Savasse

commune française du département de la Drôme

Savasse
Savasse
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Montélimar-Agglomération
Maire
Mandat
Françoise Quenardel
2020-2026
Code postal 26740
Code commune 26339
Démographie
Gentilé Savassons, Savassonnes
Population
municipale
1 462 hab. (2018 en augmentation de 6,56 % par rapport à 2013)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 03″ nord, 4° 46′ 32″ est
Altitude Min. 69 m
Max. 420 m
Superficie 22,01 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montélimar
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montélimar-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Savasse

Savasse est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune est limitrophe (au sud) de Montélimar.

Relief et géologieModifier

HydrographieModifier

La commune est bordée par le Rhône.

La commune est arrosée par le Leyne[1].

ClimatModifier

Voies de communication et transportsModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Savasse est une commune rurale car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3].

Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Morphologie urbaineModifier

Hameaux et lieux-ditsModifier

  • Chabert au sud-est,
  • Les Auberts au nord,
  • Les Gilles au nord-est,
  • L'Homme d'Armes, le long de la route nationale 7 et de la ligne de chemin de fer.

LogementModifier

Projets d'aménagementModifier

Risques naturels et technologiquesModifier

ToponymieModifier

AttestationsModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[6] :

  • 1200 : Savasia (inventaire de la chambre des comptes).
  • 1291 : castrum de Savacia (Valbonnais, II, 59).
  • 1291 : Savassia (cartulaire de Montélimar, 32).
  • 1353 : castrum Savassie (cartulaire de Montélimar, 59).
  • 1360 : mention de la cour de justice des comtes de Valentinois : curiam superiorem loci Savassiae (cartulaire de Montélimar, I, 256).
  • XVe siècle : mention de la paroisse : cura Savassie (pouillé de Valence).
  • 1509 : mention de l'église paroissiales Notre(Dame : ecclesia parrochialis Beate Marie Savacie (visites épiscopales).
  • 1685 : Savace (général des Rabot).
  • 1891 : Savasse, commune du canton de Marsanne.

ÉtymologieModifier

HistoireModifier

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

La seigneurie[6] :

  • Au point de vue féodal, Savasse était une terre du fief des comtes de Valentinois.
  • Les Adhémar en possèdent une partie.
  • Les comtes de Valentinois acquièrent la part des Adhémar et réunissent la terre.
  • 1419 : les biens des comtes passent (par héritage) aux rois de France.
  • Vers 1550 : la terre est engagée aux Marcel et aux Monts.
  • 1642 : elle est comprise dans le duché de Valentinois.

Tout au long du Moyen Âge, un péage est établi à Savasse sur le chemin de halage des navires remontant le Rhône ; halage exclusivement humain jusqu'à la fin du XVe siècle[7].

1360 : les comtes de Valentinois établissent une cour de justice pour les trente-huit paroisses de la Valdaine. Elle sera transférée à Montélimar en 1449 et y devient une vi-sénéchaussée[6].
Le 15 avril, par ordonnance rendue à Sauzet, Aymar le Gros, comte de Valentinois, et Hugues, son neveu (fils de Lambert Adhémar de Monteil), annoncent à leurs vassaux que désormais Savasse sera le siège de la cour suprême de justice. Elle aura juridiction sur trente-neuf communes de la Valdaine. Savasse accueille avocats, procureurs, greffiers et plaideurs. Sa population va atteindre 3 000 habitants environ[réf. nécessaire].

1374 (automne): avant sa mort, Aymard le Gros lègue ses domaines à son cousin Louis II de Poitiers. Cependant, il laisse à sa veuve, Alix Roger de Beaufort (dite la comtesse Major), Châteauneuf-de-Mazenc, Savasse, le péage de Leyne et Baix[réf. nécessaire].

1375 (22 janvier) : Alix la Major rend hommage à son frère Grégoire XI pour Châteauneuf-de-Mazenc (une des places-fortes les plus importantes de la Valdaine), Savasse et le péage de Leyne. Ce péage et les anses de Savasse (ances savassiæ) rapportaient un revenu annuel de 1 000 florins[réf. nécessaire].

1388 (décembre) : Louis II de Poitiers, comte de Valentinois, retire à Alix la Major ses fiefs de Savasse, Châteauneuf-de-Mazenc et le péage de Leyne pour les donner à son épouse Cécile Roger de Beaufort. Cela va déclencher une guerre privée entre lui, Raymond de Turenne (frère de Cécile) et Tristan, bâtard de Beaufort (frère d'Alix)[réf. nécessaire].
Finalement, en 1394, ce sont les troupes pontificales qui s'emparent du village et le détruisent[8].

1395 (seconde moitié du mois d'avril) : Raymond de Turenne envoie à Benoît XIII un mémoire, intitulé « Demandes que Moussen Raimon, vicomte de Turenne, fait à nostre Saint Père le pape et à son chambellan », sous la forme de 37 articles. Un de ceux-ci réclame la remise entre les mains de Cécile de Valentinois du péage de Leyne et du fief de Savasse. Il souligne que ces lieux ont été détruits lors des guerres sous Clément VII et demande qu'on lui amende les dommages qui lui ont été faits[réf. nécessaire].

1400 (8 juin) : Charles VI donne à Louis II de Bourbon, son oncle maternel, les fiefs de Savasse, Châteauneuf-de-Mazenc et le péage de Leyne[réf. nécessaire].

1421 : une enquête destinée à estimer les ravages des guerres subies par la Valdaine explique : Les gens du pape Clément, avec lesquels estoient Louis II, misrent le siège devant la ville et chastel de Savasse, et se rendirent à eux les gens de Messire Raymond de Turenne qui dedans estoient. Et après les dits gens du pape firent abattre les murs d’environ icelle ville et plusieurs lieux et démolir le dit chastel qui estoit fort notable, la dite ville estoit grosse et notable et bien peuplée[réf. nécessaire].

1425 : le conseil de ville de Savasse tente de faire relever les fortifications. Le cahier de comptes conserve la commande passée à Gonet Alard qui avait été chargé de transporter les pierres de la carrière située au lieu-dit Cossié[réf. nécessaire].

1449 (21 mai[réf. nécessaire]) : le village de Savasse ayant été ravagé par les routiers, le dauphin Louis (futur roi Louis XI) signe (à Sauzet[réf. nécessaire]) des lettres patentes par lesquelles il exempte de tout impôt ou subside, pendant trente ans, ceux qui viendraient se fixer dans ce bourg[6].
La cour de justice de Savasse est déplacée à Montélimar (voir en 1360)[6].

1530 : La seigneurie de Savasse passe à Alain de Monts, marié le (calendrier julien) avec Clémence Rabot.
1541 : Alain de Monts en rend hommage au roi-dauphin le (julien), en la chambre des comptes de Grenoble. La seigneurie restera la propriété de la famille de Monts jusqu'à la révolution[9].

Pendant les guerres de Religion, les nobles s'enrichissent par le pillage et le peuple s'appauvrit. En réaction, les paysans commencent à s'assembler pour défendre leurs intérêts communs dès la fin de l'année 1577. En 1578, certaines assemblées locales ont lieu à Savasse. Fin 1579, les paysans forment des armées qui expulsent les troupes de soudards de la vallée du Rhône, avant que la répression nobiliaire et royale n'écrase le mouvement dans le sang l'année suivante[10].

Avant 1790, Savasse était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar.
Elle formait une paroisse du diocèse de Valence dont l'église était sous le vocable de Notre-Dame et dont les dîmes appartenaient au prieur de Saint-Marcel-de-Sauzet qui présentait à la cure[6].

LeyneModifier

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[11] :

  • 1355 : mention des château fort et du péage : fortalitium et pedagium Lenae (Duchesne, Comtes de Valentinois, 33).
  • 1391 : mention du château : le chastel de Leyne (choix de docum., 214).
  • 1419 : mention du château : castrum Lenae (Duchesne, Comtes de Valentinois, 29).
  • 1421 : Laine (Duchesne, Comtes de Valentinois, 6).
  • 1445 : mention du péage transféré à Montélimar : pedagia Lenae et Savassiae quae levantur in loco Montilii (Valbonnais, I, 89).
  • XVIIe siècle : Lanie (Guy-Allard, Dict., II, 321).
  • 1891 : Leyne, hameau et château.

Ancien château des comtes de Valentinois, où se levait, dès 1209, un péage par terre, dit Péage de Leyne et Anses de Savasse[11] :

  • Début XIVe siècle : le château est ruiné.
  • 1446 : le château est albergé à Jean Pillard qui y établit un moulin.
  • La perception du péage est transférée à Montélimar.
  • XVIIe siècle : le péage est supprimé.

De la Révolution à nos joursModifier

En 1790, la commune est comprise dans le canton de Sauzet. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans le canton de Marsanne[6].

Politique et administrationModifier

Tendance politique et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1871   ?    
1874   ?    
1878   ?    
1884   ?    
1888   ?    
1892   ?    
1896   ?    
1900   ?    
1904   ?    
(avant 1907)
[réf. nécessaire]
? Jean Joseph Alfred Guillon   conseiller d'arrondissement (Canton de Marsanne)
1908   ?    
1912   ?    
1919   ?    
1925   ?    
1929   ?    
1935   ?    
1945   ?    
1947   ?    
1953   ?    
1959   ?    
1965   ?    
1971   ?    
1977   ?    
1983   ?    
1989 1995 Monique Martineu    
1995 2001 Monique Martineu   maire sortante
2001 2008 Monique Martineu   maire sortante
2008 2014 René Vecchiato UDI-PR  
2014 2018 René Plunian UDI retraité
2018 (statut?) 2020 Françoise Quenardel[12]    
2020 En cours
(au 10 décembre 2020)
Françoise Quenardel[13][source insuffisante]   maire sortante

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune fait partie du groupement de communes Montélimar-Agglomération dont la ville centrale est Montélimar.

Politique environnementaleModifier

Finances localesModifier

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2018, la commune comptait 1 462 habitants[Note 3], en augmentation de 6,56 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8558301 0281 0821 3351 5011 4321 4451 462
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3941 3751 4811 3651 4361 3191 2311 2211 233
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1511 1331 0701 006916958918811666
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6787938291 0501 0891 0931 2171 3111 446
2018 - - - - - - - -
1 462--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipementsModifier

 
Antenne relais de télécommunications et de télévision sur le sommet de la colline de Savasse.

En son centre, sa colline, à son sommet (398 m), est perché un relais de télécommunications et de télévision.

EnseignementModifier

La commune de Savasse fait partie de l'Académie de Grenoble.
Les élèves débutent leur scolarité dans l'école primaire du village[18].

SantéModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

LoisirsModifier

SportsModifier

Événements

Savasse a été ville étape du Tour cycliste féminin international de l'Ardèche 2019[réf. nécessaire].

MédiasModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

AgricultureModifier

En 1992 : [19].

La commune de Savasse fait partie de la zone d'appellation de plusieurs produits agricoles, et notamment :

TourismeModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

EmploiModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Église Notre-Dame-la-Blanche de Savasse.

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Héraldique, logotype et deviseModifier

Savasse possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • 1992 : Henri Desaye, L'église Notre-Dame de Savasse, p. 279-285, dans Congrès archéologique de France. 150e session. Moyenne vallée du Rhône. 1992, Société française d'archéologie, Paris, 1995.
  • 2004 : Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 192 p., 2004.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en octobre 2020, l'ancienne notion d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. le Leyne sur le site du SANDRE
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d'habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  6. a b c d e f et g J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 369
  7. M. Rossiaud, Les haleurs du Rhône au XVe siècle, Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public (7e congrès), Rennes, 1976 : Les transports au Moyen Âge, p. 286.
  8. Germain Butaud, Villages et villageois du Comtat Venaissin en temps de guerre (milieu XIVe-début XVe siècle), dans Christian Desplat, Les villageois face à la guerre : XIVe-XVIIIe siècle, Actes des XXIIes Journées internationales d'histoire de l'abbaye de Flaran, 8, 9, 10 septembre 2000, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2002 (ISBN 2-85816-603-X), p. 60.
  9. A. de Coston, Histoire de Montélimar, t. III.
  10. Roger Pierre, Un épisode peu connu des guerres de religion : « Les défenseurs de la cause commune » et « La guerre des Paysans » , Bulletin de l'association universitaire d'études drômoises, no 15, 1968, p. 10-13.
  11. a et b J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 195 (Leyne, hameau)
  12. Dauphiné Libéré du 9 janvier 2018
  13. http://www.mairesdeladrome.fr/annuaire/
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. école primaire du village
  19. Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Savasse