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Lionel Poilâne

boulanger
Lionel Poilâne
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Biographie
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Pain Poilâne

Lionel Poilâne, né le dans le 14e arrondissement de Paris et mort le à Cancale, est un boulanger français de renommée internationale. Il ne doit pas être confondu avec son frère Max Poilâne, également boulanger[1].

Sommaire

BiographieModifier

Au début des années 1930, son père, Pierre-Léon Poilâne, avait créé une boulangerie au 8, rue du Cherche-Midi à Paris, où il vendait son fameux « pain Poilâne ». Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la mie de pain blanche était préférée car considérée comme plus « propre ». Pierre ne voulait pas céder à la mode de l'époque et décida d'utiliser de la farine issue de blé moulu par de la pierre, comme autrefois, et non par un cylindre, afin de faire un pain bien plus riche en nutriments, le germe de la céréale étant préservé[2].

Lionel est le dernier d'une fratrie de trois. Sa sœur aînée s'appelle Madeleine et son frère aîné Max.

Lionel et Max ont grandi dans la boutique rue du Cherche-Midi puis celle ouverte boulevard de Grenelle, et quittant les bancs de l'école très tôt, ont vite mis la main à la pâte (à pain). Ils ont tous les deux été formés par leur père qui les a sensibilisés au goût du vrai pain[non neutre]. Le Saint-Germain-des-Prés des années 1960 a fait le reste.[style à revoir]

Lionel s'est efforcé de développer la petite entreprise familiale. Son succès et la notoriété croissante de ses pains, en particulier dans le monde anglo-saxon[réf. nécessaire] et en Asie, lui ont permis de constituer un solide réseau de distribution, de faire construire, dans les années 1980, une Manufacture à Bièvres, en région parisienne, et de s'implanter à Londres.

Au moment de sa disparition avec son épouse Iréna à la suite d'un accident d'hélicoptère qui s'abîme en mer près de l'île des Rimains[3], au large de Cancale, en Bretagne, le , Lionel Poilâne était devenu une personnalité du Tout-Paris.[réf. souhaitée]

Il a été fait chevalier de l'ordre national du Mérite en 1993[4].

C'est sa fille aînée, Apollonia, qui a repris la direction de l'entreprise[5].

PublicationsModifier

Directeur
Collaboration
  • 1994 : Christine Helfrich et Dominique Rivière, La Maison du blé et du pain : Verdun-sur-le-Doubs, avec la collab. de Guillemette Morel-Journel, Écomusée de la Bresse bourguignonne, coll. « Guide découverte », Pierre-de-Bresse, 63 p.
Préfacier
  • 1981 : Antoine Parmentier, Le Parfait Boulanger ou Traité complet sur la fabrication et le commerce du pain, Jeanne Laffitte, Marseille, 639 p., reprod. en fac-similé de l'éd. de 1778, Imprimerie royale, Paris

PrixModifier

  • Prix Renaissance de l'économie 1994[6].

RéférencesModifier

  1. Max Poilâne possède également une boulangerie dans le 15e arrondissement de Paris et vend son pain sous la marque Max Poilâne. Les frères Poilâne ont été longuement en procès à propos de la marque Poilâne, déposée en 1978 par le seul Lionel. Le Point, n° 1762, 22 juin 2006, p. 73.
  2. « [Secrets de fabrication] La célèbre et rebondie miche Poilâne », sur usinenouvelle.com
  3. « Rapport – Accident survenu le 31 octobre 2002 au large de Cancale (35) à l’hélicoptère Agusta 109 immatriculé F-GTLP », Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile, (consulté le 27 février 2011) [PDF].
  4. Décret du 24 juin 1993 portant promotion et nomination, JORF no 145 du 25 juin 1993, p. 8951–8977 (8969), NOR PREX9310043D, sur Légifrance.
  5. Apollonia Poilâne né dans la farine
  6. « Prix Renaissance des arts », sur cerclerenaissance.info.

Liens externesModifier