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Hubert Amyot d'Inville
Naissance
Beauvais
Décès
Italie
Allégeance Drapeau de la France France libre
Grade capitaine de Frégate
Années de service -1944
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Officier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945

Emblème
Liste des compagnons de la Libération

Hubert Amyot d'Inville, né le à Beauvais et mort le à Montefiascone, dans le Latium en Italie, est un des premiers Français libres de l'été 1940.

Surnommé l'Astuce et toujours accompagné de son chien Bob, Hubert Amyot d'Inville est l'une des grandes figures des Forces navales françaises libres (FNFL), indissociable de l'histoire du 1er régiment de fusiliers marins.

Sommaire

BiographieModifier

FamilleModifier

La famille Amyot d'Inville appartint à la noblesse de robe par l'achat de charges en 1634 et 1653. Elle s'installa au château de la Morandière à Louvigné-de-Bais (Ille-et-Vilaine), en 1936. Trois des fils ont péri pendant la Seconde Guerre mondiale.

Un Français libreModifier

Officier de la marine marchande, Hubert Amyot d'Inville fut mobilisé début 1940 et participe à l'évacuation de Dunkerque, mais le dragueur de mine qu'il commandait alors fut coulé. Rescapé du naufrage, il rallia l'Angleterre et la France libre. Il s'engagea le 1er juillet 1940 dans les Forces navales françaises libres et devint le second de Robert Détroyat qui forma le 1er Bataillon de fusiliers marins. Il participa à la Bataille de Dakar qui fut un échec pour les FFL, puis au ralliement du Gabon, et à la Campagne de Syrie pendant laquelle il fut grièvement blessé devant Damas, le 17 juin 1941 tandis que Détroyat était tué dans des conditions obscures.

Amyot d'Inville devint alors chef du 1er bataillon de fusiliers marins avec lequel il prit part à la Bataille de Bir Hakeim puis à la Seconde bataille d'El Alamein et à la campagne de Tunisie.

Campagne d'ItalieModifier

En 1943, le bataillon que commandait Amyot d'Inville fut transformé en régiment de reconnaissance blindée de la 1re DFL qui prit part à la campagne d'Italie. Le , la jeep du capitaine de frégate Amyot d'Inville sauta sur une mine devant Montefiascone tuant le capitaine.

Hubert Amyot d'Inville est inhumé au cimetière de Viterbe, en Italie.

DécorationsModifier

Jacques, Gérald et Guy Amyot d'InvilleModifier

Les trois frères d'Hubert Amyot d'Inville se sont également illustrés pendant la Seconde Guerre mondiale :

  • Abbé Gérald Amyot d'Inville (15 septembre 1910- 29 janvier 1945), entré en Résistance en janvier 1941 sous le pseudonyme de Lejeune. Il créa une section FFI à Béthune, en liaison avec un réseau de résistance belge. Il participa également à la réception de parachutages d'armes. Le 13 décembre 1943, il fut arrêté par la Gestapo à Paris. Interrogé à Creil par les Allemands, il fut incarcéré au camp de Royallieu, à Compiègne, jusqu'en janvier 1944. Le 27 janvier 1944, il était déporté à Buchenwald (matricule 44 372). Il fut ensuite transféré à Dora, à Wieda, à Ellrich puis de nouveau transféré à Wieda. Découvert dans l'exercice de son apostolat, il fut roué de coups, il mourut le 29 janvier 1945 à Ellrich.
  • Guy Amyot d'Inville (1918-2002), pendant la Bataille de France de 1940, jeune aspirant du 7e régiment de cuirassiers, il fut grièvement blessé dans son char calciné. Il fut fait prisonnier, le 5 juin 1940, à Oissy (Somme) et ne fut libéré de l'Oflag IV-D d'Elsterhorst qu’à la fin de la guerre[1]. C'est le seul des frères Amyot d'Inville qui survécut à la guerre. Il se vit décerner une citation à l’ordre du Corps d’armée.

Hommages posthumesModifier

  • Beauvais :
    • un des boulevards de la ville porte le nom de boulevard Amyot d'Inville ;
    • un monument comportant les bustes des trois frères Amyot d'Inville morts pendant la Seconde Guerre mondiale a été érigé devant leur maison natale.
  • Louvigné-de-Bais :
    • la principale rue du village porte le nom de rue des Frères Amyot-d'Inville, elle relie l'église au château de la Morandière, demeure des Amyot d'Inville, pendant la guerre;
    • leurs noms sont inscrits sur le monument aux morts de la commune.
  • En 1974, un aviso de la Marine nationale porta le nom d'Amyot d'Inville en l'honneur des quatre frères. Cet aviso fut désarmé en 1999.

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier