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Navacelles

commune française du département du Gard

Navacelles
Navacelles
Blason de Navacelles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton Rousson
Intercommunalité Communauté de communes Cèze-Cévennes
Maire
Mandat
Bruno Clemençon
2014-2020
Code postal 30580
Code commune 30187
Démographie
Population
municipale
335 hab. (2016 en augmentation de 7,72 % par rapport à 2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 09′ 50″ nord, 4° 14′ 29″ est
Altitude Min. 129 m
Max. 337 m
Superficie 11,02 km2
Localisation

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Navacelles

Navacelles est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie. Elle ne doit pas être confondue avec un hameau de la commune héraultaise de Saint-Maurice-Navacelles, célèbre pour le cirque de Navacelles.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune est située à 13 km à l'est d'Alès, l'altitude moyenne est de 175 mètres.

Hydrographie et reliefModifier

ClimatModifier

Voies de communication et transportsModifier

ToponymieModifier

Attestation du nomModifier

Année Nom Document
1384 Nova-Cella Dénombrement de la sénéchaussée
1462 Locus de Nova-Cella Registre-copie de lettres royaux[Note 1] de la sénéchaussée de Beaucaire et de Nîmes, pour les annéees 1461 et 1462
1549 Novacelle Archives départementales, C 1320
1538 Novecelle Ursy, notaires de Nîmes, XVIe et XVIIe siècles
1602 Le prieuré Sainct-Pierre de Navacelle Jean Gentoux, notaire d'Uzès, XVIe et XVIIe siècles
Source : Dictionnaire topographique du département du Gard[1].

ÉtymologieModifier

Provençal Navacello, languedocien Nabacello, du latin nova cella[2].

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Des peuplades préhistoriques avaient déjà choisi le site de Navacelles pour s'installer dans des grottes comme celles du Redalet et du Tay d'où elles pouvaient observer les migrations animales.

AntiquitéModifier

Les Gaulois érigent un village attesté de nos jours par de nombreux vestiges et ruines de cabanes[3].

Moyen ÂgeModifier

Époque moderneModifier

Au XVIIe siècle, Navacelles était le chef-lieu d'un des neuf doyennés du diocèse d'Uzès[1]. Jusqu'en 1790, elle fut le siège du prieuré de Saint-Pierre de Navacelles dépendant de l'évêque d'Uzès[1]. En 1808, elle devint paroisse du doyenné de Saint-Ambroix.

Pendant les guerres de religion, Navacelles fut le théâtre de luttes intestines entre les clans. Navacelles, qui avait appartenu à la Maison de Montmorency jusqu’à la fin du XVIe siècle, échut à Marie de Montmorency, fille naturelle d’Henri de Montmorency, connétable de France, laquelle avait épousé en 1575 Jean de Fay, baron de Péraut, sénéchal de Beaucaire et lieutenant général du roi en Pays de Bresse. Leur petite fille, Madeleine de Fay Péraut, épousa Abel de Calvière, qui transmit Navacelles à son neveu, Abel-Antoine de Calvière, baron de Boucoiran et de Vézénobres. En 1702, sa fille, Marie-Anne de Calvière de Boucoiran, l’apporta en dot à Joseph de Roux, colonel de dragons et brigadier des armées du roi (1654-1712). Son fils, Jean-Louis marquis de Roux (1705-1780), officier aux gardes françaises et viguier d’Avignon, vendit Navacelles dans les années 1740 à une famille bourgeoise de Nîmes, les Roustang, qui en furent les propriétaires jusqu'à la Révolution.

Révolution française et EmpireModifier

Époque contemporaineModifier

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1973   André Argillier Mouvement réformateur Agent technique métallurgiste[4]
2001 En cours Bruno Clemençon PS Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 335 habitants[Note 2], en augmentation de 7,72 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
528379417468502500532530518
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
521506466480484484484507425
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
512507501405352333314261259
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
253230220204190243248304323
2016 - - - - - - - -
335--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

SantéModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

EmploiModifier

Entreprises de l'agglomérationModifier

Secteurs d'activitésModifier

Tandis que la plaine est propice à la polyculture constituée de vignes, céréales et cucurbitacées, et ses célèbres melons. En bas des combes, bien à l'abri, quelques oliveraies. Des muriers, vestiges de la sériciculture, résistent en limite de propriété.

Culture locale et patrimoineModifier

Édifices civilsModifier

  • Ruelles.
  • Vestiges romains de Concousses et Serres de la Font ainsi que le village gaulois de Redalet.
  • Château date des XVIe et XVIIe siècles   Inscrit MH (1978)[9].

Édifices religieuxModifier

  Inscrit MH (1978)[9]

  • Église Saint-Nazaire : Elle date du XIe siècle. Elle fut endommagée au XVIIIe siècle.
  • Presbytère.

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

Ce village semble perdu dans une forêt de chênes où règne un calme bercé par le chant des cigales. Située entre plaine et garrigue, la végétation méditerranéenne typique formée de chênes blancs, pins d'Alep, cèdes et genévriers, buis, pudis, laurier thym, arbousier, fenouil, millepertuis, molène, thym, lavandes sauvages composent la partie garrigue.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Lettres royaux : Lettres de chancellerie expédiées aux nom du prince.
    Remarque : Lettres royaux est une façon archaïque de parler, conservée longtemps par l'usage de la chancellerie, les adjectifs en al étant, dans l'ancien français, semblables au masculin et au féminin, attendu qu'ils proviennent d'adjectifs latins en alis, qui ont même forme pour ces deux genres.
    Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Paris, L. Hachette, 1873-1874, 4 vol. ; gr. in-4 (notice BnF no FRBNF30824717), p. 283, t. 3
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b c et d Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 149
  2. (oc + fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 398, t. 2
  3. « Village gaulois de Navacelles », sur www.ceze-cevennes.fr (consulté le 26 mai 2015)
  4. https://archive.org/stream/EL066L197303030031PFPdfmasterocr/EL066_L_1973_03_030_03_1_PF_pdfmasterocr#page/n5/mode/2up
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. a et b Notice no PA00103090, base Mérimée, ministère français de la Culture