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Luc Oursel

homme d'affaires français

BiographieModifier

Il est le fils de Bernard Oursel, colonel des troupes d'infanterie de marine[2], le petit-fils de Charles Oursel et le neveu de l'historien d'art Raymond Oursel.

FormationModifier

Après avoir étudié au lycée Janson-de-Sailly à Paris, Luc Oursel sort diplômé de l’École nationale supérieure des mines de Paris puis ingénieur du Corps des mines[3].

Carrière professionnelleModifier

Il commence sa carrière de fonctionnaire comme ingénieur à la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf) au Gabon entre 1982 et 1983. Contremaître à Mounana, il pilote pendant quelques mois une équipe de 60 ouvriers. Il fait à cette époque un voyage en pirogue sur l’Ogooué jusqu’à Lambaréné[4].

En 1984, il intègre la DRIRE de la région Rhône-Alpes comme chef de la Division énergie et sous-sol[5]. À cette époque, il enseigne aussi l'économie des ressources naturelles à l'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne.

En 1988, il rejoint la direction du gaz, de l’électricité et du charbon, au ministère français de l’Industrie, où il exerce les fonctions de chef du service électricité, puis adjoint au directeur du gaz, de l’électricité et du charbon[6].

En 1991, il intègre le cabinet du ministre de la Défense Pierre Joxe comme conseiller technique[4], chargé des affaires industrielles, des programmes d’armement et de la recherche, où il côtoie François Roussely qui devient ensuite PDG d'EDF[7].

À partir de 1993, il rejoint Schneider Electric en qualité de directeur général de la Société d'appareillage électrique Gardy, filiale spécialisée dans la production de disjoncteurs et d’appareillages électriques[8]. Puis Luc Oursel est nommé directeur général de Schneider Shanghai Industrial Control, et s'installe à Shanghai avec femme et enfants[9].

En 1998, il devient président-directeur général de Schneider Electric Italia, puis, en 2001, directeur industriel de Schneider Electric. Le PDG Didier Pineau-Valencienne veut en faire son dauphin chez Schneider, mais nomme finalement Henri Lachmann. Luc Oursel quitte le groupe Schneider en 2001 en raison d'un désaccord avec Henri Lachmann[10].

Il intègre en 2002 le groupe Sidel comme directeur général adjoint responsable de Sidel solutions (ventes, services, ingénierie). Directeur des filiales internationales de Geodis à partir de septembre 2004, il en devient directeur général en 2006[2] et quitte le groupe à la fin de la même année.

En janvier 2007, Luc Oursel est nommé président d'Areva NP, membre du comité exécutif d'Areva et du comité exécutif nucléaire d'Areva. Le 22 mars suivant, il est nommé membre du directoire d'Areva, où il s'occupe du chantier de l'EPR finlandais d'Olkiluoto[11]. En 2009, il devient directeur général adjoint chargé des opérations du nucléaire[12].

Le 16 juin 2011, Luc Oursel est désigné pour succéder à Anne Lauvergeon à la tête d'Areva par décision présidentielle[13]. Cette décision est validée cinq jours plus tard par le Conseil de surveillance du groupe[14]. Président du groupe, il doit, parmi les nombreux dossiers en cours, créer une filiale pour les mines d'Areva et vendre des centrales nucléaires à l'étranger. Il est surnommé en interne « Kung Fu Panda »[15].

Le 20 octobre 2014, il annonce qu'il suspend ses activités à la tête du directoire d'Areva pour des raisons de santé[16], six semaines avant sa mort, qui survient le 3 décembre.

Autres fonctionsModifier

De 2011 à juin 2013, il est président de la Société française d'énergie nucléaire. Le 20 septembre 2012, il est élu président du conseil d'administration de l'ANRT[17], où il succède à Louis Gallois.

Vie privéeModifier

Il se marie à Saint-Tropez le 7 juillet 1984 à Sylvie Delorme, biologiste, fille du contre-amiral Louis Delorme, avec laquelle il a quatre enfants[18], Luc Oursel est un amateur d'opéra, de natation, de lecture, de sports de montagne et de cyclisme[12].

DistinctionsModifier

Le 31 décembre 2010, Luc Oursel est nommé chevalier de la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy[19].

Notes et référencesModifier

  1. « Luc Oursel, ancien patron d’Areva, est mort », lesechos.fr, 3 décembre 2014.
  2. a et b Nicolas Stiel, « Luc Oursel, l'intraitable patron d'Areva », Challenges, 27 mai 2012.
  3. Luc Oursel - Chairman of the Executive Board, Chief Executive Officer and President, Areva S.A., BusinessWeek.
  4. a et b « Les petits secrets de Luc Oursel, le nouveau patron d’Areva », Capital, 10 octobre 2011.
  5. « Très malade, le patron d'Areva, Luc Oursel, passe la main », La Dépêche, 20 octobre 2014.
  6. « Luc Oursel officiellement nommé comme Président du directoire d'AREVA », Actu Environnement, 4 juillet 2011.
  7. Jean-Michel Bezat, « Luc Oursel, le démineur », Le Monde, 12 décembre 2011, mis à jour le 20 octobre 2014.
  8. « SAE Gardy : suppression de 96 postes à Barentin », sur usinenouvelle.com, L'Usine nouvelle, .
  9. Vincent Beaufils, « Oursel, un manager estampillé DPV », sur Challenges.fr, .
  10. « Le numéro 2 Luc Oursel monte en selle », sur Libération.fr, .
  11. « Anne Lauvergeon remerciée, Oursel lui succède à la tête d'Areva », sur Le Point.fr, .
  12. a et b « Luc Oursel, promu par l'Élysée, contesté chez Areva », sur Le Monde.fr, .
  13. « Luc Oursel, l'homme du compromis pour diriger Areva », Reuters, (consulté le 16 juin 2011).
  14. « Le Conseil de surveillance d’AREVA valide la nomination de Luc Oursel », Communiqué de presse Areva du 21 juin 2011.
  15. « Luc Oursel : « kung fu panda » à la tête d’Areva », sur Paris Match, .
  16. « Areva : Luc Oursel quitte ses fonctions », sur lesechos.fr, Les Échos, (consulté le 20 octobre 2014).
  17. Composition du conseil d'administration, site officiel de l'ANRT, consulté le 1er octobre 2012.
  18. Biographie Who's who in France.
  19. Décret du 31 décembre 2010, sur Legifrance.

Liens externesModifier