Tron

film sorti en 1982
Tron
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Logo du film.
Réalisation Steven Lisberger
Scénario Steven Lisberger
Bonnie MacBird
Musique Wendy Carlos
Acteurs principaux
Sociétés de production Walt Disney Productions
Lisberger/Kushner
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Durée 96 minutes
Sortie 1982

Série Tron

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Tron est un film de science-fiction américain réalisé par Steven Lisberger et sorti en 1982.

Avec notamment les acteurs Jeff Bridges, Bruce Boxleitner, David Warner et Cindy Morgan dans les rôles principaux, le film a pour sujet le monde informatique et des jeux vidéo du début des années 1980, et présente à la fois une plongée dans un monde virtuel et le concept de l'intelligence artificielle, alors qu'à l'époque, la souris à boule faisait à peine ses débuts. Le film présente également la particularité d'avoir été le premier long métrage dont la conception fût assistée par ordinateur pour la plus grande partie de ses scènes.

Malgré un succès initial mitigé, Tron est devenu un film culte pour les amateurs de science-fiction. Il est le point de départ d'une franchise. En 2010, il fait ainsi l'objet d'une suite, intitulée Tron : L'Héritage, réalisée par Joseph Kosinski. Un troisième film, Tron: Ares, est prévu en 2025.

Synopsis modifier

Kevin Flynn, un talentueux programmeur américain de jeux vidéo, travaille pour l'éditeur ENCOM. Mais la paternité des jeux qu'il développe est usurpée par un de ses collègues, Ed Dillinger qui, devenu président d'ENCOM, parvient à le faire licencier.

Devenu le gérant d'une salle d'arcade où tournent ses propres jeux, mais au bénéfice d'ENCOM, Flynn tente, chaque soir depuis chez lui, de pénétrer le système informatique de son ancienne société. À l'aide de son programme informatique « CLU » (pour « Codified Likeness Utility »), il recherche des preuves de la spoliation dont il a été victime. Mais le système informatique d'ENCOM, bien protégé, est sous le contrôle du MCP (« Master Control Program », le « Maître Contrôle Principal » en VF), un ancien programme d'échecs créé par Dillinger qui a atteint le stade d'une intelligence artificielle par une évolution autonome incontrôlée.

 
La Moto Light Cycle, un véhicule présent dans le film lors de la séquence des jeux.

CLU ayant été neutralisé par le MCP, Flynn n'a d'autre choix que de s'introduire physiquement chez ENCOM pour accéder de l'intérieur au système informatique de l'entreprise. Pour cela, il compte sur la complicité de ses anciens collègues, Lora et Alan, qui travaillent toujours dans son ancienne entreprise.

Parvenu à entrer chez ENCOM, Flynn accède à un terminal informatique situé dans les laboratoires de la compagnie où est mené un projet de recherche sur la dématérialisation (téléportation) des objets. Alors qu'il est détecté par le MCP, celui-ci prend le contrôle d'un laser expérimental et l'active sur Flynn, le dématérialisant pour l'injecter au cœur du système informatique.

Au sein du réseau informatique d'ENCOM régi par le MCP, les programmes ont la même apparence que leurs concepteurs. Flynn y retrouve donc ceux qui reprennent les traits de Lora (programme « YORI ») et Alan (programme « TRON »), mais aussi Dillinger (programme « SARK »). Cependant, Flynn est capturé par les entités à la solde du MCP, celles-ci essayant de l'éliminer en le lançant sur la « grille des jeux » d'ENCOM : des combats de disques et des courses de motocycles lumineux.

Flynn, en tant que concepteur de ces jeux, réussit à s'échapper et entreprend de libérer le système de la mainmise du duo SARK / MCP. Il y parvient finalement, récupérant au passage la preuve de ses droits de propriété, ce qui provoque la chute de Dillinger à la tête d'ENCOM, Flynn récupérant son poste de président.

