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Monnières (Loire-Atlantique)

commune française du département de la Loire-Atlantique
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Monnières.

Monnières
Monnières (Loire-Atlantique)
L'église Sainte-Radegonde.
Blason de Monnières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Clisson
Intercommunalité Clisson Sèvre et Maine Agglo
Maire
Mandat
Benoît Couteau
2014-2020
Code postal 44690
Code commune 44100
Démographie
Gentilé Monnièrois
Population
municipale
2 179 hab. (2016 en augmentation de 12,03 % par rapport à 2011)
Densité 223 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 57″ nord, 1° 21′ 17″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 61 m
Superficie 9,78 km2
Localisation

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Monnières
Liens
Site web http://www.mairie-monnieres.fr/

Monnières est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

GéographieModifier

 
Situation de la commune de Monnières dans le département de la Loire-Atlantique.

LocalisationModifier

Monnières est situé dans le Vignoble nantais, dans la vallée de la Sèvre nantaise, à 20 km au sud-est de Nantes et 10 km au nord-ouest de Clisson.

Communes limitrophesModifier

Les communes limitrophes sont Le Pallet, Gorges, Saint-Lumine-de-Clisson et Maisdon-sur-Sèvre.

Accès et transportModifier

La commune est traversée dans le sens nord-sud par la route départementale 7 entre Le Pallet et Maisdon-sur-Sèvre et dans le sens est-ouest par la route départementale 76 entre Gorges et Maisdon-sur-Sèvre

GéologieModifier

La Commune de Monnières a une géologie diversifiée. On y trouve principalement du gabbro, des amphibolites, des gneiss, du quartz, de la pegmatite et de la leptynite et aussi quelques roches granits et orthogneiss.

HydrographieModifier

La Sèvre nantaise, affluent de la Loire, sert de limite entre Monnières et les communes du Pallet et de Gorges[1]. Le pont de Monnières est la limite amont de navigabilité de la Sèvre nantaise.

ClimatologieModifier

Le climat de la Loire-Atlantique, est de type tempéré océanique. L'influence de ce climat est largement facilitée par l'estuaire de la Loire et l'absence de relief notable[2]. Les hivers sont doux (min −5 °C / max 10 °C) et pluvieux et les étés relativement beaux et doux également (min 17 °C / max 35 °C). Les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les précipitations annuelles sont d'environ 820 mm[3] et peuvent fortement varier d'une année à l'autre. Les chutes de neige y sont exceptionnelles.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme de Molneriis en 1179[4].

Monnières est située à la limite entre poitevin et gallo. Son nom en gallo est Monierr (écriture ELG)[5].

En breton, elle a été dénommée Meliner par l'Office de la Langue Bretonne[4], nom sans valeur historique, puisqu'il s'agit d'un toponyme gallo-roman situé dans la zone de diffusion de la toponymie romane, zone dans laquelle le breton n'a jamais été parlé (voir frontière linguistique bretonne).

HistoireModifier

AntiquitéModifier

Pendant l'Antiquité, Monnières se situe dans le pays des Pictons dans l'Aquitaine seconde.

Moyen ÂgeModifier

Monnières est la commune d'origine de Jean Meschinot. Né au domaine des Mortiers, Jean Meschinot fut écuyer de Pierre II de Bretagne, et participa à la Guerre de Cent Ans. Il fut aussi poète à la cour des ducs de Bretagne écrivant diverses ballades et rondeaux.

XVIIe siècleModifier

Au XVIIe siècle, les Barrin de la Galissonnière s’installent au château seigneurial de la Janière. Jacques Barrin étend ses possessions sur plusieurs communes aux alentours. L’un de ses descendants, Rolland-Michel Barrin, devint gouverneur de la Nouvelle-France.

XVIIIe siècleModifier

En 1792, dans l’optique du resserrement des paroisses, Monnières se voit amputé de deux tiers de ses habitants au profit de la paroisse du Pallet.

