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Alan Dershowitz

avocat américain

BiographieModifier

Ayant effectué la majeure partie de son cursus à l’école de droit de Harvard, Alan M. Dershowitz devient, à l’âge de vingt-huit ans, le plus jeune professeur dans l’histoire de cette faculté. Il se fait remarquer comme avocat pénaliste, en défendant des personnalités célèbres ou controversées.

En 1985, il obtient l’acquittement de Claus von Bülow, un milliardaire soupçonné d’avoir voulu tuer sa femme, alors même qu’il est persuadé de la culpabilité de son client.

Alan M. Dershowitz est l'auteur de trois romans policiers. Il a publié en outre de nombreux articles dans les journaux américains, notamment le New York Times, le Wall Street Journal et le Los Angeles Times ; et des essais sur l’actualité internationale et le conflit israélo-arabe comme Why Terrorism Works et Le Droit d’Israël. Ses positions sur ce conflit lui ont valu l'inimitié de plusieurs personnalités.

Il fait de fréquentes apparitions dans les médias ou lors de prises de parole publiques. Il a défendu entre autres Jonathan Pollard, Mike Tyson ou O. J. Simpson. Il a été décrit par Newsweek comme l’avocat le plus engagé pour les libertés civiles américaines, et par le Corriere de la Serra comme « l’avocat progressiste le plus célèbre d’Amérique ». Son souhait d'encadrer l’usage de la torture dans la « guerre contre le terrorisme », à travers la requête d'un mandat préalable autorisant l'usage de celle-ci [1],[2], lui ont valu néanmoins de nombreuses critiques, notamment de la part d’organisations des droits de la personne[3]. Selon Dershowitz, la nécessité pour les agents des forces de l'ordre de s'en remettre au contrôle juridictionnel permettrait de minimiser les actes de torture, et de faire en sorte que la responsabilité des actes (l’accountability) repose sur les hauts responsables ayant autorisé celle-ci, plutôt que sur les agents de terrain ayant pris la décision discrétionnaire de l'usage de celle-ci [1]. Il s'est opposé à ce sujet aussi bien à Eric Posner, critique du civil libertarianism (en) et opposé au contrôle juridictionnel des actes de l'exécutif en temps de crise, qu'aux libéraux Floyd Abrams (en) ou Harvey Silverglate (en), reconnaissant le fait de la torture dans certains cas exceptionnels, mais refusant que celle-ci soit légitimée sur le plan juridique[1].

Alan Dershowitz fit partie de l'équipe qui a conclu une entente avec Jeffrey Epstein, un délinquant sexuel reconnu coupable, envoyé en prison pendant 18 mois, une période jugée courte et qui donna lieu à polémique. En 1997, Alan Dershowitz a écrit une chronique d'opinion intitulée "Le viol légal est un concept dépassé". M. Dershowitz a lui-même été accusé d'abus sexuel par deux des victimes présumées d'Epstein, Virginia Roberts Giuffre et Sarah Ransome. Il nie avec véhémence les accusations portées contre lui ; il est partisan de l'abaissement de l'âge du consentement à 15 ans, voire à 14 ans[4].

Œuvre littéraireModifier

De l'affaire Claus von Bülow, Alan M. Dershowitz tirera un livre, Le Mystère von Bülow (Reversal of Fortune, 1986), qui sera adapté au cinéma par Barbet Schroeder. Au-delà de l’enquête et de la reconstitution des événements, le livre nous montre la difficulté et les problèmes d’éthique que rencontrent parfois les avocats dans leur métier. Mais l’histoire contient ses zones d’ombre et ses mystères…

Inspiré de l’affaire O. J. Simpson, Le Démon de l’avocat (The Advocate’s Devil, 1994) met en scène un avocat chargé de défendre un basketteur accusé de viol. En stratège de la communication, peu lui importe la culpabilité ou l’innocence de son client, mais la vérité elle-même. Sauf qu’en cas de récidive, l’avocat devra bien remettre en question ses certitudes.

Troisième roman de Dershowitz, le plus ambitieux, Just Revenge (1999) raconte l’histoire d’un Juif qui retrouve, cinquante ans plus tard, le bourreau de sa famille et décide de mener sa vengeance. Au cours de son procès où il revendique la pleine responsabilité de ses actes, la mémoire de la Shoah se déploie en toile de fond d’un débat douloureux sur la justice des hommes.

PublicationsModifier

RomansModifier

  • Le Mystère von Bülow (Reversal of Fortune, 1986), J'ai lu n° 2962 (1990)
  • Le Démon de l’avocat (The Advocate’s Devil, 1994), Grasset, « Grand format » (1996) ; rééd. Le Livre de poche Thriller n° 17054 (1998)
  • Just revenge (Just Revenge, 1999), Ramsay (2003) ; rééd. Le Livre de poche Thriller n° 17253 (2005)
  • The Trials of Zion, Grand Central Publishing (2010).

EssaiModifier

  • Le droit d'Israël (The Case for Israel, 2003) Éd. ESKA (2004).

FilmographieModifier

SourcesModifier

Voir aussiModifier