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Ligne de Bourron-Marlotte - Grez à Malesherbes

Ligne de
Bourron-Marlotte - Grez à Malesherbes
Image illustrative de l’article Ligne de Bourron-Marlotte - Grez à Malesherbes
Vue de la ligne dans la vallée de Ronceveaux
Pays Drapeau de la France France
Historique
Mise en service 1881
Concessionnaires PLM (1875 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (depuis 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 747 000
Longueur 26,150 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Pente maximale 10 
Nombre de voies Voie unique
(Anciennement à double voie)
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic Fret de La Chapelle-la-Reine à Malesherbes

La ligne de Bourron-Marlotte - Grez à Malesherbes[1] est une ligne ferroviaire française partiellement exploitée qui relie la gare de Bourron-Marlotte - Grez dans le département de Seine-et-Marne à celle de Malesherbes dans le département du Loiret.

Elle constitue la ligne 747 000[2] du réseau ferré français.

Sommaire

HistoireModifier

 
La ligne dans la vallée de Ronceveaux au début du XXe siècle.

Cette ligne, initialement connue son le nom de « ligne de Filay » (du nom d'un hameau de la commune du Coudray)[3], est déclarée d'utilité publique le [4] et concédée à la même date à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Les travaux de construction débutent en 1879[3].

D'une longueur de 26 km, dont 22,4 km en Seine-et-Marne, la ligne est ouverte à l'exploitation d'abord en voie unique le [5]. Les trains de la ligne desservent alors les gares de Moret - Veneux-les-Sablons, Montigny-sur-Loing, Bourron-Marlotte - Grez (où la bifurcation de la ligne se situe à la sortie ouest de la gare), La Chapelle-la-Reine, Herbeauvilliers et Malesherbes[3].

La ligne est équipée d'une seconde voie le , qui est mise hors service le [1], et un nouveau tracé est réalisé à l'ouest de la ligne pour réduire la pente de la « tranchée de Ronceveaux » (du nom d'un hameau de la commune du Buthiers)[3].

Jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale, la ligne est desservie par quatre trains dans chaque sens, de Moret - Veneux-les-Sablons à Malesherbes, dont trois trains « omnibus-mixtes » et un train « léger ». Au lendemain de la guerre, le trafic est réduit à trois allers-retours : deux trains « légers » et un train « omnibus-mixte »[3].

Le service voyageurs est supprimé le par le PLM[6]. La section de Bourron-Marlotte - Grez à La Chapelle-la-Reine est neutralisée le , date de fin du trafic marchandise sur cette section[7].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la ligne est utilisée pour le transport de troupes de l'Armée allemande. Elle est aussi utilisée au début de l'année 1945 par des convois de l'Armée française en direction de l'Allemagne[3].

La section de Bourron-Marlotte - Grez à La Chapelle-le-Reine a le statut de section non exploitée[8], le reste de la ligne est utilisé pour du transport local industriel, agricole ou de sable extrait des carrières environnantes[3].

 
Tracé historique de la ligne.

InfrastructureModifier

 
Raccordement de Filay. Au premier plan : à gauche, la voie vers Les-Aubrais-Orléans ; à droite, la voie vers Montargis. Au second plan : à gauche, la voie vers Malesherbes ; à droite, la voie neutralisée vers Bourron-Marlotte.

C'est une ligne au profil moyen, les déclivités ne dépassent pas 10 ‰. Le raccordement de Filay (n°747 306) situé aux abords de Malesherbes permettait aux trains en provenance de Bourron-Marlotte - Grez de rejoindre Montargis ou Les Aubrais et vice-versa sans avoir à rebrousser chemin en gare de Malesherbes. Ce raccordement est neutralisé.

ExploitationModifier

 
L'installation terminale embranchée (ITE) à Ronceveaux (vue de la ligne en direction de Malesherbes).

La section de La Chapelle-la-Reine à Malesherbes reste exploitée en trafic fret. Il existe un important trafic de transport de sable en provenance de diverses carrières situées à proximité de la ligne. Un silo de céréales est desservi en gare de La Chapelle-la-Reine.

Galerie de photographiesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Pierre Bazin, « Bourron - Malesherbes, une VU dédiée au fret », Rail Passion, no 41,‎ , p. 56-57
  2. [PDF] Reinhard Douté, « Profils de lignes du réseau ferré national (tome 2) », sur www.rd-rail.fr (consulté le 18 avril 2013).
  3. a b c d e f et g René-Charles Plancke, Histoire du chemin de fer en Seine-et-Marne : de la vapeur au TGV, t. 1, Le Mée-sur-Seine, Éditions Amatteis, , 512 p. (ISBN 2-86849-105-7), p. 405-411
  4. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements et avis du Conseil d'État, année 1875, page 352
  5. Rapports et délibérations / Conseil général de Seine-et-Marne, année 1882/08, page 182.
  6. Bernard Collardey, Dominique Paris et Georges Ribeil, « Les fermetures de lignes au trafic voyageurs en France », Historail, no 17,‎ , p. 40
  7. Dominique Paris, « Les fermetures de lignes au trafic marchandises en France », Historail, no 17,‎ , p. 88
  8. « Le réseau ferré en Île-de-France », sur www.rff.fr, Réseau ferré de France (consulté le 27 avril 2013)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • José Banaudo, Trains oubliés, volume 2 : Le P.L.M., Éd. du Cabri, 1981, 171 p.
  • René-Charles Plancke, Histoire du chemin de fer en Seine-et-Marne : De la vapeur au TGV, t. 1, Le Mée-sur-Seine, Éditions Amatteis, , 512 p. (ISBN 2-86849-105-7) 

Articles connexesModifier