Ouvrir le menu principal

Antoine-Gabriel Christin

militaire français

BiographieModifier

Antoine-Gabriel Christin est le fils de Claude-Antoine-François-Xavier Christin (1743-1817), avocat au parlement et receveur des Domaines du roi au bureau de Saint-Claude, et le neveu du juriste Charles-Gabriel-Frédéric Christin, député au États généraux de 1789, et de Marc-François Bonguyod.

En 1799, à l'âge de dix-huit ans, il rentre à l'École polytechnique, puis devient élève sous-lieutenant à l'École du génie en 1801. Lieutenant d'État-major du génie en 1802, capitaine en 1807, chef de bataillon en , lieutenant-colonel le , puis colonel sous la Restauration.

Il est nommé officier d'ordonnance de l'empereur Napoléon Ier en 1809[1].

Il est nommé sous-directeur des fortifications à Besançon en 1814. L'année suivante, face à la menace d' invasion des armées autrichiennes, il est chargé de fortifier et d'organiser la défense des positions des Rousses, sur la frontière du Jura, point stratégique. Il fait alors bâtir cinq redoutes.

Il est nommé secrétaire de la Commission de défense générale du royaume instaurée en 1818.

Il est directeur des fortifications à Strasbourg puis à Brest.

Christin prend part aux campagnes d'Amérique, d'Austerlitz, d'Italie, de Prusse et de Poméranie, d'Espagne, de Wagram, de Russie, de Saxe et de 1814.

Décorations et distinctionsModifier

Vie familialeModifier

Il épousa en 1816 Henriette-Jeanne Gondouin, fille du notaire parisien Pierre-Charles Gondouin et d'Agathe-Charlotte-Pauline Goüin, il eut de cette union :

ArmoiriesModifier

Figure Blasonnement
Armes du chevalier Christin et de l'Empire (décret du , lettres patentes du (Saint-Cloud)).

D'azur à la fasce de gueules du tiers de l'écu au signe des chevaliers, accompagné en chef à dextre d'une épée haute en pal et à sénestre d'un palmieer, le tout d'or et en pointe de trois tours deux et une d'argent[2]

Figure Blasonnement
| Armes du baron Christin et de l'Empire (décret du , lettres patentes du (Saint-Cloud)).

Coupé ; au premier d'argent à la croix potencée, de sable ; au deuxième d'azur au cosaque d'or ; la tête contorunée, tenant de la sénestre une lance brisée d'argent, et monté sur un cheval galoppant du même, soutenu d'une terrasse de sinople et sénestrée d'un foudre de gueules, mouvant du flanc ; franc-quartier des barons tirés de l'armée, brochant au neuvième de l'écu.[2]

  • Livrées : les couleurs de l'écu, le verd en bordure seulement[2].

Notes et référencesModifier

  1. Émile Marco de Saint-Hilaire, Histoire anecdotique, politique et militaire de la garde impériale, E. Penaud et Comp.ie, (lire en ligne)
  2. a b c et d PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).

Voir aussiModifier

SourcesModifier

  • Alphonse Rousset, Frédéric Moreau, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté et des hameaux qui en dépendent, classés par département: département du Jura, Volume 2, 1852
  • « Christin (Antoine-Gabriel) », in:Louis Bergeron, Guy Chaussinand-Nogaret, Grands notables du Premier Empire: notices de biographie sociale, CNRS, 1979
  • E. Pascallet, Le Biographe universel : revue générale biographique et littéraire, 1844
  • Maison de l'Empereur, administration de l'intendance générale: an X-1815, Archives nationales, 2000
  • Henri Gourdon de Genouillac, Dictionnaire des anoblissements, 1270-1790, 1869
  • Bulletin de la Société archéologique de Touraine, 2007

Articles connexesModifier