Saint-Germain-Laval (Seine-et-Marne)

commune française du département de Seine-et-Marne

Saint-Germain-Laval
Saint-Germain-Laval (Seine-et-Marne)
La mairie.
Blason de Saint-Germain-Laval
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Intercommunalité Communauté de communes Pays de Montereau
Maire
Mandat
Olivier Martin
2020-2026
Code postal 77130
Code commune 77409
Démographie
Gentilé Saint-Germanois
Population
municipale
2 732 hab. (2018 en diminution de 3,15 % par rapport à 2013)
Densité 310 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 04″ nord, 2° 59′ 58″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 133 m
Superficie 8,80 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Montereau-Fault-Yonne
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montereau-Fault-Yonne
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Germain-Laval
Liens
Site web saint-germain-laval.fr

Saint-Germain-Laval est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Le village est situé à 4,5 km au nord-est de Montereau-Fault-Yonne sur la rive droite de la Seine.

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[1]. L'altitude varie de 47 mètres à 133 mètres pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ 63 mètres d'altitude (mairie)[2].

HydrographieModifier

Réseau hydrographiqueModifier

 
Carte des réseaux hydrographique et routier de Saint-Germain-Laval.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de trois cours d'eau référencés :

Par ailleurs, son territoire est également traversé par l’aqueduc de la Voulzie.

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 5,58 km[6].

Gestion des cours d'eauModifier

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[7].

La commune fait partie du SAGE « Bassée Voulzie », en cours d'élaboration en décembre 2020. Le territoire de ce SAGE concerne 144 communes dont 73 en Seine-et-Marne, 50 dans l'Aube, 15 dans la Marne et 6 dans l'Yonne, pour une superficie de 1 710 km2[8],. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par Syndicat Mixte Ouvert de l’eau potable, de l’assainissement collectif, de l’assainissement non collectif, des milieux aquatiques et de la démoustication (SDDEA), qualifié de « structure porteuse »[9].

ClimatModifier

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5°C : 3,5 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C : 6,1 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,4 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 723 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : -2,9 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : -5,1 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type affecte l’ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, dont la totalité des communes de Seine-et-Marne[10].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[11]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[10]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[12]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Melun - Villaroche , qui se trouve à 32 km à vol d'oiseau[13], où la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour 1981-2010[14] à 11,6 °C pour 1991-2020[15].

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Espaces protégésModifier

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[16],[17].

Un espace protégé est présent sur la commune : les « coteaux calcaires de Tréchy », objet d'un arrêté préfectoral de protection de biotope, d'une superficie de 59 ha[18].

Réseau Natura 2000Modifier

 
Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[19].

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Oiseaux »[20],[Carte 1] :

  • la « Bassée et plaines adjacentes », d'une superficie de 27 643 ha, une vaste plaine alluviale de la Seine bordée par un coteau marqué au nord et par un plateau agricole au sud. Elle abrite une importante diversité de milieux qui conditionnent la présence d’une avifaune très riche[21],[22].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Saint-Germain-Laval comprend une ZNIEFF de type 1[Note 2],[23],[Carte 2], les « Coteaux calcaires de Tréchy » (50,45 ha), couvrant 2 communes du département[24]. , et une ZNIEFF de type 2[Note 3],[23], la « vallée de la Seine entre Montereau et Melz-sur-Seine (Bassée) » (14 216,75 ha), couvrant 26 communes du département[25].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Saint-Germain-Laval est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[26],[27],[28]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montereau-Fault-Yonne, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[29] et 28 903 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[30],[31].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire regroupe 1 929 communes[32],[33].

Occupation des solsModifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (71 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,1% ), zones urbanisées (12,7% ), forêts (11,3% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,2% ), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,2% ), eaux continentales[Note 6] (1,2% ), zones agricoles hétérogènes (0,4 %)[34].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[35],[36],[Carte 3]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 4].

PlanificationModifier

La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Seine et Loing, dont le projet a été arrêté le , porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) Seine et Loing rassemblant à la fois 44 communes et trois communautés de communes[37].

La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme approuvé[38]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 5].

Lieux-dits, écarts et quartiersModifier

La commune compte 72 lieux-dits administratifs[Note 7] répertoriés[39] dont Pontville, Courbeton, Merlange à l’ouest, Gardeloup, Petit-Buisson, Les Thibaudes au nord, Tréchy à l’est et la Seine au sud délimitent le contour de son territoire.

