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École d'application de l'artillerie et du génie

académie militaire à Metz (Moselle)

École d'application de l'artillerie et du génie
Image illustrative de l’article École d'application de l'artillerie et du génie
Cercle des officiers
Type École d'application
Début construction XVIIIe siècle
Destination initiale École d'application de l'artillerie
Propriétaire actuel Ministère chargé de la défense
Destination actuelle Cercle des officiers
Protection Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Classé MH (24/02/1986)
Coordonnées 49° 07′ 05″ nord, 6° 10′ 18″ est
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Trois-Évêchés
Région Grand Est
Département Moselle
Commune Metz

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École d'application de l'artillerie et du génie

L’École d’application de l’artillerie et du génie est une école militaire et une école d’application de l’École polytechnique créée en 1794 à Metz par le Comité de salut public sur proposition de Lazare Carnot, par fusion de l’école royale d’artillerie de Metz et de l’école royale du génie de Mézières. Elle fut transférée à Fontainebleau après la défaite de 1870 et l’annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne unifiée par la Prusse.

Sommaire

Historique de l'écoleModifier

Sur le modèle de l'École royale de l'artillerie de Douai créée en 1679, l’école royale d’artillerie de Metz est créée en même temps que celles de La Fère, Strasbourg, Grenoble et Perpignan, par l’ordonnance royale du . Cette ordonnance tirait les conclusions des dernières campagnes de Louis XIV en faisant de l’artillerie une arme scientifique, avec des officiers formés en conséquence. Chacune des cinq villes concernées abriterait un régiment de 4 000 hommes, avec une école d’artillerie à demeure.

En 1794, le Comité de salut public en fait une école d’application de l’École polytechnique et expulse les religieux de l’abbaye de Saint-Arnould, un ancien couvent des dominicains, pour y établir l’école d’artillerie[1]. Bonaparte y rapatrie en 1802 la prestigieuse école royale du génie de Mézières qui fusionne avec l’école d’artillerie et en fait la principale école d’application de l’École polytechnique. L’établissement forme désormais une cinquantaine d’ingénieurs-élèves par an.

L’école fusionne en 1807 avec l’école d’artillerie de Châlons et devient l’École d’application de l’artillerie et du génie. Après la Guerre franco-allemande de 1870, l’école déménage à Fontainebleau, laissant place à la « Kriegsschule Metz », une école de guerre, où passeront les plus grands noms de l'armée impériale allemande[2]. À Fontainebleau, l’école d’artillerie retrouve son autonomie en 1912, et la formation est distincte de celle du corps du génie, comme c’était le cas avant 1802 ; c’est la fin de l’école d’application créée à Metz un siècle plus tôt, et le début de l’école d’application de l’artillerie.

Professeurs et étudiants célèbresModifier

 
Portail de l'École d'application de l'artillerie et du génie.

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Orientation bibliographiqueModifier

  • Philippe Hoch, L’École d’artillerie et du génie, fleuron des armes savantes à Metz, Armes savantes, Metz, 1993 (pp. 7-36).
  • P. Chalmin: L’École de Metz, Revue historique de l’armée, n° 3., 1962.
  • Georges Ducrocq: L’École d’application de Metz, Austrasie, 1908-1909 (pp. 151-173).
  • Maurice Dumontier : École du génie de Metz (1794-1802). École d’application de l’artillerie et du génie de Metz (1802-1870). - Nancy, 1957.
  • Maurice Dumontier : École du Génie de Metz (1794-1802). - P.L., 1961, 2, (pp. 49-58).
  • Maurice Dumontier : L’École d’application de l’artillerie et du génie à Metz, sous la seconde république et le second empire. – P.L., 1961, 4 (pp. 122-135).
  • Maurice Dumontier : L’École d’artillerie et du Génie de Metz sous l’Empire, la Restauration et la Monarchie de Juillet (1803-1845). P.L.,1961, 3 (pp. 86-102).
  • Maurice Dumontier : École du génie de Metz (1794-1802). École d’application de l’artillerie et du génie de Metz (1802-1870). - Nancy, 1957.
  • Goetschy (général): Les derniers jours de l’École d’application de Metz, in Revue du Génie militaire, 1933.
  • Théodore Le Puillon de Boblay: Esquisse historique sur les Écoles d’artillerie, pour servir à l’histoire de l’École d’application de l’artillerie et du génie, RousseauPallez, Metz, 1858.
  • Pierre PHILIPPE : Les rapports de l’Académie Nationale de Metz et de l’école d’application de l’artillerie et du génie sous la restauration, in M.A.M., 1976-1977, (pp. 3-18).
  • Reversat: L'École d’application de l’artillerie et du génie à Metz, in Bulletin du Génie militaire, 1964 (pp. 5-37).

Articles connexesModifier

Lien externeModifier

Notes et référencesModifier

  1. D’après « Le cercle des officiers », ville de Metz (consulté le 8 mai 2009).
  2. Webern (von): Die Kriegsschule Metz am Tage ihres 25 jaehrigen Bestehens, Seifert E, Metz, 1897.
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s et t Charles Mullié : Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, Poignavant et Compagnie, 1852.
  4. Vincent Wright et Éric Anceau, Les préfets de Gambetta, Presses Paris Sorbonne, (ISBN 9782840505044, lire en ligne)
  5. D'après « Pierre Laurent est né il y a deux cents ans », sur Images des Mathématiques (CNRS), (consulté le 5 décembre 2016)
  6. Joseph Ringuenberg est mort entre Königsberg et Elbing d’après son certificat de décès rédigé en 1820 à Imling.