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Valdoie

commune française du département du Territoire de Belfort

Valdoie
Valdoie
Photo du pont traversant la Savoureuse et du clocher gris de l'église, visible au fond à droite.
Blason de Valdoie
Blason
Valdoie
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Belfort
Canton Valdoie (bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grand Belfort
Maire
Mandat
Corinne Coudereau
2017-2020
Code postal 90300
Code commune 90099
Démographie
Gentilé Valdoyens
Population
municipale
5 340 hab. (2016 en augmentation de 2,04 % par rapport à 2011)
Densité 1 146 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 02″ nord, 6° 50′ 33″ est
Altitude Min. 360 m
Max. 429 m
Superficie 4,66 km2
Localisation

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Valdoie
Liens
Site web ville-de-valdoie.fr

Valdoie est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort, en région Bourgogne-Franche-Comté. Chef-lieu du canton de Valdoie, elle appartient à l'agglomération belfortaine. Ses habitants sont appelés les Valdoyens[1].

GéographieModifier

LocalisationModifier

Proche des frontières suisse et allemande, à la sortie nord de Belfort, sur la route de Giromagny et du Ballon d'Alsace.

Géologie et reliefModifier

La commune, au centre du couloir, la “Trouée de Belfort”, est entourée de deux massifs boisés, la forêt du Salbert à l’ouest et la forêt de l’Arsot à l’est.

Le bassin houiller stéphanien sous-vosgien s’étend sur le territoire communal et aux alentours, entre Bouhans-lès-Lure, Ronchamp, Lomont à l'ouest et Rougemont, Romagny à l'est.

SismicitéModifier

  • Commune située dans une zone de sismicité modérée[2].

Hydrographie et les eaux souterrainesModifier

  • La ville est le point de confluence de la Rosemontoise, qui termine sa course à Valdoie, et de la Savoureuse.
  • La Savoureuse (fleuve).
Article détaillé : Savoureuse.

ClimatModifier

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[3].

Article détaillé : Climat du Territoire de Belfort.

Voies de communications et transportsModifier

Voies routièresModifier

  • Accès par la D 13 et la D 465 depuis Offemont et Belfort.

Transports en communModifier

Communes limitrophesModifier

  Sermamagny Éloie  
Évette-Salbert
Belfort
N Offemont
O    Valdoie    E
S
Belfort

IntercommunalitéModifier

UrbanismeModifier

ToponymieModifier

Wedo (1350), Vaydhoye (1617), Vaidoye / Vaidhoye / Vaidhoy / Vauldoye / Vaudoye (1621-1655), Valdoye (1793).

HistoireModifier

Faits historiquesModifier

Le nom de Valdoie (Val d'Oye, Wedaw, Waido, Vaydoie...) viendrait, selon J. Liblin, du latin vadum (guè, endroit guéable) et du celtique Oye (eau, rivière) qui aurait alors désigné la rivière la Savoureuse. Ce gué permettait à la voie romaine secondaire de Mandeure à Auxelles-Bas de franchir la rivière, du moins en période d'étiage. Valdoie n'est citée dans les écrits qu'à partir de 1350. Le village était partie de la seigneurie du Rosemont à ses origines et a été rattaché aux domaines autrichiens comme le comté de Ferrette de 1347 à la fin de la guerre de Trente Ans en 1648. Fin décembre 1674, Turenne a bivouaqué à Valdoie avant d'aller en Alsace remporter la victoire de Turckheim.
La ville a été rattachée à la paroisse de Belfort jusqu'en 1778. Après avoir été pendant quelques années dépendante de Belfort, Valdoie est devenue une paroisse autonome en 1780. À la fin du XVIIIe siècle, les villages de Cravanche et de Salbert lui ont été rattachés. L'église Saint-Joseph du début du XXe siècle a été construite à l'emplacement d'un premier bâtiment érigé en 1780.

La première fois que l'on trouve le nom de Valdoie dans les écrits, c'est sous la forme « We Doh », ce qui signifie « malheur ici » en vieil allemand. En effet, la région étant de sismicité moyenne et le terrain marécageux, des tremblements de terre et inondations y ont été relevés à proximité de Valdoie[6].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1793 Georges Baume    
1793 1794 François Poyvet    
1794 1794 François Rady    
1794 1802 Alexis Courtot    
1802 1804 Jacques Besançon    
1804 1818 Jean-Claude Bardot    
1818 1830 Nicolas Juster    
1830 1845 Jean-Claude Bardot    
1845 1848 Jacques Colinart    
1848 1871 François Henriot    
1871 1875 Constant Barberot    
1875 1878 Béat Tisserand    
1878 1892 Constant Barberot    
1892 1897 Edmond Chaudel-Page    
1897 1902 Eugène Tscheiller    
1902 1904 Georges Charpentier-Page    
1904 1906 André Larger    
1906 1908 Emile Marchegay    
1908 1912 Emile Romond    
1912 1914 Charles Dreyfus    
1919 1925 Edouard Hengy    
1925 1941 Georges Merckle    
1941 1945 Oscar Ehret    
1945 1953 Georges Merckle    
1953 1958 Charles Guldemann    
1958 1971 Victor Frahier    
1971 1977 Paul Kiffel PS  
1977 1986 Daniel Pierquet PS  
1986 12 avril 2004 Yves Ackermann PS  
13 avril 2004 21 mars 2008 Robert Bolle Reddat PS  
21 mars 2008 17 juillet 2017 Michel Zumkeller Rad. puis UDI - Rad. Député
17 juillet 2017 En cours Corinne Coudereau UDI  

Budget et fiscalité 2017Modifier

 
La mairie de Valdoie.

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[7] :

  • total des produits de fonctionnement : 4 220 000 , soit 752  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 3 725 000 , soit 664  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 4 133 000 , soit 737  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 4 038 000 , soit 720  par habitant ;
  • endettement : 7 809 000 , soit 1 392  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 11,96 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 19,37 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 36,81 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2016 : médiane en 2016 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 340 [8].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

En 1999, les Valdoyens étaient 4 843, soit 20 fois plus qu'en 1803. L'évolution a été importante entre 1872 et 1901 avec l'arrivée nombreuse d'Alsaciens optant pour la nationalité française ; la population a été multipliée par cinq en moins de trente ans passant de 523 à 2 575 habitants. L'industrie s'est fortement développée avec cette main-d'œuvre qualifiée : construction mécanique (Page, 1852) et industrie textile (Dollfus et Noack, 1898).

En 2010, elle était la troisième commune du département en nombre d'habitants, loin derrière Belfort et ses 50 078 habitants, un peu moins loin de Delle avec 5 916 habitants et tout juste devant Beaucourt et ses 5 060 habitants.

En 2014, elle compte 5 900 habitants.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2016, la commune comptait 5 340 habitants[Note 1], en augmentation de 2,04 % par rapport à 2011 (Territoire de Belfort : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
301272281328387413385416428
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4335225375237321 1561 3711 6651 985
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5752 7253 1663 1213 2663 5803 3803 2953 538
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
3 9863 9834 4664 5724 3144 8435 0005 0225 044
2013 2016 - - - - - - -
5 3945 340-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Écoles primairesModifier

 
L'école élémentaire Paul-Kiffel.
  • École élémentaire André-Chenier ;
  • École élémentaire Paul-Kiffel ;
  • École élémentaire Victor-Frahier.

CollègeModifier

  • Collège René-Goscinny (collège public).

LycéeModifier

  • Lycée professionnel agricole Lucien-Quelet (lycée public ; Centre de Formation Agricole pour Adultes ; Centre de Formation Agricole pour Apprentis).

CultesModifier

SantéModifier

Professionnels et établissements de santé[14] :

Personnalités liées à la communeModifier

ÉconomieModifier

Entreprises et commercesModifier

AgricultureModifier

  • Exploitation lycée agricole Lucien Quelet[15].

TourismeModifier

  • Restaurant[16].
  • Hôtels à Belfort.

