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École nationale supérieure des mines de Paris

Grande école fondée le 19 mars 1783 sur ordonnance du roi Louis XVI
École nationale supérieure des mines de Paris
Histoire et statut
Fondation
Type
Régime linguistique
Président
Jacques Aschenbroich
Directeur
Vincent Lafleche
Localisation
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Pays
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Chiffres-clés
Étudiants
1075 [1]
Enseignants-chercheurs
237 [1]
Budget
10.400.000 € [1]
Divers
Membre de
Site web

L'École nationale supérieure des mines de Paris[2], aussi connue sous le nom de Mines ParisTech ou École des mines de Paris, ou simplement « les Mines », est l'une des 205 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[3].

C'est historiquement la première École des mines française.

Fondée le sur ordonnance du roi Louis XVI, dans le but de former des « directeurs intelligents » pour les mines du royaume de France[4], c'est l’une des plus anciennes et sélectives écoles d'ingénieurs françaises. Elle est aujourd'hui un établissement sous tutelle du ministère de l'Économie et des Finances. Cette particularité lui donne à la fois une place et une mission spécifiques dans le paysage des établissements d'enseignement supérieur français. Ses élèves et anciens élèves sont par tradition appelés « Mineurs ».

À l’époque de sa fondation, l’exploitation des mines était à la fois une industrie d'excellence et un secteur stratégique, où se retrouvaient toutes sortes de problèmes allant de la géophysique au génie des procédés en passant par la sécurité minière, la gestion économique des ressources et la stratégie géopolitique. Les ingénieurs des mines étaient alors formés pour les résoudre. Les compétences développées par l’école sont donc dès l’origine diverses, et l’école a évolué au cours du temps pour devenir une école dite « généraliste ». Elle fait partie de l'Université PSL.

Sommaire

Présentation généraleModifier

L’École des mines de Paris est un établissement public (statut d’établissement public à caractère administratif sous tutelle du ministère de l'économie et des finances)[2] dont la vocation est de former des ingénieurs de premier plan destinés au secteur industriel, notamment dans les domaines de l'énergie et des matières premières, et des hauts fonctionnaires. L’établissement est membre de la conférence des grandes écoles, du PRES ParisTech, et depuis juin 2012, de l'Idex Université de recherche Paris Sciences et Lettres, dont il est devenu membre fondateur en décembre 2013[5]. Il est également partenaire de l'Institut Mines-Télécom.

HistoireModifier

 
Les cours au XIXe siècle
 
École nationale supérieure des mines de Paris.
 
L'Hôtel de Vendôme, site de l'École des mines

Créée par arrêt du conseil du roi du , la première école des mines est établie à l'hôtel des Monnaies de Paris. Disparue en 1791 dans la tourmente révolutionnaire, puis reconstituée par un arrêté du Comité de salut public le 13 messidor an II (1794)[6], elle fut transportée à Peisey-Nancroix en Savoie, à ce moment française, après l'arrêté des consuls du 23 pluviôse an X (1802)[7]. L'école prend le nom d’École pratique des Mines du Mont-Blanc[8],[9]. L'administration de l’école est installée dans les locaux de l'ancien grand séminaire de Moûtiers[10]. Les élèves-ingénieurs, qui portent un uniforme, sont rémunérés durant leur scolarité. Les promotions annuelles comportent une demi douzaine d'élèves. La formation est à la fois théorique et pratique, sur le site de la mine de Peisey, mais aussi dans toutes la région au moyen de «courses géologiques »[11] et de «voyages métallurgiques ». Un examen sanctionne la fin de la scolarité, avec la rédaction d'un mémoire. Les lauréats sont nommés dans un grade d'aspirant puis d'ingénieur pour être affectés dans un département de l'Empire. Durant ses douze années de fonctionnement, l'école a formé entre 60 et 70 élèves[8]. L'invasion sarde de 1814 interrompt le fonctionnement de l'école.

Après les événements de 1814, avec le même personnel, l'école est définitivement reconstituée à Paris, par l'ordonnance du 6 décembre 1816, et établie à l'hôtel de Vendôme, longeant le jardin du Luxembourg, emplacement qu'elle occupe encore aujourd'hui[12].

Le site principal de l’école est 60 boulevard Saint-Michel à Paris. En 1967 l'école s'est étendue à Fontainebleau, et à Évry, puis en 1976 dans le parc technologique de Sophia Antipolis[13].

En 1946, la Fondation Mines ParisTech voit le jour afin d'appuyer l’École des Mines à soutenir son développement.

FormationsModifier

L'École délivre des diplômes d'ingénieurs et des masters (niveau bac +5), des mastères spécialisés (niveau bac +6), ainsi que des doctorats (niveau bac +8).

L'école accueille et participe aussi à une partie des cours du cycle pluridisciplinaire d'études supérieures (CyPES) de Paris Sciences et Lettres depuis 2013.

Ingénieurs civilsModifier

Article détaillé : Ingénieur civil des mines.

L'école forme des ingénieurs généralistes de haut niveau appelés à occuper des fonctions de responsabilité dans des domaines multiples, comme la production industrielle, la recherche et le développement, la gestion, et autres branches d'activités très diversifiées. L'enseignement correspond à cet impératif de polyvalence et se traduit par quelques objectifs principaux : assurer une solide culture scientifique commune dans les disciplines fondamentales, permettre aux élèves d'approfondir un domaine de leur choix, donner une place primordiale à l'observation et à l'application, développer l'esprit d'entreprise.

Pour cela, le cursus associe à l'enseignement des périodes importantes de stages, fait appel au potentiel scientifique des centres de recherche, fournit aux étudiants un encadrement pédagogique individualisé, et associe le plus souvent possible les acteurs de la vie économique.

Ce cycle accueille environ 400 élèves-ingénieurs sur 3 années de formations.

L’admission des étudiants se fait par concours après les classes préparatoires aux grandes écoles. La voie d’accès principale est le concours commun Mines-Ponts (filière de classes préparatoires MP, PSI, PC, PT, TSI). Quelques universitaires ainsi qu'un contingent important d'élèves étrangers intègrent aussi le cycle en deuxième année. Enfin, une trentaine de polytechniciens rejoignent l'école en troisième année.

OptionsModifier

L'école propose 16 options au choix :

  • Mathématiques et mathématiques appliquées
    • Mareva (automatique, robotique, vision et morphologie mathématique)
    • Géostatistiques et probabilités appliquées
    • Management des systèmes d'information
  • Sciences de la matière
    • Biotechnologies
    • Énergie et procédés
    • Génie atomique
    • Géosciences
    • Machines et énergie
    • Sciences et génie des matériaux
    • Sol et sous-sol
  • Sciences économiques et sociales
    • Affaires publiques et innovation
    • Économie industrielle
    • Gestion scientifique
    • Ingénierie de la conception
    • Innovation et entrepreneuriat
    • Système de production et logistique

Ingénieur du corps des minesModifier

L’École des mines ParisTech est également chargée de former les fonctionnaires du corps des mines. Les promotions comptent une vingtaine d’élèves, parmi les mieux classés de l’École polytechnique, de l’École normale supérieure, du cycle ingénieur civil de Mines ParisTech et de Télécom ParisTech.

La formation dure trois années et comprend des stages[14]. En 2009, le Corps des télécommunications a fusionné avec le Corps des mines.

Ingénieur en spécialité énergétiqueModifier

L'école propose une formation ingénieur en énergétique (ISUPFERE).

  • par la voie de la formation continue
  • et de l’apprentissage

Elle est ouverte en formation continue à des techniciens supérieurs issus des filières BTS/DUT ayant une expérience professionnelle de trois ans minimum et en apprentissage à des jeunes de moins de 26 ans, titulaires d’un diplôme BAC+2.

Cette formation, en partenariat avec le Conservatoire national des arts et métiers et l’Université Paris Diderot – Paris 7, est organisée sur trois ans en alternance entre l’école et l'entreprise.

Mastères spécialisésModifier

L'établissement propose un ensemble de 19 masters spécialisés (MS)[15], dans cinq domaines.

  • Sciences de la terre et de l'environnement[16] :
    • MS_IGE : Ingénierie et gestion de l'environnement
    • MS_ENVIM : International Environmental Management
    • MS_CESECO : Analyse technique et économique d'opérations minières
    • MS_CFSG : Géostatistique
  • Énergétique et procédés :
    • MS_ALEF : International Energy Management
    • MS_EnR : Énergies renouvelables
    • MS_GAZ : Ingénierie et gestion du gaz
    • MS_IVE : Ingénierie des véhicules électriques
    • MS_OSE : Optimisation des systèmes énergétiques
  • Mécanique et matériaux :
    • MS_MaPMod : Materials, Processing and Modeling
    • MS_DMS : Design des matériaux et des structures
  • Économie, Management et Société :
    • MS_MISL : Management industriel et systèmes logistiques
    • MS_MRI : Management des risques industriels
    • MS_MILEO : Management industriel et excellence opérationnelle

Les diplômes de Mastère spécialisé sont accrédités par la Conférence des grandes écoles.

Diplômes de masterModifier

L’école, en collaboration avec des universités de la région parisienne, délivre des diplômes de master[17]

Au sein des masters nationaux, qui constituent des initiations à la recherche, les enseignants-chercheurs de MINES ParisTech interviennent dans différentes universités. Dans certains cas, MINES ParisTech est coorganisateur (cohabilité) dans ces masters nationaux :

  • Mn_NE : Nuclear energy
  • Mn_BME Paris : Biomedical engineering
  • Mn_P3M : Physique des matériaux, mécanique et modélisation numérique
  • Mn_OIV : Optique, image et vision
  • Mn_EDDEE : Économie du développement durable, de l'environnement et de l'énergie
  • Mn_GDO : Gestion et dynamique des organisations
  • Mn_MODO : Modélisation, optimisation, décision, organisation
  • Mn_MOPP : Management des organisations et des politiques Publiques
  • Mn_MTI : Management de la technologie et de l'innovation

Par ailleurs, elle est partie prenante dans 6 masters destinés à des étudiants internationaux de niveau M2 ou équivalent et professionnalisants[16] :

  • Mi_CARE : Énergies propres et renouvelables
  • Mi_GTESD : Gestion et traitement des eaux, des sols et des déchets
  • Mi_MVE : Mobilité et véhicules électriques
  • Mi_REST : Renewable Energy Science & Technology
  • Mi_SE : Stratégies énergétiques
  • Mi_TRADD : Transport et développement durable

DoctoratModifier

Coaccréditée dans cinq écoles doctorales, Mines ParisTech est habilitée à préparer des étudiants au diplôme de docteur[18] dans 18 spécialités doctorales (rentrée 2014) et dans 5 domaines d'activités[16] :

  • Sciences de la terre et de l'environnement
    • Dynamique et ressources des bassins sédimentaires
    • Géologie de l'ingénieur
    • Géostatistique
    • Hydrologie et hydréologie quantitative
  • Énergétique et génie des procédés
    • Énergétique et procédés
  • Mécanique et matériaux
    • Sciences et génie des matériaux
    • Mécanique numérique et matériaux
    • Mécanique
  • Mathématiques et systèmes
    • Bio-informatique
    • Géostatistique
    • Informatique temps réel, robotique et automatique
    • Mathématique et automatique
    • Morphologie mathématique
    • Contrôle, optimisation, prospective
  • Économie, management et société
    • Économie et finance
    • Sciences de gestion
    • Socio-économie de l'innovation
    • Sciences et génie des activités à risques

Depuis la rentrée universitaire 2015, les doctorants nouvellement inscrits ou réinscrits sont désormais des doctorants de Paris Sciences et Lettres[19].

Ouverture vers l’internationalModifier

Le cycle ingénieur civil a une forte composante d'internationalisation :

Les autres formations (masters, mastères spécialisés, doctorat) attirent une part importante d'étrangers (il y 32 % d'étudiants de nationalité étrangère, tous cycles confondus avec 60 nationalités représentées)[16].

