La Coucourde

commune française du département de la Drôme

La Coucourde
La Coucourde
La mairie.
Blason de La Coucourde
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Montélimar-Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Luc Zanon
2020-2026
Code postal 26740
Code commune 26106
Démographie
Gentilé Coucourdois
Population
municipale
1 144 hab. (2018 en augmentation de 12,82 % par rapport à 2013)
Densité 103 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 05″ nord, 4° 47′ 03″ est
Altitude Min. 71 m
Max. 395 m
Superficie 11,15 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montélimar
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montélimar-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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La Coucourde

La Coucourde est une commune française, située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Coucourdois.

Avant 1897, la commune portait le nom de Lachamp.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La Coucourde est situé dans la vallée du Rhône, à 12 km au nord de Montélimar.

  Cruas
Ardèche
Les Tourrettes Les Tourrettes  
Cruas
Ardèche
N Condillac
O    La Coucourde    E
S
Meysse
Ardèche
Savasse Savasse

Relief et géologieModifier

HydrographieModifier

La commune est arrosée par le Leyne[1].

ClimatModifier

Voies de communication et transportsModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, La Coucourde est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Morphologie urbaineModifier

ToponymieModifier

LachampModifier

Attestations

Lachamp est cité dès le VIIe siècle[6].

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[7] :

  • 1179 : mention de la paroisse : ecclesia de Calmo (cartulaire de Saint-Chaffre).
  • 1360 : castrum de Calma (cartulaire de Montélimar, 62).
  • XVe siècle : mention de la paroisse : cura de Calma (pouillé de Valence).
  • 1790 : Granges-de-Lachamp-Leine-et-la-Coucourde.
  • 1891 : Lachamp, commune du canton de Marsanne.
Étymologie

La CoucourdeModifier

Attestations

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[8] :

  • 1487 : de Cocordacio (cartulaire de Montélimar, 319).
  • 1621 : La Cougourde-sur-Lachamp (Lacroix, L'arrondissement de Montélimar, IV, 266).
  • XVIIIe siècle : Cocourde (Cassini).
  • 1891 : La Coucourde, hameau de la commune de Lachamp.

(vers 1897)[réf. nécessaire] : La Courcourde, commune.

Étymologie

La Coucourde viendrait du mot « cougourde » qui, en provençal, est le nom donné à la courge (cocorda/cogorda). On retrouve une courge d'or sur le blason de la commune[réf. nécessaire].

L'ancien hameau devrait son nom à une auberge « La Courge d'Or »[6].

HistoireModifier

Antiquité : les Gallo-romainsModifier

  • Présence romaine à Derbières (ancien relais de poste)[6].
  • Fragments de colonne (milliaire) sur la via Agrippa (Lyon-Arles)[6].

Du Moyen Âge à la RévolutionModifier

Le village d'origine de la communauté est Lachamp, à l'est, au débouché dans la plaine d'un petit cours d'eau, le Leyne, village perché où subsistent les vestiges d'une enceinte médiévale.

La seigneurie[7] :

  • Terre des Adhémar, hommagée par eux au pape.
  • Vers 1360 : acquise (avec celle des Tourrettes) par les abbés de Cruas qui en resteront les seigneurs jusqu'à la Révolution.

XIVe siècle : la commune est ravagée par les guerres[6].

Dès le commencement du XVIIe siècle, il y avait dans cette localité une station de la poste aux chevaux[8].

1789 (démographie) : 320 habitants[7].

Avant 1790, Lachamp était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar.
Elle formait une paroisse du diocèse de Valence qui fut unie, dès le XVIe siècle, à celle des Tourrettes, et dont les dîmes appartenaient à l'abbé de Cruas, qui présentait à-la cure[7].

De la Révolution à nos joursModifier

1790 : la communauté, sous le nom de Granges-de-Lachamp-Leine-et-la-Coucourde, devient une municipalité du canton de Sauzet. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) en fait une commune du canton de Marsanne[7].

Le , la Compagnie du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée (LM) ouvre à l'exploitation la section de Valence à Avignon qui traverse le territoire de la commune où elle met en service la gare de La Coucourde[9].

1898 : le chef-lieu de la commune est transféré à La Coucourde[6].

Politique et administrationModifier

Tendance politique et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 En cours
(au 21 novembre 2020)
Jean-Luc Zanon[10] PS cadre

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Politique environnementaleModifier

Finances localesModifier

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2018, la commune comptait 1 144 habitants[Note 3], en augmentation de 12,82 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
305297339371428440446458468
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
447468490450488414456461441
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
443423401351348350356246491
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5135224705636877498979181 008
2017 2018 - - - - - - -
1 0711 144-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipementsModifier

EnseignementModifier

Les élèves débutent leur étude sur la commune, qui dispose d'une école maternelle et trois écoles primaires[15].

SantéModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Fête patronale : deuxième dimanche d'août[6].
  • Concours de la Coucourde d'Or (élection de miss Coloquinte) : premier dimanche de novembre[6].

LoisirsModifier

  • Port sur le Rhône : aménagements nautiques[6].
  • Pêche[6].

SportsModifier

MédiasModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

En 1992 : céréales, ovins[6].

  • Marchés : lundi (toutes les deux semaines)[6].
  • Foire : le 11 décembre[6].
  • Produits locaux : la caillette[6].

L'agriculture est de type polyculture-élevage, avec des spécialisations dans la production de semence de maïs, de tournesol, de colza. Il y a aussi des élevages de poulet label. La culture de lavandin est aussi présente, destinée à la distillation pour obtenir de l'huile essentielle. Une puissante station de pompage est présente sur la commune, afin d'irriguer la plaine de Marsanne avec l'eau du Rhône[réf. nécessaire].

TourismeModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Tour de Leyne, maison forte construite en 1309 par les comtes de Valentinois près du péage moyenâgeux sur la route royale, remaniée au XIXe siècle.
    • Légende d'Hélène la Lépreuse, enfermée dans le château[6].
  • Mairie du XVIIe siècle : cheminée avec écusson daté[6].
  • Gare de La Coucourde - Condillac (fermée), dispose toujours de ses bâtiments et notamment du bâtiment voyageurs ouvert en 1854.
  • Lachamp : restes d'enceinte du village fortifié médiéval (en cours de restauration en 1992[6]).
  • Lachamp : église d'origine romane (sur voie romaine) : cloche et autel[6].
  • Alpion : motte castrale.

Patrimoine culturelModifier

  • Musée de la batellerie[6].
  • Association culturelle « Concordia »[6].
  • Salon des peintres du Rhône[6].

Patrimoine naturelModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Héraldique, logotype et deviseModifier

Écartelé d'argent et d'or, le 1er chargé d'une courge, le 2e d'une croix latine et d'une coquille renversée brochant en pointe, le 3e de trois clés de sable, contournées, posées en fasces et rangées en pal, le 4e de l'église du lieu posée sur trois coupeaux, toutes les pièces, sauf les clés, en ombre de sable.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. le Leyne sur le site du SANDRE
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  6. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t et u Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), (La) Coucourde
  7. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 186 (Lachamp)
  8. a et b J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 114 (La Coucourde)
  9. François Palau et Maguy Palau, Le rail en France : Le Second Empire, t. 1 : 1852-1857, Paris, Palau éd., , 215 p. (ISBN 2-9509421-1-3, notice BnF no FRBNF36712104), « 1.21. Avignon-Valence », p. 76-77.
  10. La Coucourde sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 23 janvier 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. école de La Coucourde