LogementModifier

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 1 102 dont 87,1 % de maisons et 12,6 % d'appartements.

Parmi ces logements, 93,7 % étaient des résidences principales, 2,5 % des résidences secondaires et 3,8 % des logements vacants[Note 8].

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait t à 73,9 % contre 25,7 % de locataires[40] dont, 18,5 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 9] et, 0,5 % logés gratuitement.

Voies de communication et transportsModifier

Voies de communicationModifier

TransportsModifier

La commune est desservie par les lignes d'autocars du réseau Transdev :

  • No C (Montereau-Fault-Yonne - Saint-Germain-Laval)[41] ;
  • No F (Montereau-Fault-Yonne - Forges)[42] ;
  • No L (Montereau-Fault-Yonne - Laval-en-Brie)[43].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est mentionné sous les formes « Inter Veteres Martriolas villam scilicet que Sanctus Germanus appellatur et Frongerias » en 1168[44] ; Sanctus Germanus en 1209[45] ; Sanctus Germanus super Monsteriolum en 1235[46] ; Sanctus Germanus de Valle vers 1350 (Pouillé)[47] ; Saint Germain sur Monteriau en 1384[48] ; Saint Germain de Lavau en 1485[49] ; Saint Germain sur Monstereau en 1501[50] ; Saint Germain de Monstreau en 1526[50] ; Saint Germain de la Vallée, près Montereau en 1546[51] ; Saint Germain le Val en 1549[51] ; Saint Germain lès Courbeton en 1791[52].

De l’abbaye mère éponyme Saint-Germain-des-Prés de Paris.

Sanctus Germanus de Valle vers 1350, de l’ancien français valle qui signifie « vallée (de la seine) ».

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Gardeloup-sur-Seine[53] en 1793, Gardeloup étant un hameau de Saint-Germain-Laval.

HistoireModifier

  • La commune (au hameau de Courbeton) a été un des champs de bataille de la bataille de Montereau en 1814.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1947 mars 1959 Antonin Chopin    
mars 1959 mars 1977 Fernand Chopin    
mars 1977 mars 1989 Jean-Pierre Mastelinck[54] UG  
mars 1989 mars 2001 Jean-Claude Lentes PCF  
mars 2001 en cours Marie-Claude de Saint-Loup[55] DVG Retraitée de l'Éducation nationale
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementaleModifier

Équipements et servicesModifier

Eau et assainissementModifier

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [56],[57].

Assainissement des eaux uséesModifier

En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Saint-Germain-Laval est assurée par la communauté de communes Pays de Montereau (CCPM) pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le [58],[59],[60].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[61]. La communauté de communes Pays de Montereau (CCPM) assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations. Cette prestation est déléguée à la SAUR, dont le contrat arrive à échéance le 31 décembre 2026[58],[62].

Eau potableModifier

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par la communauté de communes Pays de Montereau (CCPM) qui en a délégué la gestion à une entreprise privée, dont le contrat expire le [58],[63].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[64]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[65].

En 2018, la commune comptait 2 732 habitants[Note 10], en diminution de 3,15 % par rapport à 2013 (Seine-et-Marne : +3,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
268322321268378385368465448
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
477474468425459571621542505
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
415420426408408420364356435
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9301 1381 1342 5662 3622 6022 7842 7982 790
2018 - - - - - - - -
2 732--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[66].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivitésModifier

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2017, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 1 033 (dont 58 % imposés), représentant 2 809 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 21 360 euros[67].

EmploiModifier

En 2017 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 314, occupant 1 119 actifs résidants.

Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 63,1 % contre un taux de chômage de 9,8 %.

Les 27,1 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 10,7 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 9,3 % de retraités ou préretraités et 7 % pour les autres inactifs[68].

Entreprises et commercesModifier

En 2018, le nombre d'établissements actifs était de 113 dont 1 dans l’industrie manufacturière, industries extractives et autres, 24 dans la construction, 43 dans le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration, 6 dans l’information et communication, 2 dans les activités financières et d'assurance, 1 dans les activités immobilières, 18 dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien, 10 dans l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale et 8 étaient relatifs aux autres activités de services[69].

  • Parc d’activités de Merlange.

En 2019, 20 entreprises ont été créées sur le territoire de la commune, dont 12 individuelles.

Au 1er janvier 2020, la commune ne disposait pas d’hôtel et de terrain de camping[70].

AgricultureModifier

Saint-Germain-Laval est dans la petite région agricole dénommée la « Bassée » ou « Basse Seine », au sud-est du département[Carte 6]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 11] de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[71].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[72]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 7 en 1988 à 3 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 68 ha en 1988 à 112 ha en 2010[71]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Saint-Germain-Laval, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Saint-Germain-Laval entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[71],[Note 12]
Nombre d’exploitations (u) 7 4 3
Travail (UTA) 18 9 4
Surface agricole utilisée (ha) 473 344 336
Cultures[73]
Terres labourables (ha) 458 344 336
Céréales (ha) 313 228 s
dont blé tendre (ha) 213 171 143
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 59 s
Tournesol (ha) 67 s
Colza et navette (ha) 43 s 72
Élevage[71]
Cheptel (UGBTA[Note 13]) 107 6 4

Culture locale et patrimoineModifier

 
L'église Saint-Germain-et-Saint-Laurent.

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Germain-et-Saint-Laurent, XIe, XIIIe et XIXe siècle, avec un clocher en bâtière, inscrite au titre des monuments historiques[74].
  • Le parc de l'ancien château de Courbeton (détruit en 1975), planté au XIXe siècle et qui abrite aujourd'hui un centre de formation d'apprentis.
  • Coteau de Tréchy dominant la vallée de la Seine et de l'Yonne.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Saint-Germain-Laval se blasonnent ainsi :

Écartelé au 1) d'azur, à trois fleurs de lys d'or, chargé en cœur d'un écusson cousu de sable chargé de trois besant d'argent ; au 2) de gueules, à trois fermaux d'or ; au 3) de gueules, à deux épis liés en sautoir, surmontés d'une grappe de raisin feuillée, le tout d'or ; au 4) d'azur, à la fasce ondée d'argent, surmontée d'un loup ravissant d'or, armé et lampassé de gueules.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  8. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  9. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  11. L'orientation technico-économique d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  12. L'indicateur s signifie que la donnée n'est pas diffusée par respect du secret statistique.
  13. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  • Cartes
  1. « Sites Natura2000 de Saint-Germain-Laval » sur Géoportail (consulté le 15 janvier 2021)..
  2. « Zones ZNIEFF de Saint-Germain-Laval » sur Géoportail (consulté le 15 janvier 2021)..
  3. « Saint-Germain-Laval - Occupation simplifiée 2017 », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021).
  4. IAU Île-de-France, « Évolution de l'occupation des sols de la commune vue par photo aérienne (1949-2018) », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021).
  5. « Géoportail de l’urbanisme », sur https://www.geoportail-urbanisme.gouv.fr/ (consulté le 23 janvier 2021).
  6. [PDF]« Carte des petites régions agricoles en Seine-et-Marne. », sur driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr (consulté le 27 janvier 2021).

RéférencesModifier

  1. « Plan séisme consulté le 4 janvier 2021 ».
  2. « Saint-Germain-Laval » sur Géoportail. Carte IGN classique.
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Seine (----0010) » (consulté le 3 janvier 2021).
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de la Seine (F2435151) » (consulté le 3 janvier 2021).
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de l'Étang (F2432000) » (consulté le 3 janvier 2021).
  6. Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 3 juin 2019
  7. « SAGE dans le département de Seine-et-Marne », sur le site de la préfecture de Seine-et-Marne (consulté le 16 janvier 2021).
  8. « SAGE Bassée Voulzie - Documents », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le 17 janvier 2021).
  9. « Ile SDDEA et sa régie », sur www.sddea.fr, (consulté le 17 janvier 2021).
  10. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 18 janvier 2021).
  11. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 16 octobre 2020).
  12. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 17 janvier 2021).
  13. « Orthodromie entre Saint-Germain-Laval et Melun-Villaroche », sur fr.distance.to (consulté le 18 janvier 2021).
  14. « Station météorologique de Melun - Villaroche - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 18 janvier 2021).
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