Commerces et servicesModifier

  • Commerces et services de proximité[17].
  • Filature de laine peignée Schwartz et Cie, puis usine de teinturerie Achtnich, actuellement magasin de commerce[18].
  • Usine de transformation des métaux Charpentier, puis Charpentier-Vogt, puis usine de construction électrique (usine d'isolants électriques) Samica, actuellement Von-Roll Isola[19].
  • Moulin à farine, puis tissage de coton Meyer, puis Alexandre, puis Couleru et Chatel, puis Schmerber, puis Schwob, puis de la Cotonnière d'Héricourt, actuellement magasin de commerce[20].
  • Usine de feutre Dollfus-Noack, actuellement centre commercial[21].
  • Usine de passementerie de la Société industrielle de Rubans, puis usine de peintures et vernis Gauthier, puis des Industries des Peintures Associés, actuellement Sigma Coatings[22].
  • Usine de matériel d'équipement industriel Page, puis Chaudel-Page, puis Socolest, actuellement usine de mécanique de précision Crelier[23].
  • Usine de construction métallique et usine de menuiserie A. Lutringer et Cie, actuellement magasin de commerce et atelier[24].
  • Usine de teinturerie des Ets Georges Koechlin, puis usine de bonneterie et usine de confection Lama, actuellement usine d'articles en matière plastique Danplast[25].

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine religieuxModifier

Patrimoine naturelModifier

  • La forêt de Valdoie est composée de deux massifs boisés, la forêt du Salbert à l'ouest et la forêt de l'Arsot à l'est.

Patrimoine militaireModifier

  • Le fort de Valdoie[28].
Article détaillé : Ouvrage du Monceau.

Construit entre 1889 et 1891, et aussi connu sous le nom de fort du Monceau. Il s'agit d'une ancienne caserne militaire.

Aujourd'hui, la forêt a repris ses droits sur cet édifice.Il reste en bon état malgré les quelques tags qui recouvrent certains murs. Un projet prévoyait de le restaurer pour l’ouvrir au public, mais il est resté sans suite. Il appartient à la commune depuis 2010.

HéraldiqueModifier

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

d'argent à la bande ondée d'azur, accompagnée de deux fleurs de lys de gueules.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Gentilé, Territoire de Belfort, habitants.fr
  2. Didacticiel de la règlementation parasismique
  3. Table climatique
  4. Réseau Optymo
  5. Plan local d'urbanisme
  6. Tremblements de terre près de Valdoie
  7. Les comptes de la commune
  8. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Paroisse Saint Marc Belfort-Montbéliard
  14. Professionnels et établissements de santé
  15. Exploitation lycée agricole Lucien Quelet
  16. Restaurant du Pont
  17. Commerces et services de proximité
  18. « Filature de laine peignée Schwartz et Cie, puis usine de teinturerie Achtnich, actuellement magasin de commerce », notice no IA90000107, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « usine de transformation des métaux Charpentier, puis Charpentier-Vogt, puis usine de construction électrique (usine d'isolants électriques) Samica, actuellement Von-Roll Isola », notice no IA90000105, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « moulin à farine, puis tissage de coton Meyer, puis Alexandre, puis Couleru et Chatel, puis Schmerber, puis Schwob, puis de la Cotonnière d'Héricourt, actuellement magasin de commerce », notice no IA90000109, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « usine de feutre Dollfus-Noack, actuellement centre commercial », notice no IA90000108, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Usine de passementerie de la Société industrielle de Rubans, puis usine de peintures et vernis Gauthier, puis des Industries des Peintures Associés, actuellement Sigma Coatings », notice no IA90000106, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « usine de matériel d'équipement industriel Page, puis Chaudel-Page, puis Socolest, actuellement usine de mécanique de précision Crelier », notice no IA90000104, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « usine de construction métallique et usine de menuiserie A. Lutringer et Cie, actuellement magasin de commerce et atelier », notice no IA90000111, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « usine de teinturerie des Ets Georges Koechlin, puis usine de bonneterie et usine de confection Lama, actuellement usine d'articles en matière plastique Danplast », notice no IA90000110, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. L'église Saint-Joseph sur le site de l'Observatoire du patrimoine religieux
  27. Monument aux morts
  28. L'ouvrage du Monceau