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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Decugis.

Max Decugis
Image illustrative de l’article Max Decugis
Max Decugis en 1913.
Carrière professionnelle
1900 – 1923
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance
Paris
Décès (à 95 ans)
Biot
Taille 1,73 m (5 8)[1]
Prise de raquette Droitier
Palmarès
En simple
Titres 32
Finales perdues 21
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R-G. Wim. US.
Simple - V(8) 1/2 1/32
Double - V(14) V(1) -
Mixte - V(7) 1/2 -
Médailles olympiques
Double 1 1
Mixte 1

Maxime Omer Mathieu Decugis (ou Décugis), né le 24 septembre 1882 à Paris (47, rue Pergolèse XVIe) et mort le 6 septembre 1978 à Biot, est un joueur français de tennis, huit fois champion de France en simple et triple médaillé olympique.

BiographieModifier

 
Henri, l'aîné de 8 ans (1901).

Max Decugis est le fils d'Alfred Decugis, né à Paris, négociant commissaire, chevalier de la légion d'honneur et de Laure Brauwers, née à Lille. Il se marie en 1905 à Cornélie Gilberte Marie Flameng, fille du peintre François Flameng, qui est connue comme sa partenaire de double mixte sous le nom de Marie Decugis (née le 7 août 1884 à Dieppe et décédée le 4 mai 1969) avec qui il a eu une fille Christiane. Il se remarie le 16 octobre 1969 à Suzanne Louise Duval[2].

Il a deux frères et deux sœurs : Henri (1874-1947), joueur de première série à la fin du 19e siècle et avocat à la Cour d'appel de Paris, Omer (1876-1932), Geneviève (1871-1946) et Mireille (1886-1891). À la date du 2 mai 1905 par jugement du tribunal civil de première instance de la Seine il est autorisé à s'appeler Maxime Omer Mathieu Omer-Decugis[3]. Il se fit construire un terrain de tennis privé à Ville-d'Avray. Son beau-père François Flameng a peint une toile le représentant, appelée Portrait de Max Decugis, en 1920[4]. Il est également le grand-oncle par alliance de la championne de tennis Julie Halard, active dans les années 1990

Grand champion de tennis d'avant-guerre, sa carrière s'étale sur près d'un quart de siècle, malgré le premier conflit mondial. Il reprend sa carrière en 1919 et joue quelques tournois jusqu'en 1923. Il dispute finalement une dernière fois le tournoi de Wimbledon en 1926 à 44 ans. Véritable leader du tennis français du début du 20e siècle, il restera invaincu au Championnat de France en double et seulement battu deux fois en simple avant la Guerre. Son jeu de tacticien consistait essentiellement à faire jouer l'adversaire jusqu'à que celui-ci commette la faute[5].

Max Decugis a parfois officié en tant qu'arbitre, conseiller tennistique, collaborateur à certains journaux… Il fonde lui-même son propre journal en 1910 intitulé Tennis dont il est le rédacteur en chef. Renommé Tennis & Golf, le titre disparaît en 1913. Grâce à ses multiples activités, il parvenait à vivre du tennis sans avoir besoin de vraiment travailler. Il gagnait parfois de l'argent grâce aux prix qu'offraient certains tournois ou en revendant ses trophées ou les objets qu'il remportait après ses victoires. Soupçonné de professionnalisme, il est suspendu pendant quelques mois en 1911 par l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA). Les raisons de cette sanction sont expliquées par le journaliste sportif Gianni Clerici : « les champions de cette époque étaient des gentilshommes capables de voyager à leurs frais, d’avoir un court personnel dans leur jardin. Les victoires en tournoi étaient d’habitude récompensées symboliquement par des coupes (…) ou par des objets souvenirs. Agacé d’accumuler chez lui porte-cigarettes en argent et vases en cristal, Max Decugis proposa que l’on substitue des bons aux prix et, bien qu’il l’ait toujours nié, il arriva, un coupon après l’autre, à acheter une automobile ». Philippe, le petit-neveu de Decugis, confirme cette pratique du « trocs » de récompenses, attestant que « dans la famille, il ne reste quasiment plus de coupes de Max Decugis »[6].

Il a participé à la Première Guerre mondiale avec le grade de sous-lieutenant. Il devient ensuite exploitant agricole à Septeuil où il possède un important élevage de porcs[7]. Il a aussi travaillé en tant que fleuriste et maroquinier.

CarrièreModifier

 
Max Decugis en 1902 au TCP.

Il est le premier Français à remporter le tournoi junior de Wimbledon en 1896 et 1897. Il fait parler de lui la première fois lorsqu'il remporte la médaille d'argent en double aux Jeux olympiques de Paris en 1900. Il joue en 1904 la première rencontre de Coupe Davis de l'équipe de France contre la Belgique où il perd le cinquième match décisif contre Willy le Maire de Warzée d'Hermalle (5-7, 8-6, 0-6, 6-4, 6-2). Il représente l'équipe en 1905 puis de 1912 à 1919 pour un total de 6 victoires et 10 défaites. Il remporte son premier tournoi majeur au Queen's en 1904 contre Arthur Gore.

À l'Exposition universelle de Bruxelles de 1910 en septembre, Decugis bat Anthony Wilding qui vient de gagner son premier Wimbledon en renversant la situation, alors mené 6-3, 6-0, 5-0 (ou 6-3, 6-0, 5-4 selon les sources) il gagne finalement 3-6, 0-6, 7-5, 6-0, 6-0[8]. Decugis avait déjà battu deux fois Wilding en cette année 1910 après trois défaites en 1907 et 1908. Jacques Dorfmann raconte dans L'Express que Decugis lui dit qu'à 5-4 l'arbitre lui donna un "petit fruit" qu'il reconnu plus tard comme étant une noix de kola. Wilding a battu ensuite le Français à 9 reprises de suites. Il est le premier joueur Français à remporter un tournoi du Grand Chelem en remportant le Tournoi de Wimbledon en double messieurs avec André Gobert en 1911 (défaite au Challenge Round en 1912). En simple, il atteint à 2 reprises les demi-finales 1911 et 1912. Il remporte la médaille d'or du double mixte avec Suzanne Lenglen aux Jeux olympiques d'Anvers en 1920[9]. Il a remporté 32 titres en simples et il est le premier joueur français à remporter un titre à l'étranger, à Hambourg en 1901[10].

PalmarèsModifier

Grand ChelemModifier

Année Nom et lieu du tournoi Surface Vainqueurs Perdants Score
1911 Wimbledon Herbe (ext.)   André Gobert
  Max Decugis
  Anthony Wilding
  Josiah Ritchie
9-7, 5-7, 6-3, 2-6, 6-2
1912 Wimbledon Herbe (ext.)   Anthony Wilding
  Josiah Ritchie
  André Gobert
  Max Decugis
6-3, 3-6, 4-6, 5-7

Jeux olympiquesModifier

Année Nom et lieu du tournoi Cat. ($) Surface Vainqueurs Perdants Score
1 1900 Jeux olympiques d'été
Paris
Double
Messieurs
0 Terre (ext.)     Hugh Lawrence Doherty
    Reginald Frank Doherty
    Basil Spalding de Garmendia
    Max Decugis
6-1, 6-1, 6-0
5 1920 Jeux olympiques d'été
Anvers
Double
Messieurs
0 Herbe (ext.)     Pierre Albarran
    Max Decugis
4e   François Blanchy
4e   Jacques Brugnon
forfait
6 1920 Jeux olympiques d'été
Anvers
Double
Mixte
0 Herbe (ext.)     Suzanne Lenglen
    Max Decugis
    Kitty McKane
    Max Woosnam
6-4, 6-2

Au tournoi de tennis des Jeux olympiques intercalaires en 1906, il remporte le simple, le double messieurs avec Maurice Germot et le double mixte avec Marie Decugis.

Championnat de FranceModifier

De 1902 à 1923, il remporte 29 titres aux Championnats de France dont 14 consécutifs en double.

  • 8 fois en simple messieurs : 1903, 1904, 1907, 1908, 1909, 1912, 1913 et 1914 (4 finales perdues en 1902, 1906, 1920 et 1923).
  • 14 fois en double messieurs : 1902, 1903, 1904, 1905, 1906, 1907, 1908, 1909, 1910, 1911, 1912, 1913, 1914 et 1920.
  • 7 fois en double mixte : 1904, 1905, 1906, 1908, 1909, 1914 et 1920.

Titres en simples (32)Modifier

 
Max Decugis en 1905.
 
Max Decugis en 1906.

Finales en simples (21)Modifier

 
Max Decugis (triple médaillé d'or) et mme Decugis-Flameng, ici à l'entrainement à Athènes en 1906.
 
Max Decugis sur les court de l'île de Margit-sziget, à Budapest en 1908

Notes et référencesModifier

  1. (en) Christopher Clarey, « A Century Ago, a French Title Collection to Rival Rafael Nadal’s », (consulté le 20 juin 2018)
  2. http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=edthureau&lang=fr&m=N&v=FLAMENG
  3. Archives de Paris en ligne, V4E 4706, p. 31.
  4. http://www.galerie-creation.com/francois-flameng-portrait-of-max-decugis-l-1738431.htm
  5. Le tennis en France, sur Le Sport universel illustré, 4 janvier 1914
  6. Philippe Lesaffre, « Max Decugis, le père du tennis français », sur Le Zéphyr, (consulté le 7 mars 2019)
  7. Le Figaro, janvier 1922
  8. http://www.sportsetloisirs.ch/pages_htm/Archives/Reportages/Tennis/Epoque.pdf
  9. Le dictionnaire des médaillés olympiques français, auteur : Stéphane Gachet, édition LITIE
  10. Maxime Omer (Max) Decugis, sur Tennis Archives

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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