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1er régiment de fusiliers marins

Premier régiment blindé de fusiliers-marins
Image illustrative de l’article 1er régiment de fusiliers marins

Création
Dissolution août 1945
Pays Drapeau de la France France
Allégeance Général de Lattre de Tassigny
Branche Marine française
Fusiliers marins
Type Régiment blindé
Fait partie de 1e Armée Française ou 1e DFL
Ancienne dénomination Fusilier marin
Couleurs Drapeau de la France France
Guerres Seconde Guerre mondiale : Italie, France (Provence, Vallée du Rhône, Haute-Saône, Royan, Alsace, Alpes)
Commandant Capitaine de corvette Pierre de Morsier
Commandant historique Capitaine de vaisseau Hubert Amyot d'Inville (mort au combat)

Le premier régiment de fusiliers marins est une unité des Forces navales françaises libres qui fut notamment le régiment éclaireur de la première division française libre pendant la campagne d'Italie, puis celle de France.

Sommaire

CréationModifier

Le 24 septembre 1943, le 1er bataillon de fusiliers marins ayant augmenté ses effectifs avec des volontaires provenant de la marine d'Afrique du Nord (en particulier radios et mécaniciens), devient le 1er régiment de fusiliers marins (1er RFM), unité blindée de reconnaissance de la 1re DFL. Le commandement est confié au capitaine de corvette Hubert Amyot d'Inville. Il est alors équipé de matériel américain : chars légers Stuart M3 A3, obusiers automoteurs M8 Scott, véhicules de reconnaissance M3, halftracks M5 et jeeps Willys MB .

CampagnesModifier

ItalieModifier

Après un entraînement soutenu, le 1er RFM débarque à Naples au sein de la 1re DFL, le 22 avril 1944. Il s'insère dans le plan de bataille qui va entreprendre de rompre le front allemand qui barre toute l'Italie au sud de Rome, dès le 12 mai 1944. Après les violents combats sur le Garigliano, le RFM (qui est en avant-garde de la division sur trois axes) combat brillamment à Montefiascone et Radicofani. Il compte 61 tués dont Amyot d'Inville et 140 blessés.

ProvenceModifier

En août 1944, il est débarqué en Provence, à Cavalaire-sur-Mer, sous le commandement du capitaine de corvette Pierre de Morsier.

L'unité combat pour la libération de Toulon et d'Hyères, puis remonte la vallée du Rhône, pénètre dans Lyon évacuée par les troupes allemandes, puis atteint Autun ; l'escadron Savary y entre après un dur accrochage au cours duquel cinq hommes sont tués et quatre blessés. Savary fait à ce moment en Côte-d'Or, la liaison avec des unités de la 2e DB (Leclerc) débarquée en Normandie. Le RFM poursuit son avance en direction des Vosges.

Vallée du RhôneModifier

 
Monument à Trévoux dans l'Ain, hommage au 1er régiment de fusiliers marins libérant la ville le . Il fait le parallèle avec une des premières batailles de la guerre des Gaules, opposant les Tigurins aux troupes de César.

Il fait la jonction avec le 1er régiment de spahis (débarqué en Normandie avec la 2e DB) à Châtillon-sur-Seine le 12 septembre[1]. Ce fait est considéré comme une des jonctions entre les troupes alliées de Normandie et celles de Provence (voir aussi Nod-sur-Seine et son Monument de la Jonction).

Haute-SaôneModifier

Le 27 septembre, l'escadron de chars mène l'attaque sur Clairegoutte avant de prendre Ronchamp le 8 octobre, puis Vescemont, Rougegoutte, Romagny et Rougemont-le-Château le mois suivant. Se distinguent particulièrement dans ces opérations : l'enseigne de vaisseau Bokanowski, l'aspirant Vasseur et, aux côtés des marins, les hommes du 11e Cuir-Vercors qui ont été mis sous les ordres du 1er RFM.

Combats de la poche de RoyanModifier

Après la campagne Vosges, la 1re DFL est envoyée sur le front de l'Atlantique pour réduire la poche de Royan, mais est rappelée d'urgence sur le front de l'Est. En effet, von Rundstedt déclenche une offensive en décembre 1944 et il faut faire face.

AlsaceModifier

En janvier 1945, les fusiliers marins se distinguent à nouveau en Alsace, à Herbsheim et Rossfeld, avant de poursuivre leur marche en avant victorieuse vers le Rhin.

AlpesModifier

Retirée du front d'Alsace, la division est affectée au détachement de l'armée des Alpes en avril 1945, dans le massif de l'Authion où le 1er escadron se distingue, perdant dans l'offensive cinq officiers sur six et près de 50 % des effectifs engagés.

Honneurs et distinctionsModifier

Pertes au combatModifier

Entre octobre 1940 et mai 1945, l'ensemble 1er BFM / 1er RFM a perdu 195 hommes dont 12 officiers parmi lesquels deux de ses commandants.

DécorationsModifier

Ont été décernés à ces hommes :

Le drapeau du 1er RFM compte cinq citations à l'ordre de l'armée obtenues pour 1939-1945 avec attribution de la croix de la Libération, de la médaille de la Résistance française et de la croix de guerre.

En août 1945, le 1er RFM est remis à la disposition des autorités navales.

Ordre de la libérationModifier

Le 1er Régiment de Fusiliers Marins est, avec le sous-marin Rubis et la corvette Aconit, Compagnon de la Libération par décret du 12 juin 1945.

Le matelot mécanicien Georges Brières, tué à Giromagny, repose dans le caveau no 8 de la crypte du Mémorial de la France combattante au mont Valérien. Il représente le sacrifice de tous les marins morts pour la Libération de la France.

TraditionsModifier

Le drapeau, la mémoire et la tradition du 1er régiment de fusiliers marins sont aujourd'hui confiés à l'École des fusiliers de Lorient. Avec le RBFM, il a montré la valeur des armes françaises forgées pour la libération de notre pays.

Personnalités ayant servi au régimentModifier

32 membres du régiment ont été faits Compagnon de la Libération à titre individuel. 8 d'entre eux sont Mort pour la France

Compagnons Morts pour la FranceModifier

  • Hubert Amyot d'Inville (1909-1944), Mort pour la France le 10 juin 1944 à Montefiascone (Italie)
  • Lucien Bernier (1914-1944), Mort pour la France le 2 octobre 1944 à Champagney
  • Robert Détroyat (1911-1941), Mort pour la France le 21 juin 1941 en Syrie
  • Joseph Domenget (1908-1944), Mort pour la France le 24 novembre 1944 au Ballon d'Alsace
  • Pierre le Goffic (1912-1944), Mort pour la France le 22 août 1944 à Hyères
  • Yves Nonen (1916-1944), Mort pour la France le 24 novembre 1944 au Ballon d'Alsace
  • Julien Roger (1919-1945), Mort pour la France le 10 avril 1945 à Breil-sur-Roya
  • Henri Silvy (1920-1944), Mort pour la France le 6 juin 1944 sur l'aéroport de Guidonia (Italie)

Autres Compagnons de la LibérationModifier

Notes et référencesModifier

  1. Stéphane Simonnet, Claire Levasseur (cartogr.) et Guillaume Balavoine (cartogr.) (préf. Olivier Wieviorka), Atlas de la libération de la France : 6 juin 1944- 8 mai 1945 : des débarquements aux villes libérées, Paris, éd. Autrement, coll. « Atlas-Mémoire », (1re éd. 1994), 79 p. (ISBN 978-2-746-70495-4 et 2-746-70495-1, OCLC 417826733, notice BnF no FRBNF39169074), p. 35

AnnexesModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

BibliographieModifier

  • À force de vaincre. Cinq ans au 1er RFM pour la libération de la France, Jacques Bauche , Éditions A. Fleury, Sceaux, 1947.
  • Fusiliers Marins, Roger Barberot,France-Empire, 1947
  • A bras le cœur, Roger Barberot, Robert Laffont - 1972  
  • La 1re DFL, Yves Gras, Presses de la Cité - 1983, (ISBN 2258012821)
  • Les Fusiliers Marins de la France libre, Georges Fleury, Grasset - 1987  
  • Les forbans magnifiques - Histoire fantastiques du 1er Régiment de fusiliers marins (juin 1940-juin 1945), Jean-Bernard Derosne, Editions des deux sirènes , 1947
  • Peau-d'lapin , Ragot André-Jean ,DOSSIERS DE L'HISTOIRE / AJR. 1980. In-8 Carré. Broché.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier