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Gang des lyonnais
Fondé par Pierre Pourrat, Joanny Chavel
Lieu Lyon, Rhône-Alpes
Territoire Drapeau de la France France
Année active 1967-1977(10 ans)
Nombre de membres 8 à 15 malfaiteurs
Activités criminelles vols à mains armées

Le gang des Lyonnais désigne une association de malfaiteurs à l'origine d'une trentaine de vols à main armée, active principalement dans la région lyonnaise et en France pendant la décennie 1967-1977.

Constitué d'un noyau dur de huit individus, ce gang a dérobé des sommes d'argent colossales à partir d'opérations préparées avec minutie, dont le plus marquant reste le casse du siècle de l'Hôtel des postes de Strasbourg en 1971[1],[2]. Le gang est à l'origine de controverses autour de l'assassinat du juge François Renaud à Lyon en 1975, d'autant que certains membres auraient opéré pour le compte du Service d'action civique local : une partie du butin du casse de Strasbourg aurait pu servir à des financements occultes d'un parti politique[3].

Composition et exactions du gangModifier

Un noyau dur de huit individusModifier

À la fin des années 1960, Pierre Pourrat, quarante ans, qui a vécu de l'assistance publique, a connu les maisons de correction et la prison, est introduit dans le milieu du banditisme lyonnais par Pierre Rémond, lequel jouit déjà d'une solide réputation au sein de la « bande du Gros Caillou »[4].

En 1969, cette dernière est en partie démantelée au cours d'opérations menées conjointement par les polices espagnoles et françaises, mettant un terme à une vaste campagne de braquages[5]. Lors du démantèlement, Rémond est abattu lors de son interpellation dans un café du quartier d'Ainay à Lyon[6]. Pourrat, non concerné par l'opération de police, cherche rapidement à fonder son « équipe ». Il commence par s'associer avec Joanny Chavel, âgé d'une trentaine d'années et déjà fiché au grand banditisme, qui vient de rompre son association avec une figure du milieu, Claude Guerry, persuadé que les indiscrétions de celui-ci le mèneront à sa perte [1].

L'année suivante, Chavel recrute un ancien co-détenu comme chauffeur, Edmond Vidal, dit « Monmon », tout juste sorti de prison[4]. Le duo Pourrat-Chavel recrute également un truand très expérimenté et réputé pour son sang-froid, Nicolas Caclamanos, lequel présente aussi l'avantage d'être un proche du parrain de la pègre lyonnaise et représentant local du SAC, Jean Augé[1]. Pour assurer leurs coups toujours plus audacieux, l'équipe s'agrandit naturellement des proches de Vidal, avec Pierre Zakarian, Michel Silmetzoglu, deux proxénètes notoires, ainsi que Jean-Pierre Gandebœuf et Jean-Pierre Mercarian[7].

Dans un cercle plus élargi, le gang recrutait au besoin jusqu'à une quinzaine d'individus qui n'ont pu judiciairement être formellement reliés au gang, malgré les liens familiaux, comme Robert Gandebœuf et Joseph Vidal. C'est aussi le cas du truand Louis Guillaud, dit "La carpe", proche de Caclamanos[8], qui sera confondu dans une affaire de rapt d'enfant et dont le nom revient régulièrement dans le cadre de l'assassinat du juge Renaud en 1975.

La signature du gangModifier

Le gang des Lyonnais se caractérisait par des actes de banditisme préparés avec une rigueur quasi militaire et avec très grande discrétion dans les repérages, utilisant des véhicules relais quelconques achetés d'occasion, notamment des Estafettes modifiées et préparées avec lesquelles ils empruntaient dans leurs fuites des trajets atypiques minutieusement parcourus[7]. Ils usaient de sobriquets et imitaient parfois des accents régionaux pour s'exprimer entre eux. Pourrat, alias « Patrick » ou « Le Docteur », ou encore « Le Directeur », en rapport à son apparence et son âge, Chavel dit « le gros Jeannot », vétéran de la guerre d'Algérie, Vidal dit « Monmon », Caclamanos dit « Nick le Grec », Zakarian dit « Pipo », Gandebœuf dit « Christo la guigne » à cause de son tempérament bagarreur, Silmetzoglu dit « Michel le Grec » et Mercarian dit « Mardir »[4].

Attaques imputées au gang des LyonnaisModifier

Sous la direction du commissaire Pierre Richard, de la SRPJ de Lyon, appuyé par l'office central pour la répression du banditisme emmené par le commissaire Charles Pellegrini, les enquêteurs attribuent au gang des Lyonnais plus d'une trentaine de braquages commis essentiellement dans la région Rhône-Alpes, mais sans jamais les avoir pris en flagrant délit[9],[7].

  • Le mercredi , cinq malfaiteurs déguisés en employés municipaux de la voirie volent sous la menace d'armes automatiques les convoyeurs de fonds qui viennent de quitter l'hôtel des postes de Chambéry chargés de sacs de billets de banque. Préjudice de 2 200 000 francs. Il s'agit du premier fait d'arme d'envergure attribué au gang des Lyonnais[1].
  • Le mercredi , cinq malfaiteurs vêtus de longues blouses grises s'introduisent dans l'hôtel des postes de Strasbourg avant l'arrivée des convoyeurs. Ceux-ci, qui ne sont escortés par la police nationale que sur la voie publique, sont braqués sous la menace d'armes automatiques dans un couloir de la poste. Les voleurs repartent avec huit sacs contenant des fonds correspondant aux pensions, rentes et salaires de plusieurs milliers de personnes. Le préjudice est de 11 680 000 de francs lourds (soit plus de 12 millions d'euros en 2019)[10]. Les journaux titrent dès le lendemain qu'il s'agit là du casse du siècle. Le modus operandi permet de le relier au retentissant braquage de Chambéry, mais également à ceux de Lagnieu, Roanne, Bourg-en-Bresse, Dole et Vienne[1],[11].
  • Le samedi , quatre malfaiteurs attaquent à main armée trois convoyeurs qui viennent de récupérer les recettes de la grande surface commerciale Carrefour à Vénissieux. Une fusillade se produit dans laquelle Joanny Chavel est grièvement blessé. Préjudice de 1 500 000 francs[12]. Trois jours plus tard, le juge Renaud ouvre une information judiciaire contre X pour vols qualifiés[11].
  • Le samedi , une bande de malfaiteurs entre sans effraction et sans témoin dans l'hôtel des postes de Mulhouse et vide soigneusement les coffres des 11 708 600 de francs lourds qu'ils contenaient, égalant le butin du casse de Strasbourg. Le rapprochement est fait entre les deux casses mais ils resteront non-élucidés à l'instruction[13].
  • Autres braquages d'envergure attribués :

La fin du gang des LyonnaisModifier

Indicateurs et indiscrétionsModifier

À partir de 1972, des langues se délient : un indicateur à l'origine d'une indélicatesse envers le commissaire Pierre Richard fournit, pour se racheter, quelques éléments d'informations sur les auteurs du braquage de l'hôtel des postes de Strasbourg. Dans le même temps, un détenu bavard permet l'identification de Pourrat. Les efforts policiers se concentrent alors sur le milieu lyonnais, et plus particulièrement sur l'entourage de Pourrat, en procédant à de nombreuses filatures[1].

Par ailleurs, l'argent des braquages poussent plusieurs membres à vivre très largement au-dessus de leurs moyens déclarés. Zakarian et Vidal mènent grand train, fréquentant les grands restaurants et les établissements de nuit réputés de la région lyonnaise, notamment le casino de Charbonnières-les-Bains. Ils investissent également dans l'immobilier, dont un chalet à Chamonix où ils feront l'objet de surveillances discrètes. Encore plus flagrant, Chavel achète au comptant le Château de Fléchères et y donne de nombreuses soirées festives[1],[7].

