Bayel

commune française du département de l'Aube

Bayel
Bayel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Bar-sur-Aube
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Bar-sur-Aube
Maire
Mandat
Laurence Caillet-Meyer
2020-2026
Code postal 10310
Code commune 10035
Démographie
Gentilé Bayellois, Bayelloises
Population
municipale
751 hab. (2018 en diminution de 5,3 % par rapport à 2013)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 59″ nord, 4° 46′ 34″ est
Superficie 23 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Bar-sur-Aube
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bar-sur-Aube
Législatives Première circonscription
Localisation
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Bayel

Bayel est une commune française située dans le département de l'Aube, en région Grand Est.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Bayel avait pour écarts sur un cadastre du XIXe siècle : Beauregard, la Belle-Idée, Borde-de-Ham, les Cent-Arpents, les Charmelles, le Fourneau, Godebert, les Grands-Parts, Gravetin, l'Huilerie, la Maison-Neuve, les Mez, le Moulin-à-Vent, le Pont-Boudelin, Putigny, le Scierie, le Val-l'Hermite, le Vendue, la Verrerie, Vignevaux.

UrbanismeModifier

 
La mairie de Bayel.

TypologieModifier

Bayel est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bar-sur-Aube, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 43 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (64,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (65,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,4 %), terres arables (31,6 %), zones urbanisées (2 %), mines, décharges et chantiers (2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

HistoireModifier

Le village se situe au sud-est de la voie romaine de Langres à Châlons.

En 1789, Bayel relevait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection de Bar-sur-Aube et du bailliage de Chaumont.

Bayel, village champenois situé dans l'est de l'Aube, au carrefour de la Lorraine et de la Bourgogne, connaît le travail du verre depuis l'an 1300. Les moines de Clairvaux avaient une grange au lieu-dit la Borde et installèrent un moulin sur l'Aube entre cette grange et le village. Ledit moulin faisait aussi office de foulon[8].

En 1666, Jean-Baptiste Mazzolay, maître verrier vénitien, y crée les Cristalleries, sous l'égide des religieux de Clairvaux, alors propriétaires des lieux. Le roi Louis XIV donna à la « Manufacture Royale en Cristaux de Bayel » ses lettres de noblesse en lui conférant l'exclusivité de la production et de la vente entre Chaumont et Paris. La manufacture devenue la « Cristallerie Royale de Champagne » fut fermée en 2016; elle accueillait chaque année des milliers de visiteurs voulant découvrir l'art des maîtres verriers de Bayel. La cristallerie comptait environ 600 employés au début des années 1970. Sorti de terre aux abords de la RN19 entre 1970 et 1980, l'atelier Aube Cristal a tenté une relève, puis laissé la place à une entreprise de matériel de manutention.

Un musée présente aujourd'hui les collections de la cristallerie royale[9].

Prieuré de BelroyModifier

 
Terres et prieuré de Sainte Eulalie, Archives départementales de l'Aube.

Fondé par l'Abbaye du Val-des-Écoliers en 1217 au lieudit Puroy[10] de la commune de Bligny sur une donation de Paul de Puroy, le prieuré était nommé aussi Put ROy et comprit jusqu'à sept moines, les fratres de Purreroi[11]. Dix années plus tard, il était transféré à Bayel sur appel de Lambert Bouchu, chambrier du comte de Champagne et avec l'autorisation de Erard II de Chacenay[12]. Le prieuré comptait trois religieux en 1541, sept en 1603 ; il fut sous le régime de la commende à partir du concordat de François Ier et était encore conventuel en 1714.

En 1739, les bâtiments menaçant ruines, l'évêque de Langres autorisa le démantèlement de l'église priorale. Les restes du prieuré furent saisis comme bien national et vendus pour 52 000 Livres au citoyen Jacob, de Montloisir, le 8 avril 1791[13].

Outre la statue aujourd'hui en l'église paroissiale, il demeure du prieuré un cellier du XIIIe, une pièce voûtée en berceau et une piscine (à poissons) ainsi que quelques baies-fenêtres dans diverses habitations[14].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Mauricette Haaff    
mars 2001 mars 2008 Jacky Varennes[15]    
mars 2001 juillet 2011 Jacky Varennes[16]    
2011 ? mai 2020 Serge Roussel DVD Retraité
mai 2020 En cours Laurence Caillet-Meyer [17]    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2018, la commune comptait 751 habitants[Note 3], en diminution de 5,3 % par rapport à 2013 (Aube : +1,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
375475565556619694712707670
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8118608889671 0079951 0331 0631 133
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2721 4541 5171 2631 4051 4321 4561 3191 440
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 3921 3531 2821 111960860860860860
2013 2018 - - - - - - -
793751-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

HéraldiqueModifier

Présentation du blason

Les armes de Bayel se blasonnent ainsi :

de sable à la crosse d'or, à la bande échiquetées d'argent et de gueules de deux tires brochant sur la crosse, accompagnée de deux fleurs de lys aussi d'or, une en chef et une en pointe, à l'écusson cousu d'azur à la coupe de verrerie d'argent brochant en abîme sure le tout.

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Du XIIe au XVe siècle, des seigneurs du fief portaient le nom de Bayel.
  • Parmi les autres seigneurs, il est à nommer les Mailly, Étienne et sa fille Jeanne en 1482, les Verpillières aux XIIIe et XVe siècles.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Archives départementales de l'Aube, 3H133
  9. « A la découverte de la Cristallerie Royale de Champagne de Bayel », sur LCI, (consulté le 8 novembre 2018)
  10. Daguin, Cartes du prieuré de Belroy, N°1.
  11. Charles Lalore, Belroy, N°1.
  12. Archives départementales de l'Aube, 3H1, Fontarcia, V.
  13. Aube, 1Q28, n°304.
  14. Arbois de Jubaiville, Répertoire archéol., 35-36.
  15. Conseil général de l'Aube mise à jour au 10 avril 2008
  16. http://www.lest-eclair.fr/article/a-la-une/jacky-varennes-la-disparition-inattendue-du-maire-courage
  17. https://reader.cafeyn.co/fr/1927222/21598566
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier