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Commandos Kieffer (France libre)

commandos français de la France libre
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne les commandos français de la Seconde Guerre mondiale. Pour le commando actuel de la Marine nationale, voir Commando Kieffer (marine nationale). Pour autres homonymes, voir Kieffer.

1er bataillon de fusiliers marins commandos
Image illustrative de l’article Commandos Kieffer (France libre)
Insigne de béret du 1er BFMC.

Création 1942
Dissolution 1946
Pays Drapeau de la France France
Branche Marine
Effectif 177
Fait partie de 1st Special Service Brigade - FNFL
Garnison Ciccrieth, Eastbourne, Bexhill, Staad
Ancienne dénomination Compagnie de Fusiliers Marins Commandos
Surnom Commando Kieffer
Commandant historique Philippe Kieffer

L'expression commandos Kieffer désigne a posteriori les hommes du 1er bataillon de Fusiliers Marins Commandos (1er BFMC) créé au printemps 1942 en Grande-Bretagne par la France libre et commandés par le capitaine de corvette Philippe Kieffer. Ils étaient intégrés à la Special Service Brigade britannique au sein du commando interalliés numéro 10. Détachés au sein du commando britannique numéro 4 avant le D-Day, 177[1] d'entre eux se sont illustrés en participant au débarquement de Normandie, seuls représentants de la France à débarquer sur les plages[2], puis dans les combats qui ont suivi en Normandie. Le 1er bataillon de fusiliers marins commandos était fort de deux Troops (troupe) de combat (1 et 8) et d’une 1/2 Troop d’appui (K-Guns).

Sur les 177 commandos qui débarquèrent le 6 juin 1944, 10 furent tués le jour même puis 10 lors des jours suivants. Seuls 24 hommes terminèrent la campagne de Normandie sans avoir été blessés, après 78 jours de déploiement alors qu'ils ne devaient initialement combattre que 3 ou 4 jours[3].

À l'issue de la campagne de Normandie, ils seront déployés en Hollande, toujours avec le commando numéro 4 du LCL Dawson. Ces combats méconnus furent pourtant plus durs que ceux de Normandie.

Au cours de son existence, sous ses différentes appellations, le 1er BFMC aura vu passer 427 volontaires de toutes spécialités, armées et même nationalités (notamment, les cinq Luxembourgeois : les frères Jean et Antoine Neven, Félix Peters, Jean Reiffers et Pierre Laux). 33 furent tués au combat.

Oubliés pour des raisons politiques, les commandos survivants ne recevront la Légion d'honneur que soixante ans plus tard. Les commandos marine de la marine nationale française et particulièrement le commando Kieffer créé en 2008 sont les héritiers du 1er bataillon de fusiliers marins commandos.

Sommaire

Création et différentes dénominationsModifier

  • 23 mars 1942 : Compagnie de Fusiliers Marins Commandos.
  • 12 novembre 1943 : 1re Compagnie de Fusiliers Marins Commandos.
  • 08 octobre 1943 : 1er Bataillon Fusiliers Marins Commando.
  • 19 février 46 : dissolution de l'unité[4].
  • 2001 : création de la Force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO).

Historique des garnisons, campagnes et bataillesModifier

Création des commandosModifier

 
Philippe Kieffer.

Dès 1940, Winston Churchill décide la création d'une force d'assaut de 20 000 hommes. L'état-major britannique fait rapidement le constat qu'il lui manque de petites unités légères et mobiles, capables de mener des actions de renseignement ou de destruction derrière les lignes ennemies sur les côtes de l'Europe occupées, du rivage atlantique français jusqu'au nord arctique de la Norvège. C'est la création des unités « commandos ». Le nom est repris du nom d'unités légères sud-africaines pendant la Seconde Guerre des Boers.

Philippe Kieffer qui a rejoint le 19 juin 1940 les Forces françaises libres en Grande-Bretagne et sert comme officier de liaison du 3e Bataillon de Fusiliers Marins de langue espagnole, est impressionné par les méthodes des commandos britanniques, en particulier le raid mené par les commandos anglais sur les îles Lofoten le .

Début janvier 1942, il prend la tête d'une compagnie d'instruction de 25 marins français, provenant essentiellement de « l'Arras » désignés[5] pour instruire les volontaires basques du 3e BFM. Face à l'inexpérience de ses hommes et au manque d'équipement, l'enseigne de vaisseau Kieffer sollicite et obtient de former ses cadres au sein d'unités britanniques. Il envisage aussi qu'ils puissent à terme devenir eux-mêmes des combattants et veut les préparer à mener des « coups de main en opérations combinées avec l'armée ou les commandos »[6]. La compagnie d'instruction, durant son stage chez les Royal Marines d'Eastney au mois de mars 1942, se fait remarquer par son zèle, sa soif d'apprendre et son comportement général dont le crédit est attribué à la valeur de son officier commandant[7]. L'idée d'un emploi opérationnel de type commando continue à mûrir chez Kieffer ; le concept d’intégration d'étrangers aux commandos britanniques commence à circuler.

Anticipant cette dynamique, la compagnie d'instruction du 3e RFM est dissoute le 23 mars 1942[8] et est créée avec le même personnel la Compagnie de fusiliers marins français[9], qui quitte sa base de Camberley pour rallier le camp d'entrainement HMS Royal Arthur de Skegness pour se préparer au stage des commandos britanniques du « commando dépot » à Achnacarry en Écosse. Pour nourrir les effectifs de la compagnie de futurs commandos, un groupe d'instruction spécifique est mis en place à Skegness.

Le 30 mars 1942, Winston Churchill valide la proposition de Lord Louis Mountbatten, chef des opérations combinées, de créer un commando de forces alliées[10]. Les Britanniques sont intéressés par l'apport d'hommes susceptibles d'opérer en Europe occupée, connaissant le pays et la langue des habitants. Ce commando serait ainsi constitué de « Troops » constituées de Français, Polonais, Belges, Néerlandais, Norvégiens, Yougoslaves. Les discussions se tiennent au plus haut de la hiérarchie et font l'objet d'une correspondance fournie entre le général de Gaulle et Lord Mountbatten.

Dès le 2 avril 1942, l'état-major des FNFL signifie l'acceptation de placer l'enseigne de vaisseau Kieffer et ses hommes sous autorité britannique[11] . Fin avril, à l'issue de leur mois de préparation à Skegness, après un mois d'entrainement 29[12] français constitueront la première troop étrangère à être formée à Achnacarry à l'instar des autres membres de la Special Service Brigade. Dans le même temps, Lord Mountbatten confirme au Général de Gaulle le 30 avril 1942[13] l’acceptation d’intégrer une troop française au Commando interalliés Numéro 10 en cours de constitution. A l’issue de leur formation commando le 22 mai 1942, Philippe Kieffer et ses hommes resteront stationnés en Écosse pour poursuivre leur entrainement au sein du commando numéro 2 à Ayr, avant d'intégrer officiellement le 16 juillet 1942 en tant que « Troop 1 », le Commando interalliés Numéro 10 dont le commandement a été confié au lieutenant colonel D.S. Lister M.C. La Troop 1 est basée à Criccieth, Pays de Galles à quelques kilomètres de la Troop 2, hollandaise, formée à la même période.

Un fait notable dans la constitution de la Compagnie fusiliers marins commandos alias Troop 1 : elle fut rejointe par plusieurs groupes de volontaires de l'Armée de Terre dont le premier fut en juin 1942 celui du lieutenant Charles Trépel qui deviendra par la suite le commandant de la Troop 8, deuxième troupe française du 10e Commando.

À l'automne 1943, le 1er Bataillon Fusiliers Marins Commando (1er BFMC) est constitué de trois Troops la No 1, la No 8 du capitaine Charles Trépel et la Troop d'appui (K-Guns). Environ un tiers de ces commandos sont originaires de Bretagne.

Formation commando du 1er BFMCModifier

La formation a lieu avec les commandos britanniques, (les bérets verts), au château d'Achnacarry en Écosse. Ce château et les terres environnantes situés dans les Highlands ont été mis à disposition de la Special Service Brigade par le propriétaire, Sir Donald Walter Cameron of Lochiel, chef du clan Cameron, en février 1942. Le cadre est austère, sauvage et la formation particulièrement rude.

Philippe Kieffer et ses hommes seront parmi les premiers étrangers à être formés dans ce centre d'entraînement dirigé par le lieutenant-colonel C.E. Vaughan. Les nouveaux arrivants doivent ainsi parcourir 30 km à pied de la gare au château, puis passer devant des tombes fictives de soldats prétendument morts pendant l'entraînement[14],[15]. Le bataillon français ainsi formé est placé sous le commandement de Lord Lovat qui dirige la 1re brigade de commandos.

Cette rigueur de l'entraînement tient à la difficulté et à la dangerosité des missions qui leur sont confiées derrière les lignes ennemies. Ainsi, le 18 octobre 1942, Hitler ordonne d'abattre tous les commandos faits prisonniers.

Le 14 juillet 1943, la compagnie des fusiliers marins commandos défile dans les rues de Londres.

Les opérationsModifier

Avant le 6 juin 1944Modifier

  • Opération Jubilee : le , 15 hommes de la Troop 1, sous les ordres de l'officier de 2e classe des équipages Francis Vourc'h, participent au raid sur Dieppe aux côtés des commandos britanniques (3e Commando, 4e Commando, 40e RM Commando) et canadiens. L'unité déplorera 1 mort. Un commando capturé puis évadé rejoindra l'unité 10 mois plus tard.
  • Opération Forfar, raid Beer : période du 1er au 4 septembre 1942 : reconnaissance spéciale sur les côtes françaises à Életot à 53 km du Havre) : 2 commandos français sont détachés auprès du 12e Commando, constituant la « Force J ».
  • Cycle des Opérations Hardtack : période du 23 décembre 1943 au 20 janvier 1944 ; reconnaissances spéciales sur les côtes françaises.
    • Hardtack 11 : 24-25 décembre 1943, Gravelines. 6 hommes de la Troop 1 aux ordres de l'adjudant Wallerand. 2 morts (un Français et un Anglais), 8 prisonniers (5 Français, 3 Anglais) dont 3 resteront disparus.
    • Hardtack 7 : 26-26 et 27-28 décembre 1943, Ile de Sark. 5 hommes de la Troop 1 aux ordres du lieutenant Mc Conigal du 12e Commando. 2 morts, 3 blessés.
    • Hardtack 28 : 26-27 décembre 1943, Jersey. 5 hommes de la Troop 8 aux ordres du capitaine Ayton du 2 SBS, blessé qui décèdera de ses blessures en Angleterre.
    • Hardtack 21 : 26-27 décembre 1943, Quinéville. 6 hommes de la Troop 8 aux ordres du lieutenant Francis Vourc'h.
    • Hardtack 4 : 26-27 décembre 1943, Biville (Criel-sur-Mer). 1 homme de la Troop 8 aux ordres du lieutenant Smith du 12e Commando.
  • Opération Premium : 27-28 février 1944, Wassenaar, Hollande. 5 hommes de la Troop 8 aux ordres du capitaine Trépel. 6 disparus.

Le 6 juin 1944 et la Campagne de Normandie (intégré au 4e Commando)Modifier

Dans les jours qui précèdent le Débarquement, les photos des objectifs sont distribuées aux commandos sans précision du lieu. Mais certains des commandos français originaires de Normandie reconnaissent les sites prévus, ce qui suscite l'inquiétude de l'État-major anglais, qui décide alors de les cantonner dans leur camp avec interdiction de sortie jusqu'au débarquement. Les 177 hommes ont été répartis en deux « troops » et une section de mitrailleuses « K-Guns ».

 
Monument en hommage aux morts du débarquement, situé plage de Ouistreham.

Promu capitaine de corvette (d'où son appellation commandant car c'est l'appellation réglementaire des officiers supérieurs de la Marine Nationale, mais aussi car c'est l'officier chef de corps, commandant l'unité) à la veille du Jour J, Philippe Kieffer débarque le 6 juin en Normandie à la tête de 176 hommes du 1er bataillon de fusiliers marins commandos fort de deux Troops de combat et d’une 1/2 Troop d’appui (K-Guns). Ils débarquent des barges 527 et 523 à 7 h 32 sur la plage de Sword Beach (Colleville-Montgomery) à l'est du dispositif allié. Sur ce secteur, ils sont les premiers à débarquer, les barges avec les commandos britanniques les ayant laissés passer en tête comme prévu initialement afin qu'ils touchent le sol de leur patrie les premiers. Leur objectif est La Brêche, à 500 mètres à l'ouest de Ouistreham.