Pendant les guerres de Vendée, Le , comme beaucoup d’autres paroisses de la région, Monnières est entraînée dans l'insurrection générale. Le château de la Galissonnière devient un quartier général pour les généraux vendéens. En juin 1793, Charrette y séjourne avant le siège de Nantes. En septembre 1793, Bonchamps et Lyrot et leurs 7 000 combattants de la Grande Armée essayent de stopper le général Canclaux et ses troupes dans leur retraite vers Nantes après la défaite de la Bataille de Torfou. Après un long combat dans les environs du château contre les 15 000 Mayançais de Canclaux, Bonchamps ordonne la retraite sur Aigrefeuille. Un groupe de soldats de républicain traverse la Sèvre et dans leur poursuite des Royalistes, ils incendient le bourg et l’église.

Le 4 avril 1794, une des colonnes infernales incendie le château de la Galissonnière puis le bourg de Monnières. En poursuivant vers Saint-Lumine-de-Clisson, ils incendient aussi de nombreux hameaux de la commune.

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
D'azur à l'écusson de gueules chargé d'une grappe de raisin d'argent, accompagné en chef dextre d'une clef versée, en chef senestre d'un moulin à vent, et en pointe d'un papillon, le tout d'or ; au chef d'hermine.
Commentaires : Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Le papillon d'or rappelle les armoiries de la Famille Barrin.

Politique et administrationModifier

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? 1966
(décès)
Henri Gaborit[6]    
1966 1969
(démission)
M. Cheneau    
1969 Albert Méchineau[7]   Viticulteur
Claude Carteron[Note 1] SE  
en cours Benoît Couteau SE  
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

Selon le classement établi par l'Insee, Monnières fait partie de l'aire urbaine et de la zone d'emploi de Nantes et du bassin de vie de Clisson. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine[8]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 99 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses » et 1 % dans des zones « très peu denses »[9].

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2016, la commune comptait 2 179 habitants[Note 2], en augmentation de 12,03 % par rapport à 2011 (Loire-Atlantique : +6,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1006671 0289781 0951 0349121 0241 079
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0771 0671 0761 0421 0581 0421 000958931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9018908698139889429208931 004
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
9539411 0191 2351 3791 5431 6911 9322 125
2016 - - - - - - - -
2 179--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,1 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[14],[15],[16]. Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,7 % contre 48,4 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental)[14],[15],[16].

Pyramide des âges à Monnières en 2013 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,3 
3,2 
75 à 89 ans
5,1 
12,6 
60 à 74 ans
12,9 
19,0 
45 à 59 ans
19,3 
23,8 
30 à 44 ans
23,7 
14,9 
15 à 29 ans
14,5 
26,3 
0 à 14 ans
24,3 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

ÉconomieModifier

Monnières dispose d'un parc d'activités : le Parc d'activités de la Malvineuse. L'économie de Monnières est essentiellement axée sur l'artisanat et le commerce. On y trouve une activité viticole avec la production de Muscadet (Muscadet-sèvre-et-maine (AOC) ). Les commerces sont liés aux services de proximités : une boulangerie, un traiteur, un salon de coiffure, un bar, un petit magasin d'alimentation.

Vie localeModifier

Monnières dispose de salles municipales, d'une bibliothèque, d'une cantine scolaire, un espace jeunes. une halte-garderie, un accueil périscolaire et un centre de loisirs sont à disposition des habitants.

Un sentier pédestre est accessible sur la commune. Le circuit des Moulins propose au visiteur de parcourir les chemins à travers les vignes, les bords de la Sèvre, puis les différents moulins à vent qui jalonnent encore la commune.

SportsModifier

Plusieurs équipements : salle omnisports, stade de la Roche Corbinière. Il y a notamment un club de football, de basket et de tennis.

SantéModifier

Monnières dispose d'un cabinet médical, d'un cabinet de kinésithérapie, d'un cabinet d'orthophonie,de permanences d'infirmières et d'un cabinet de pédicure-podologue.

EnseignementModifier

La commune possède deux écoles (à la fois maternelle et primaire) : l'école publique Les Trois-Moulins et l'école privée Saint-Joseph.

CultesModifier

La Paroisse Sainte Marie Du Val De Sèvre regroupe les communautés de Boussay, Clisson, Gétigné, Gorges, Saint-Hilaire de Clisson, Monnières et Saint-Lumine de Clisson.

