Yves Nonen

fusilier marin des Forces françaises libres, compagnon de la Libération

Yves Nonen
Naissance
à Lanmerin, Côtes-du-Nord
Décès
au ballon d'Alsace, Haut-Rhin
Mort au combat
Allégeance Drapeau de la France France libre
Arme Fusiliers marins
Unité 1er RFM
Années de service 1933 – 1944
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Bir Hakeim
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945

Emblème
Liste des compagnons de la Libération

Yves Nonen, né le à Lanmerin dans les Côtes-du-Nord, mort le au ballon d'Alsace dans le Haut-Rhin, est un officier marinier des Forces françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est Compagnon de la Libération.

BiographieModifier

Yves Nonen naît à Lanmérin dans les Côtes-du-Nord le [1].

Il est engagé volontaire à seize ans, en avril 1933, dans la Marine nationale[1]. Il est d'abord mousse, puis apprenti matelot, et devient fusilier marin en juillet 1934[1].

Quartier maître de 1re classe au début de la Seconde Guerre mondiale, Yves Nonen répond à l'Appel du 18 Juin du général de Gaulle et rejoint les Forces françaises libres[1]. Il est nommé au 1er bataillon de fusiliers marins (1er BFM) à sa formation en juillet 1940[1].

Il participe avec le 1er BFM aux campagnes de la France libre de 1940 à 1942 : l'opération de Dakar, la campagne de Syrie, la campagne de Libye[1]. Il se distingue particulièrement à la bataille de Bir Hakeim, et reçoit pour cela la croix de guerre et sa promotion en février 1942 au grade de second maître[1].

Nonen prend part ensuite à la campagne d'Italie avec le 1er BFM transformé en 1er régiment de fusiliers marins[1]. Il s'y fait remarquer de nouveau, en éradiquant le 15 juin 1944 un important parti ennemi[1].

Il participe ensuite au débarquement en Provence, débarque à Cavalaire le 16 août et prend part à la libération de Toulon[1]. Il maintient le 23 août sous le feu une position de tir pour protéger l'infanterie et tient sa position jusqu'à l'ordre d'évacuation, et réédite le même jour un exploit du même ordre[1]. En récompense de ses faits d'armes, il est promu premier maître le 1er septembre[1].

Après avoir remonté la vallée du Rhône dans le cadre de la libération de la France, il participe à la bataille d'Alsace. Au ballon d'Alsace, il est tué le à la tête de son peloton lors d'un mouvement déterminant pour encercler les Allemands au Sundgau[1]. Il est d'abord enterré à proximité, à Giromagny, puis enterré dans le cimetière de Louannec dans les Côtes-du-Nord[1],[2].

Il est créé Compagnon de la Libération à titre posthume par le décret du [1].

Hommages et distinctionsModifier

Autres hommagesModifier

À Louannec, où il est enterré, une place porte son nom.

Son « soldier's service and pay book » est exposé en 1990 à l'occasion de cinquantenaire de l'ordre de la Libération[6].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k l m n o et p Dictionnaire des compagnons de la Libération, 2010. [notice en ligne].
  2. Philippe Landru, « Louannec (22) : cimetière », sur landrucimetieres.fr, (consulté le ).
  3. Jacques Ghémard, « Yves Marie Nonen », sur francaislibres.net (consulté le ).
  4. Revue de la France libre, novembre 1947, page 26.
  5. « Base des médaillés de la résistance »
  6. Cinquantenaire de l'Ordre de la Libération 1990, Ordre de la Libération, (ISBN 9782950519108 et 2950519105), p. 278 n° 1848.

BibliographieModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier