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Sergines

commune française du département de l'Yonne
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Sergines
Sergines
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Thorigny-sur-Oreuse
Intercommunalité Communauté de communes Yonne Nord
Maire
Mandat
André Pitou
2014-2020
Code postal 89140
Code commune 89391
Démographie
Population
municipale
1 295 hab. (2016 en augmentation de 3,02 % par rapport à 2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 34″ nord, 3° 15′ 44″ est
Altitude Min. 73 m
Max. 157 m
Superficie 18,96 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la Mairie de Sergines

Sergines est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

GéographieModifier

Sergines, dans l'Yonne, se situe à la porte de deux départements, la Seine-et-Marne d'un côté et l'Aube de l'autre. Sens (sous-préfecture de l'Yonne) se trouve à 17 km et Paris à 100 km.

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Datant de l'époque d'Hallstatt, une nécropole a été découverte sur le territoire de la commune lors de fouilles archéologiques Bataille 1992, p. 22.

Antiquité et Haut Moyen ÂgeModifier

Au lieudit Gringalet, des centaines de tombes mérovingiennes ont été fouillées par l'archéologue sénonais Pierre Parruzot. Au levant du finage passe la voie romaine de Sens à Meaux[1].

La paroisse de Sergines est dédiée à saint Paterne. Ce saint serait un moine assassiné par des brigands. La région de la Manche héberge plusieurs saints de ce nom. La paroisse appartient au diocèse de Sens.

L'ère des chevaliers seigneurs de SerginesModifier

À la fin du XIIe siècle, un lignage de chevaliers, issu d'un prénommé Terricus, se manifeste sur le finage. Primitivement, ce lignage n'a pas d'assise foncière extérieure, ce qui traduit un manque de rayonnement[2].

Sous Saint Louis, le chevalier Geoffroy de Sergines l'Aîné (ou Sargines selon certaines transcriptions) accompagne le Roi en Terre sainte. Quand le roi sort de la prison cairote, il s'engage à ne plus reparaître en personne dans la région. Louis IX choisit alors Geoffroy de Sergines pour le représenter en Terre Sainte, avec résidence à Acre. C'est par lui que tous les fonds de secours transitent. En 1291, Acre tombe. Les créanciers des derniers combattants se manifestent. Parmi eux, les Templiers poursuivent vigoureusement Geoffroy de Sergines le Jeune.

A Sergines, une branche est demeurée et prend le titre seigneurial. Le fief est dans la mouvance de Bray-sur-Seine et relève en arrière-fief de l'archevêque de Sens. Un descendant épousera l'héritière de la seigneurie de Thorigny au début du XVe siècle.

La RenaissanceModifier

Le bourg est fortifié sous le règne de François Ier, comme beaucoup d'autres dans le Sénonais[3]. Il dispose d'un gros hameau dit de Bohey, à ses portes. On trouve un des rares moulins à vent du Sénonais. La seigneurie est détenue par la famille de Hemery, héritière des de Sergines. Elle détient le château. Les seigneurs de Fleurigny ont une part de la seigneurie.

Sergines accueille Charles IX en tournée dans le royaume. Le Roi manque d'être tué par un cochon lors de cette visite.

Au début du XVIIe siècle, la famille Olivier, originaire du Nivernais et descendante du chancelier de France, possède Sergines. Sous Louis XIII, une troupe en maraude tente de s'imposer aux villageois. Ceux-ci, emmenés par un dénommé Blaise Rigault, tuent le chef de la bande, et lui confisquent sa hallebarde. Une fête annuelle commémore depuis lors le fait d'armes, la hallebarde étant conservée dans la descendance du héros.

Bourg du négoce du grainModifier

Au XVIIIe siècle, Sergines joue un certain rôle dans le négoce des grains. De ce fait, le village est au cœur de l'agitation frumentaire de 1789. Lors de la survenance des troubles, Sergines devient chef lieu de canton et conservera ce titre lors des remodelages du Consulat. Le village parvient à enrayer la demande de rétablissement du canton de Thorigny-sur-Oreuse à plusieurs reprises.

HéraldiqueModifier

  Blason Tiercé en fasce: au 1er de gueules à la fasce ondée d'or, au 2e d'or au fer de hallebarde d'azur posé en fasce et mouvant du flanc senestre, au 3e de gueules à trois coquilles d'or, 2 et 1.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983[4] 2014 Jean-Claude Leroy UMP Conseiller général du canton de Sergines (1992-2011)
avril 2014 En cours André Pitou    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 1 295 habitants[Note 1], en augmentation de 3,02 % par rapport à 2011 (Yonne : -0,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5271 4841 4681 4351 4111 4021 3711 3631 338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3371 3171 3011 2371 1761 0851 1021 0721 037
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
982936942809800828814766721
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
7457337648029001 0801 1861 2011 283
2016 - - - - - - - -
1 295--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Tiburce et Saint-Paterne

Manifestations culturellesModifier

  • Le carnaval de Sergines, chaque 1er week-end de mars.

Personnalités liées à la communeModifier

 
Statue de Blaise Rigault
  • Pierre de Sergines , abbé de Saint-Jacques de Provins, puis archevêque de Tyr en Terre sainte.
  • Geoffroy de Sergines
  • Blaise Rigault. Cet habitant de Bohey, gros hameau aux portes de Sergines, défend sous Louis XIII le village contre une bande de soldats à la traîne. Il est assez heureux pour en tuer le chef. Depuis lors, sa descendance conserve la hallebarde du chef pillard tué. Les festivités sont à l'origine du carnaval de Sergines, désormais organisé chaque année.
  • Élisabeth Vonarburg

JumelageModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Bulletin de la société archéologique de Sens
  2. Etienne Meunier. les chevaliers de la famille de Sergines. CSGY, XIX, 2013
  3. Etienne Meunier. Les églises et les bourgs fortifiés du Sénonais et des pays de l'Yonne. BAS, 33, 1990 (1992)
  4. Jean-Claude Leroy maire depuis 31 ans, sur lyonne.fr
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

AnnexeModifier

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Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf. Henri de Raincourt), Yonne., Paris, Editions Bonneton, (ISBN 2-86253-124-3)

Liens externesModifier