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L'Arlésienne (Daudet)

nouvelle de Alphonse Daudet

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L'Arlésienne est une nouvelle d'Alphonse Daudet, d'abord publiée das L’Événement du 31 août 1866 puis dans le recueil des Lettres de mon moulin édité en 1869.

Daudet en tire trois ans plus tard une pièce de théâtre homonyme en trois actes pour laquelle Georges Bizet compose une musique de scène. Créée au théâtre du Vaudeville le , c'est un échec alors que la Suite pour orchestre que Bizet tire de sa musique devient un succès.

En 1879, Ernest Guiraud arrange une deuxième Suite pour orchestre à partir des thèmes de Bizet, mort en 1875.

Daudet s'inspire du suicide d'un neveu de Frédéric Mistral, le 7 juillet 1862. À la suite d'une déception amoureuse, le jeune homme se jette d'une fenêtre du domaine familial du mas du Juge sur une table de pierre. Mistral a confié cette histoire tragique à son ami Daudet qui l'a alors transposée dans sa nouvelle mais le fait d'avoir mis sur la place publique ce drame personnel ternira leur amitié[1].

Le terme « Arlésienne » passe ensuite dans le langage courant pour désigner une personne ou un évènement que l'on attend et qui n'arrive jamais.

Sommaire

Résumé de la nouvelleModifier

Jan, garçon de la campagne, est fou amoureux d'une jeune fille de la ville d'Arles, rencontrée aux arènes. Ses parents consentent finalement à ce mariage. Un jour un homme vient parler au père de Jan et prétend qu'il a été l'amant de cette Arlésienne. Il lui montre des lettres qui attestent ses dires. Le lendemain, le père raconte toute l'affaire à son fils, qui renonce au mariage mais ne peut oublier l'Arlésienne. Comme ses parents se montrent inquiets à son sujet, il décide de donner le change en paraissant gai. Toutefois, rongé par le chagrin, il finit quand même par se suicider.

AdaptationsModifier

Pièce de théâtreModifier

RésuméModifier

Le jeune homme ne s'appelle plus Jan mais Frédéri, et il ne vit plus avec ses deux parents, mais avec sa mère et son grand-père. Son petit frère, qui s'appelle Jeannet, est l'innocent du village. Frédéri est sur le point d'épouser une jeune arlésienne mais un gardian, nommé Mitifio, survient à quelques jours de la demande en mariage annonçant qu'il est l'amant de la jeune femme, et produisant des lettres d'amour qu'elle lui a adressé. Frédéri devient fou désespéré. Sa mère, Rose, veut faire en sorte qu'il oublie son arlésienne en lui faisant épouser Vivette, une jeune fille très jolie qu'il connait depuis l'enfance, mais Mitifio revient au domaine chercher les lettres qu'il avait confiées au grand-père, Francet, et les deux hommes finissent par se battre. En proie à des cauchemars, Frédéri se suicide en se jetant du haut du pigeonnier du domaine sous les yeux de sa mère et de frère Jeannet, qui a fini par s'éveiller et par prendre conscience du désespoir de son frère.

Dans cette pièce on voit la progression de l'innocent, qui n'est pas si bête qu'il y paraît et qui finit par s'éveiller ...

Musique de scèneModifier

Article détaillé : L'Arlésienne (Bizet).

FilmographieModifier

André Antoine a réalisé une adaptation en 1922.

Jacques de Baroncelli a réalisé une adaptation en 1930.

Marc Allégret a réalisé une adaptation en 1942.

Pierre Badel a réalisé un téléfilm adapté de cette œuvre d'Alphonse Daudet. Également intitulé L'Arlésienne, il a été diffusé par l'ORTF en 1967. Les personnages sont notamment interprétés par Henri Nassiet, Louise Conte, Paul Barge, Charles Vanel et Gérard Lecaillon.

Expression « l'Arlésienne »Modifier

La pièce[réf. nécessaire] est à l'origine de l'expression « l'Arlésienne » pour désigner une personne ou une chose dont on parle tout le temps, mais qui n'apparaît jamais. En effet, bien que le personnage de l'Arlésienne soit au centre de l'intrigue, elle n'apparaît jamais sur scène.

Notes et référencesModifier

  1. Robert Lafont, Mistral ou L'illusion, Plon, , p. 64

Voir égalementModifier

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