Fiche technique modifier

La fiche technique complète comporte plus de 350 personnes et ne peut pas être retranscrite ici in extenso.
Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources concordantes suivantes : Mark Arnold[7], IMDb[8] et Allociné[9].

Distribution modifier

Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources concordantes suivantes : Mark Arnold[10] et IMDb[8].

Production modifier

Naissance de l'informatique et animation modifier

Dans les années 1970, plusieurs sociétés commencent à utiliser l'outil informatique pour produire des animations. On peut citer Mathematic Application Group Inc (en) (MAGI) fondée en 1966 par Phillip Mittelman ou Robert Abel & Associates (en) (RA&A), fondée en 1971 par Robert « Bob » Abel (1937-2001)[2], pionnière dans l'usage de l'informatique pour les publicités à la télévision[11]. Le cinéaste Richard Taylor rejoint RA&A en 1973 et travaille sur la production de Star Trek, le film (1979)[11]. Taylor rejoint en 1980 la société Information International Inc (en) (Triple-I) qui s'est spécialisée dans les effets spéciaux pour le cinéma et la télévision générée par ordinateur[11].

 
Souris Depraz (future Logitech) de 1982.

En 1980, la souris informatique n'était pas encore répandue, l'invention de la souris à boule datant de 1979[12],[13]. Le premier ordinateur grand public équipé d'une souris est l'Apple Lisa commercialisé en 1983[14]. À cette époque, les graphistes de l'informatique travaillaient de longues heures uniquement avec un clavier en mode texte.

Le projet de Steven Lisberger modifier

 
Steven Lisberger en 2010 au Comic Con de San Diego.

Le film provient d'un concept du réalisateur Steven Lisberger, passionné d'informatique[2]. Steven Lisberger avait fondé son propre studio, les Steven Lisberger Studios, en 1973. Il développe un intérêt pour l'animation et les images générées par ordinateur[15]. L'artiste Roger Allers indique dans le documentaire The Making of Tron présent dans le DVD collector que les premières productions du studio de Lisberger comptent des publicités télévisuelles et l'émission Sesame Street[15]. La principale production du studio reste AnimalOlympic (1980) vendue à NBC pour laquelle le studio a dû déménager à Venice en Californie afin d'engager un plus grand nombre d'animateurs[15]. Ce film réalisé pour les Jeux olympiques d'été de 1980 à Moscou n'a pas eu le succès escompté en raison du boycott américain[15] suite à l'invasion de l'Afghanistan par l'Union soviétique en 1979. Le projet parallèle de film indépendant Tron devient alors un sujet d'inquiétude pour Lisberger et il cherche alors l'aide d'un studio important, au mieux l'une des majors[15].

Avec le producteur Donald Kushner, Lisberger passe deux ans à rechercher les technologies pour réaliser le film[2]. Lisberger déclare s'être inspiré de Star Wars (1977) et des Dents de la mer (1975) et vouloir faire un film généré par ordinateur[16]. En 1980, les storyboards du film Tron sont déjà créés quand Lisberger entre en contact avec Disney comme le rappelle l'artiste Andy Gaskill[15].

Richard Taylor présente les productions de Triple-I à la direction de Disney qui accepte de lancer le projet Tron[15]. Mais pour le réalisateur d'infographie Bill Kroyer, un des problèmes rencontrés est lié au fait que les créateurs de programmes informatiques n'avaient pas une vision cinématographique de leur production, n'étant pas des cinéastes[15].

Parmi les responsables de l'équipe des effets spéciaux du film, on compte les designers et artistes Syd Mead[17], Jean Giraud (Moebius)[17] et l'illustrateur Peter Lloyd (en),[17], ceux-ci étant supervisés par Harrison Ellenshaw[17] et Richard Taylor[2],[17].

Début du travail avec Disney modifier

C'est le président Dick Cook qui accueille Lisberger[18]

Au début de l'année 1980, plusieurs personnes décident de quitter la production de Rox et Rouky (1981). Jerry Rees se considérait comme limité par les réalisateurs et demande à rejoindre un groupe de travail établi au troisième étage de l'Animation Building, travaillant sur les storyboards de Tron[19]. Rees demande l'autorisation à Tom Wilhite, directeur de la publicité, et il rejoint Bill Kroyer déjà dans l'équipe[19]. Wilhite demande lui aussi à être transféré sur la production de Tron (1982) se sentant non productif sur Rox et Rouky[19]. Lisberger tourne des épreuves de tournage (rushs) au sein des Steven Lisberger Studios avec un personnage nommé Tron[15].

Les concepteurs de Tron ont poussé les informaticiens plus au de là de leur limite et plus vite que ceux n'ayant pas participé au film[15]. Comme l'explique Richard Taylor, la production a conçu des objets par ordinateur alors qu'il n'y avait pas d'objets tridimensionnels en jeu[15].

Production modifier

Le nom du film (et du personnage interprété par Bruce Boxleitner) « TRON » vient de elecTRONique. Bien avant la création du film, ses créateurs avaient inventé un personnage rétro-éclairé dont l'apparence renvoyait à un univers électronique. Cette première esquisse a d'abord été utilisée pour promouvoir des chaînes de radio aux États-Unis avant de donner naissance à un projet de film basé sur ce concept. Sur les anciens systèmes informatiques, la fonction trace on, appelée par la chaîne de commande TRON permettait de suivre les processus de fonctionnement d'un programme. Certaines rumeurs veulent que le personnage principal porte ce nom à cause de la fonction qu'il opère initialement dans le système informatique où il évolue[réf. nécessaire].

MCP est le sigle de « Maître Contrôle Principal » en français et de « Master Control Program » en version originale. « Master Control Program » est aussi le nom d'un système d'exploitation réel, le Burroughs MCP (en) qui fonctionnait sur Burroughs large systems (en), un des plus grands mainframes de la compagnie Burroughs Corporation.

Le film a été tourné en Californie aux Walt Disney Studios de Burbank et au Laboratoire national Lawrence Livermore[20] d'avril à .

La majeure partie du film se passe en un temps réel extrêmement court. En effet, tous les évènements dont l'action se situe dans le monde virtuel sont à l'échelle de l'informatique, c'est-à-dire que les temps sont mesurés en nanosecondes. On peut donc supposer que toute l'aventure de Flynn dans le monde virtuel ne dure que quelques secondes dans le monde réel.

Effets spéciaux modifier

Tron est le premier film à présenter des séquences retravaillées ou conçues par ordinateur, et de l'imagerie informatique de manière intensive, non seulement comme un élément d'effets spéciaux — comme dans Mondwest (1973) ou Star Wars (1977) —, mais aussi pour concevoir un monde virtuel[2].

Phillip Mittelman, fondateur du MAGI, indique que le studio a utilisé des photographies tridimensionnelles et le système d'animation par ordinateur Synthavision pour produire le film[15]. Il évoque aussi les effets liés aux textures et au contraste[15]. Ces explications sont disponibles dans un documentaire intitulé Beyond Tron (« Au-delà de Tron »)[15]. Le DVD collector comporte aussi les vidéos de Triple-I qui ont encouragé le studio Disney a lancé le projet Tron[15], aussi disponibles sur le site de Richard Taylor[21]. Pour Mark Arnold, Triple-I se rapproche du travail de Kraftwerk[15].

Quatre sociétés d'informatique fourniront les images de synthèse du film :

  • deux basées à Los Angeles : Triple-I et RA&A
  • deux basées à New York : Digital Effects (en) (fondée par Jeff Kleiser) et MAGI, cette dernière ayant fourni la plus grande partie du travail grâce à l'installation d'une ligne téléphonique transcontinentale avec les studios de Disney à Burbank en Californie[2]. Toutefois, la durée de calcul informatique nécessaire pour créer une scène permettait de couper le lien deux jours et demi à cinq jours entre chaque transmission[2].

Les scènes du monde virtuel du film sont tournées (puis retravaillées) à Burbank tandis que les scènes du monde réel sont tournées à Los Angeles et au Laboratoire national Lawrence Livermore d'Oakland en Californie[2]. Le superviseur des effets spéciaux techniques John Scheele explique que le studio a utilisé la méthode traditionnelle des cellulos de l'animation avec des couches différentes pour chaque couleur[16].

Les séquences informatiques du film ont été notamment conçues grâce à l'utilisation d'un supercalculateur. Il est notable qu'au vu des moyens techniques de l'époque, même un des ordinateurs les plus puissants de l'époque comme les Cray étaient incapables de générer une image complète en une seule fois[22]. En 1982, un ordinateur Cray avait une capacité de 8 Mégaoctets (Mo) de mémoire vive, pour un coût de 7 000 000 de dollars[22]. Pour Tron, chaque rendu d'image nécessitait 18 Mo de mémoire. Pour chaque rendu d'image, ils ont donc du générer une seule ligne à la fois et ne pouvaient donc voir le résultat de leurs efforts que lorsque ces lignes de balayage étaient combinées au film[22]. Une partie de l'activité de matte painting a été sous-traitée par la société Cuckoo's Nest Productions basée à Taipei, ce qui explique la présence de plusieurs noms en taïwanais dans le générique[20].

Pour le producteur Donald Kushner, la partie la plus difficile du film était de rendre le monde fantastique et le monde réel cohésifs l'un à l'autre[16]. Il est rejoint par le cinéaste Richard Taylor, pour qui, le plus difficile a été de regrouper les productions en prises de vue réelles et les effets générés par ordinateur[15]. Le rendu lissé et artificiel obtenu avec les images de l'époque n'est pas un défaut, puisqu'il permet de donner un caractère artificiel au monde de l'ordinateur par rapport à la réalité. Ce rendu a par ailleurs été utilisé plus tard par John Carpenter en 1996 pour créer le sous-marin dans le film Los Angeles 2013, les trucages ayant été faits par Buena Vista Visual Effects, une branche de Disney.

Références cachées à d'autres œuvres modifier

Voici quelques easter eggs (références cachées à d'autres œuvres) du film.

  • Sur une affiche dans le bureau d'Alan Bradley, on peut lire les mots « Gort klaatu barada nikto », en référence à la formule qu'utilise Klaatu, l'alien du film Le Jour où la Terre s'arrêta (1951) de Robert Wise pour diriger son robot, Gort (visible à 0:27:11 dans le film).
  • Sur un des murs lumineux de la salle de surveillance de Sark, où celui-ci donne ses ordres et s'isole pour dialoguer avec le MCP, un petit Pac-Man clignote sur la droite de l'écran (à 0:45:30 dans le film).
  • Lors de la scène du voilier solaire, on peut apercevoir une tête de Mickey Mouse au sol (à 1:12:29 dans le film).
  • La réplique du professeur Walter Gibbs (Barnard Hughes) : « Il m'arrive de rêver à mon ancien garage » est une allusion à la série télévisée Monsieur Merlin, dans laquelle Hughes incarnait l'enchanteur Merlin, reconverti en mécanicien.[réf. nécessaire]

Bande originale modifier

La bande originale du film a été composée par Wendy Carlos et elle comprend aussi deux compositions du groupe Journey : Only Solutions et 1990's Theme[10]. Wendy Carlos, né Walter Carlos, est connu et reconnu pour l'utilisateur du synthétiseur pour jouer de la musique classique, comme avec l'album Switched-On Bach (1968)[10],[23] ou Orange mécanique (1971)[NB 1].

Le générique initial du film, présent sur le DVD, mentionne la bande originale complète de Wendy Carlos qui a été en partie remplacée par la chanson Only Solutions de Journey[15].

La bande originale a été initialement mise en vente sous forme de disques vinyles et de cassettes par CBS Records[10] (réédition en 2002).

En 2010, Tron: Legacy de Daft Punk (bande originale de Tron : L'Héritage (2010)

Post-production modifier

Afin d'assurer la promotion du film, le studio produit une émission spéciale de 30 minutes, intitulée Computers are people, too! a été diffusée le en syndication[24]. Lisberger explique dans ce film le monde informatique de Tron et comment le personnage de Flynn interprété part Jeff Bridges est aspiré dans ce monde virtuel[15]. Une version du court métrage est disponible sur l'édition DVD collector du film[15].

Durant la décennie, plusieurs projets d'attractions liés à des films sont envisagés, mais les mauvais résultats des films en question mettent un terme à ces projets[25]. David Koenig évoque Robin des Bois (1973), L'Île sur le toit du monde (1974), Le Trou noir (1979) mais aussi Tron (1982)[25].

Sortie et accueil modifier

Le film sort aux États-Unis en juillet 1982 et récolte 33 000 000 $. En   France, le film accueille 906 149 entrées[26]

Accueil critique modifier

Sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, le film obtient un score de 72 % d'avis favorables, sur la base de 69 critiques collectées et une note moyenne de 6,40 sur 10 ; le consensus du site indique : « Bien que peut-être pas aussi fort dramatiquement que technologiquement, TRON est une œuvre de science-fiction originale et visuellement époustouflante qui représente une étape marquante dans l'histoire de l'animation par ordinateur »[27]. Sur Metacritic, le film obtient une note moyenne pondérée de 58 sur 100, sur la base de 13 critiques collectées ; le consensus du site indique : « Avis mitigés ou moyens »[28].

En France, le site Allociné donne au film une note moyenne de 3,6 sur 5, sur la base de 5 critiques de presse collectées. Parmi celles-ci, le critique Yann Tobin du magazine Positif (n°263, paru en janvier 1983) indique : « Tel quel, Tron est une fête pour les yeux et une intéressante approche pédagogique de l’informatique. On aurait simplement apprécié que tant d’efforts aussi brillamment accomplis aient généré un peu plus d’émotion »[29].

Analyse modifier

Mark Arnold écrit que le film Tron est un « virage important pour Disney, car au lieu d'être à la traîne sur des sujets tendance de l'époque comme la science-fiction ou le fantastique, Disney est désormais à l'avant-garde d'une nouvelle tendance »[16]. Arnold indique que l'édition DVD comprend de nombreux éléments, dont une interview du créateur et réalisateur Steven Lisberger[16]. Il écrit avoir été un peu confus par le film au premier visionnage en raison de ce côté innovant et qu'il apprécie le film[16].

Distinctions modifier

Entre 1982 et 1983, le film Tron a été sélectionné dans diverses catégories et a remporté une récompense[30],[31].

Récompense modifier

Nominations modifier

Autre modifier

Suite de l'exploitation modifier

Le film a fait l'objet d'un regain d'intérêt à partir des années 2000 qui ont vu la production de deux suites Tron : L'Héritage (2010) et de Tron: Ares (pérvu pour 2025)

Une série d'animation Tron : La Révolte a été diffusée à partir du aux États-Unis sur Disney XD. Une bande-annonce est présente dans les bonus de l'édition vidéo de Tron : L'Héritage.

Sorties vidéos modifier

Jeux vidéo modifier

Jeu de société modifier

Dans la culture populaire modifier

Cinéma modifier

  • Dans le film I, Robot (2004) d'Alex Proyas, on peut relever plusieurs similitudes avec le film Tron ; à la fin, l'officier de police Del Spooner (Will Smith) se jette dans un immense rayon lumineux qui est en fait l'ordinateur principal qui dirige tous les robots, afin de lui injecter un « virus » pour le détruire. À la fin de Tron, Kevin Flynn se jette dans un rayon lumineux qui est en fait le MCP, pour permettre à Tron d'y placer un programme qui le détruira.

