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Montgibaud

commune française du département de la Corrèze

Montgibaud
Montgibaud
Blason de Montgibaud
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Brive-la-Gaillarde
Canton Uzerche
Intercommunalité CC du Pays de Lubersac-Pompadour
Maire
Mandat
Jean-Louis Chassaing
2014-2020
Code postal 19210
Code commune 19144
Démographie
Population
municipale
241 hab. (2016 en augmentation de 3,43 % par rapport à 2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 11″ nord, 1° 25′ 24″ est
Altitude Min. 324 m
Max. 474 m
Superficie 13,99 km2
Localisation

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Montgibaud

Montgibaud (Mont Gibaud en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine. Son nom vient de la forme gibeuse de la colline.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Montgibaud est situé dans le Massif central à proximité de Lubersac et de Meuzac, non loin de l'autoroute A20. C'est une commune limitrophe avec le département de la Haute-Vienne.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Montgibaud[1]
Meuzac
(Haute-Vienne)
Coussac-Bonneval
(Haute-Vienne)
  Benayes
Lubersac

HydrographieModifier

Le ruisseau de la Boucheuse après avoir traversé le territoire de la commune de Meuzac alimente l'étang de Cherchaud. Cet étang est une retenue d'eau, la plus ancienne connue dans les environs, l'étang est déjà cité dans les cartulaires de l'abbaye de Vigeois au XIIe siècle, il est possédé en indivis par les maîtres du Castrum de Bré, les Breno et leurs miles. Suite à des donations à l'abbaye d'Aureil , l'étang de Cherchaud était une possession du prieuré-cure de Montgibaud. Au XVIIIe siècle, la retenue d'eau permettait d'actionner les soufflets d'une forge. La Boucheuse à cet endroit traverse un val profond surmonté à la sortie de l'étang par des collines à pic. La Boucheuse et l'étang sont entourés de puys aux sommets arrondis sur lesquels sont construits des petits villages existants au XIIe siècle.

ToponymieModifier

HistoireModifier

L'histoire de la paroisse et des villages du Xe siècle à la Révolution.

L'histoire de la commune de Montgibaud est liée au castrum de Bré (actuelle commune de Coussac-Bonneval) et à l'abbaye d'Aureil. Le castrum se dressait au nord de l'actuel village de Bre sur un piton rocheux dominant la Boucheuse non loin du village de Royer.
Aux XIe, XIIe et XIIIe siècles les membres 'de l'antique famille de Breno et les chevaliers du castrum firent de nombreux dons à l'abbaye de Vigeois (créé par les Bré) et à l'abbaye d'Aureil.

Une riche famille d'alleutiers - les Las Rasas - firent au XIe siècle d'importants dons de terres à l'abbaye d'Aureil. Umberga Las Rasas donna de nombreuses manses et borderies dépendant de sa villa de Selumnac située non loin de Bré et où se trouve sa maison (domus). Ce don est important, on peut supposer que la dame Umberga se fit moniale et que ce don constitua sa dot. Son frère Petrus compléta ce don en donnant tout ce qui reste de son alleu depuis le pont de Bré sur la voie Lemovicina jusqu'à la Nouaille. La même année Stephanus Las Rasas donna par amour pour sa fille Pétronille future servante de Dieu, sa borderie de La Nouaille. La villa Selumnac et toutes les terres données se trouvaient dans la paroisse de Meuzac. La villa Selumnac se situait près du pont de Bré, elle est devenue le lieu-dit de Sauvignat situé sur les rives de la Boucheuse. Les Las Rasas dont la villa jouxtait le castrum de Bré n'étaient pas des milites, bien positionnés en terres, ils semblent plutôt être leurs égaux.

La via Lemovicina reliait l'abbaye Saint-Martial aux vignobles de Voutezac (actuelle Corrèze), elle partait de Limoges, passait par Château-Chervix, enjambait la Boucheuse au pont de Bré, continuait au pied de la colline de la forteresse de Bré, rejoignait Lubersac par la Chapelle-Antie puis Pompadour... L'abbaye possédait des prieurés dans tous ces lieux. La via lemovicina était une sorte de route du vin limousine.

Les dons de terres furent si nombreux que l'abbaye d'Aureil créa à Montgibaud un prieuré-cure. Le prieur de Montgibaud en tant que prêtre assurait un service spirituel mais il était aussi un seigneur foncier au sens médiéval du terme qui possédait de nombreux villages, l'étang de Cherchaud, les moulins des Prêtres (actuel moulin Brûlé) et du Prieur, le village et tènement de La Boulessie.

Le Prieur de Montgibaud officiait avec l'autorisation du curé de Meuzac. pour les villages proche de Montgibaud qui relevaient alors de la paroisse de Meuzac: La Joubertie, La Crocherie, la Vidalie et même parfois pour le village proche de Royer.

HéraldiqueModifier

  Blason D'argent à un laurier de sinople mouvant d'un croissant de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Jean-Louis Chassaing[2]   Agriculteur retraité

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4]. En 2016, la commune comptait 241 habitants[Note 1], en augmentation de 3,43 % par rapport à 2011 (Corrèze : -0,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
332355343375447444475554522
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
534449542487533598630613630
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
638654581557511506505420390
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
357324281217216241234231236
2016 - - - - - - - -
241--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

  • le tilleul de Sully, planté à la demande du premier ministre d'Henri IV, endommagé par la tempête de 1999 ;
  • le château de la Joubertie ;
  • L'église, ancien prieuré de l'abbaye d'Aureil.

Montgibaud dans la littératureModifier

Montgibaud est citée (orthographiée « Mongibaud ») dans le poème d’Aragon, Le conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[7].

Personnalités liées à la communeModifier

Louis Texier-Olivier, (1764-1849), haut fonctionnaire et homme politique français, préfet et député.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375