La rechercheModifier

Les départements et leurs centres de rechercheModifier

La recherche à l’École des mines ParisTech se caractérise par des liens forts avec l'industrie (1re recherche contractuelle en France avec environ 30 millions d'euros de contrats de recherche par an[16]. Elle est essentiellement gérée via Armines, structure de recherche contractuelle propre aux écoles des mines). Elle est organisée en 18 centres de recherche, répartis dans cinq grands domaines scientifiques :

Énergétique et procédés (responsable du département : Didier Mayer)Modifier

  • Centre Efficacité énergétique des Systèmes (CES MINES ParisTech) - Directeur du centre : Maroun Nemer
  • Centre thermodynamique des procédés (CTP MINES ParisTech) - Directeur du centre : Christophe Coquelet
  • Centre Observation, Impacts, Énergie (O.I.E MINES ParisTech) - Directeur du centre : Thierry Ranchin
  • Centre Procédés, Énergies Renouvelables et Systèmes Énergétiques (PERSÉE MINES ParisTech) - Directeur du centre : Arnaud Rigacci

Ces quatre centres, créés en 2013, constituent le Département Énergétique et Procédés (anciennement Centre Énergétique et Procédés, CEP)

Mécanique et matériaux (responsable du département : Marie-Hélène Berger)Modifier

  • Centre des matériaux Pierre-Marie-Fourt (MAT MINES ParisTech) - Directeur du centre : Jérôme Crépin
  • Centre de Mise en Forme des Matériaux (Cemef MINES ParisTech) - Directrice du centre : Elisabeth Massoni
  • Laboratoire de mécanique des solides (LMS MINES ParisTech) - Directeur du centre : Patrick Le Tallec

Mathématiques et systèmes (responsable du département : Pierre Rouchon)Modifier

  • Centre de morphologie mathématique (CMM MINES ParisTech) - Directeur du centre : Michel Bilodeau
  • Centre de Robotique (Caor MINES ParisTech) - Directeur du centre : Arnaud de la Fortelle
  • Centre de bio-informatique (CBio MINES ParisTech) - Directeur du centre : Jean-Philippe Vert
  • Centre de recherche en informatique (CRI MINES ParisTech) - Directeur du centre : François Irigoin
  • Centre automatique et systèmes (CAS MINES ParisTech) - Directeur du centre : Nicolas Petit
  • Centre de mathématiques appliquées (CMA MINES ParisTech) - Directrice du centre : Nadia Maizi

Sciences de la Terre et de l'environnement (responsable du département : Hedi Sellami)Modifier

Économie, management et société (responsable du département : Franck Aggeri)Modifier

Les chaires de recherche et d'enseignementModifier

  • Énergétique et procédés
    • Éco-conception des ensembles bâtis et des infrastructures (CES)
    • Captage, transport et stockage du CO2 (CES)
  • Mécanique et matériaux
    • Bioplastiques (CEMEF)
    • Procédés métalliques pour l'aéronautique et le nucléaire (CEMEF)
    • CRISTAL - Matériaux haute température (CdM)
  • Mathématiques et Systèmes
    • Frelon : logistique urbaine (CAOR)
    • PSA Peugeot-Citroën - Robotique et réalité virtuelle (CAOR)
    • Modélisation prospective au service du développement durable (CMA)
    • Conduite automatisée - Drive for you (CAOR)
  • Économie, Management et Société
    • Théorie et méthodes de la conception innovante (CGS)
    • Environnement et eau pour tous (CGS)
    • Économie des médias et des marques (CERNA)
    • Résilience et sécurité (CRC)
    • IPMT - Intellectual Property and Markets for Technology Chair (CERNA)
    • OCP - Économie des matières première (CERNA)
    • Mines urbaines (CGS)
    • Théorie de l'entreprise - Modèles de gouvernance & Création collective (CGS)

BibliothèqueModifier

La bibliothèque est créée en 1783 afin de permettre aux élèves de jouir d'une documentation pratique. Des choix dans les dépôts littéraires permettent de l'enrichir pendant la Révolution, avec une politique documentaire stricte : seuls sont retenus les livres utiles aux élèves et aux professeurs. Les fonds se constituent parallèlement à l'émergence des sciences comme la minéralogie ou la géologie. Le fonds ancien est également marqué par les documents en langue étrangère, particulièrement en allemand, pays où se développent d'abord ces sciences.

Les fonds s'enrichissent au XIXe siècle, par achats, dons, legs, mais également par échanges avec des sociétés savantes qui se constituent alors, toujours en liaison avec le développement des sciences et de l'école. Il s'agit à l'origine d'un fond essentiellement pédagogique, et non patrimonial, ce qui permet de suivre les évolutions de l'enseignement. Les fonds relèvent donc plus de l'aspect économique (voire social, avec une ouverture vers le saint-simonisme) des mines que de l'aspect technique - plutôt enseigné dans les écoles des mines d'Alès ou de Douai. Une nouvelle salle de lecture est inaugurée en 1926 par le maréchal Foch, à l'occasion de la remise de la croix de guerre à l'école.

La bibliothèque est depuis 1979 située sur deux sites, à Paris et à Fontainebleau (collection des sciences de la terre). Elle propose des fonds riches : 200 000 documents (livres, thèses, mémoires, actes de colloques et revues), 40 000 documents anciens (antérieurs à 1900), 6 000 titres de revues électroniques, mais aussi 27 000 cartes[21].

Les Presses des minesModifier

En 1995, l'école des mines de Paris a créé une maison d'édition : les Presses de l'École des mines.

Cette maison d'édition édite des livres sur des sujets spécifiques que d'autres maisons d'édition n'auraient peut-être pas publiés en raison de leur faible potentiel de vente. Ces ouvrages sont souvent écrits par des membres de l'école (chercheurs, professeurs, étudiants).

Depuis le 1er février 2009, à l'occasion d'un changement de statut juridique, elle est filiale d'Armines et a changé son nom en Les Presses des Mines. Elle souhaite développer plus de partenariats à l'international.

Junior-EntrepriseModifier

JuMP Mines ParisTech est la Junior-Entreprise de l'École des mines de Paris. Il s’agit d’une Junior-Entreprise, donc d'une association loi 1901 à vocation pédagogique, créée en 1980, qui compte aujourd'hui 16 administrateurs en première et deuxième années du cycle ingénieur civil. JuMP Mines ParisTech, étant labellisée Junior-Entreprise, est donc membre de la Confédération nationale des Junior-Entreprises (CNJE).

JuMP Mines ParisTech est une Junior-Entreprise qui réalise des prestations de conseil dans des domaines variés (ingénierie, business plan, traduction, systèmes d'informations, etc.) afin de permettre aux élèves du cycle ingénieur civil d'appliquer leurs connaissances théoriques à des cas concrets. La Junior-Entreprise compte parmi ces clients notamment GDF SUEZ, Areva, Groupe Yves Rocher, Thomas Cook, Samsung[22].

JuMP Mines ParisTech a reçu en avril 2010 le Prix des Internautes du Trophées Grandes Écoles organisé par La Tribune[23] dans la catégorie Junior-Entreprise.

 
Résidence étudiante de la Maison des Mines et des Ponts et des Chaussées, rue Saint-Jacques

Maison des Mines et des Ponts et ChausséesModifier

La Maison des Mines a été construite en 1933, c'est une résidence d’étudiants de 200 chambres, située au 270 rue Saint-Jacques au Quartier Latin de Paris, entre le Panthéon et le Val de Grâce, et à 500 mètres du Jardin du Luxembourg. Ses deux immeubles comprennent également plusieurs salles de conférence et réunion disponibles pour séminaires, formations, congrès médicaux et locations de gymnase.

Fondation Mines ParisTechModifier

La Fondation Mines ParisTech[24] (anciennement FIMMM - Fondation des industries minérales, minières et métallurgiques) voit le jour en 1946 sous l’impulsion des industries minières, minérales et métallurgiques avec la volonté de reconstruire le pays dans un monde d’après-guerre. Elle est reconnue d'utilité publique[25] en 1947.

Son premier président est George Friedel, physicien et minéralogiste français, ancien professeur de l’École des mines de Saint-Étienne et de l’université de Strasbourg.

En 2019, la présidence est assurée par Benoît Legait.

Anciens élèves célèbresModifier

Ingénieurs civils des minesModifier

 
Georges Charpak, ingénieur civil des mines, prix Nobel de physique, contributeur majeur dans le développement des détecteurs de particules.
 
Buste d'Auguste Laurent, ingénieur civil des mines, précurseur de la chimie organique moderne et de la théorie atomique.
 
Louis Cailletet, ingénieur civil des mines, père du procédé de liquéfaction de l'oxygène et de l'azote.

Ingénieurs du corps des minesModifier

Les ingénieurs des mines sont des fonctionnaires formant un des grands corps techniques de la fonction publique française, appelé usuellement « corps des mines ». La majorité des membres du Corps des mines sont polytechniciens.

 
Henri Poincaré, ingénieur du corps des mines, contributeur majeur dans l'étude des systèmes d'équations différentielles et dynamiques, père de la théorie du chaos.
 
Benoît Clapeyron, ingénieur du corps des mines, thermodynamicien ayant établi l'équation qui donne la chaleur latente de changement d'état des corps purs.
 
Maurice Allais, ingénieur du corps des mines, prix Nobel d’économie, connu pour ses importants travaux sur la théorie de l'équilibre général.
Pour un article plus général, voir Corps des mines.

Liste des directeurs de l'École des mines de ParisModifier

[26]

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e « Données certifiées CTI - Ecole nationale supérieure des mines de Paris », sur espace-ecole.cti-commission.fr, (consulté le 21 novembre 2017)
  2. a et b Décret no 91-1033 du 8 octobre 1991 relatif à l'École nationale supérieure des mines de Paris (Mines ParisTech), sur le site de Legifrance.
  3. Arrêté du 18 janvier 2019 fixant la liste des Écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
  4. Arrêt du conseil d'État du Roi portant établissement d'une École de Mines du 19 mars 1783
  5. « Historique », sur PSL (consulté le 12 janvier 2016)
  6. Chapitre III de la Notice historique de l'École des mines de Paris par Louis Aguillon
  7. Chapitre V de la Notice historique de l'École des mines de Paris par Louis Aguillon
  8. a et b Patrick Givelet et Ivan Cadenne, « L'École des Mines de Peisey-Nancroix en Savoie (1802-1814) », Monde alpin et rhodanien (Le). Revue régionale d’ethnologie, vol. 24, no 2,‎ , p. 169–182 (DOI 10.3406/mar.1996.1605, lire en ligne, consulté le 13 décembre 2018)
  9. Louis Aguillon, « Notice Historique de l’École des Mines de Paris, Chap. V :L'École des Mines du Mont-Blanc (1802 - 1814) », sur www.annales.org (consulté le 13 décembre 2018)
  10. Arrêté consulaire du 27 nivôse an XI (17 janvier 1803)
  11. Philippe Grandchamp, LA VIE QUOTIDIENNE D'UN ELEVE DE L'ECOLE DES MINES A LA FIN DU PREMIER EMPIRE, D'APRÈS LES CARNETS DE CHARLES-MARIE-JOSEPH DESPINE, Mém. Soc. géol. France, (lire en ligne), p. 65-70.
  12. Chapitre VI de la Notice Historique de l'École des mines de Paris par Louis Aguillon
  13. « Implantations géographiques », sur www.mines-paristech.fr (consulté le 19 août 2014)
  14. « Les corps techniques de l'État », sur www.ensmp.fr (consulté le 4 mai 2010)
  15. « Mastères spécialisés », sur www.mines-paristech.fr (consulté le 19 août 2014)
  16. a b c d e f et g « MINES ParisTech : école d'ingénieurs, formation et recherche », sur www.mines-paristech.fr (consulté le 21 novembre 2017)
  17. « Masters recherche et partenariats », sur www.mines-paristech.fr (consulté le 19 août 2014)
  18. « MINES PARISTECH - Suivre un doctorat en École d'ingénieurs - », sur www.mines-paristech.fr (consulté le 22 octobre 2015)
  19. « La formation doctorale à PSL », sur PSL (consulté le 23 octobre 2015)
  20. http://www.mines-paristech.fr/ingenieurcivil/Intro/AST_U.html
  21. « Chiffres-clés de la bibliothèque », sur bib.mines-paristech.fr (consulté le 12 janvier 2016)
  22. Clients de la Junior-Entreprise JuMP Mines ParisTech
  23. Site du Trophée Grandes Écoles La Tribune
  24. « Nos missions », sur Fondation Mines ParisTech, Site institutionnel (consulté le 26 mars 2019)
  25. « Fondation reconnue d'utilité publique », sur www.service-public.fr (consulté le 27 mars 2019)
  26. Annales.org
  27. Romain Soubeyran, directeur de l’Ecole des Mines de Paris, fait ses adieux, L'opinion, Irène Inchauspé, 18 octobre 2016
  28. « Vincent Laflèche est nommé Directeur de MINES ParisTech », sur mines-paristech.fr, (consulté le 24 octobre 2016).

Pour approfondirModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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