Marc Azéma

Marc Azéma
Naissance (53 ans)
Nationalité France
Domaines archéologie, Préhistoire, réalisation audiovisuelle
Institutions UMR TRACES CNRS-Université de Toulouse Le Mirail
• Centre Cartailhac (CREAP)
Diplôme doctorat Préhistoire (2003)
D.U. « Conception et Réalisation Multimédia » (1992)
maîtrise « Études Cinématographiques » (1990)
maîtrise « Histoire de l'Art et d'Archéologie » (1989)
Formation Fac. de Lettres Aix-Marseille (1990-2003)
Paris I (1989-1990)
Montpellier III (1986-1989)
Directeur de thèse Robert Chenorkian
Renommé pour « La préhistoire du cinéma »
« Quand Homo Sapiens faisait son cinéma »
« La Guerre de Kirby »

Marc Azéma (né en 1967) est un chercheur archéologue spécialisé dans l'étude de l'art préhistorique, et un réalisateur de documentaires cinématographiques, spécialisé dans les nouvelles technologies de l'image (3D, reconstitutions virtuelles de vestiges archéologiques, animations, etc.).

Fusionnant ces deux spécialités, il fait remonter au Paléolithique l'histoire du cinéma en montrant les animations créées par les très fréquentes juxtapositions et superpositions de figures dans l'art des grottes et objets ornés préhistoriques.

Cette idée est présentée dans des films ayant reçu de nombreux prix.

BiographieModifier

Né le , Marc Azéma fait sa scolarité à Narbonne de 1970 à 1985[1].

Le temps des étudesModifier

Sa passion est de créer des images, particulièrement la bande dessinée. Il a suivi des études de Préhistoire « mais ce n'était pas du tout volontaire, ça s'est fait un peu en parallèle »[2]. Il passe une maîtrise d'« Histoire de l'Art et d'Archéologie » à l'Université Paul-Valéry - Montpellier III [3]. En 1989, il participe à la fouille archéologique du site gallo-romain du camp de César à Laudun (Gard)[3].

Il obtient en 1990 une maîtrise « Études Cinématographiques » à l'Université Panthéon-Sorbonne - Paris I (1989-1990), puis en 1992 un D.U. « Conception et Réalisation Multimédia » à la Faculté de Lettres d'Aix-Marseille[3].

Après son D.U. il reste à la faculté d'Aix-Marseille (1990-2003), y redirigeant son cursus d'études vers l'archéologie. En 1991-1992 il participe aux fouilles dirigées par Jean Clottes à la grotte du Placard (Charente)[3]. Il étudie de 1995 à 1999 la grotte ornée d'Ebbou (Ardèche) et y fait des relevés d'art pariétal, sous la direction scientifique de Philippe Novel. Puis il s'intègre en 2001 à l'équipe scientifique chargée d'étudier la grotte Chauvet (Ardèche), sous la direction scientifique de Jean Clottes puis de Jean-Michel Geneste ; il l'étudie, y fait des relevés d'art pariétal et de l'archivage numérique, un travail qu'il continue après son doctorat en 2003[3]. En 2002, il travaille aux fouilles du site néolithique de Shillourokambos à Chypre, dirigées par Jean Guilaine et où il revient régulièrement jusqu'en 2005[3],[4].

Il obtient en 2003 un doctorat en Préhistoire - archéologie, avec une thèse dont l'objet réunit ses deux branches d'étude - l'image en mouvement et la Préhistoire : « La représentation du mouvement dans l'art pariétal paléolithique de la France. Approche éthologique du bestiaire »[5], pour laquelle il reçoit la mention « très honorable » avec félicitation du jury (Michel Barbaza, Robert Chenorkian, Jean Clottes, Jean-Michel Geneste, Francisco Javier Fortea Pérez)[3].

Parallèlement, depuis 1992[1] il réalise des films documentaires sur le patrimoine, l'archéologie et les arts. En 2003, année de son doctorat, trois des documentaires qu'il a réalisés ont déjà été primés : Une maison romaine à Narbonne (réalisé en 1996, Prix du meilleur documentaire patrimoine aux Rencontres Thématiques Audiovisuelles Européennes de Narbonne, )[6] ; Le Canal du Midi (réalisé en 1999, Prix du meilleur film touristique au Festival International du Film touristique de Chaudes-Aigues en 2000)[7] ; et L'enfer retrouvé (réalisé en 2002, Prix du meilleur film pour son apport scientifique à ICRONOS, Festival International du Film Archéologique de Bordeaux, )[8].

Les années post-doctoratModifier

Marc Azéma est chercheur associé à l'Unité mixte de recherche TRACES (Travaux et recherches archéologiques sur les cultures, les espaces et les sociétés), U.M.R. 5608, CNRS - Université de Toulouse Le Mirail-Culture ; ainsi qu'au Centre Cartailhac pour la recherche et l’étude sur l'art préhistorique (CREAP). Il est toujours membre de l'équipe scientifique chargée d'étudier la grotte Chauvet en Ardèche, qu'il a intégrée en 2001[3].

Ses travaux d'archéologie et de réalisation cinématographique restent pour l'essentiel intimement liés. Entre autres exemples, en 2007 il fait des relevés d'art pariétal dans l'abri du Colombier (Ardèche)[3], où il réalise aussi deux vidéos sur la numérisation des gravures : l'une en 2008[9], la seconde en 2010[10].

En 2006 il est membre de l'association APA (architecture et patrimoine)[11]. Il est aussi le directeur de la collection livres/dvd chez Errance[4].

Il vit actuellement à Montpellier[1].

ARKAM et les RANModifier

Il est président de l'association ARKAM (patrimoine, histoire, archéologie et multimédia)[11], qui organise depuis 2013 le vaste programme des Rencontres d'archéologie de la Narbonnaise (RAN)[12]. Directeur de ces Rencontres, Azéma a su mobiliser un certain nombre d'acteurs institutionnels dont la Communauté d'agglomération du Grand Narbonne qui, entre autres, met à disposition ses infrastructures (médiathèque et autres), et la Commission archéologique de Narbonne[13].

La numérisation en archéologieModifier

Ses documentaires intègrent souvent des séquences en images de synthèse 3D. Il travaille activement au développement de la numérisation/modélisation 3D dans le contexte archéologique, une application pratiquement née en même temps qu'Azéma entamait sa vie active et au sujet de laquelle Robert Vergnieux (d'Archéovision, la plate-forme technologique 3D de l'Université de Bordeaux III, leader français en la matière)[N 1] précise qu'en 2005 cette technique était encore très expérimentale quant à son application à l'archéologie[14]. La technologie 3D peut être utilisée en archéologie pour le relevé très précis des objets et images (y compris l'enregistrement des volumes sur lesquels sont réalisés ces images, qui pour des peintures pariétales font souvent partie intégrante de l’œuvre tout autant que le trait ou la gravure faite par le créateur de cette œuvre), facilitant ainsi l'étude de ces œuvres. Elle peut aussi être utilisée dans la recherche pour la conservation préventive[15], dans la production de programmes destinés à la reproduction d’œuvres[16] ou l'enregistrement virtuel très précis des sites destinés à être démolis ou recouverts, tels les sites découverts lors des fouilles préalables à la construction d'autoroutes ou d'autres structures.

Une approche novatrice de l'art PaléolithiqueModifier

 
Sanglier à 8 pattes, Altamira

Pour Marc Azéma, les images de l'art Paléolithique ne sont pas seulement des descriptions mais des narrations : elles représentent des sujets animés, de la même façon que le font les images d'un film[17].

En effet, un grand nombre de figures animales de l'art Paléolithique sont représentées avec plus de pattes qu'elles n'en ont en réalité ; ou bien tout ou parties d'entre elles (têtes, avant-trains, queues...) sont superposées ou juxtaposées dans des positions légèrement différentes. Ces différentes images correspondent à des positions successives du même animal en mouvement [18].

Marc Azema lie le fait, établi de longue date, que nombre d’œuvres pariétales utilisent les reliefs ou creux des parois supports[19] ; et que la lumière tremblotante des flammes en mouvement, seul mode d'éclairage à l'époque, contribue à créer l'illusion du mouvement - notamment en faisant bouger les ombres données par les reliefs des parois de support des œuvres[17].

D'après Azéma, environ 40 % des œuvres du Paléolithique tendent à créer l'illusion de mouvement[20].

 
« Frise des lions »,
morceau central.
Grotte de la Vache (Ariège), Magdalénien
 
Thaumatrope possible : jeton percé gravé sur l'autre face de la même figure avec les pattes repliées.
Mas d'Azil, Ariège. Mus. d'Arch. nat., St-Germain-en-Laye

Cela se retrouve sur les peintures pariétales mais aussi sur du mobilier - comme la « frise des lions » gravée sur os de bovidé, trouvée dans la grotte de la Vache (Ariège), qui montre trois lions qui se suivent, tous dans les positions successives d'un lion courant.

Déjà en 1990[21], dans le cadre de son DEA et en préparation de sa thèse de doctorat[22], il réalise la première version de ce qui va devenir une partie de son DVD Quand Homo Sapiens faisait son cinéma, accompagnant son livre La Préhistoire du cinéma. En 1990, il ne s'agit que d'une courte vidéo[23] montrant plusieurs animations de figures en mouvement, la motion étant représentée à l'aide de successions ou juxtapositions d'images. Les figures animées sont tirées de Lascaux (Dordogne), de la grotte des Trois-Frères (Ariège), de la grotte Chauvet, de Foz Coa, de la grotte de la Vache (Ariège).

Sur le même principe, des rondelles percées du Paléolithique supérieur, gravés sur les deux faces, sont de probables thaumatropes[17] - ces objets exploitant le phénomène de persistance rétinienne qui fait associer deux images séparées. Cette idée lui est suggérée en 2007 par Florent Rivère, spécialisé dans la fabrication de copies d'objets préhistoriques en respectant les savoir-faire de l'époque. Ces rondelles sont souvent interprétées comme des boutons, mais dans ce cas, pourquoi les graver sur les deux côtés ? Pour Florent Rivière, il s'agirait de possibles thaumatropes. Il fabrique donc le fac-similé d'une rondelle perforée, trouvée au XIXe siècle à Laugerie-Basse, représentant d'un côté une biche debout, et de l'autre une biche avec les jambes repliées[24], afin de tester l'animation de l'objet. Florent Rivère a contribué à l'élaboration de la 3e partie du livre d'Azéma La Préhistoire du cinéma[25],[26].

Des expositions sur ce thème ont été réalisées, parmi lesquelles en avril- au musée régional de Préhistoire d’Orgnac (Ardèche), en avril- au Centre de préhistoire du Pech Merle de Cabrerets (Lot)[10],[27] et en mai- au Parc pyrénéen de l'art préhistorique de Tarascon sur Ariège[28].

Sa thèse complémente celle de Jean Clottes (qui a préfacé son livre La préhistoire du cinéma) et David Lewis-Williams selon qui l'art pariétal préhistorique est la trace des voyages chamaniques des hommes préhistoriques.

PrédécesseursModifier

L'hypothèse n'est pas nouvelle et M. Azéma a eu divers prédécesseurs :

  • Paul Léglise écrit Une œuvre de pré-cinéma : L’Énéide, essai d’analyse filmique du premier chant (1958)[29].
  • Germaine Prudhommeau note à propos de la frise des têtes de cerfs de Lascaux que « si l’on y applique le procédé de synthèse cinématographique, on voit l’animal donner des grands coups de tête en avant »[30].
  • L'allégorie de la caverne de Platon (La République), à propos de laquelle Paul Valéry dit en 1939 : « Qu’est-ce que la fameuse caverne de Platon, si ce n’est déjà une chambre noire »[31], trouve son extension dans le dialogue Timée, supposé avoir eu lieu le lendemain du jour de La République : Socrate y énonce les principes de base de la Cité idéale selon lui, et exprime le souhait que cette Cité soit "mise en mouvement" : "kinouména", une forme du mot kinéma[32].
  • Roger Leenhardt parle dans Naissance du cinéma des frises des Panathénées sur le Parthénon[33]. Marie-Thérèse Poncet dit de la tapisserie de Bayeux qu'elle est « le premier film hors série, unique en son genre »[34].
  • Mario Ruspoli, dans son film l’Art au monde des ténèbres (1981) sur Lascaux suivi d'un livre en 1986 préfacé par Yves Coppens, montre l'utilisation de la lumière mouvante des torches pour suggérer le mouvement[35].
  • D'après Paillet (1996), quand Azéma prend comme thème la décomposition du mouvement (de même que d'autres), il « renoue fermement et résolument avec la tradition naturaliste »[36].

Son et image ?Modifier

Suivant une constante de l'art mural préhistorique, la plus grande concentration de peintures se trouve aux endroits dotés du maximum d'échos sonores[37]. Certaines niches ou recoins de grottes, dont les échos de sons choisis peuvent rappeler les cris d'animaux (meuglement du bison, hennissement du cheval...), sont particulièrement décorés ; par exemple, une niche de la Grande grotte d'Arcy, entourée de stalactites porteuses de points rouges, est signalée par les peintures d'un bison et d'un rhinocéros sur le mur lui faisant face[38]. Ces points rouges semblent être des indicateurs de repérage du maximum d'échos[39].

Cette association des points rouges avec les endroits recueillant le maximum d'échos est particulièrement évidente à la grotte d'Oxocelhaya et se rencontre dans d'autres locations étudiées (Portel, Labastide, Grande grotte d'Arcy...)[39]. La concordance sons/images est de 80% à 90% dans la plupart des cas, parfois de 100%[40].

Cette concordance va un pas plus loin : dans plusieurs grottes ornées (Rouffignac, etc), si on se dirige par le meilleur écho on arrive à des peintures[40].

PublicationsModifier

Publications écritesModifier

  • [2003] La représentation du mouvement dans l'art pariétal paléolithique de la France : approche éthologique du bestiaire (thèse de doctorat en Préhistoire, archéologie, histoire et civilisations de l'Antiquité et Moyen-Âge (dir. Robert Chenorkian) ; 2 parties, 3 vol.), (présentation en ligne).
  • [2005] « Les origines préhistoriques de la bande dessinée et du dessin animé », Science et Vie,‎ .
  • [2005] Bernard Gély et Marc Azéma, « Les mammouths de la grotte Chauvet », dans « Arts rupestres » : Les Cahiers de la grotte Chauvet, Paris, Seuil, .
  • [2005] Jean Clottes et Marc Azéma, « Les images de félins de la grotte Chauvet », Bull. Société Préhistorique Française « Recherches pluridisciplinaires dans la grotte Chauvet : Actes de la séance de la Société Préhistorique Française, 11 et 12 octobre 2003, Lyon »,‎ , p. 173-182 (lire en ligne [sur persee]).
  • [2006] « La représentation du mouvement au Paléolithique supérieur. Apport du comparatisme éthographique à l'interprétation de l'art pariétal », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 103, no 3,‎ , p. 479-505 (lire en ligne, consulté le 17 mai 2018).
  • [Azéma & Clottes 2008] M. Azéma et Jean Clottes, « Traces de doigts et dessins dans la grotte Chauvet (salle du fond) », Inora, no 52,‎ (lire en ligne [sur icomos.org]).
  • [2009] L’Art des cavernes en action, t. 1 : Les animaux modèles : aspect, locomotion, comportement (livre + DVD), Errance, coll. « Hespérides », , 222 p. (présentation en ligne).
  • [2010] Marc Azéma, L’Art des cavernes en action, t. 2 : Les animaux figurés : animation et mouvement, l'illusion de la vie (livre + DVD), Errance, coll. « Hespérides », , 470 p. (présentation en ligne).
  • [2010] Marc Azéma, Bernard Gély, Françoise Prudhomme et Société ATM3D, « Relevé 3D de gravures fines paléolithiques dans l'abri du Colombier (gorges de l’Ardèche) », In Situ, no 13,‎ (lire en ligne, consulté le 18 mai 2018).
  • [2010] « Restauration virtuelle de l’art pariétal paléolithique : le cas de la grotte de Marsoulas », In Situ, no 13,‎ (lire en ligne, consulté le 18 mai 2018).
  • [2011] Marc Azéma et Florent Rivère (co-auteur 3e partie) (préf. Jean Clottes et Bertrand Tavernier), La Préhistoire du cinéma : Origines paléolithiques de la narration graphique et du cinématographe (livre + DVD), Errance, (1re éd. 2011), 302 p. (ISBN 287772557X et 978-2877725576). Ce livre, est accompagné d'une DVD réalisée par Marc Azéma, Quand Homo Sapiens faisait son cinéma
  • [2012] Marc Azéma et Florent Rivère, « L’animation dans l’art paléolithique : observations récentes », dans Jean Clottes (dir.), L’art pléistocène dans le monde – Symposium « Art pléistocène en Europe », Tarascon-sur-Ariège, Actes du Congrès IFRAO, septembre 2010, (lire en ligne [PDF]).
  • [2012] Marc Azéma, Bernard Gély, Raphaëlle Bourrillon et David Lhomme, « La grotte ornée paléolithique de Baume Latrone (France, Gard) : la 3D remonte le temps », dans Jean Clottes (dir.), L’art pléistocène dans le monde, Actes du Congrès IFRAO, Tarascon-sur-Ariège, septembre 2010 – Symposium « Application des techniques forensiques aux recherches sur l’art pléistocène », Société Préhistorique Ariège-Pyrénées, LXV-LXVI, coll. « Préhistoire, Art et Sociétés (n° spécial) », , 1221-1238 p. (lire en ligne).
  • [2013] M. Azéma (coord.) et al., « Les arts rupestres. Des récits millénaires », Dossiers d’Archéologie, no 358,‎ , p. 46-51.
    • [2013] C. Fritz, T. Lenssen-Erz, G. Sauvet, M. Barbaza, E. López Montalvo, G. Tosello et Marc Azéma, « L’expression narrative dans les arts rupestres : approches théoriques », Dossiers d’Archéologie, no 358,‎ , p. 38-45 (résumé). Dans M. Azéma (coord.), Les arts rupestres. Des récits millénaires.
  • [2016] Marc Azéma et L. Brasier, Le Beau Livre de la préhistoire : De Toumaï à Lascaux 4, Dunod, , 400 p. (présentation en ligne)