Télévision modifier

  • Dans la série Chuck (2007-2012), qui prend place à Burbank, le héros Chuck Bartowski, un geek devenu agent secret contre son gré, est un grand fan de Tron. On peut remarquer une affiche du film dans sa chambre.
  • Dans la série Le Laboratoire de Dexter, l'épisode « Fin de partie » du montre le personnage Dexter qui tombe dans un univers similaire à celui de Tron. Dans cet épisode, sont présents les Light Cycle et un maître du virtuel qui ressemble au MCP de Tron.
  • Dans la série Les Simpson, une référence au film est faite dans l'épisode « Simpson Horror Show VI » du .
  • La forme du MCP est reprise par la série South Park pour représenter Moïse ; la première fois dans l'épisode « Les Scouts juifs » du . Dans l'épisode 4 de la saison 14, « Vous avez 0 ami », Stan se fait happer par son profil Facebook, devenu trop puissant et se retrouve dans un monde virtuel où tous les profils sont représentés par leur propriétaire et où, à l'image de l'univers de Tron, ils sont vêtus de combinaisons et de casques luminescents.
  • La série télévisée Automan (1983-1984) reprend en partie l'univers de Tron. Le héros est un hologramme au costume lumineux dont la voiture prend des virages à 90°.
  • Le monde de Tron, futuriste lors de sa création, mais quelque peu « rétro » à peine trente ans plus tard, avec ses objets virtuels « fil de fer » et ses motos bizarres virant à angle droit, est parodié dans un épisode de la série Futurama de Matt Groening intitulé « Law and Oracle » (). On y voit l'antihéros de l'histoire, le peu doué Philip J. Fry, devenu pour l'occasion un motard de la police, se lancer sur son étrange moto électronique à gros pneus à la poursuite d'un délinquant routier qui a dépassé la limite de vitesse... de la lumière. Il s'avère que ce dangereux contrevenant n'est autre qu'Erwin Schrödinger qui transporte dans sa voiture, outre des hallucinogènes d'une puissance inconnue, une mystérieuse boîte contenant son célèbre (et très agressif) chat quantique.

Musique modifier

  • Le clip de la chanson 12:51 du groupe The Strokes, réalisé par Roman Coppola en 2003, s'inspire du film.
  • Le clip de la chanson From Paris to Berlin d'Infernal, sorti en 2005, s'inspire de l'univers épuré du film, notamment de ses courses de moto.
  • Le clip de la chanson Qu'en est-il de la chance de Pierre Lapointe, sorti en 2006, s'inspire également de la course de moto de Tron mais, au lieu de laisser un mur derrière elle, la moto efface les lignes.
  • Le clip de la chanson The Tron girl de la websérie The key of Awesome (en) s'inspire de l'univers de Tron.
  • Le groupe français Daft Punk rend hommage au film lors de sa tournée mondiale Alive 2007 ; pendant leurs concerts, lors du rappel (titres Human After All/Together/One More Time (Reprise)/Music Sounds Better With You), les deux membres du groupe apparaissent vêtus de costumes de scène noirs à bandes orange rappelant les combinaisons cybernétiques des personnages du film. Ils participeront également à la bande originale du film Tron : L'Héritage.
  • L'univers du clip du morceau Abiura di me (2008), interprété par l'Italien Caparezza, reprend le design visuel de Tron ainsi que le Light Cycle.

Jeux vidéo modifier

  • L'univers de Tron apparaît dans le jeu vidéo Kingdom Hearts 2 où il fait partie du système de l'ordinateur d'Ansem. La Grille devient un monde jouable dans Kingdom Hearts 3D: Dream Drop Distance.
  • Dans Darwinia, les ingénieurs qui servent à prendre bâtiments, technologies et « âmes » des vies numériques de Darwinia, ainsi que les nuages ou encore le relais de communication du dernier niveau du jeu, sont directement inspirés de l'univers de Tron.
  • Dans Grand Theft Auto V, le mode de jeu « Retour à la ligne » qui ressemble au jeu des motos dans Tron est disponible sur Grand Theft Auto: Online.