L'assassinat d'un parrain de la pègre : Jean AugéModifier

La réussite aussi bien financière que médiatique du gang génère des jalousies dans la pègre lyonnaise. Le parrain, Jean Augé, ayant aidé logistiquement le gang pour le casse de Strasbourg, pense que celui-ci lui est redevable. Pour financer un achat de drogue, il leur emprunte 500 000 francs puis refuse de rembourser. Le vendredi , il est abattu de plusieurs balles de gros calibre dans une rue de Caluire-et-Cuire. Cet assassinat déstabilise le milieu du banditisme et génère une série de règlements de comptes et des tensions éclatent au sein même du gang[1].

L'assassinat d'un complice : Joanny ChavelModifier

Dans ce contexte de règlements de comptes, la paranoïa gagne le gang. Chavel confie à Silmetzoglu qu'il pense que leurs associés vont les trahir, voire l'assassiner. En fait, ses outrances dépensières ont effectivement fini par inquiéter ses partenaires, malgré leurs tentatives de raisonnements puis d'intimidations. Le , Chavel disparaît. Vraisemblablement victime d'un assassinat, son corps ne sera jamais retrouvé. Sa sœur obtiendra en 2010 la reconnaissance de sa mort, par jugement de déclaration d'absence[15]. Vidal devient alors le maitre à penser du gang[7],[11],[16].

ArrestationsModifier

Le , le juge Renaud ouvre une information judiciaire pour association de malfaiteurs. La police judiciaire, qui travaille de concert avec la gendarmerie dans la région lyonnaise, bénéficie d'un effectif policier confortable, ce qui permet de réaliser de véritables chasses à l'homme. Toutefois, malgré leurs avancées, les enquêteurs ne parviendront jamais à prendre en flagrant délit les malfaiteurs rendus très méfiants. Ces derniers échapperont ainsi à « l'opération Chacal » lancée le par le commissaire Richard, malgré un effectif de cent dix-huit policiers et gendarmes. L'opération visait à les intercepter au retour d'un braquage, avec le butin dans le coffre[11]. Mais le nouveau gouvernement de Jacques Chirac, constitué après l'élection en mai du nouveau président Valéry Giscard d'Estaing, veut un résultat rapide pour montrer son efficacité. Michel Poniatowski, ministre de l'intérieur, donne courant décembre l'ordre d'interpeller, même si ce n'est que pour le motif d'association de malfaiteur. Le , une trentaine d'hommes et de femmes sont arrêtés. Treize seront inculpés[11],[17]. Silmetzoglu échappe à la vague d'arrestations et se réfugie en Espagne. Avec la complicité d'un surveillant, Pourrat parvient à s'évader de la prison de Valence en 1975, deux ans avant le déclenchement du procès[17].

Condamnations et devenir des membresModifier

Le procès de seize malfaiteurs lyonnais débute le à la cour d'assises de Lyon, pour répondre de huit attaques à mains armées attribuées au « gang des Lyonnais ». Entre-temps, le juge Renaud a été assassiné et la collusion entre le gang, le SAC, et le monde politique, brouille les débats. Absents du procès, Chavel et Pourrat sont condamnés à mort par contumace. Mercarian est condamné à 5 ans de prison, Silmetzoglu et Robert Gandeboeuf à 8 ans, Zakarian et Vidal à 10 ans, et Jean-Pierre Gandeboeuf à 15[7].