FilmographieModifier

Œuvres non priméesModifier

  • (1990) Des cinémas durant la préhistoire ? de Marc Azéma, 1 min 45 s [voir en ligne].
Courte vidéo de cinq animations montrant les mouvements représentés par des successions ou juxtapositions d'images : Lascaux, mouvement de tête d'un cheval galopant (15 s - 30 s) ; Les Trois Frères, bovidé remuant la queue (31 s - 42 s) ; Chauvet, bovidé courant (43 s - 53 s) ; Foz Coa, cheval encensant de la tête (53 s - 1 min 10 s) ; La Vache : lion courant de la « frise des lions » (1 min 20 s - 1 min 38 s).
Ce DVD accompagne le livre de Carole Fritz et Gilles Tosello, Marsoulas. Renaissance d'une grotte ornée, Paris, Errance, , 56 p..
Cette numérisation, filmée par Marc Azéma, a été réalisée dans le cadre de son exposition « Préhistoire de la bande dessinée et du dessin animé » du au au musée d'Orgnac (aven d'Orgnac, Ardèche).
  • (2008) Chypre, au berceau d'Aphrodite, de Passé Simple, CNRS Images et RYK (prod.) et de Marc Azéma (réal.), 2008, 52 min.
  • (2010 ?) Restitution 3D et restauration virtuelle de la grotte de Marsoulas (Haute-Garonne), de Passé Simple (prod.) et de Marc Azéma (réal.) [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (0 min 55 s). Infographistes : Gilles Tosello et Olivier Moreau.
  • (2011) À la recherche des arches perdues du pont de Sommières, de Passé Simple, Ville de Sommières et DRAC Languedoc-Roussillon (prod.) et de Marc Azéma et Sophie Aspord-Mercier (réal.), 2011 [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (3 min 06 s).
  • (2011) L'expérience Dabous, de Passé Simple (prod.) et de Marc Azéma (réal.), 2011, 80 min[42].
Échanges avec Jean Clottes et Yanik Le Guillou sur leur expérience au Niger.
  • (2011) La restauration de la Maison Carrée à Nîmes, de Passé Simple, Ville de Nîmes (prod.) et de Marc Azéma et Stéphane Kowalczyk (réal.), 2011, 13 min [voir en ligne].
  • (2012) Le mystérieux galet d'Étiolles, de Passé Simple, ARPE Essonne, Conseil Général de l'Essonne (prod.) et de Marc Azéma (réal.) [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (1 min 14 s)
Découverte « en live » du fragment d'une paroi décorée il y a près de 37 000 ans (Aurignacien).
Film sur l'un des hypogées de Fontvieille. Accompagne le livre de Jean Guilaine, Les hypogées protohistoriques de la Méditerranée (livre + DVD), Errance, , 336 p. (ISBN 9782877725446).
Une jeune femme préhistorique se déplace dans une grotte imaginaire où se succèdent galeries et chefs-d’œuvre de l’art préhistorique européen (Chauvet, Lascaux, Niaux, El Castillo, Pech Merle, Cougnac, Foz Coa…). Par moments, les figures sur les parois s’animent à la lueur de la torche.
  • (2017) La guerre de Kirby (KAW), de France 3 Grand Est, Passé Simple et Metaluna productions (prod.) et de Marc Azéma et Jean Depelley (réal.), 2017, 52 min [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (1 min 17 s).
Produit d'une commande d'un laboratoire de Bordeaux sur la datation à l'uranium-thorium et la luminescence[44], la version courte durée est passée en continu sous le porche d'entrée de la grotte de Rouffignac.
Les découvertes archéologiques de l'équipe d'archéologie préventive avant la construction en 2017 de la ligne de TGV entre Nîmes et Montpellier et le déplacement de 15 km d'autoroute.
  • Réalisation du panneau des chevaux de la grotte Chauvet, de Passé Simple (prod.) et de Marc Azéma et Gilles Tosello (réal.), 5 min [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (0 min 43 s).
Cette vidéo est projetée sur une paroi rocheuse restituant les reliefs du support original.
Réalisé pour l'exposition "L'art des origines, origine de l'art" (Parc de la préhistoire de Tarascon-sur-Ariège 2009-2011).
  • Un imaginaire qui voyage, de Passé Simple, Conseil Général de l'Ariège, et Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège (prod.) et de Marc Azéma et Gilles Tosello (réal.).
Ce film est projeté dans l'exposition « L'art des Origines, Origine de l'Art ? » au Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège.

Œuvres priméesModifier

  • (1996) Une maison romaine à Narbonne, de Sprint Vidéo Production, France 3, Région Languedoc-Roussillon, DRAC Languedoc-Roussillon (prod.) et de Marc Azéma (réal.), 1996, 26 min [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (4 min 48 s).
Prix du meilleur documentaire patrimoine aux Rencontres Thématiques Audiovisuelles Européennes de Narbonne[6]
2000
Prix du meilleur film touristique au Festival International du Film touristique de Chaudes-Aigues[3]
  • (1999) Amphoralis, le secret des potiers gallo-romains de Marc Azéma, 1999, 26 min.
Présentation du grand centre de poterie à Sallèles-d'Aude et de la construction à l'identique et l'essai d'un four à poterie.
1999
Prix du Public au Festival international du film d'archéologie de Nyon
1999
Prix du meilleur film à petit budget au Festival international du film d'archéologie de Nyon[45]
  • (2002) L'enfer retrouvé (restauration du retable de la cathédrale de Narbonne), de Sprint Vidéo Production, Région Languedoc-Roussillon, DRAC Languedoc-Roussillon, Ville de Narbonne (prod.) et de Marc Azéma (réal.), 2002, 52 min 07 s [voir en ligne].
Prix du meilleur film pour son apport scientifique à ICRONOS, Festival International du Film Archéologique de Bordeaux[3]
2008
2e prix au Festival international du film d'archéologie d'Amiens[46]
  • (2008) Jean Clottes, le globe trotter de l'art rupestre de Marc Azéma, 2008, 26 min [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (3 min 34 s).
Ce DVD accompagne le livre de F. Leandri et C. Gilabert, Monte Revincu (Santo-Pietro-di-Tenda, Haute-Corse) : aux origines du mégalithisme en Méditerranée (livre + DVD), Paris, Errance, , 132 p..
2010
Prix du meilleur court-métrage au Festival international du film d’archéologie d’Amiens[47]
Prix du jury au treizième Festival du film d’archéologie d’Amiens[48],[49]
2016
Prix du Public au Festival International du film d’Archéologie de Rovereto (Italie)[49]
2016
Prix du Public 2016 au Festival du Film d'Archéologie de Clermont-Ferrand[49]
2016
5 prix au Festival the Archaeology Channel, Eugene (Oregon, États-Unis) :
Prix du Jury, et quatre mentions spéciales pour la valeur éducative du film, pour l’utilisation de l’image, pour l’imagination dans l’interprétation de l’art rupestre du paléolithique et l’animation, pour l’inspiration[50].
Prix du meilleur film de patrimoine au Festival Arkhaios (Caroline du Sud, États-Unis)[50]
2017
Prix spécial du Jury au Festival International du Film d'Archéologie de Nyon (2017)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Robert Vergnieux est ingénieur de recherche au CNRS et directeur d'Archéovision, la plate-forme technologique 3D de l'Université de Bordeaux III.

RéférencesModifier

  1. a b et c « Marc Azéma », sur copainsdavant.linternaute.com (consulté le 17 mai 2018).
  2. [vidéo] Marc Azéma - Préhistoire du cinéma de Les Universités Nomades, 75 min [voir en ligne] : interview de Marc Azéma. Son approche des études en archéologie : 4 min 14 s - 4 min 45 s.
  3. a b c d e f g h i j et k « Marc Azéma - Biographie », sur creap.fr (Centre de Recherche et d’Études pour l'Art Préhistorique) (consulté le 17 mai 2018).
  4. a et b « Marc Azéma - biographie », sur futura-sciences.com (consulté le 17 mai 2018).
  5. M. Azéma 2003, thèse de doctorat.
  6. a et b M. Azéma 1996, Une maison romaine à Narbonne.
  7. M. Azéma 1999, Le canal du Midi.
  8. M. Azéma 2002, L'enfer retrouvé.
  9. Azéma et al. 2008, « Numérisation 3D d'une gravure dans l'abri du Colombier » [vidéo].
  10. a et b Azéma et al. 2010, « Relevé 3D [...] dans l'abri du Colombier ».
  11. a et b « Azéma, Marc (1967-) », sur persee.fr (consulté le 17 mai 2018).
  12. 5es Rencontres d'archéologie de la Narbonnaise 2017.
  13. « Rencontres d'archéologie de la Narbonnaise - L'organisation », sur rencontres-archeologie.com (consulté le 18 mai 2018).
  14. Dessous et tendances en modélisation 3D en archéologie et patrimoine de l'Institut Technologies de l'information et Sociétés, et chambre de commerce et d'industrie de Québec, 5 octobre 2011, 14 min 40 s [voir en ligne], 1 min 25 s - 1 min 38 s : numérisation/modélisation 3D encore expérimentale en 2005.
  15. [Lacanette et Malaurent 2010] Delphine Lacanette et Philippe Malaurent, « La 3D au service de la conservation des grottes ornées, l’exemple de Lascaux et du simulateur Lascaux », In Situ, no 13,‎ (DOI 10.4000/insitu.6793, lire en ligne, consulté le 19 mai 2018).
  16. R. Vergnieux 2011, 1 min 26 s - 2 min 50 s : programmation d'un robot Sysax, p. vidéo.
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