Presles (Val-d'Oise)

commune française du département du Val-d'Oise

Presles
Presles (Val-d'Oise)
La mairie.
Blason de Presles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Intercommunalité CC de la Vallée de l'Oise et des Trois Forêts
(siège)
Maire
Mandat
Pierre Bemels
2020-2026
Code postal 95590
Code commune 95504
Démographie
Gentilé Preslois, Presloises
Population
municipale
3 904 hab. (2017 en augmentation de 5,49 % par rapport à 2012)
Densité 392 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 00″ nord, 2° 18′ 00″ est
Altitude Min. 26 m
Max. 210 m
Superficie 9,95 km2
Élections
Départementales Canton de L'Isle-Adam
Législatives 2e circonscription du Val-d'Oise
Localisation
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Presles
Liens
Site web http://www.ville-presles.fr

Presles est une commune du Val-d'Oise située à environ 30 km au nord de Paris.

Ses habitants sont les Preslois(es).

GéographieModifier

DescriptionModifier

 
Paysage urbain.

La commune est située dans le vallon du ru de Presles, à flanc de coteau, entre les forêts de Carnelle et de L'Isle-Adam.

Communes limitrophesModifier

Presles est limitrophe de L'Isle-Adam, Mours, Nointel, Beaumont-sur-Oise, Saint-Martin-du-Tertre, Maffliers et Nerville-la-Forêt.

Voies de communication et transportsModifier

La commune est desservie par la gare de Presles-Courcelles, située sur la ligne d'Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers, desservie par les trains de la ligne H du Transilien de la branche de Paris-Nord à Persan - Beaumont par Montsoult - Maffliers.

Le sentier de grande randonnée GR1 traverse le territoire de la commune, il se prolonge vers Nerville-la-Forêt au sud et Saint-Martin-du-Tertre à l'est.

ToponymieModifier

Le lieu est attesté sous les formes Prataria et Pretarium en 862, de Pratariis en 1110, de Praeris en 1184, de Praeres en 1210, Pratellas 1223[2].

Il s'agit d'un toponyme médiéval issu de l'ancien français proiere, praiere « grande étendue de prés » confondu plus tard avec le vieux français praël « petit pré » et peut-être « espace découvert entouré de bâtiments » (attesté vers 1165) > préau (issu du pluriel préaux, le singulier s'étant aligné sur le pluriel en francien) qui a fini par désigner tout autre chose au XIXe siècle[3].

Le passage d'un terme à l'autre s'observe bien dans les formes latinisées entre 1210 : Praeres et 1223 : Pratellas. L'un comme l'autre de ces deux mots remontent au gallo-roman, *prataria pour le premier et pratellu pour le second.

La même confusion s'est opérée pour Presles-en-Brie (Praeres vers 1222, Praesles 1276).

HistoireModifier

La commune possède sur son territoire plusieurs sépultures néolithiques, témoignages d'une occupation fort ancienne. La première mention écrite du village date de 862, comme indiqué précédemment.

Au Moyen Âge, la seigneurie située sur la route des Flandres appartient à la famille de Presles. Le fief passe ensuite en 1580 à la famille Baillet, conseillers au Parlement, puis en 1707 appartient à la famille de Turmenyes, enfin, par alliance, Presles est devenu possession du prince de Conti.

Dès 1756, la commune est sur la route de voitures publiques cheminant de Paris à Beauvais.

Au XVIIIe siècle, le territoire est partagé en plusieurs fiefs : Nantouillet (longtemps propriété des Nicolay), Remi, Rouvray, Prerolles, Courcelles, Valpendant, de Montbray.

Lors de la Révolution française, Presles est érigée en commune en 1790. La plupart des châteaux sont reconstruits durant le XIXe siècle.

La commune possédait jadis de nombreux moulins. Elle conserve aujourd'hui son caractère rural.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[4], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise, après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de L'Isle-Adam[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[6],[7].

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de L'Isle-Adam

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription du Val-d'Oise.

IntercommunalitéModifier

La commune fait partie de la communauté de communes de la Vallée de l'Oise et des Trois Forêts, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2003.

Tendances politiquesModifier

Lors du premierf tour des élections municipales de 2020, la liste menée par le maire sortant, Pierre Bemels, était seule en lice, et a remporté l'élection, lors d'un scrutin marqué par 70,90 % d'abstention[8].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2008[9] Régis Humbert UDF puis DL
puis UMP
 
mars 2008[10] En cours
(au 21 juillet 20204)
Pierre Bemels UMPLR Retraité de la banque
Vice-président (2014 → 2019 et 2020 → ) ou président (2019 → 2020) de la CC de la Vallée de l'Oise et des Trois Forêts
Réélu pour le mandat 2020-2026[11]

JumelageModifier

 
Plaque de jumelage.

La commune est jumelée avec la ville allemande Thaleischweiler-Fröschen, située dans l'arrondissement du Palatinat-Sud-Ouest.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2017, la commune comptait 3 904 habitants[Note 1], en augmentation de 5,49 % par rapport à 2012 (Val-d'Oise : +3,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2681 2981 3031 3381 5411 5751 6631 6501 586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5841 6381 2411 2031 1801 1611 2511 1791 307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2381 2271 3191 5231 6151 6421 5391 6351 959
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 0762 4502 9273 1173 5663 7283 8153 8273 701
2017 - - - - - - - -
3 904--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Presles compte trois monuments historiques sur son territoire ;

  • Église Saint-Germain-l'Auxerrois, rue Pierre-Brossolette (inscrite monument historique par arrêté du [15]) :
    Elle a été bâtie à partir du XIIe siècle mais reconstruite à partir de 1480.
    Le chœur gothique est flanqué au nord d'un double collatéral voûté d'arêtes avec une colonne centrale romane, vestige de l'édifice primitif. Le clocher date du XVIe siècle. Les vingt-deux stalles du XVIIe siècle furent achetées par l'abbé Galet et proviennent de l'église abbatiale de Saint-Cloud (détruite en 1778). Les miséricordes Renaissance des stalles sont sculptées de sujets satiriques et de scènes de métiers[16].
  • Allée couverte du Blanc Val, en écart, entre les dernières maisons du village et la RD 64e, chemin rural no 8 dit du Blanc-Val (classée monument historique par arrêté du [17]) : Ce monument funéraire est une allée couverte enterrée de 6 m de longueur, découverte en 1949. Il s'agissait d'une sépulture collective, où cinquante corps furent retrouvées[18].

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On peut également signaler :

  • Le château de Bellevue, sur un grand domaine boisé immédiatement à l'ouest du bourg : Il fut édifié au XIXe siècle par un tailleur de Paris. Ce château de brique et pierre remplace un pavillon de chasse du prince de Condé. Ce fut la propriété et le lieu de décès de l'entrepreneur et fondeur d'art Antoine Durenne, mort en 1895[20]. Le général Jacquin y ajoute deux ailes en 1912[21]. Sans illustration.
  • Le château de Courcelles, au hameau du même nom, rue Alexandre-Prachay : De style néo-classique, il fut édifié à partir de 1709. Acheté par le prince de Conti, seigneur de L'Isle-Adam à Marie de Turmenyes, il est ensuite revendu à François Bergeret puis vendu à M. Perrot, président de la chambre des comptes guillotiné en 1794. Les aménagements intérieurs du château datent de la fin du XIXe siècle et furent remodelés dans les années 1930. Son parc, vraisemblablement l'œuvre de Louis-Sulpice Varé, compte parmi les plus beaux ensembles paysagers du Val-d'Oise. Il s'étend sur 30 hectares et comprend plusieurs pièces d'eau alimentées par des sources et par le ru de Presles ainsi que plusieurs fabriques, notamment une passerelle, une fausse ruine, un embarcadère, un belvédère et un kiosque. On trouve sur le domaine une grange, un ancien chenil et l'hôpital de Courcelles, aujourd'hui maison d'accueil de la DDASS[22].
  • Les Grands Moulins de Presles, en écart, 112 rue Pierre-Brossolette (RD 78) : Cette minoterie industrielle est implantée sur un site utilisé dès le XVIe siècle[21].
  • Le coffre mégalithique de Bellevue : situé sur le domaine du château de Bellevue. Cette allée couverte est une petite sépulture collective, composée de quatre dalles de calcaire. Elle fut découverte en 1901 et contenait les restes de huit individus ainsi que quatre objets[18].
  • La ferme fortifiée de Valpendant, au bout d'un chemin d'exploitation partant du carrefour de la Libération, RD 64e : elle domine le hameau de Courcelles. Cette ancienne forteresse donnée par Louis IX à l'abbaye de Royaumont en 1249 devient la propriété au XIVe siècle de la puissante famille de Chambly qui en fait le chef-lieu du comté de Beaumont. Le donjon de 16 m de hauteur fut érigé au XIIIe siècle, on peut encore y voir les meurtrières ; sa partie supérieure fut transformée en colombier au XVIIe siècle. Le logis seigneurial comprenant plusieurs fenêtres à meneaux date lui du XVIe siècle. Les douves en partie comblées remontent au XIIe siècle. La grange, d'une longueur de 47 m, remonte au XIIe siècle, mais ses ouvertures ont été remaniées au XIXe siècle et sa charpente médiévale a malheureusement disparue au cours d'un incendie en 1992[23].
  • La ferme de la Cave, RD 64 / carrefour de la Libération : Elle est installée dans un ancien relais de poste décrit par Balzac, qui résidait alors à L'Isle-Adam dans son roman « Un début dans la vie ». Le chenil du prince Murat est installé dans un ancien relais de chasse du prince de Conti[24].
  • Le lavoir de Courcelles : Alimenté par une source, il est situé en contrebas de la rue. Il a été restauré en 1990[21].
  • Le moulin de Montbray, rue du bois Belle-Fille : Il ne reste que des ruines de ce moulin à eau médiéval[16].
  • La route forestière du bois Belle-Fille de la foret de Canelle date du XVIIIe siècle.
  • Insolite, une maison du village, la maison Notre-Dame, présente des sculptures en bois (porche, salle à manger) d'inspiration indonésienne achetées par Louis Hayaux du Tilly. Elles ornaient le pavillon indonésien de l'exposition universelle de 1900. Sans illustration.

