Aimé Millet

sculpteur graveur, médailleur et peintre français
Aimé Millet
Image dans Infobox.
Aimé Millet photographié par Nadar, vers 1856-1858,
Los Angeles, Getty Center.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activité
Père
Autres informations
Membre de
Mécène
Maître
Élève
Distinctions
médaille de 1re classe au Salon de 1857, chevalier de la Légion d'honneur
Œuvres principales
signature d'Aimé Millet
Signature de Millet.
Sépulture d'Aimé Millet.jpg
Sépulture d'Aimé Millet au cimetière de Montmartre.

Aimé Millet né le à Paris, ville où il est mort le , est un sculpteur, médailleur et peintre français.

BiographieModifier

 
Aimé Millet photographié par Pierre Petit en 1865, Paris, BnF.

Aimé Millet est le fils du miniaturiste Frédéric Millet[1] et de Marie Henriette Rioux, le frère du compositeur Émile Millet[2],[3], ainsi que l'oncle de l'architecte Louis Julian Millet[4]. Il n'a pas de liens familiaux avec le peintre Jean-François Millet.

Il est élève à l'Institution Morin et, avant 1829, entre au collège de Versailles puis il étudie à l'École royale de dessin[5], rue de l'École-de-Médecine. Il travaille quelque temps chez le sculpteur bronzier Antoine Desboeufs (1793-1862). En 1836, il est reçu premier à l'École des beaux-arts de Paris et intègre l'atelier de David d'Angers. En 1840, il commence à produire ses premières œuvres sculptées, après avoir exécuté des dessins et peintures. Il est cependant considéré comme un peintre mineur. À partir de 1861, Aimé Millet devient vice-président de la Société nationale des beaux-arts[6]. Il se marie en 1864.

Aimé Millet est nommé professeur à la petite École[7] en . Il y a notamment pour élèves Louis Majorelle, Berthe Morisot, François Pompon et Lucien Pallez. Il est l'ami du sculpteur Pierre Louis Rouillard. Il reçoit la Légion d'honneur en 1859.

On fait appel à lui pour réaliser plusieurs monuments aux morts de la guerre de 1870[8].

Millet meurt le à son domicile au 21, boulevard des Batignolles dans le 8e arrondissement de Paris[9] et est inhumé dans la même ville au cimetière de Montmartre (22e division)[10]. Le , sa veuve fera une donation pour instituer un prix Aimé Millet[11], récompensant le meilleur élève en sculpture d'après l'antique.

Œuvres dans les collections publiquesModifier

 
Modèle de la statue de George Sand élevée à la Châtre, Paris, musée de la Vie romantique.
  • Alise-Sainte-Reine : Monument à Vercingétorix, 1865, statue monumentale de 6,60 mètres de haut sur un socle de granit de 7 mètres, en tôle de cuivre battue et repoussée. Commande de Napoléon III, érigée sur le Mont Auxois du site d'Alésia le . Napoléon III choisit d'y faire inscrire : « La Gaule unie, formant une seule nation, animée d'un même esprit, peut défier l'univers », phrase qu'aurait prononcée Vercingétorix devant ses troupes, selon César[12]. Est gravée également sur le socle : « Napoléon III, empereur des Français, à la mémoire de Vercingétorix »[13] ;

MédaillesModifier

ExpositionsModifier

ÉlèvesModifier

HommagesModifier

Le sculpteur Émile Oscar Guillaume (1867-1954) présenta un buste en plâtre de son ancien professeur au Salon des artistes français de 1892[25]. Ce buste fut inauguré le sur le tombeau du sculpteur au cimetière de Montmartre à Paris[26].

Notes et référencesModifier

  1. Né à Charlieu en 1796 et mort à Paris le .
  2. Né le à Paris et mort à dans la même ville le .
  3. Biographie d'Émile Millet sur sylvianemas.free.fr.
  4. Né en 1856 à New York et mort en 1923, qui fut un architecte renommé à Chicago.
  5. Qui deviendra l’École nationale supérieure des arts décoratifs.
  6. Site officiel de la SNBA, sur salondesbeauxarts.com
  7. Appellation de l'École nationale supérieure des arts décoratifs à cette époque.
  8. Rémi Dalisson, « Les racines d’une commémoration : les fêtes de la Revanche et les inaugurations de monuments aux morts de 1870 en France (1871-1914) », Revue historique des armées, no 274, p. 23-37.
  9. Archives de Paris 8e, acte de décès no 109, année 1891 (page 17/33).
  10. Registre journalier d'inhumation de Paris Montmartre de 1891, en date du (vue 4/31)
  11. Institué par décret le .
  12. Commentaires sur la guerre des Gaules, VII, 29.
  13. « Monument à Vercingétorix – Alise-Sainte-Reine », notice sur e-monumen.net.
  14. « Monument à Denis Papin – Blois », sur e-monumen.net.
  15. « Monument à Edgar Quinet – Bourg-en-Bresse (fondu) », sur e-monumen.net.
  16. « Monument à Louis Joseph Gay-Lussac – Limoges » sur e-monumen.net.
  17. (en) « Anatole de la Forge » sur metmuseum.org.
  18. Henri Dumesnil, Aimé Millet, souvenirs intimes, Paris, Lemerre, 1891, p. 11 à 13.
  19. « L’Amérique du sud- Les continents – Musée d’Orsay – Paris (75007) » sur e-monumen.net.
  20. « Modèle de la statue de George Sand élevée à la Châtre » sur parismuseescollections.paris.fr.
  21. sylvianemas.free.fr.
  22. « Monument à Chateaubriand – Saint-Malo (fondu) », sur e-monumen.net.
  23. a b c d e et f « Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture et gravure des artistes vivants, exposés au Palais des Champs-Élysée le 25 mai 1878 », Paris, Imprimerie nationale, 1878 (en ligne).
  24. (en) « Aimé Millet », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787)
  25. Catalogue officiel., Explication des ouvrages de peinture et dessin, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artistes vivants exposés au Palais des Champs-Élysées le , Paris, Editions Paul Dupont, , 387 p., Page 252 no 2666.
  26. « Aimé Millet », Le Figaro,‎ , p. 3/4.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Dictionnaire Bénézit.
  • Henri Dumesnil, Aimé Millet, souvenirs intimes, Paris, Lemerre, 1891 (en ligne).
  • André Warnod, La vraie bohème de Henri Murger, P. Dupont, 1947.
  • James Mackay, Le Dictionnaire des sculpteurs en bronze, antique, Woodbridge, Suffolk, Collectors Club, 1977.

IconographieModifier

Liens externesModifier