Torsiac

commune française du département de la Haute-Loire

Torsiac
Torsiac
Le château de Torsiac et l'Alagnon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Intercommunalité Communauté de communes Brioude Sud Auvergne
Maire
Mandat
André Halfon
2020-2026
Code postal 43450
Code commune 43247
Démographie
Population
municipale
66 hab. (2018 en diminution de 8,33 % par rapport à 2013)
Densité 7,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 06″ nord, 3° 13′ 05″ est
Altitude Min. 460 m
Max. 690 m
Superficie 9,06 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Sainte-Florine
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Torsiac

Torsiac est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

SituationModifier

La commune de Torsiac, rattachée au canton de Blesle, est située à l’est des monts du Cézallier, au nord-ouest du département de la Haute-Loire et à proximité du Puy-de-Dôme et du Cantal. Son nom vient probablement d’une villa gallo-romaine dont on a trouvé les traces[1].

Communes limitrophes de Torsiac
Apchat
Puy-de-Dôme
  Léotoing
Blesle

TopographieModifier

D’une superficie de 870 ha, cinq vallées la partagent, délimitant trois zones de plateaux échelonnées entre 650 et 700 m. La rivière Alagnon coule du sud au nord sur une longueur de 5,7 km dans la plus importante des vallées. De part et d’autre de cette rivière se trouvent deux axes de communication : l'ancienne RN 9 de Paris à Perpignan et la voie ferrée d’Arvant à Neussargues. Les quatre autres vallées sont arrosées par des ruisseaux de moindre importance :

  • Le ruisseau d’Auze, qui serpente au fond d’une vallée étroite où se trouve une ancienne mine d’antimoine.
  • Le Bave, qui provient des monts du Cézallier. Il arrose quelques prairies et anciens vergers et rejoint l’Alagnon près de Brugeilles.
  • Le ruisseau de Merdenson ne vient pas de très loin, il est bordé de taillis. Le CD 5 permettant entre autres l’accès des villages de Sanson et Marmaissat, emprunte cette vallée.

La commune présente un relief tourmenté, fait de vallées profondes et de plateaux. Cependant la sévérité des sites est atténuée par la présence de bois (chênes pubescents, pins sylvestres) qui servent de refuge aux sangliers, chevreuils et autres gibiers. Ils recouvrent les endroits les plus pentus et font la liaison avec la végétation luxuriante qui borde les rivières ; vertes frondaisons qui incitent aux lentes promenades et au farniente. De ce décor incomparable, se dégage une atmosphère de calme et de détente extraordinaire[1].

Trois village sont situés sur la commune : Sanson, Marmaissat et Brugeilles (le plus important).

TorsiacModifier

Chef-lieu de la commune, le hameau de Torsiac (altitude 465 m) ne comprend que le château du même nom, l’église, le presbytère et la maison d’école aujourd’hui transformée en mairie. Il est situé sur la rive gauche de l’Alagnon, presque à la lisière des bois.

BrugeillesModifier

Ce village, le plus grand de tous, est également situé dans la vallée de l’Alagnon en amont de Torsiac. Il s’étale à flanc de coteau, dominant les près, vergers, jardins et champs qui se déploient en bordure de rivière ; la voie ferrée passe à proximité.

 
Le village de Brugeilles.

MarmaissatModifier

Marmaissat se trouve sur le plus haut plateau et est délimité par la vallée d’Auze et du Merdenson. Il est entouré de champs et de prairies (altitude 653 m).

SansonModifier

Situé au nord-ouest de la commune, il a été construit au pied d’un mamelon, en partie recouvert de bois « la Chappe », et au bord d’un plateau recouvert de prairies et de cultures.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Torsiac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (62 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,8 %), zones agricoles hétérogènes (16,5 %), prairies (15,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,8 %), terres arables (5,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire et monumentsModifier

Le château de TorsiacModifier

 
Le château de Torsiac.

Sa partie la plus ancienne, le donjon carré, a été construite par les Templiers dont la commanderie était commise à la garde du gué de l’Alagnon, au lieu dénommé « la Nau ». Ce nom signifie « l’endroit où stationnait une barque pour le passage de la rivière ». Au XVIe siècle, un corps de bâtiment flanqué de quatre tours circulaires a été adjoint au donjon.

D’abord propriété des Templiers, Don Coll cite Itier et Hugues de Sarrazin comme seigneurs des lieux en 1271 et 1302. Ce fief appartint par la suite à une famille qui en prit le nom et dont deux d’entre eux, Faucon et Vital de Torsiac, figurent à l’armorial de 1450. Torsiac, ainsi que Brugeilles et les autres « mas » de la commune dépendaient de la justice des Mercœur et du commandement de Blesle pour la juridiction[1].

Le château de PouzolsModifier

Il est complètement en ruines, seuls subsistent quelques pans de murs. De lui, on sait qu’il dépendait de la seigneurie de Torsiac et qu’il fut apporté à Jean-Baptiste du Cheni par son épouse Catherine de Boisset. Sous Louis XIV, leur petit-fils Guillaume de la Salle, seigneur de Pouzols, avait fait nommer Charles de Valois, baron de Mercœur, pour son « mas » de Marmaissat et son « mas » de Valette. Ainsi Pouzols, Sanson et Marmaissat formaient, avec le chef-lieu Torsiac, un fief possédé par la famille de Boisset de Torsiac[1].

L’église de TorsiacModifier

L’ancienne église était située près du château avec autour, le cimetière de la paroisse. Le presbytère se trouvait en arrière du château sur la pente côté nord qui domine « la Nau », actuellement « Lanau ».

En 1820, le presbytère était en si mauvais état que le curé alla habiter Brugeilles. L’église, par manque de soins et d’aération, était si humide que le curé en mourut ; en 1825 elle fut interdite au culte. Il convenait donc d’en construire une nouvelle. Pour son emplacement et celui du presbytère, M. Andrieu de Torsiac donna quatre cartonnées de terrain inculte (soit trente quatre ares) en échange du terrain qu’occupaient dans la cour du château, l’ancien presbytère, l’ancienne église et l’ancien cimetière.

La nouvelle église fut construite aux frais de la commune d’après les plans de M. Ledru, architecte à Clermont-Ferrand. De style roman et sur plan de croix latine, elle fut achevée en 1848. Les vitraux datent de 1855, année de percement du tunnel ferroviaire de Torsiac (603 mètres). C’est à cette époque que furent exécutées les peintures du cœur par M. Raymond, peintre à Toulouse et domicilié à Allanche[1].

L’église de BrugeillesModifier

Elle fut construite vers 1902 grâce à l’énergie et au dévouement du curé de l’époque, M. Arnaud. Il passa de longues heures à draguer lui-même le sable dans la rivière et il sut adroitement quêter les secours et obtenir les corvées. Elle est moins grande, mais certainement plus solide que celle de Torsiac[1].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Mandats Identité Autres mandats, qualités et remarques diverses
1977 - 1982 M. Alexis Chabanon Monsieur Chabanon entame son premier mandat. Élu conseiller-municipal en 1959 puis adjoint à partir de 1965.
1982 - 1987 M. Alexis Chabanon Second mandat.
1987 - 1992 M. Alexis Chabanon Troisième mandat.
1992 - 1997 M. Alexis Chabanon Quatrième mandat.
1997 - 2002 M. Alexis Chabanon Cinquième mandat.
2002 - 2006 M. Alexis Chabanon Sixième mandat. M. Alexis Chabanon doit laisser sa place pour raison de santé. Il est remplacé par M. André Halfon 1er adjoint. Élu maire en
2006 - 2008 M. André Halfon
2008 - en cours
(au )
M. André Halfon Premier mandat (réélu en 2014)[9].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2018, la commune comptait 66 habitants[Note 2], en diminution de 8,33 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
414395422416413374366354347
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
292270226238248255258246238
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
20921218815917820618710288
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1018070788771737373
2013 2018 - - - - - - -
7266-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie localeModifier

 
Cerf en période de Brame

la fête du Pain a lieu chaque année le premier dimanche d'août. Cette animation organisée par le comité des fêtes de la commune comprend un repas (repas cuits dans le four du village), des animations pour petits et grands et la ventes de pains, brioches et de pâtés en croûte tous cuits dans le four du village.

L'ACCA de TORSIAC est une société de chasse communale, en 2013 le nombre de chasseur était de 27. Essentiellement constituée de membres résidents sur la commune, elle se compose d'une douzaine de chasseurs résidant hors de la commune ayant des cartes dites étrangères. Les animaux les plus chassés sont le sanglier, le cerf (cerf, biche, bichette, faon), le chevreuil, le lièvre, la perdrix rouge, le faisan, caille des blés, bécasse. La chasse est essentiellement pratiquée en battue collective, toutefois, un certain nombre d'attribution de bracelet sont réalisés à l'approche. Depuis 2013, la chasse à l'arc est pratiquée sur le territoire par 4 chasseurs passionnés. En 2017, le président est Thierry Vargues.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f Panneau d'information "Route Vallée de l'Alagnon"
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 28 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 24 avril 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 24 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

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