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Tomi Ungerer

peintre, dessinateur, illustrateur et auteur français
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Tomi Ungerer
Tomi Ungerer par Claude Truong-Ngoc novembre 2017.jpg
Tomi Ungerer par Claude Truong-Ngoc
Naissance
Décès
(à 87 ans)
Cork (Irlande)
Nom de naissance
Jean-Thomas Théodore Ungerer
Nationalité
Activité
Dessinateur, peintre, illustrateur, écrivain et auteur
Formation
Père
Mère
Alice Essler (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Prix Hans Christian Andersen d'illustration (1998)
Site web
Œuvres principales

Jean-Thomas Ungerer, dit Tomi Ungerer, né le à Strasbourg et mort le à Cork en Irlande, est un peintre, dessinateur, illustrateur et auteur alsacien, de nationalité française.

Tomi Ungerer, considéré comme un des plus brillants dessinateurs de sa génération, a mené à partir de 1957 une carrière internationale dans de nombreux domaines des arts graphiques. Parmi ses nombreux livres pour enfants, plusieurs dont Les Trois Brigands et Jean de la Lune ont connu un succès international. Ses affiches contre la guerre du Vietnam et la ségrégation raciale dont Black Power/White Power sont célèbres. L'artiste est avant tout un fin observateur de la société de son temps. Il a livré une satire virulente de certains aspects de la société américaine, dans l'esprit de Daumier et de Grosz. Créateur multiforme, il s'est également intéressé à la sculpture et a écrit de nombreux textes, dont plusieurs autobiographiques[1]. Un musée lui est consacré à Strasbourg sa ville natale.

Sommaire

BiographieModifier

Enfance et adolescenceModifier

Issu d’une famille protestante qui compte des bouchers (originaires de Öhringen, installés en Alsace en 1674[2]) et des pasteurs, Tomi Ungerer est le fils de Théodore Ungerer et d’Alice Essler.

Son arrière-grand-père Auguste Théodore, son grand-père Alfred (1861-1933) et son père Théodore (1894-1935) travaillent dans l'horlogerie monumentale. L'entreprise d'horlogerie Ungerer active de 1858 à 1989 a notamment entretenu la troisième horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg.

Tomi Ungerer est âgé de trois ans quand son père décède. Ce dernier était ingénieur, fabricant d'horloges astronomiques, artiste et historien ; Tomi lui rend hommage dans De père en fils (2002) : « J’ai eu le sentiment qu'il m'avait transmis tous ses talents en mourant »[3]. La famille quitte Strasbourg et part s’installer à Wintzenheim, dans le quartier du Logelbach au 12 rue Haussmann – une plaque signalant le lieu où il a habité a été posée le 19 février 2005 –, dont les paysages calmes et romantiques inspireront l’auteur. C’est en Alsace que son œuvre plonge ses racines, malgré son tempérament de globe-trotter.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l'Alsace est annexée par l’Allemagne. La maison et l’usine familiale sont réquisitionnées par les Allemands et, comme tous les Alsaciens, Tomi Ungerer subit un endoctrinement nazi via l’école qu’il fréquente et qui est soumise à la germanisation. Les journées commencent alors par des chants nazis (qu'il a avoué quelque temps avant sa mort encore connaître par cœur, fruit de l'endoctrinement d'alors, dont on se défait jamais disait-il), et l'écoute des discours du Führer. Il lui est fait totale interdiction de parler français et son prénom jugé insuffisamment germanique est changé autoritairement en « Hans »[4]. Cette période l'a traumatisé à vie indiquait-il encore au soir de sa vie, faisant encore des cauchemars chaque nuit liée à cette période.

 
Tomi Ungerer en 2014, tenant un jouet en forme de cathédrale de Strasbourg.
 
Tomi Ungerer dans son atelier en Irlande en 2015.

Sa mère continue toutefois à lui parler en français malgré l'interdiction. Et quand elle est dénoncée aux autorités nazies, elle trouve un stratagème pour continuer : à l'officier de la Gestapo qui la reçoit, elle confirme parler en français avec son fils, et indique qu'elle continuera. Elle ajoute avec une feinte conviction : « il faudra bien trouver des gens pour diriger ces Français après la victoire finale. » Convaincu, l'officiel admet : « Ainsi parle une vraie fille du Führer. » Et ainsi l'enseignement en français du jeune Tomi put continuer[5].

