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René Revol

personnalité politique française

René Revol
Illustration.
Fonctions
Maire de Grabels
En fonction depuis le
Élection 18 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
Prédécesseur Bernard Prunet
Biographie
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance La Mure (Isère)
Nationalité Français
Parti politique OCI
PS (jusque'en 2008)
PG (depuis 2008)
FI (depuis 2016)
Profession Professeur de sciences économiques et sociales

René Revol, né le à La Mure (Isère)[1], est un homme politique français, membre du Parti de gauche et de La France insoumise. Il est élu maire de Grabels en 2008 et député suppléant de la deuxième circonscription de l'Hérault en 2017.

BiographieModifier

Dans la région de Grenoble, René Revol longtemps militant et dirigeant de l'Organisation communiste internationaliste (OCI) et ses diverses versions, il s'en détache ensuite pour regagner des courants dits de « l'autre gauche ». Vice-président du mouvement politique Pour la République sociale, il participe à la création du Parti de gauche et devient membre du Bureau national.

Après avoir milité pour le « non de gauche » à la constitution européenne dans la région héraultaise (où il est domicilié), il milite pour l'unité de la gauche autour de ses idéaux fondamentaux (avec en première ligne l'antilibéralisme) pour la campagne présidentielle de 2007.

Ayant eu sa carte au Parti socialiste (PS), son engagement « très à gauche » lui a maintes fois été reproché par de nombreux dirigeants du PS, notamment par François Hollande[réf. nécessaire]. Cette sensibilité politique a servi à son expulsion du PS le . Finalement, cette expulsion a été annulée.

En , René Revol est élu maire de Grabels en conduisant la liste « un projet pour Grabels ».

Il annonce le son départ du Parti socialiste et donc sa démission du Conseil national. Cette annonce fait suite au départ du Parti socialiste de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez afin de créer le Parti de gauche, auquel il adhère.

René Revol est candidat sur la liste du Front de gauche dans la circonscription Sud-Ouest pour les élections européennes de 2009. À l'occasion des élections régionales de 2010, il mène la liste « À gauche maintenant » en région Languedoc-Roussillon[2]. Alors qu'un accord national entre le Nouveau Parti anticapitaliste et les composantes du Front de gauche a échoué, la liste conduite par René Revol tente de réunir les mouvements « à la gauche de la gauche » au premier tour.

Dans la vie active, René Revol était professeur de sciences économiques et sociales en classe préparatoire au lycée Alphonse-Daudet de Nîmes avant de partir à la retraite en 2011. Il est par ailleurs auteur de plusieurs ouvrages traitant essentiellement de questions politiques, économiques et sociales. Citons, entre autres, Le Dictionnaire des sciences économiques et sociales élaboré sous sa direction, ou La Dissertation économique écrit en collaboration avec Jean Étienne.

En 2012 il se propose de se retirer des législatives au profit de Jean-Luc Mélenchon avant que celui-ci n'opte pour Hénin-Beaumont.

En 2014, René Revol est réélu maire de Grabels en conduisant la liste « Grabels, une œuvre commune » et est devenu vice-président de la Métropole de Montpellier chargé de l'eau et de l'assainissement, où il a mis en place une régie publique de l'eau, dont il est devenu le président du conseil d'administration.

Aux élections régionales de décembre 2015, dans la nouvelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, il soutient la liste régionale rassemblant EELV et le Front de gauche, conduite par Gérard Onesta (et dans le département de l'Hérault par Muriel Ressiguier), qui obtient plus de 10 % des voix au premier tour.

En 2017, il soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle. Il devient député suppléant après la victoire de la candidate de La France insoumise sur la deuxième circonscription de l'Hérault, Muriel Ressiguier.

Après son éviction de la vice-présidence de la Métropole de Montpellier par Philippe Saurel pour avoir refusé d'appartenir au groupe « La République en marche et apparentés », il crée un groupe d'opposition dénommé « Groupe de coopération métropolitaine ».

PublicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Les élus », sur Ville de Grabels.
  2. Michel Soudais, « Accord Front de Gauche-NPA en Languedoc-Roussillon », Politis,‎ (lire en ligne).