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Monocotylédone

classe de végétaux dont la plantule typique ne présente qu'un seul cotylédon sur l'embryon

Lilianae

Lilianae
Description de cette image, également commentée ci-après
Photographie de Xerophyllum tenax
Classification selon Tropicos
Règne Plantae
Classe Equisetopsida
Sous-classe Magnoliidae

Super-ordre

Lilianae
Takht., 1967[1]

Synonymes

Les Monocotylédones, ou le super-ordre des Lilianae[3], comprennent, parmi les angiospermes ou plantes à fleurs, des végétaux dont la plantule typique ne présente qu'un seul cotylédon sur l'embryon, qui évolue en donnant une préfeuille (ou éophylle).

On relève notamment parmi les monocotylédones :

Sommaire

Caractéristiques morphologiquesModifier

À leur particularité principale s'ajoutent les caractéristiques suivantes :

  • racines : appareil racinaire souvent fasciculé, c'est-à-dire constitué de racines d'égale importance et généralement non ramifiées. L'endoderme des racines de monocotylédones est en "fer à cheval", c'est-à-dire que les cellules de cette assise sont lignifiées sur les parois anticlines et sur la paroi péricline interne, donnant une forme de U en coupe transversale. La voie apoplastique est ainsi bloquée. Certaines cellules sont tout de même non lignifiées et permettent la circulation de l'eau et des solutés vers le cylindre central, elles sont appelées cellules de passage.
  • tiges : pas de formation de bois secondaire et absence d'un véritable tronc ; même si certaines monocotylédones (palmiers, bananiers, Pandanus, Cordylines, Yuccas, Dracénas, Bambous, ravenala, phynakospermum,…) ont un port arborescent, on ne rencontre pas dans cette classe de vrais arbres au sens strict (tous sont des feuillus et des conifères, qui sont tous des dicotylédones et des gymnospermes), la tige des palmiers étant appelée un stipe. Les faisceaux libéro-ligneux sont implantés sur plusieurs cercles concentriques, à l'inverse des dicotylédones, pour lesquels la disposition de ces faisceaux est uniquement sur un seul cercle.
  • feuilles : parfois pennées, rarement composées (Arisaema), présentant le plus souvent (la parisette, la salsepareille, le tamier, la Goodyère rampante font l'exception) des nervures parallèles ; ces feuilles constituent selon certains auteurs des phyllodes.
  • fleurs : fondamentalement trimères : 3 sépales, 3 pétales, 2 × 3 étamines, 3 carpelles ; symétrie dont on retrouve la trace même chez des fleurs évoluées comme celles des orchidacées.
  • pollen : grains de pollen possédant généralement une seule aperture, zone de faiblesse permettant le passage du tube pollinique, caractère plésiomorphique partagé avec les dicotylédones ancestrales.

Les Monocotylédones sont essentiellement herbacées, moins de 10 % des espèces ont une tige plus ou moins ligneuse avec une sorte de cambium vascularisé typique des plantes ligneuses non-dicotylédones. Les plantes monocotylédones ligneuses, contrairement aux dicotylédones ligneuses, ont généralement une tige non ramifiée avec une couronne terminale de grandes feuilles. Les scientifiques supposent fortement que les caractéristiques morphologiques sont liés à large adoption d'un habitat aquatique par les différentes lignées de plantes monocotylédones. Les éléments vasculaires manquent souvent ou sont parfois limités aux organes spécifiques. Les faisceaux vasculaires de la tige sont généralement dispersés ou supportés en deux cycles ou plus. Le système racinaire mature est adventif. Un seul cotylédon, ou feuille embryonnaire indifférenciée, est présent. Les plantes monocotylédones possèdent généralement des feuilles avec des nervures parallèles. Les pièces florales sont essentiellement de type ternaire (fleurs trimères), rarement quaternaire (fleurs tétramères) et quasi jamais quinaire (fleurs pentamères). Le pollen est essentiellement monoaperturé, une seule aperture par grain.

ClassificationsModifier

Les Monocotylédones sont apparues il y a 130 millions d’années et ont un ancêtre commun avec les eudicotylédones. D’un point de vue évolutif, les travaux récents (2009) [4],[5] en biologie moléculaire appliquée à la cladistique permettent de positionner les monocotylédones entre les angiospermes basales (par exemple les Nymphaeales) et les eudicotylédones. Lorsque les botanistes distinguent Monocotylédones et Dicotylédones, ils caractérisent davantage des types d'organisation que des unités systématiques naturelles, sachant que les classifications verticales (par lignées) sont d'un tout autre intérêt que les classifications horizontales (par convergence)[6]. Malgrès que la trés grande majorité des plantes actuelles sont des dicotylédones, les monocotylédones sont pourtant les végétaux les plus évolués : le plus ancien angiosperme, qui est une dicotylédone, à pour plus proche parent actuel, l'amborella.

Classification classique de CronquistModifier

En classification classique de Cronquist (1981), les monocotylédones sont la classe Liliopsida dans les divisions Magnoliophyta [= angiospermes]. Elles sont divisées en 5 sous-classes :

Classification classique de ThorneModifier

En classification classique de Thorne (1992), les monocotylédones sont la sous-classe des Liliidae dans la classe des Magnoliopsida [= angiospermes]. Elles sont divisées en 8 superordres.

Classifications APGModifier

En classification phylogénétique APG III (2009), les monocotylédones (« monocots » en anglais) forment un clade situé dans le clade angiospermes (« angiosperms » en anglais). Elles sont divisées en 11 ordres (et une famille). Leur composition et leur emplacement sur l'arbre phylogénétique du vivant sont détaillés par le cladogramme suivant[7] :

Remarques :

Liste des ordresModifier

Selon ITIS (11 octobre 2017)[8] :

Selon Tropicos (11 octobre 2017)[1] (Attention liste brute contenant possiblement des synonymes) :

Selon World Register of Marine Species (11 octobre 2017)[9] :

Notes et référencesModifier

  1. a et b Tropicos, consulté le 11 octobre 2017
  2. BioLib, consulté le 11 octobre 2017
  3. (en) M. W. Chase et J. L. Reveal, « A phylogenetic classification of the land plants to accompany APG III », Bot. J. Linn. Soc., vol. 161,‎ , p. 122-127 (DOI 10.1111/j.1095-8339.2009.01002.x, lire en ligne)
  4. (en) ANGIOSPERM PHYLOGENY WEBSITE, version 13
  5. (en) Angiosperm Phylogeny Group, « An update of the Angiosperm Phylogeny Group classification for the orders and families of flowering plants: APG III », Botanical Journal of the Linnean Society, vol. 161, no 2,‎ , p. 105–121 (DOI 10.1111/j.1095-8339.2009.00996.x)
  6. Robert Gorenflot, Biologie végétale. Plantes supérieures, Masson, , p. 202
  7. Voir l'arbre phylogénétique des angiospermes issu de la publication officielle de APG III (2009)
  8. ITIS, consulté le 11 octobre 2017
  9. World Register of Marine Species, consulté le 11 octobre 2017

Références taxinomiquesModifier

LilianaeModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

LiliopsidaModifier

Voir aussiModifier