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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gantillon.
Charles Gantillon
Plaque - Théâtre des Célestins.JPG
Plaque au Théâtre des Célestins de Lyon.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Plaque - Théâtre des Célestins.JPG
plaque commémorative

Charles Gantillon, né le à Lyon[1] (France) et mort le à Virieu-le-Grand[2] (France) est un directeur de théâtre et metteur en scène français. Il fut directeur du Théâtre des Célestins à Lyon de 1941 à sa mort en 1967.

Sommaire

BiographieModifier

Charles Gantillon, à l'origine un homme d'affaires, est proposé par Gaston Baty pour assurer en 1941 la succession de Charles Moncharmont à la tête du Théâtre des Célestins de Lyon qu'il dirigera durant vingt-six ans.

Sur la base de la Compagnie du Rideau Gris, la troupe créée en 1931 à Marseille par Louis Ducreux, il forme la Comédie de Lyon, la compagnie permanente du théâtre, à laquelle appartiendront Germaine Montero, Svetlana Pitoëff, Louis Ducreux, André Roussin, Jean Mercure ou Georges Wakhevitch. Cette nouvelle formation donne un élan sans précédent à l'activité du théâtre avec un minimum de quatre créations par saison. Il met en place un système d'abonnement préférentiel en direction des jeunes dont la réussite lui vaut d'être décoré de la Légion d'honneur en 1952 par Édouard Herriot, maire de Lyon et président de l’Assemblée nationale.

L'esprit entreprenant de Charles Gantillon va permettre aux lyonnais d'assister à une large palette de spectacles donnés par les acteurs et les metteurs en scène chefs des grandes troupes parisiennes ou décentralisées (la Comédie-Française, Jean-Louis Barrault, Jean Dasté, Charles Dullin, Jean Vilar, Pierre Brasseur, Pierre Fresnay, Gérard Philipe, etc.) qui viennent présenter des œuvres et des auteurs modernes (Une grande fille toute simple d'André Roussin, L'Aigle à deux têtes de Jean Cocteau, Le Feu sur la terre de François Mauriac, Bel-Ami de Frédéric Dard d'après Guy de Maupassant, La Marâtre d'Honoré de Balzac, La Cuisine des Anges, Les Pigeons de Venise ou Claude de Lyon d'Albert Husson).

En novateur, il ouvre aussi ses portes à de jeunes metteurs en scène (Patrice Chéreau, Jorge Lavelli, Marcel Maréchal, Edmond Tamiz) qui font découvrir au public, parfois déconcerté, des auteurs encore peu connus à l’époque en province (Samuel Beckett, Bertolt Brecht, Armand Gatti, Eugène Ionesco).

Dans une période de transformation de la société et du théâtre, son action n'est pas comprise. Les critiques négatives, la baisse des abonnements, l'afflux de dettes ont raison de son acharnement. Il se suicide en novembre 1967.

Mises en scèneModifier

ThéâtreModifier

OpéraModifier

BibliographieModifier

WebographieModifier

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VidéographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Françoise Taliano-des Garets, Villes et culture sous l'Occupation: Expériences françaises et perspectives comparées, Armand Colin, 2012, p. 37, (ISBN 9782200281816) (lire en ligne)
  2. Pierre Mérindol, Lyon, ou, Le sang et l'argent, A. Moreau, 1978, p. 137, (lire en ligne)