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Musée égyptien du Caire

Ne doit pas être confondu avec Grand Musée égyptien (Le Caire).
Musée égyptien du Caire
Egyptian Museum 19.JPG

L'entrée du musée égyptien.

Informations générales
Ouverture
Site web
Collections
Collections
Nombre d'objets
160 000 objets
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Coordonnées
Localisation sur la carte d’Égypte
voir sur la carte d’Égypte
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Le musée égyptien du Caire est l’un des plus grands musées entièrement consacré à l’Antiquité égyptienne. Le musée a reçu plus de cent millions de visiteurs au cours du XXe siècle.

Sommaire

HistoriqueModifier

Les collections égyptologiques égyptiennes ont été constituées depuis le XIXe siècle. Elles furent exposées au musée de Boulaq de 1863 à 1889, puis au palais de Giza de 1889 à 1902. Construit sur les plans de l'architecte français Marcel Dourgnon et inauguré en 1902, le musée actuel est situé place Tahrir, au cœur du Caire moderne. Construit sur deux étages, le musée présente ses collections dans une centaine de pièces.

Son directeur est le docteur Tarek el-Awady depuis décembre 2010.

CollectionsModifier

 
Plan du musée

Le premier conservateur de ce musée fut Auguste Mariette le . Plus de 160 000 objets sont exposés, mais la pièce maîtresse du musée est bien sûr le trésor de Toutânkhamon.

Soixante mille objets de toutes sortes, statues, statuettes, bas-reliefs, peintures murales, stèles, fausses portes, vases, armes, outils, sarcophages, momies, etc., s'entassent dans les caves, les débarras et les combles du musée égyptien. Mais c'est également dans ces réserves qu'entrent les nouvelles découvertes. Beaucoup d'œuvres ont été oubliées dans la pénombre des réserves. Ainsi la statue funéraire de bois peint et enduit de gypse de Ptahhotep, vizir de la Ve dynastie, découverte en 1940 a passé 65 ans au fond d'une caisse avant d'être retrouvée, en 2005, lors d'un inventaire conduit dans les caves du musée.

À voir en commençant la visite à gauche en entrant :

Premier niveauModifier

Deuxième niveauModifier

  • Salle 2 :
  • Salle 3 :
    • consacrée aux bijoux royaux
  • Salle 14 :
  • Salles 27 et 37 :
    • modèles en bois d'archers nubiens et piquiers égyptiens (retrouvés dans la tombe de Mesehti à Assiout)
    • modèles en bois d'atelier de tissage, menuisiers au travail, scène de pêche, recensement du bétail (retrouvés dans la tombe de Meketrê à Thèbes)

À voir aussi au 1er étage :

  • la salle des momies royales : 27 pharaons dont Ramsès II et Thoutmôsis III ;
  • la salle consacrée à Akhénaton, pharaon qui consacra sa vie au dieu Aton, première forme de monothéisme ;
  • la salle des tombeaux royaux de Tanis découverts par Pierre Montet, ouverte en 1998, dont les bijoux, les objets et les masques d'or sont remarquablement mis en valeur.

Dans le musée, un laboratoire « ADN »Modifier

 
Le musée égyptien vu depuis la tour du Caire.

Afin de percer le secret des quelque 200 momies qui se trouvent au musée, un laboratoire a été installé en 2006 dans les caves du bâtiment pour l'étude de leur ADN. Ainsi, la momie de l'« homme inconnu E » - également connue sous l'appellation de « momie hurlante » - a pu être attribuée avec une certaine probabilité au prince Pentaour, fils de Ramsès III.

AvenirModifier

L'édification d'un nouveau Grand Musée égyptien à Gizeh suscite une âpre négociation pour la répartition des chefs-d'œuvre ; dans l'actuel musée du Caire, il y a plus de la moitié de sa collection dans le stockage en sous-sol.

Le trésor de Toutânkhamon y déménagera et plus de cent mille objets avec lui. Des pièces essentielles, comme la statue de Djéser et celle de Khéphren, devraient toutefois demeurer dans la vieille maison. Les futures découvertes faites en Égypte continueront d'être acheminées vers le vieux musée égyptien.

Sayed Amer, directeur du musée égyptien, a lancé une vaste rénovation du palais. Le décor va être métamorphosé, et les systèmes d'éclairage et de sécurité seront mis à jour en coopération avec l'Allemagne pour un coût de plus de 4,3 millions de dollars. Des plans sont également en cours d'élaboration pour démolir l'ancien siège voisin du Parti national démocratique de Moubarak, qui a été brûlé lors de l'insurrection de 2011, et y créer une aire ouverte, un jardin côté Nil, pour une exposition à l'air libre pour le musée.

Pillage de janvier 2011Modifier

Au cours de la révolution égyptienne de 2011, le musée est pillé dans la soirée du 28 janvier : une liste de 54 objets volés a été transmise au Conseil international des musées[1]. Sur cette liste définitive, figurent des œuvres inestimables : deux statues en bois doré issues du trésor de Toutânkhamon ; la tête en grès d'une princesse royale ; la statuette en stéatite d'un scribe assis ; une plaque représentant Néfertiti ; mais aussi des dizaines de divinités en bronze, d'amulettes en faïence, de bijoux en or, corail ou pierre.

À propos de ce pillage, l'égyptologue Jean-Pierre Corteggiani s'interroge : « Qui sont les pillards du Musée du Caire ? Les propos du ministre[2] Zahi Hawass éveillent les soupçons »[3]. Dans cet article il met en doute les propos du ministre Zahi Hawass. Corteggiani écrit : « N'est-on pas tenté de croire Wafaa El-Saddik, récemment encore directrice générale du musée quand elle a déclaré - ce qui a déclenché la fureur de son ancien patron - à un journal allemand que les auteurs du pillage étaient « nos propres gens, les gardiens du musée et les policiers » ou du moins certains d'entre eux ? » Plus loin dans l'article, on apprend que trois statues de Toutânkhamon ont été partiellement détruites.

Une partie des objets pillés ont depuis été retrouvés. La motivation des pillards semblait être avant tout de se faire de l'argent[4].

Galerie photosModifier

Notes et référencesModifier

  1. Bernadette Arnaud, « Pillage du musée du Caire : la liste des objets volés », sur Sciences et Avenir.fr, (consulté le 21 mars 2011)
  2. Zahi Hawass a été nommé ministre égyptien des Antiquités le , puis remplacé ultérieurement à ce poste.
  3. Le Monde daté du 24 février 2011
  4. Claire Bommelaer, « L'Institut d'Égypte renaît de ses cendres », Le Figaro, samedi 5 / dimanche 6 octobre 2013, page 29.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Alessandro Bongioanni, Maria Sole Croce (éditeurs), Guide illustré du Musée égyptien du Caire, (traduction en français de Marie-Odile Kastner, préface de Zahi Hawass), 633 p., White Stars Publishers, Vercelli, 2001, (ISBN 88-8095-704-X)

Liens externesModifier