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Sainte Radegonde édifice roman (XIe – XIXe siècle). L’église est bâtie au XIe – XIIe siècle avant de subir de profondes transformations. De l’édifice roman subsiste la façade ouest et un partie du mur nord. L’église est agrandie vers l’est dans le style gothique flamboyant au XVe siècle. On lui ajoute un bas-côté au sud au XVIIe siècle[17]. Elle subit un incendie le 22 septembre 1793. L’édifice est restauré. Il fait l’objet d’une nouvelle restauration en 1911[18]. La façade ouest se signale par son clocher-peigne roman à deux ouvertures de plein cintre surmontées d’un fronton. Ce type de clocher est rare en Bretagne et rappèle les constructions templières[19]. On peut le rapprocher de celui de la chapelle des Templiers de Clisson, toute proche. Le mur nord est épaulé par des contreforts plats datant de l’époque romane[20]. A l’intérieur, le mur nord est percée de deux niches de plein cintre abritant des statues, restes des fenêtres romanes[17]. Le chœur est éclairé par une maîtresse-vitre flamboyante à remplage du XVe siècle. Il est couvert d’une voûte en bois en vaisseau renversé[19]. L’église abrite l’enfeu des seigneurs de La Galissonnière, crypte voûtée de 3 mètres par 2,25 mètres[18]. Sous la tribune, le sol est pavé de pierres tombales de Templiers, très usées. Leurs dessins (épées, croix ancrées et pattées) ont été relevés par Paul de Berthou au début du XXe siècle alors qu'ils étaient encore lisibles[20]. Les vitraux de l’église sont l’oeuvre de Robert Duvoucoux, des ateliers Jacques Grüber[18],[19]. L’église contient plusieurs objets mobiliers protégés au titre des Monuments Historiques :
Monument Date Notice Type de
protection
protection Photographie
dalle funéraire de François Derville 1er quart du 18e siècle Notice no PM44000269 classé
dalle funéraire d'une dame 18e siècle Notice no PM44000679 classé
deux statues (statuettes) : Anges 1ère moitié du 19e siècle Notice no PM44000959 inscrit
statue : Christ en croix 1ère moitié du 19e siècle Notice no PM44000957 inscrit
statue : Sainte Radegonde 1ère moitié du 19e siècle Notice no PM44000956 inscrit
statue : Saint Louis 1ère moitié du 19e siècle Notice no PM44000955 inscrit
croix (crucifix) 18e siècle Notice no PM44000958 inscrit
tableau : La prédication au bord du lac de Tibériade 2e quart du 20e siècle Notice no PM44001469 inscrit
  • Moulins à vent. Beaucoup de moulins étaient présents sur la commune. Beaucoup disparurent. Cependant les moulins de la Bidière, de la Justice et de la Minière sont encore debout.


Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Réélu en 1995, 2001 et 2008.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. sur viamichelin
  2. climat de la Loire-Atlantique
  3. nantes.fr Climat
  4. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  5. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  6. Les habitants ont découvert la nouvelle mairie [1]
  7. « Albert Méchineau passe la main : Vingt années de concorde à Monnières », Ouest-France,‎
    « En 1969, de guerre lasse, M. Cheneau démissionne de ses fonctions de premier magistrat pour redevenir simple conseiller. Contre toute attente, Albert Méchineau, conseiller depuis seulement deux ans, obtient la confiance de ses pairs. »
  8. « Commune de Monnières (44100) », Insee (consulté le 31 août 2017).
  9. « La grille communale de densité », Insee (consulté le 31 août 2017), données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. a b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Monnières - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  15. a b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  16. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  17. a et b « Eglise Sainte-Radegonde (XI-XII-XV-XVII-XVIII-XIXème siècle). », sur lafrancedesclochers.clicforum.com (consulté le 20 octobre 2019)
  18. a b et c « Monnières », sur infobretagne.com (consulté le 20 octobre 2019)
  19. a b et c « L’église Sainte Radegonde », sur mairie-monnieres.f (consulté le 20 octobre 2019)
  20. a et b « Moyen Age : templiers et pèlerins », sur mairie-monnieres.fr (consulté le 20 octobre 2019)