Notes et références modifier

Notes modifier

  1. Switched-On Bach et Walter Carlos' Clockwork Orange ont été initialement publié avec le nom Walter Carlos, mais pour Tron c'est Wendy Carlos

Références modifier

  1. « Budget du film Tron », sur JP box-office.com (consulté le ).
  2. a b c d e f g h et i (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 572
  3. (en) « Tron - Dates de sortie » sur l’Internet Movie Database (consulté le ).
  4. a et b « Tron », sur cinoche.com (consulté le ).
  5. a et b « « Tron - Dates de sortie » » (fiche film), sur Allociné (consulté le ).
  6. « Visa et Classification - Fiche œuvre Tron », sur CNC (consulté le ).
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  8. a et b (en) Tron sur l’Internet Movie Database.
  9. « Tron » (fiche film), sur Allociné
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  12. Pierre Schellingen, « Un mulot en forme de stylo pour remplacer la souris », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  13. Anne-Sylvie Weinmann, « André Guignard, un virtuose de la micromécanique », sur Musée Bolo, (consulté le )
  14. Cf. Tom Hormby, « A History of Apple's Lisa, 1979–1986 », sur lowendmac.com, (consulté le ).
  15. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s et t (en) Mark Arnold, Frozen in Ice : The Story of Walt Disney Productions, 1966-1985, p. 403.
  16. a b c d e et f (en) Mark Arnold, Frozen in Ice : The Story of Walt Disney Productions, 1966-1985, p. 402.
  17. a b c d et e (en) David McClain, « The Making of TRON: Special effects leap into the future », Video Games Player, no 1,‎ , p. 50-55
  18. (en) Mark Arnold, Frozen in Ice : The Story of Walt Disney Productions, 1966-1985, p. 404.
  19. a b et c (en) Ross Anderson, Pulling a Rabbit Out of a Hat, p. 8
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  21. (en) Richard Winn Taylor., « Triple I Demo Reel », sur richardtaylordesign.com, 2005-2023 (consulté le )
  22. a b et c (en) « TRON Legacy: Oh how far we've come in computer rendering », Scott Sheppard, labs.blogs.com, 21 décembre 2010.
  23. (en) Roshanak Kheshti, Wendy Carlos's Switched-On Bach, Bloomsbury Academic, , 109 p. (ISBN 978-1-5013-2028-6, DOI 10.5040/9781501320316).
  24. (en) Bill Cotter, The Wonderful World of Disney Television - A Complete History, pp. 15-16
  25. a et b (en) David Koenig, Mouse Under Glass - Secrets of Disney Animation & Theme parks, p. 139
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  27. (en) « Tron », Rotten Tomatoes.com (consulté le 21 mai 2023).
  28. (en) « Tron (1982) », Metacritic.com (consulté le 21 mai 2023).
  29. « Critiques Presse pour le film Tron », Allociné.fr (consulté le 21 mai 2023).
  30. (en) « Tron - Distinctions » sur l’Internet Movie Database (consulté le ).
  31. « Palmares du film Tron », sur Allociné (consulté le ).
  32. (en) « TRON : Three new video games based on the Disney movie », Intellivision News, no 4,‎
  33. (en) « Science Fiction Games Go Portable », Electronic Games, no 13,‎ , p. 57
  34. « Tank Universal sur Steam », sur store.steampowered.com (consulté le ).
  35. « TRON RUN/r sur Steam », sur store.steampowered.com (consulté le ).
  36. Fiche du jeu sur le site boardgamegeek.com (consulté le 16 janvier 2016).

Liens externes modifier