Malgré des pertes significatives, ils s’emparent d’une pièce de 50 mm encuvée qui avait mis à mal la péniche LCI 523 (Troop 1), puis de l'ex-Casino de Riva-Bella, avant de s’enfoncer dans les terres par Colleville et Saint-Aubin-d'Arquenay pour faire jonction à Pegasus Bridge (Bénouville) avec les troupes aéroportées britanniques de la 6e DAP. Ils y arrivent vers 16 h 30. Ils rejoignent AMFREVILLE et occupent alors les lisières du Plain vers 20 h 00 (ils y resteront 7 semaines). Au soir du 6 juin, le 1er BFMC aura perdu presque 25 % de ses effectifs : outre les blessés mis hors de combat et évacués, dont le capitaine de corvette Kieffer touché deux fois dans la journée, deux officiers et huit hommes sont tués :

  • 4 sur la plage : second-maître Raymond Dumanoir (qui avait déjà participé à l'opération Jubilee), matelot Raymond Flesch, quartier-maître Joseph Letang, matelot Jean Rousseau ;
  • 2 sur l'actuel boulevard Winston Churchill : lieutenant (armée de terre) Augustin Hubert, matelot Marcel Labas ;
  • 4 face au casino : quartier-maître Jean Lemoigne, médecin de 1re classe Robert Lion, matelot Émile Renault, matelot Paul Rollin.

Avec le régiment canadien de la Chaudière, composé de Québécois, et quelques hommes des Antilles françaises parmi les Américains, elle fut la seule unité francophone à participer aux opérations.

 
Insigne du 1er Bataillon de fusiliers marins commandos.

Les commandos français vont combattre jusqu’au , puis le bataillon est renvoyé en Grande-Bretagne au repos et pour être recomplété. En novembre 1944, au cours de la bataille pour libérer l'Escault (nécessaire pour utiliser le port d'Anvers), le 1er BFMC est débarqué sur l’île de Walcheren en Hollande et il prend Flessingue dans le cadre d’une opération combinée des commandos britanniques.

Le 1er BFMC est rapatrié à Bexhill-on-Sea, cantonnement du 4e Commando, à compter du 6 septembre 1944 pour permissions et rééquipement.

Campagne de Hollande (intégré au 4e Commando)Modifier

  • Opération Infatuate 2 : période du 1er au 8 novembre 1944. Prise de Flessingue au prix de violents combats puis reconquête de l'île de Walcheren avec le reste de la 4th Special Service Brigade. Le 1er BFMC (Troops 5-6-7) déplore 5 hommes tués.
  • Cycle Opérations Intemperate : reconnaissances spéciales en zone allemande par débarquement nocturne.
    • Intemperate 2 : 17-18 janvier 1945. Troop 7 aux ordres du capitaine Willers. 1 blessé et 6 civils exfiltrés.
    • Intempérate 3 : 14-15 février 1945. Troop 5 aux ordres du capitaine Lofi. 1 blessé.
    • Intepérate 4 : 18-19 février 1945. Troup 6 aux ordres du lieutenant Vourc'h.
  • Opération Interruption 1 : 11-12 mars 1945. Reconnaissance spéciale en zone ennemie. Troop 6 aux ordres du lieutenant Vourc'h. 4 blessés.

Les officiers du 1er BFMCModifier

Ont servi au 1er BFMC :

  • Philippe Kieffer (EV, LV, CC)
  • Francis Vourch (O.E)
  • Charles Trépel (Lt, Cap). Mort au combat le 28 février 1944, Wassenaar, NL
  • Jean Mazéas (Asp, EV)
  • Guy Vourc'h (Lt, Cap)
  • Jean Pinelli (O.E)
  • Léopold Hulot (Asp, Lt). Mort au combat en Indochine le 27 septembre 1948
  • Paul Chausse (Lt)
  • Alexandre Lofi (O.E, LV)
  • René de Naurois (Aumônier)
  • Henri Villière (Cap Médecin)
  • Pierre Amaury (Lt)
  • Jacques Sénée (Lt). Mort au combat en Indochine le 10 janvier 1950 à la tête du 6 BCCP[16]
  • André Bagot (O.E.)
  • De Silgy
  • Augustin Hubert (Lt). Mort au combat le 6 juin 1944
  • Claude St Genis (Asp)
  • Paul Egli (Asp)
  • Robert Lion (Cap Médecin). Mort au combat le 6 juin 1944
  • Patrick Willers (Lt, Cap)

