Rahon (Jura)

commune française du département du Jura

Rahon
Rahon (Jura)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine Jurassienne
Maire
Mandat
Bernard Pusset
2020-2026
Code postal 39120
Code commune 39448
Démographie
Gentilé Rahonnais
Population
municipale
492 hab. (2018 en diminution de 2,77 % par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 15″ nord, 5° 27′ 43″ est
Altitude Min. 191 m
Max. 243 m
Superficie 19,6 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Dole
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tavaux
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Rahon

Rahon est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté.

Les habitants de Rahon sont appelés les Rahonnais.

GéographieModifier

Rahon est situé à 14 km de Dole, à 47 km de la préfecture de son département du Jura : Lons-le-Saunier, et à 60 km de la préfecture de sa région la Bourgogne-Franche-Comté : Dijon.
La gare ferroviaire SNCF la plus proche est la gare de Dole-Ville.

 
Situation de Rahon.

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Rahon est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dole, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 87 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (56,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (55,8 %), terres arables (18,2 %), prairies (10,9 %), zones agricoles hétérogènes (9,9 %), zones urbanisées (3,8 %), eaux continentales[Note 3] (0,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,6 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

ÉconomieModifier

Agriculture, activités de loisir (centre hippique)

HistoireModifier

Il semblerait que le nom de la commune vienne de Rubra : Alphonse Rousset, dans son Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté de 1854, indique : « Cette ville avait été surnommée [...] la ville rouge, Rubra, à cause de la couleur de son enceinte en briques. »[9]

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1940 Louis Laloy    
1940 1944 Joseph Belperron    
1944 1945 Auguste (dit Léon) Billard    
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1989 Bernard Ducloux    
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2020 Jean-Paul Malaizier[10]    
2020 En cours Bernard Pusset    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2018, la commune comptait 492 habitants[Note 4], en diminution de 2,77 % par rapport à 2013 (Jura : −0,29 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
588607649716825855870854850
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
849834862782808786746701666
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
602618630470430403387372358
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
361356367395444472515522508
2018 - - - - - - - -
492--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

  • Chapelle de Notre-Dame Miraculeuse des Bois ou des Affligés[15], à l'extérieur du bourg ; reconstruite au XVIIIe siècle. Pèlerinage chaque [16].
  • Église de l’Assomption-de-la-Mère-de-Dieu, inscrite aux Monuments Historiques depuis 1974[17]. Elle a été détruite par les troupes de Louis XI en 1479, une nouvelle a été construite au début du XVIe siècle. Le clocher fut reconstruit au XVIIIe siècle après un incendie, et restauré en 1990 : il est typiquement comtois[18].
  • Chapelle seigneuriale : tombes de Guillaume de Visemal (?-1548), écuyer, seigneur de Bretenières et de Marie de Chaussin, XVIe siècle[19].
  • Calvaire.
  • L'imposant château médiéval, son donjon et ses quatre tours ont été détruits au début du XVIIe siècle, par l'armée de Richelieu et Louis XIII, durant les guerres de 1636.
  • Chapelle de la Sainte-Vierge, construite en 1948, en reconnaissance du village épargné durant la Deuxième Guerre mondiale[20].
  • Trois maisons de la commune du XVIIIe siècle, sont inscrites en 1995 aux Monuments Historiques[17].

Autoroute A39Modifier

La commune est traversée par l'A39 depuis le milieu des années 1990 : « L'autoroute A39 traverse la forêt sans provoquer trop de nuisances. Son tracé initial aurait pu être tout autre, le long de l'Orain, sans l'intervention décisive, à Paris, de Jean Laloy[21] », dont Rahon était le village natal, et son père Louis Laloy, l'ancien maire, de 1935 à 1940.
Une aire de repos se trouve sur la commune, appelée « la Vouivre », du nom de l'animal mythique de cette légende locale. (Dans l'autre sens, l'aire s'appelle « Louis Pasteur » et est sur Nevy-lès-Dole).

Anciennes manifestations culturellesModifier

De 1980 à 1993, un spectacle Son et lumière se déroulait chaque été 3 soirs par semaine durant 3 semaines, aux abords de l'étang du Bief-Madame[22], dans une des forêts de la commune. Ce spectacle alternait scènes paysannes du début du XXe siècle et des scènes de légendes et contes populaires franc-comtois (dont celle de la Vouivre). Les participants étaient tous bénévoles de la commune, ou des communes voisines.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Joachim de Rye, seigneur de Rahon, premier chambellan de Charles Quint.
  • Denis-François-Xavier Bourges (1797-1879), né et décédé à Rahon[23], peintre, élève de M. de Valdahon. Certains de ses portraits sont au Musée des beaux-arts de Dole[24].
  • Louis Laloy (1874-1944), ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé et docteur ès lettres, homme de lettres, critique musical, compositeur, sinologue, professeur au Conservatoire de Paris, secrétaire général de l'Opéra de Paris de 1913 à 1940, maire de Rahon de 1935 à 1940. Inhumé à Rahon, près de son fils Jean Laloy[25].
  • Claude Debussy (1862-1918), ami de Louis Laloy et parrain de son fils[26], chez qui il résida à Rahon : en 1907 il y composa et lui dédia la deuxième Image pour piano, Les cloches à travers les feuilles, inspirées par celles du clocher du village[27],[28].
  • Jean Laloy (1912-1994), ambassadeur, fils de Louis Laloy. Interprète du général de Gaulle, qui le cite dans ses Mémoires de guerre, lors de sa rencontre avec Staline en 1944, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, il est, successivement, de 1955 à 1977, directeur adjoint du cabinet du ministre, ministre de France à Moscou, directeur d'Europe, directeur adjoint des affaires politiques, conseiller diplomatique du gouvernement, directeur général du ministère des Affaires étrangères[29]. Il intervint contre le tracé prévisionnel de l'autoroute A 39 pour épargner la vallée de l'Orain[21].
  • Blanche Maynadier (1923-2004), poétesse, qui consacre plusieurs poèmes au village dont était originaire sa mère[30].

Bibliographie sur la communeModifier

  • Et si Rahon m’était conté. Des origines à 1789, écrit et illustré par Jean Pernin, 1985, 88 p. (disponible gratuitement en ligne[31])

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

SourcesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Décret de la réserve naturelle.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. [httpwww.cegfc.net/www/sections/fiches-communes/jura/39448/rahon_historique.pdf La commune de Rahon, dans ce Dictionnaire.]
  10. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. La Chapelle, sur le portail des communes de France, Loomji.fr.
  16. Article du journal La Voix du Jura. Consulté le 11 juin 2013.
  17. a et b Monuments historiques inscrits à Rahon.
  18. Le clocher de l'église de Rahon, sur Clochers.free.fr.
  19. Ouvrage Architecture comtoise de la Renaissance de Jean-Pierre Jacquemart, note n°85, sur Rahon.
  20. La Chapelle de la Sainte-Vierge, sur le site Racines Comtoises.
  21. a et b Article sur Rahon, journal Pays Dolois n°48, septembre 2007.
  22. « De 1980 à 1993, Rahon a brillé par ses Sons et Lumières sur l'étang du Bief-Madame. » Article du journal Pays Dolois, septembre 2007.
  23. Notice dates et lieu naissance et décès du peintre sur le portail des collections des musées.
  24. Ses peintures à Dole, sur le portail des collections des musées.
  25. « Il [Louis Laloy] meurt en 1944 et repose au cimetière de Rahon, avec auprès de lui son fils, Jean, grand serviteur de l’Etat. » sur la page de Louis Laloy, du site des Auteurs Comtois.
  26. La biographie de Debussy, sur Google Books.
  27. Page de Louis Laloy, du site des Auteurs Comtois.
  28. Article sur Laloy et Debussy.
  29. Notice sur la vie et les travaux de Jean Laloy (1912-1994), Institut de France, , 27 p.
  30. Daniel Hunzinger, dans son article Rahon, la colombe s'est envolée, du journal Voix du Jura, 25 novembre 2004.
  31. Fichier texte du livre, en .doc.