Saint-Martin-Lalande

commune française du département de l'Aude

Saint-Martin-Lalande
Saint-Martin-Lalande
L'église Saint-Martin.
Blason de Saint-Martin-Lalande
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Intercommunalité Communauté de communes Castelnaudary Lauragais Audois
Maire
Mandat
Guy Bondouy
2020-2026
Code postal 11400
Code commune 11356
Démographie
Gentilé Les lalandais
Population
municipale
1 124 hab. (2017 en augmentation de 1,63 % par rapport à 2012)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 01″ nord, 2° 01′ 12″ est
Altitude Min. 134 m
Max. 192 m
Superficie 12,65 km2
Élections
Départementales Canton du Bassin chaurien
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Martin-Lalande

Saint-Martin-Lalande est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Saint-Martinois.

GéographieModifier

Commune de l'aire urbaine de Castelnaudary située dans le Lauragais sur une colline dominant la vallée du Fresquel, au sud du village se trouve le canal du Midi, la route ancienne nationale 113, la voie ferrée, l'autoroute A61 et au nord on trouve la Montagne Noire. Elle est à 36 km de Carcassonne et à 56 km de Toulouse.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Saint-Martin-Lalande[1]
Saint-Papoul
Castelnaudary   Lasbordes
Mireval-Lauragais Laurabuc Pexiora

ClimatModifier

Le climat est méditerranéen et du vent d'autan appelé chez nous " vent marin ou aouta "(vent de sud-est) et un autre : le Cers (vent de nord-ouest).

HistoireModifier

PréhistoireModifier

La commune de Saint-Martin-Lalande est un ancien habitat paléolithique et néolithique. Un atelier de pierres a été repéré à la limite des bois de la Réjane, c'est-à-dire sur une terrasse exposée au midi et surplombant le Fresquel, en travaillant les terres ; on a découvert des haches de pierre qui y étaient enterrées. Puis vient la période proto-historique, l'oppidum à pic sur la vallée du Fresquel, sur la crête. L'oppidum se trouve à l'emplacement des anciennes demeures de templiers au-dessus de l'église. On a retrouvé aussi des silos creusés dans le roc qui parsèment les rues du village, mais aucune fouille systématique n'a été effectuée pour déceler d'éventuelles nécropoles.

Période gallo-romaineModifier

De nombreuses exploitations agricoles gallo-romaines devaient parsemer le territoire de la commune, les trouvailles de tuiles à rebord sont assez fréquentes, des vestiges d'une villa rustiques ont été repérés au domaine de Belz. Une autre a été repéré au domaine d'En Payan ; quand les blés sont assez bas, on décèle les traces de ces villas. Une tombe gallo-romaine à incinération a été mise au jour en 1954 au lieu-dit les Cammazes de la Gleiyos au-dessus du domaine de Belz.

Période médiévaleModifier

Le village de Saint-Martin-Lalande a été créé au début du XIIe siècle. Dans le contexte d'insécurité qui régnait à l'époque féodale Au XIIe siècle, on trouvait la commanderie des templiers (actuellement rue du Parc). le "castrum Sancti Martini de Landa" était défendu par des remparts, doublés au midi par des "caves" ou fossés qui avec le temps ont été comblés (actuellement la place de la salle des fêtes). Il n'y avait pas d'église intra-muros car Saint-Martin-Lalande fut au XIIe siècle et XIIIe siècle un haut lieu du catharisme. D'après les registres de l'inquisition, il y avait dix maisons de parfaits cathares et la plupart des habitants assistaient aux prêches des bons hommes.

En , sous les murs de Saint-Martin-Lalande, du côté du Fresquel, se déroula une grande bataille qui opposa les croisés de Simon de Montfort et Raymond VI de Toulouse comte de Foix, sous les pentes du village. Après un dur combat, Raymond Roger, comte de Foix, repoussa les Français vers le village voisin. Voyant ceci, Simon de Montfort accourt pour les dégager en prenant à revers l'armée des Occitans et remporta la bataille. C'est vers 1350 qu'au cœur du village fut construite l'église de style gothique languedocien à nef unique et aux contreforts énormes.

RenaissanceModifier

Il reste une maison en restauration qui a été mise en valeur en faisant réapparaître les joints des pierres dans le vieux village à côté de l'église. On retrouve tous ces emplacements sur le compoix, le cadastre actuel, datant de 1566. Puis il y a eu le passage de Catherine de Médicis et de la cour lors du voyage circulaire qu'elle a fait en France en 1566.

XVIIIe siècleModifier

La commune étaient très intense au XVIIIe siècle, selon les registres de délibérations des consuls et les archives départementales une véritable prospérité due à la culture du pastel et de la garance semble avoir régné sous Louis XVI. La garance était un dérivé du pastel qui a servi à obtenir d'autres couleurs. Plusieurs constructions à cette époque et surtout la construction de l'ancienne voie royale qui est aujourd'hui nommée ancienne 113.

Période contemporaineModifier

À l'heure actuelle, à part les anciens, personne ne distingue les différents quartiers.

Mais il y a une soixantaine d'années, les riches habitaient sur la place, le "Planan" qui était la partie centrale autour de la mairie qui constitue un quadrilatère. Les maisons ont leur façade sur les rues et sont exposées au sud pour profiter au maximum du soleil.

Les pauvres étaient dans ce que l'on appelait le quartier de pana favas [p'anɔ f'aβɔs], c'est-à-dire le quartier des voleurs de fèves.

En occitan, quelqu'un qui vole est un « panaire » [pan'ajre] du verbe « panar » [pan'a] et pour se nourrir, il était obligé de voler des fèves.

HéraldiqueModifier

  Blason
De gueules à un pal flamboyant d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Guy Bondouy DVG Agriculteur
1977 2008 Paul Guilhem (dit POPO),
nommé Maire Honoraire en janvier 2009
   
mai 1945 1962 Jean Audy    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3]. En 2017, la commune comptait 1 124 habitants[Note 1], en augmentation de 1,63 % par rapport à 2012 (Aude : +2,19 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
776785738826894864878900929
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
861848774744717737708665632
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
588631624532546576559519533
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4654354194716929591 0681 0921 121
2017 - - - - - - - -
1 124--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Ce village a souffert de l'exode rural après 1945. La population du village est tombée à 420 habitants en 1971

De 420 habitants, il est passé à 1100 en 2009 grâce à une dynamique collective, qui a permis de repeupler le village et qui est devenu une banlieue de Castelnaudary.

ÉconomieModifier

Le groupe Terreal y dispose d'une usine de production de tuiles.

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Liens externesModifier

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