TraditionsModifier

InsigneModifier

En mai 1944, quelques semaines avant le débarquement, ils reçoivent leur propre insigne (écu de bronze chargé du brick de l’aventure et barré du poignard des commandos avec dans le coin dextre (à gauche face à l'écu) la croix de Lorraine et souligné d’une banderole portant l’inscription « 1er Bllon F.M.Commando »). Il est broché sur le béret vert des commandos britannique (que portent toujours les commandos marine). Le dessin est l'œuvre de l’un d’entre eux, le quartier-maître Maurice Chauvet. À l'origine, la maquette comprenait sur la partie droite du ruban une étoile qui fut remplacée par une ancre car on y voyait un symbole américain ou soviétique.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

FanionModifier

Le fanion du bataillon a été confié à la garde de l'École des fusiliers marins puis au corps amphibie de la Marine en novembre 1953 où il a disparu. Il comportait les inscriptions suivantes en souvenir des différentes opérations menées par l’unité :

  • Dieppe
  • Gravelines
  • Étretat
  • Quineville
  • Ile de Jersey
  • Ile de Sark
  • Scheveningen
  • D Day
  • Ouistreham
  • Passage de l'Orne
  • Amfreville
  • Bavent
  • Passage de la Dives
  • l’Épine
  • Flessingue

Depuis la disparition de l'original, plusieurs copies ont été réalisées pour être placées dans différents musées, sur lesquelles s'est rajoutée l'inscription « Middelkerke ». Cette inscription a fait l'objet de protestation de non-conformité par le Colonel Dawson, qui commandait le 4e commando auquel était intégré le 1er BFMC pour les campagnes de Normandie et de Hollande.

Il existe également des fanions ultérieurs à la vie du bataillon commémoratifs du 1er BFMC et des troops 1 et 8.

Décorations et citationsModifier

Le commando a été cité 4 fois à l'ordre de l'armée[17]. Il est seulement héritier de la Brigade de fusiliers marins qui avait droit au port de la fourragère rouge 1914-1918. À ce titre, le fanion de l'unité est décoré de la fourragère de la Légion d'honneur. Il a seulement droit au port de la Médaille Militaire[18].

ChantModifier

CoiffureModifier

Depuis qu'il a été institué comme la coiffe des commandos britanniques le 27 octobre 1942[19], les commandos marine français coiffent le fameux béret vert, l'insigne porté à gauche dont le bord est relevé. Ils sont les seuls dans les armées françaises, avec les fusiliers marins et les unités françaises participant à la brigade franco-allemande, à porter le béret « à l'anglaise ».

Commandos de marine aujourd'huiModifier

Les Commando marine de la marine nationale française sont les héritiers du 1er BFMC. Sur les sept commandos actuels, deux portent le nom d'un officier du 1er BFMC mort au combat :

Le 8 mai 2008, le président de la République a officialisé la création du nouveau commando Kieffer en l'honneur de Philippe Kieffer.

Chefs de corpsModifier

  • Compagnie de Fusiliers Marins Commandos Français
    • 23 mars 1942 – 01 juillet 1942 : Enseigne de vaisseau Philippe Kieffer
    • 01 juillet 1942 12 novembre 1942 : Lieutenant de vaisseau Philippe Kieffer
  • 1re Cie de Fusiliers Marins Commandos
    • 12 novembre 1942 – 08 octobre 1943 : Lieutenant de vaisseau Philippe Kieffer
  • 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos :
    • 08 octobre 1943 au 04 septembre 1944 : Lieutenant de vaisseau Philippe Kieffer
    • 04 septembre 1944 au 1er juillet 1945 : Capitaine de corvette Philippe Kieffer
    • 1er juillet 1945 au 19 février 1946 : Officier des équipages Guy Vourc’h

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au bataillonModifier

Personnalités ayant servi au sein du bataillonModifier

Sources et bibliographieModifier

BibliographieModifier

Anciens du commandoModifier

  • Philippe Kieffer (commandant), « Les fusiliers-marins commandos », dans La France et son empire dans la guerre, t. 2, ELF, , 233 à 244 p.  
  • Philippe Kieffer, Béret vert, France Empire,
  • Gwenn-Aël Bolloré dit Bollinger (préf. Lord Lovat), Nous étions 177..., France-Empire,
  • Gwenn-Aël Bolloré, Commando de la France libre - 6 juin 1944, France-Empire, (ISBN 2-7048-0320-X)
  • Gwenn-Aël Bolloré, J'ai débarqué le 6 juin 1944 - Commando de la France libre, Éditions du cherche midi, (ISBN 2-86274-308-9)
  • Maurice Chauvet , D-Day 1er B.F.M. Commando, Amicale des anciens parachutistes SAS & Commando,
  • René de Naurois, Aumônier de la France Libre, Perrin, , 288 p. (ISBN 2-262-02118-X)
  • René Goujon, Le jour J au Commando no 4, NEL, , 189 p. (ISBN 2723320480)

Études contemporainesModifier

  • René Bail, Commando marine au combat, Grancher, (ISBN 9-782733-908280).  
  • Éric Le Penven, Commando Kieffer - Free french No 10 & No 4 Commando, Heimdal, , 300 p. (ISBN 2-84048-202-9)
  • Benjamin Massieu, Philippe Kieffer - Chef des commandos de la France libre, Pierre de Taillac, , 288 p.  
  • André Mispelaere, Commando Kieffer, naissance et organisation du n° 10 commando interallié, la contre enquête 1942-1946, à compte d'auteur
  • Stéphane Simonnet, Le Commandant Kieffer : Le Français du jour J, Tallandier, (ISBN 979-1021031098).  
  • Stéphane Simonnet, Les 177 Français du jour J, Tallandier, (ISBN 979-1021005198)
  • Jean-Marc Tanguy, Le Commando Kieffer. Les 177 Français du D-Day, Albin Michel/Ministère de la Défense, , 195 p. (ISBN 978-2-226-25068-1, présentation en ligne)
  • Patrice Rolli, « Au cœur du débarquement en Normandie avec le commando Kieffer - témoignage exceptionnel du Maître principal Hubert Faure (6 juin 1944) », dans Le Périgord dans la Seconde Guerre mondiale. Chronique des années noires du Mussidanais et de l'Ouest de la Dordogne, L'Histoire en partage, À propos du parcours de ce commando voir également Camouflage du matériel (CDM) dans l’armée d’armistice en Dordogne et plans secrets (1940-1942) : témoignage d’Hubert Faure.
  • Jacques Dollar et Robert Kayser, « Cinq 'Bérets verts' luxembourgeois », dans Histoire de la Luxembourg Battery, , 200 p.

RomanModifier

  • Georges Fleury, Les Français du jour J, Grasset, , 386 p. (ISBN 2246479819)

FilmographieModifier

DocumentairesModifier

FictionModifier

Notes et référencesModifier

  1. Le croisement des listes françaises et britanniques révèlent qu'ils furent en réalité 178 mais le chiffre 177 a marqué les esprits et est resté la référence publiquement véhiculée.
  2. Ils ne furent pas les seuls Français du jour J. Des SAS français furent parachutés en Bretagne dans la nuit du 5 au 6 juin
  3. Frédéric de Monicault, « Les 177 Français du commando Kieffer », sur Le Figaro, (consulté le 10 janvier 2019).
  4. Date de fermeture du cantonnement marine de Staad, dernière mission donnée au 1er BFMC à son retour en France. Ref : instruction 13 EM3 du 19/02/1946 - Ministère de la Marine - SHD.
  5. Désignation 11 PM 2/1 du 20/01/42 et 4/42 du 19/01/42 - FNGB.
  6. Compte rendu de l'enseigne de vaisseau Kieffer du 16 février 1942 adressé au vice amiral commandant les Forces Navales Françaises Libres.
  7. Rapport de fin de stage « armes de petit calibre » caserne d'Esternay du 02 au 20 mars 1942 ; Major Crick RM, chef de stage.
  8. Décision 189 EM1 du 23 mars 1942 - FNBG.
  9. Qui sera usuellement dénommée Compagnie de fusiliers marins commandos.
  10. C.O.S. (42) 99th meeting held on 30th March, 1942.
  11. Note 209 E.M.1 du 02 avril 1942.
  12. Liste numéro 3125 du 27 avril 1942.
  13. correspondance cote 481 du 30 avril 1942.
  14. Arnaud de La Grange, « Un commando de légende », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 10 janvier 2019).
  15. Note du général de Gaulle à Lord Mountbatten du 21 avril 1942. Cote 479 - S 3 AG 1/257.
  16. « Jacques Sénée (Lt) », sur ecole.nav.traditions.free.fr (consulté le 10 janvier 2019).
  17. (voir le bulletin officiel de la Marine du 23 août 1946, page 503). Les décisions sont : 93 du  ; 454 du  ; 871 du  ; 1116 du (source : Service Historique de la Défense Vincennes).
  18. In Commandos-marine au combat, p. 116.
  19. Army Council Instruction ACI 2264 du 27/10/1942.

Voir aussiModifier