  • La mort de Joanny Chavel fut déclarée par jugement de déclaration d'absence, obtenu par sa sœur en 2010[15].
  • Pierre Pourrat est repris deux ans plus tard et est mort d'un cancer en 1981, juste après avoir bénéficié d'une grâce médicale.
  • Nicolas Caclamanos, réfugié en Espagne (qui lui servait de base arrière au temps de la bande du Gros Caillou), est finalement abattu le 9 janvier 1989 devant le bar « Le Berthelot », avenue Berthelot, à Lyon[18].
  • Également réfugié en Espagne, Jacques Grangeon (possible coauteur du braquage de Strasbourg), suspecté de trafic de drogue, vivant à Marbella à partir de janvier 1996, est tué là-bas avec sa compagne Catherine, le 5 octobre de la même année. Dans sa villa, outre de l'argent en quantité, la police a trouvé 560 kg de haschich[19].
  • Jean-Pierre Gandeboeuf a poursuivi dans la voie du banditisme. De 2000 à 2015, il a purgé une peine de prison dans le cadre de « l'affaire Topaze ». En mars 2016 il est mis en examen pour "association de malfaiteurs" et placé sous contrôle judiciaire par un juge d'instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, pour avoir aidé à l'organisation d'un trafic de cocaïne.
  • Michel Silmetzoglu est retrouvé mort avec les os brisés le [20].
  • Pierre Zakarian se serait reclassé dans les années 1990, après de nombreux séjours en prison, dans le commerce des textiles. Il est décédé d'une tumeur au cerveau en 1994
  • André Ben Arab, seul acquitté lors du procès, est abattu le 22 juin 1977 dans son bar « Le Chambéry », situé au no 6 rue Sainte-Catherine à Lyon, lequel servait alors de couverture à toutes sortes d'activités illicites[21].
  • Edmond Vidal est sorti de prison en juin 1982, grâce au jeu des remises de peines[14]. Il a ouvert un magasin de textile à Lyon et y vit encore aujourd'hui. Pour accompagner la sortie du film Les Lyonnais, il publie en 2011, chez Michel Lafon, une autobiographie titrée « Pour une poignée de cerises »[22].
  • Louis Guillaud, dit « la Carpe », fut reconnu par la police sur un enregistrement téléphonique dans l'affaire du rapt de Christophe Mérieux (voir infra). Il purgea 14 ans de prison sur les 20 de sa condamnation pour ce crime. Fin 2008, alors âgé de 78 ans, il tue le compagnon de sa fille pour faire cesser les coups qu'elle reçoit, puis il se suicide.
  • Jean-Pierre Marin, soupçonné d'avoir participé au meurtre du juge Renaud, sera également impliqué dans le rapt de l'enfant (voir infra). Il sera tué lors de son interpellation en 1976.

Autres affaires attribuées au gang des LyonnaisModifier

L'assassinat du juge François RenaudModifier

Article détaillé : François Renaud.

Le rapt de Christophe MérieuxModifier

Le 9 décembre 1975, certains membres du gang sont soupçonnés d'avoir participé à l'enlèvement de Christophe Mérieux, âgé de neuf ans, dont le père était alors l'actionnaire principal de l'institut Mérieux. La voix de Louis Guillaud, dit « la Carpe », fut reconnu par la police sur un enregistrement téléphonique. Il purgea 14 ans de prison sur les 20 de sa condamnation pour ce crime. En enquêtant sur l'enlèvement, la police trouve également les empreintes de Jean-Pierre Marin (par ailleurs soupçonné d'avoir participé au meurtre du juge Renaud). Il est tué lors de son interpellation en 1976[23]. L'enfant sera libéré après que son père a donné 15 000 000 de francs lourds aux ravisseurs (qui en avaient demandé 20, mais en ont oublié 5 sur le siège de la voiture du père lors de la livraison de la rançon) [24].

Dans la culture populaireModifier

Le gang des Lyonnais a fortement marqué l'opinion publique dans les années 1970, ravivant un climat de criminalité en bande organisée qui s'était assagi après les années 1950.

TélévisionModifier

CinémaModifier

  • 2011 : le film Les Lyonnais d'Olivier Marchal est sorti le 23 novembre 2011 dans la région Rhône-Alpes et le 30 novembre de la même année dans le reste de la France. Il met notamment en scène l'acteur Gérard Lanvin dans le rôle de second du gang (Edmond Vidal), alors qu'il en était le chef dans la série télévisée diffusée 30 ans auparavant.

LittératureModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g et h Alexandre Bonny, Les Rois du crime, First éditions, , p. Le gang des lyonnais
  2. Georges Livet, Francis Rapp, Histoire de Strasbourg des origines à nos jours, éditions des dernières nouvelles de Strasbourg, p. Volume 4
  3. Interview d'Yves Calvi, RTL
  4. a b et c Richard Schittly, L'histoire vraie du gang des lyonnais, La manufacture des livres,
  5. « La bande des lyonnais a été démantelée, seul son chef est en liberté », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 29 mars 2017)
  6. « Pierre Rémond avait commis avec ses complices quatre-vingt-trois actes de banditisme », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 29 mars 2017)
  7. a b c d e et f « Dossier 13ème RUE : le gang des lyonnais », sur www.13emerue.fr (consulté le 29 mars 2017)
  8. G.Moréas, « Mort d’un truand », sur POLICEtcetera (consulté le 30 mars 2017)
  9. Alain Bauer, Christophe Soullez, Une histoire criminelle de la France, éditions Odile Jacob, le règne des lyonnais
  10. Institut National de l’Audiovisuel – Ina.fr, « Hold up à la Poste centrale de Strasbourg », sur Ina.fr, (consulté le 29 mars 2017)
  11. a b c d et e Fabrice Drouelle, Affaires sensibles : 40 ans d'histoires qui ont secoué la France, Paris, éditions Robert Laffont,
  12. « Quatre malfaiteurs s'emparent de 2 millions de francs dans un supermarché », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 29 mars 2017)
  13. « L'Alsace, terre promise du gang des Lyonnais », sur www.20minutes.fr, (consulté le 30 mars 2017)
  14. a et b Les grandes histoires criminelles, Ed Hors Collection, 2008 (ISBN 978-2258-07627-3)
  15. a et b Alain Babanini, Le collecteur des quotidiens, lulu.com, , page 114
  16. Stéphane Granzotto, Le Gang des Lyonnais, documentaire, 52 minutes, 2011, France 3.
  17. a et b Ina Société, « Ouverture du procès du Gang des Lyonnais à Lyon - Archive INA », (consulté le 30 mars 2017)
  18. « Les Lyonnais : Le vrai du faux », Le Progrès,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mars 2017)
  19. « Jacques Grangeon », sur Site personnel traitant du gang des Lyonnais (consulté le 9 décembre 2012).
  20. Voir archive INA du 4 août 1988, date de l'identification du corps
  21. Jérémy Chauché, « Lyon la criminelle : la chasse aux fantômes », Spotweb,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mars 2017)
  22. a et b « Edmond Vidal », sur Babelio (consulté le 18 avril 2019).
  23. « Le 9 décembre 1975, Christophe Mérieux est enlevé... », sur 20minutes.fr,
  24. https://www.20minutes.fr/lyon/98217-20060716-lyon-le-9-decembre-1975-christophe-merieux-est-enleve

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

LivresModifier

  • Hubert Nivon, La Saga des Lyonnais (1967-1977), Le Cherche Midi. Collection "Documents", 2003.
  • Frédéric Ploquin, Parrains et caïds : la France du grand banditisme dans l'œil de la PJ, Fayard, 2005.
  • Richard Schittly, Le gang des Lyonnais, la véritable histoire, Éditions La Manufacture de Livres, 2011.

DocumentairesModifier

  • Florence Nicol, Le casse de Strasbourg, documentaire, 80 minutes, 2010, Jimmy.
  • Stéphane Granzotto, Le Gang des Lyonnais, documentaire, 52 minutes, 2011, France 3.

Ressource télévisuelleModifier

  • La légende du gang des Lyonnais (1967-1977)