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Thaumatrope

Le thaumatrope (du grec thauma, prodige et tropion, tourner) est un jouet optique qui exploite le phénomène de la persistance rétinienne. Lorsque la lumière atteint la rétine, les cellules photosensibles (cônes et bâtonnets) déclenchent une réaction chimique. La persistance d'une durée d'environ 50 ms[1] laisse une "trace" au fond de la rétine. Si une autre image est perçue par l'œil dans ce laps de temps, notre cerveau aura l'illusion de voir les deux images en même temps.

L'effet phi s'applique à l'illusion d'un mouvement.

D'autres jouets optiques qui utilisent la persistance rétinienne ont été inventés au XIXe siècle : le phénakistiscope, le zootrope, le praxinoscope... ou encore le folioscope, où un dessin est fait sur chaque page d'un livret que l'on effeuille reproduisant un mouvement continu.

Le Thaumatrope est en fait une illusion d'optique.

HistoireModifier

Peut-être fabriqués depuis le paléolithique, ces dispositifs seraient les plus anciens jouets d'optique au monde[2]. Le principe est redécouvert et aurait été été commercialisé pour la première fois en 1825 par John Ayrton Paris, physicien londonien. L'objet est alors un disque, maintenu par une ficelle, sur lequel on peut observer une cage sur une face et un oiseau sur l'autre. Ainsi, lorsqu'on faisait tourner le disque suffisamment vite, on avait l'illusion que l'oiseau était dans la cage.[3]

Notes et référencesModifier

  1. « Persistance rétinienne », sur ressources.univ-lemans.fr (consulté le 1er mars 2016)
  2. (en) Marc Azéma et Florent Rivère, « Animation in Palaeolithic art: a pre-echo of cinema », Antiquity, vol. 86, no 332,‎ , p. 316–324 (ISSN 0003-598X et 1745-1744, DOI 10.1017/S0003598X00062785, lire en ligne, consulté le 2 octobre 2019)
  3. Th Eveilleau Philippe, « Les débuts du cinéma », sur therese.eveilleau.pagesperso-orange.fr (consulté le 21 juin 2016)

Voir aussiModifier