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Ligne de Carignan à Messempré
Ligne de Carignan à Messempré
Pays Drapeau de la France France
Historique
Mise en service 1871
Fermeture 2009
Concessionnaires Compagnie de l'Est
SNCF
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 214 000
Longueur 6,1 km
Vitesse de référence 40
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Pente maximale
Nombre de voies Voie unique
Signalisation VUTR
Trafic
Propriétaire Département des Ardennes
Exploitant(s) SNCF

La ligne de Carignan à Messempré est une ligne de chemin de fer secondaire française à écartement standard du département des Ardennes.

Elle constitue la ligne 214 000 du réseau ferré national.

HistoireModifier

La ligne a été déclarée d'utilité publique avec la ligne de Vrigne-Meuse à Vrigne-aux-Bois et celle de la gare de Monthermé à Monthermé par décret du 9 novembre 1869, sous le régime des voies ferrées d'intérêt local et au bénéfice du département des Ardennes, l'exploitation en étant assurée par la Compagnie des chemins de fer de l'Est[1], afin de desservir le laminoir de Messempré, des frères Schneider[2]. Après la nationalisation, l'exploitation a été poursuivie par la SNCF en qualité de gestionnaire délégué du département[3].

La ligne, longue de 6,1 kilomètres, a été mise en service en 1871[4].

Elle a été fermée au trafic voyageurs le 1er août 1914[4]. Toutefois, il est fait état d'une navette voyageurs jusqu'aux années 1940[2].

La ligne a été reliée à la ligne 163A belge de Bertrix à Muno pendant la Première Guerre mondiale[5], et un fort trafic a été écoulé par l'armée allemande qui avait constitué par cette liaison afin de desservir l'arrière de son front depuis l'Allemagne, le Luxembourg et la Fagne. La liaison internationale été déposée dans l'entre-deux-guerres, avant d'être rétablie en 1939 par le génie français. La ligne a été exploitée par les Allemands de 1939 à1942, puis la liaison internationale a été à nouveau déposée en 1955[4].

La SNCF a fait part en 2009 aux entreprises embranchées de sa volonté de ne plus desservir la ligne en raison de sa dégradation et de son déficit à compter la mi-juin 2009[6],[3].

CaractéristiquesModifier

La ligne, à voie unique et écartement normal, s'embranche sur la ligne de Mohon à Thionville enamont de la gare de Carignan, côté Charleville, passait dans la cour de la gare puis, après une courbe de 350 m. de rayon, suivait l'Aulnois avec une rampe de 7  et desservait l'unique halte intermédiaire, celle de Osnes - Pure et poursuivait la rampe jusqu'à l'embranchement particulier du laminoir de Messempré et la gare de cette commune[2].

ExploitationModifier

La navette voyageurs était tractée par des locomotives tender 030T de la série 0.201 à 0.210 Est construites en 1859 et transformées en locomotives bi-cabines afin de pouvoir circuler dans les deux sens sans avoir à être tournées en fin de ligne, la gare de Messembré ne disposant pas de plaque tournante[2].

À la fin des années 1950, la ligne voyait circuler des trains de marchandises tractés par des locomotives diesel A1AA1A 62000 du dépôt de Lumes. La gare de Messempré, qui disposait d'un embranchement particulier des établissements de Wendel, avait en 1956 un trafic de produits sidérurgiques de 104 739 tonnes[4].

Dans les années 1950-1980, la ligne est exploitée sous le régime de la voie unique à trafic restreint (VUTR) et dessert la Brasserie Fournier (km 0,5), les Forges et ateliers de la Foulerie et l'embranchement SYVA.L 1 au km 2,1, l'embranchement SYVA.L 2 et celui de Fichet-Bauche au km 2.8, les profilés et tubes de l'Est (km 5), avec un ou deux trains journaliers, alors tractés par des locomotives diesel BB 63500 du dépôt de Mohon[2].

Dans les années 2000, la ligne avait été amputée de sa section terminale sur environ 1 km et la gare de Messempré demolie. Une desserte journalière reste assurée pour desservir les embranchements particuliers, tractée par des BB 63500 du dépôt de Metz ou des BB 66400 de Chalindrey, assurant un trafic annuel de 60 000 tonnes[2].

Notes et référencesModifier

  1. Ministère des travaux publics, Répertoire de la législation des chemins de fer français : Lignes secondaires d'intérêt général, chemins de fer d'intérêt local et tramways, Paris, 453 p. (lire en ligne), p. 48
  2. a b c d e et f Dumont et Geerinck, ouvrage cité en bibliographie.
  3. a et b « Lettre de la SNCF au président de la région Champahgne-Ardenne », sur http://www.regionsmagazine.com/, (consulté le 12 août 2014).
  4. a b c et d Chemin de fer d’intérêt local de Carignan à Messempré et ligne belge de Bertrix à Muno, article mentionné en bibliographie.
  5. A. Marchand, Les Chemins de fer de l'Est et la Guerre de 1914-1918, Nancy, Paris et Strasbourg, Berger-Levrault, , 612 p. (lire en ligne), p. 67, 446, 449.
  6. J.-Y.B., « Les sociétés Thyssen et Palfroid privées de desserte SNCF », L'union l'Ardennais,‎ (lire en ligne, consulté le 13 août 2014).

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • « Chemin de fer d’intérêt local de Carignan à Messempré et ligne belge de Bertrix à Muno », La Vie du Rail, no 597,‎ , p. 35.
  • Pascal Dumont et Olivier Geerinck, Sur les rails d'Ardennes et de Gaume, Éditions de Borée, , 175 p. (ISBN 978-2-84494-269-2, lire en ligne), p. 152.
  • Hubert Mozaive, « Les lignes départementales à voie normale », Chemins de fer régionaux et urbains, FACS, vol. 2008-4, no 328 « Les lignes secondaires des Ardennes »,‎ , p. 5 (ISSN 1141-7447).