Il se dit alors « Français à la maison, Alsacien dans la rue, et Allemand à l'école[4]. » C'est là qu'il commence à dessiner son environnement, comme pour l'exorciser son quotidien.

Après la libération de l'Alsace, Tomi Ungerer est à nouveau français, mais il a beaucoup de mal à s’adapter à cette nouvelle situation. On lui interdit cette fois, et comble de l'ironie, de parler alsacien[6]. Nouveau traumatisme pour lui. Il en dit avec amertume en 2009 : « La liberté c’est avant tout le droit de l’individu à sa propre identité. L’égalité c’est l’harmonie entre les différences qui se complètent. La fraternité se crée dans le respect de l'identité des autres. Pour le jacobinisme centraliste français avec son idéal de citoyens identiques issus d’un moule scolaire, ceci est anathème ! Pour faire de nous Alsaciens, une région de Kougelhopfs et de Dumkopfs docilisés, la France de l'après-guerre a commis un assassinat culturel. Par le biais de l'enseignement, elle s’est acharnée à nous déraciner de nos origines qui sont germaniques. Même s’il est préférable que nous soyons les Allemands de la France plutôt que les Français de l'Allemagne, nous n’en sommes pas moins stigmatisés, nous sommes les Ploucs am Rhein, jadis tout simplement des sales boches[7] ! ».

Ces événements doublement douloureux pour lui le marqueront d'une sensibilité particulière, qui se traduira dans ses œuvres tout au long de sa longue carrière artistique.

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, Tomi pratique le scoutisme chez les Éclaireurs Unionistes de Colmar, où il reçoit le totem de « Fourmi boute-en-train » : « Lorsque j’étais chez les scouts, mon totem, c'était une fourmi. Imaginez ces fourmis courant dans tous les sens, toujours en train de travailler. Je ne pouvais pas passer ma vie à ne rien faire. Un vrai boute-en-train, c’est-à-dire un meneur… une fourmi qui montrait le chemin aux autres, qui entraînait les autres dans sa fourmilière[8]. » En 1946, il explore la France à vélo.

En 1951, après son échec au baccalauréat, au lycée Bartholdi, il voyage par des moyens de fortune jusqu'en Laponie et au Cap Nord.

En 1952, Tomi Ungerer s'engage dans le corps des méharistes en Algérie. Il est réformé en 1953. Il s'inscrit alors aux Arts décoratifs à Strasbourg mais est renvoyé au bout d’une année pour indiscipline. Il travaille alors comme étalagiste et publicitaire pour des petites entreprises.

Entre 1954 et 1955, il effectue de nombreux voyages dans toute l'Europe, toujours par des moyens de fortune (en auto-stop ou en s’engageant comme marin sur des cargos), notamment en Islande, en Norvège, en Grèce et en Yougoslavie.

New YorkModifier

En 1956, Tomi Ungerer part pour New York. Il débarque avec un carton de dessins et 60 $ en poche, et c’est le succès immédiat : il travaille pour les journaux et magazines les plus prestigieux (New-York Times, Village Voice, Life etc.)[3]. Sa rencontre avec Ursula Nordstrom (en) des éditions Harper & Row lui permet de publier quatre-vingts livres pour enfants en dix ans. Ce sont ses activités de publicitaire et notamment d’affichiste qui lui apportent la notoriété : ses affiches contre la guerre du Viêt Nam sont très connues. Il est également connu comme un important satiriste et dessinateur humoristique (pour adultes).

Après un divorce, il se remarie en 1972 avec Yvonne Wright et s’installe en Nouvelle-Écosse au Canada[9]. Ils ne s'y plaisent pas trop, car leur voisinage est plus que turbulent, digne du Far-West [10]

L’IrlandeModifier

En 1976, Tomi et Yvonne s’installent définitivement à Cork en Irlande, pays d’où Yvonne est originaire et où naît leur première fille, Aria[11],[12].

EngagementsModifier

 
La « Fontaine de Janus ».

Tomi Ungerer est membre du comité de patronage du think tank strasbourgeois Forum Carolus, créé et dirigé par Henri de Grossouvre, car pour lui, comme il aime à le répéter, « pour la première fois depuis des siècles, Strasbourg et l’Alsace sont au bon endroit au bon moment ».

En 1975, il fait une première donation à la ville de Strasbourg d'œuvres personnelles et de jouets issus de sa collection. Cette donation est suivie de plusieurs autres.

À partir des années 1980, il s’investit énormément pour l’amélioration des relations franco-allemandes et dans la préservation de l’identité, du particularisme et du bilinguisme en Alsace.

En 1988, pour le bimillénaire de Strasbourg, il réalise la « Fontaine de Janus », installée à l’arrière de l’Opéra national du Rhin.

Une de ses sœurs décède le 20 janvier 1992 dans la catastrophe aérienne du mont Sainte-Odile. Il fonde alors l’association Entraide de la Catastrophe des Hauteurs du Sainte-Odile (ECHO).

En 1998, il obtient le prix Hans Christian Andersen, mention illustrateur, la plus haute distinction pour un auteur de livres d'enfants.

En 2008, il est le premier lauréat du Prix de l'Académie de Berlin[13].

Son œuvre compte 30 000 à 40 000 dessins. Elle s'étend aux domaines de la littérature d'enfance et de jeunesse, de la publicité, des alsatiques et de l’érotisme.

Mort et hommage posthumeModifier

 
Hommage œcuménique à Tomi Ungerer en la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg le 15 février 2019.

Père de quatre enfants, Phoebe, Aria, Pascal et Lukas[12], Tomi Ungerer meurt le à Cork[14] (Irlande), chez sa fille Aria. Ses obsèques sont célébrées le 12 février en l'église Saint-Brendan de Bantry en Irlande.

Une cérémonie œcuménique d’À Dieu est organisée à la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg le 15 février. Présidée par Mgr Luc Ravel, la prédication est donnée par le pasteur Christian Krieger et par le chanoine Michel Wackenheim archiprêtre de la cathédrale, en français, allemand et alsacien. Roland Ries, maire de Strasbourg, prononce l’hommage de la ville et, selon les dernières volontés de Tomi Ungerer, un chant yiddish, « Mein Ruheplatz », chanté par Astrid Ruff ouvre la célébration, puis Roger Siffer interprète trois chansons : « Ich hatt’einen Kameraden », « O Strassburg » et « Die Gedanken sind frei ». La cérémonie qui s’achève sur la Prière scoute, réunit plus de 1 000 personnes[15].

Selon ses dernières volontés, ses cendres sont partagées. Une moitié repose à Strasbourg, dans le caveau familial au cimetière Saint-Gall de Strasbourg, l’autre est inhumée en Irlande[16].

Le square du Tivoli, situé à proximité de sa maison natale à Strasbourg, va prendre le nom de « Place Tomi-Ungerer ». Une statue de l’artiste y sera installée[17].

Le musée Tomi UngererModifier

 
Le musée Tomi-Ungerer à Strasbourg.

Le Musée Tomi-Ungerer – Centre international de l'illustration est situé à la Villa Greiner, avenue de la Marseillaise à Strasbourg.

Ce musée conserve la collection Tomi Ungerer, qui provient de plusieurs donations effectuées par l’artiste à sa ville natale depuis 1975 et qui comprend onze mille dessins originaux, des estampes, un fonds documentaire, une bibliothèque. Six mille cinq cents jouets et jeux provenant de la collection personnelle de Tomi Ungerer font également partie de la collection du musée.

Il a ouvert ses portes en novembre 2007 et présente le fonds au rythme de trois expositions par an.

ŒuvresModifier

  • 1943
    • Deutschland !
  • 1957
    • Les Mellops font de l'avion (The Mellops Go Flying)
    • Les Mellops spéléologues (The Mellops Go Diving for Treasure)
    • The Brave Coward
  • 1958
    • Les Mellops trouvent du pétrole (The Mellops Strike Oil)
    • Crictor (id.)
    • Agee on Film
  • 1959
    • Adélaïde (Adelaide)
    • Seeds and More Seeds
  • 1960
    • Les Mellops fêtent Noël (Christmas Eve at the Mellops)
    • Émile (Emile)
    • Horrible, an Account of the Sad Achievements of Progress
    • Inside Marriage
    • Cartoon 60
    • Twelve WHK Characters
    • America für Anfänger
  • 1961
  • 1962
    • Snail, Where Are You?
    • Der Herzinfarkt
    • Fredou
    • The Monocle Peep Show
    • Cartoon 62
    • Esquire's Book of Gambling
    • Illustrations pour :
      • Comfortable Words de Bergen Evans
      • Riddle dee dee de Bennett Cerf
  • 1963
    • The Mellops Go Spelunking
    • Come Into My Parlor (coauteur avec Miriam Ungerer)
    • Illustrations pour :
      • Frances Face-Maker de William Cole
      • A Book of Various Owls de John Hollendaer
      • Wer Zeichnet wie
      • Die Spottdrossel d'Ambrose Bierce
      • Esquire's All About Women de William Cole
      • A Cat-hater's Handbook or The Ailurophobe's Delight de William Cole
      • The Girl We Leave Behind de Jerome Beatty
      • A Television Notebook pour CBS Television Network
  • 1964
    • One, Two, Where's My Shoe
    • Les Carnets secrets de Tomi Ungerer (The Underground Sketchbook)
    • Illustrations pour :
      • The Clambake Mutiny de Jerome Beatty
      • Flat Stanley de Jeff Brown
      • Beastly Boys and Ghastly Girls, poèmes sélectionnés par William Cole
      • Games Anyone de Robert Thomsen
      • Dear N.A.S.A., please send me a rocket de Tait Trussell et Paul Hencke
      • Erlesene Verbrechen und Makellose Morde d'Henry Slesar
  • 1965
    • Graphis n° 120 vol. 21 de Manuel Gasser (16 pages consacrées à Tomi Ungerer)
    • Illustrations pour :
      • Selections from French Poetry de Kenneth F. Canfried
  • 1966
    • Orlando (Orlando the Brave Vulture)
    • Jean de la Lune (Der Mondmann)
    • Nicht Wahr?
    • Ungerer Meets the Maharadjah
    • The Party
    • Illustrations pour :
      • Mr. Tall & Mr. Small de Barbara Brenner
      • Oh, What Nonsense!, poèmes sélectionnés par William Cole
      • Les Trois Bouteilles de Warwick (Warwick's 3 Bottles) d'Andre Hodeir
      • The Too Hot to Cook Book de Miriam Ungerer
      • Guillaume l'apprenti sorcier (The Sorcerer's Apprentice) de Barbara Hazen et Adolphe Chagot
  • 1967
    • Eat
    • Basil Ratzki. Eine Fabel
    • Le Géant de Zéralda (Zeralda's Ogre)
    • Tomi Ungerer
    • Art Kan-George Tscherny-Tomi Ungerer
    • Illustrations pour :
      • What's Good for a Four Year Old de William Cole
      • Look! Look! The Giggle Book de William Cole
      • Cleopatra Goes Sledding de Andre Hodeir
      • Lear's Nonsense Verses d'Edouard Lear
      • A Case of the Giggles, compilation par William Cole
      • The Donkey Ride de Jean B. Showalter
      • Ein Bündel Geschichten für Lüsterne Leser d'Henry Slesar
  • 1968
    • Ask Me a Question
  • 1969
    • Fornicon (id.)
    • Der Gestohlene Bazillus
    • Illustrations pour :
      • New York für Anfänger d'Herbert Feuerstein
  • 1970
    • Le Chapeau volant (The Hat)
    • Tomi Ungerer's Compromises
  • 1971
    • Je m'appelle Papaski et voici mes meilleures histoires à dormir debout (I'm Papa Snap and These Are My Favourite No Such Stories)
    • La Grosse Bête de Monsieur Racine (The Beast of Monsieur Racine)
    • Affiches (The Poster Art Of Tomi Ungerer)
    • Posters of Protest
    • Illustrations pour :
      • Aschenbrödels Küche d'Alice Vollenweider
  • 1972
    • Depression
    • Karikaturen
    • Die Eifel (coauteur avec Willy Brant)
    • Illustrations pour :
      • Oh, That's Ridiculous!, poèmes sélectionnés par William Cole
  • 1973
    • Pas de baiser pour maman
  • 1974
    • Allumette’’
  • 1984
    • Far out Isn't Far Enough
  • 1986
    • Schutzengel der Hölle (Ange gardien de l'enfer, érotique)
  • 1990
    • Für Fr. und D. gefallen
  • 1991
  • 1992
    • L'entraide - illustration sur timbre-poste français
  • 1997
    • Mon Alsace La Nuée Bleue
  • 1998
    • Trémolo, - traduit de l'allemand Tremolo -
  • 1999
  • 2000
    • Le Nuage bleu
  • 2001
    • Tomi et New-York La Nuée Bleue
  • 2003
    • Guillaume l'apprenti sorcier
  • 2004
    • L'Alsace côté cœur La Nuée Bleue
  • 2007
    • Neue Freunde (Éd. Diogenes Verlag AG Zürich)
    • Amis-amies (Éd. L'École des loisirs, Paris)
    • Mes Cathédrales La Nuée Bleue
    • Propaganda La Nuée Bleue
  • 2008
    • Zloty (Éd. Diogenes Verlag AG Zürich)
    • Les Trois Brigands, version trilingue(alsacien, français, allemand) Die Drei Raiwer La Nuée Bleue
  • 2009
  • 2011
    • Illustration d'un livre-disque pour enfants l'Abécédaire de Boris Vian interprété par Debout sur le Zinc
    • La roue de l'énergie La Nuée Bleue
  • 2012
  • 2013
  • 2014
    • Jean de la Lune, version trilingue (alsacien, français, allemand) 'S Mondmannele La Nuée Bleue