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Fête de Lutte ouvrièreModifier

La fête annuelle de Lutte ouvrière se déroule le week-end de la Pentecôte dans un parc boisé situé sur la commune de Presles, dans le château de Bellevue[25], accueillant environ 40 000 visiteurs. En plus des nombreuses attractions non politiques, cette fête constitue un des principaux rassemblements de l'extrême-gauche en France, où sont invités des militants de tendances diverses ainsi que la majorité des Preslois[26].

Personnalités liées à la communeModifier

 
Plaque commémorative de François Le Cam
  • François Le Cam, résistant du réseau Résistance, mort en déportation à Neuengamme en 1945.. Une plaque honore sa mémoire.

Presles dans les artsModifier

Honoré de Balzac a évoqué Presles dans Un début dans la vie.

HéraldiqueModifier

Les armes de Presles se blasonnent ainsi :"D'argent fretté de huit pièces de sinople."

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. « Communes limitrophes de Presles (Val-d'Oise) » sur Géoportail.
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1, Librairie Droz 1991. p. 348
  3. Site du CNRTL : étymologie de préau
  4. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  7. Ministère de la justice - Conseil départemental de l'accès au droit du Val-d'Oise
  8. « Presles 95590 », Résultats aux municipales 2020, sur https://www.lemonde.fr (consulté le 1er août 2020).
  9. Alexandre Porcu, « Presles : Régis Humbert laisse la place à son premier-adjoint », L’Écho le Régional,‎ (lire en ligne, consulté le 20 août 2019) « Après plus de 25 ans de vie politique, le maire de Presles raccroche. Il l’avait déjà annoncé à ses habitants en mars dernier, présentant alors son successeur, Pierre Bemels jusque-là premier adjoint ».
  10. « Pierre Bemels - Le Maire », Ma mairie, sur http://www.ville-presles.fr (consulté le 20 août 2019) {{Conseiller Municipal depuis 1989 puis Premier Adjoint de 1995 à 2007. Maire de la Commune de Presles depuis 2008. Vice-Président de la Communauté de la Vallée de l'Oise et des Trois Forêts, chargé de l'aménagement du territoire. Président du Syndicat Intercommunal de la Vallée du Rû de Presles. Conseiller communautaire de la Vallée de l'Oise et des trois forêts}}.
  11. « Compte-rendu du conseil municipal du 26 mai 2020 » [PDF], Comptes rendus, Mairie de Presles (consulté le 31 juillet 2020).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  15. « Église Saint-Germain-l'Auxerrois », notice no PA00080177, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. a et b René Botto, Stéphane Gasser et Christophe Gicquelay, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Presles », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 439-445 (ISBN 2-84234-056-6) ; p. 440.
  17. « Allée couverte du Blanc Val », notice no PA00080175, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. a b et c Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Presles, op. cit., p. 439.
  19. « Dolmen de la Pierre Plate », notice no PA00080176, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Georges Rosenberger in Revue Arts et Métiers, n° 608[réf. non conforme].
  21. a b et c Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Presles, op. cit., p. 445.
  22. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Presles, op. cit., p. 442-444.
  23. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Presles, op. cit., p. 439-440.
  24. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Presles, op. cit., p. 442.
  25. « Presles : le château dans le giron de LO depuis les années 1980 », sur Le Parisien,
  26. Site de la fête de Lutte ouvrière

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Jean Aubert, La Grande Histoire du Val d'Oise - Toutes les communes de Ableiges à Wy-dit-Joli-Village, Edijac, (ISBN 2-904-675-17-5)[réf. non conforme]
  • René Botto, Stéphane Gasser et Christophe Gicquelay, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Presles », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 439-445 (ISBN 2-84234-056-6)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier