000 , soit 384  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 1 024 000 , soit 861  par habitant ;
  • endettement : 200 000 , soit 168  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 20,36 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,36 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 30,70 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 17,36 %.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1979 Abel Claude   Décédé en cours de mandat
1979 mars 1989 Cécile Guiter (1915-2008)   Retraitée de la Filature
mars 1989 2003 Jacques Odille   Décédé en cours de mandat
2003 août 2019 Christian Bahoff[4] (1952-2019)   Employé de banque, décédé en cours de mandat
août 2019 En cours
(au 4 août 2019)
Poste vacant    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2016, la commune comptait 1 205 habitants[Note 1], en augmentation de 4,15 % par rapport à 2011 (Vosges : -2,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
7467448299761 0821 0381 0271 0661 059
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 012377945842829762756685632
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
7569041 0411 0831 1211 1511 2471 2471 195
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2016
1 1451 1821 1311 2311 1731 1651 1571 1921 205
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Depuis 2004, le stade de Cheniménil accueille le Festiv'Art Cirk'Ô'Zik qui a lieu fin juin. Les deux premières éditions duraient deux jours (vendredi avec un concert d'ouverture et samedi). Depuis il se concentre sur l'après-midi et soirée du samedi. N'ayant pas eu lieu en 2007, la cinquième édition s'est déroulée le , avec en tête d'affiche Les Fatals Picards et Congopunq. Ce fut la dernière édition.

ÉconomieModifier

IndustrieModifier

La plus importante industrie du village était la filature, qui a cessé son activité le [9].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Sanctuaire de Mercure, en forêt de Tannières.
  • Sanctuaire de Mercure, situé dans la forêt domaniale de Tannières[10], sur le territoire de la commune voisine d'Archettes.
  • Ruines du Château-sur-Perle, demeure seigneurale, tirant son nom des perles pêchées dans la Vologne, dont la construction fut, en 1473, autorisée sur la colline du Paroy, au nord du village, par le duc René II de Lorraine à Gérard de Haraucourt, sénéchal de Lorraine. Le guide Joanne (1883) indique que ce château renfermait autrefois une chapelle dite Notre-Dame-des-Neiges, but d'un pèlerinage très fréquenté, et qu'à la fin du XIXe siècle, bien que la chapelle eût disparu, le pèlerinage avait toujours lieu[11].
  • Église Saint-Jean-Baptiste, construite en 1860 et restaurée en 1945. L'orgue de Jacquot-Lavergne[12] a été construit en 1956[13],[14].

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
Coupé en chevron versé : au premier d’or à la tour d’argent ajourée et maçonnée de sable accostée de deux branches de chêne de sinople, en bande à dextre et en barre à senestre, au second de gueules aux deux écheveaux d’argent, en bande à dextre et en barre à senestre ; au chevron renversé d’azur chargé de sept besants d’argent brochant sur la partition.
Commentaires : La tour figure le château aujourd'hui ruiné et les branches de chêne évoquent le nom de la commune. La Vologne est figurée par le chevron renversé, elle est chargée de perles d’argent. Enfin les écheveaux représentent la filature de Chéniménil.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Par un quadripoint.
  2. Site des Archives départementales des Vosges.
  3. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 19 avril 2019 sur l'Internet Archive)
  4. « Christian Bahoff retrouve son fauteuil », sur Vosges Matin, (consulté le 7 avril 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. Pascal Ambrosi, « La Filature de Cheniménil cesse son activité », L'Usine nouvelle, (consulté le 31 mars 2011)
  10. Le temple de Mercure
  11. Paul Joanne, Vosges, Alsace et Ardennes, Paris, Librairie Hachette, , 366 p. (lire en ligne)
    Présentation des villages de Cheniménil et Docelles : pages 117 et 118
  12. L'œuvre de "Jacquot-Lavergne"
  13. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues de Lorraine : Vosges., Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 978-2-87692-093-4)
    Présentation de l'orgue de la commune : pages 187 à 189
  14. Orgue de l'église saint-Jean Baptiste
  15. Jean-Marc Toussaint, 100 portraits d'hommes et de femmes qui réussissent en dehors des Vosges, Strasbourg, Les cahiers de La Liberté de l'Est. Une réalisation des Éditions La Nuée Bleue, , 144 p.
    Numéro 3. Emmanuelle Riva l'artiste absolue, pp. 140 à 142