DistinctionsModifier

Vente aux enchères de ses planches originalesModifier

En mars 2016 sont vendues à l'Hôtel Drouot à Paris les planches de la première version de son album Les Trois Brigands, datées de 1960. « Le prix de départ avait été fixé entre 2 000 et 3 000 euros, mais les enchères ont finalement atteint la somme record de 72 724 euros[25]. »

Notes et référencesModifier

  1. Thérèse Willer, « L'œuvre graphique de Tomi Ungerer », in La Revue des livres pour enfants, no 171, septembre 1996, p. 58-87
  2. Manguin et Klein, « Port d'attache téléfilm », Tomi Ungerer parle de sa jeunesse, revisite son passé entre Strasbourg et Logelbach, entre la famille et les voyages, entre l'occupation allemande et l’après-guerre., sur www.arte.tv, ARTE G.E.I.E Picturial, (consulté le 17 février 2019)
  3. a et b Émilie Grangeray, « Tomi Ungerer l’indocile » Le magazine du Monde 15 décembre 2012 p. 150
  4. a et b « La guerre des enfants - Extrait Tomi Ungerer », sur Youtube.
  5. Tomi Ungerer, À la guerre comme à la guerre, Dessins et souvenirs d'enfance, Éditions de la Nuée Bleue, Strasbourg, 1991, page 55.
  6. « Fond'action Alsace - Biographie de Tomi Ungerer ».
  7. Tomi Ungerer, « Alsace Battue », Discours donné à Strasbourg en 2009,‎ (lire en ligne)
  8. « Tomi Ungerer, adieu à un Éclaireur », eeudf.org, 11 février 2019.
  9. Emilie Grangeray, « Tomi Ungerer l'indocile », sur lemonde.fr, (consulté le 27 mars 2014).
  10. Cité dans "100% Tomi Ungerer" publié par les Dernières nouvelles d'Alsace, "Tomi au Canada" par Burton Pike. "Les pêcheurs n'hésitent pas s'il le faut à mettre le feu à une maison vide...Tomi était en bons termes aves les gens du cru, mais comme il le montre clairement dans son livre, il veillait à se faire traiter avec respect"
  11. Biographie de Tomi Ungerer, sur le site des Musées de Strasbourg.
  12. a et b Barry Roche, « French artist and writer Tomi Ungerer dies in his Cork home », irishtimes.com, 11 février 2019?
  13. a et b « Lauréats du Prix de l’Académie de Berlin », sur academie-de-berlin.de (consulté le 27 décembre 2017).
  14. Françoise Dargent et AFP, « Le dessinateur Tomi Ungerer, auteur de Jean de la Lune et Les Trois Brigands, est mort », sur lefigaro.fr (consulté le 9 février 2019)
  15. Charles Hagen, « Tomi Ungerer, fils de son temps », L’Ami Hebdo, n° 8, 24 février 2019, p. 5.
  16. « Les cendres de Tomi Ungerer partagées entre Strasbourg et l’Irlande », Dernières nouvelles d’Alsace, 12 février 2019.
  17. « Strasbourg : une place et une statue Tomi-Ungerer », L’Alsace, 15 février 2019.
  18. « timbre franco-allemand », sur philatelie.deutschepost.de (consulté le 22 avril 2013).
  19. (it) Lauréats Foire du livre de jeunesse de Bologne 1967.
  20. (it) Lauréats Foire du livre de jeunesse de Bologne 1972.
  21. Article du site next.liberation.fr du 6 décembre 2001, consulté le 17 janvier 2015.
  22. « Biographie de Tomi Ungerer », sur franceinter.fr, (consulté le 14 décembre 2012)
  23. « Ordre du mérite : 1 302 «illustres et anonymes» distingués, Tomi Ungerer commandeur », sur le site dna.fr du 15 novembre 2013.
  24. « Légion d'honneur : Véronique Colucci et Tomi Ungerer distingués », leparisien.fr, 31 décembre 2017.
  25. « Les planches de la première version des Trois Brigands de Tomi Ungerer ont été vendues samedi à l'hôtel Drouot pour 72 724 euros. », sur france3-regions.francetvinfo.fr, .

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Une question de diversité, entretien avec Tomi Ungerer, revue Hopala!, no 4, Brest, mars-mai 2000, p. 86-90
  • Musée Tomi Ungerer - Centre international de l'Illustration / La collection, catalogue de la collection du Musée, sous la direction de Thérèse Willer, Éditions Musées de la Ville de Strasbourg, 2007
  • Thérèse Willer, Tomi Ungerer : l'œuvre graphique, Université Marc-Bloch, Strasbourg, 2008, 9 vol. (thèse de doctorat d'histoire de l'art)
  • Thérèse Willer, « Jean Thomas (dit Tomi) Ungerer », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 37, p. 3957
  • Thérèse Willer, Tomi Ungerer, Tout sur votre auteur préféré. L'École des loisirs, 2008. (ISBN 978-2-211-11118-8)
  • Merveilleux - Tomi Ungerer, catalogue d'exposition, 2008. (ISBN 978-2-9532820-0-9)
  • Thérèse Willer, Tomi Ungerer. Graphic Art, Paris, Éditions du Rocher, 2011.
  • René Hoch et Serge Stein, Affiches et Posters de Tomi Ungerer édité par l'AIATU (Association internationale des amis de Tomi Ungerer), Strasbourg, 2006
  • Alain Weill, Encyclopédie de l'affiche, Paris, Éditions Hazan, 2011, ISBN 978-2-7541-0582-8, p. 368–369.
  • Olivier Delcroix et Aurélia Vertaldi, « Tomi Ungerer, leur maître à tous », Le Figaro,‎ (lire en ligne)

FilmographieModifier

Films inspirés par les contes de Tomi UngererModifier

DocumentairesModifier

  • Tomi Ungerer : mine de rien, film d'Adrien Finck et Alain Desmet, CRDP d'Alsace, 1995, 26 min (VHS)
  • Tomi Ungerer, port d'attache, documentaire réalisé par Manguin et Klein 1997, 27 min
  • Tomi Ungerer, l’homme sur son ïle, documentaire réalisé par Percy Adlon, 2006, 44 min, qui l'a filmé pendant plus de trois heures pour Arte
  • Trait pour trait : Tomi Ungerer, film de Philippe Poirier, Bix Films, Strasbourg, 2009, 27 min (DVD) ; contient aussi une interview de Thérèse Willer, conservatrice du Musée Tomi Ungerer
  • Tomi Ungerer, l’esprit frappeur, documentaire réalisé par Brad Bernstein, 2012, 98 min
  • Tomi Ungerer : laissons les mystères tranquilles/Lasst die Geheimnisse in Ruhe, filmé réalisé par Pierre Bischoff, Musées de la ville de Strasbourg, Canopé, 2014, 26 min (DVD, avec fiches d'accompagnement et pistes pédagogiques)

Liens externesModifier