Labatie-d'Andaure

commune française du département de l'Ardèche

Labatie-d'Andaure
Labatie-d'Andaure
Vue générale du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lamastre
Maire
Mandat
Christophe Delevoye
2020-2026
Code postal 07570
Code commune 07114
Démographie
Population
municipale
201 hab. (2019 en diminution de 8,22 % par rapport à 2013)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 33″ nord, 4° 29′ 37″ est
Altitude Min. 473 m
Max. 1 003 m
Superficie 9,93 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Haut-Vivarais
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Labatie-d'Andaure

Labatie-d'Andaure est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le village perché au-dessus du Doux.

GéographieModifier

Communes limitrophesModifier

  Lafarre  
Saint-Jeure-d'Andaure N Nozières
O    Labatie-d'Andaure    E
S
Désaignes

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Labatie-d'Andaure est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,9 %), prairies (31,5 %), zones agricoles hétérogènes (9,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

HistoireModifier

La Bâtie d'Andaure (La Bastie ou La Bastide) était une importante et très ancienne forteresse qui occupait toute la surface du vieux bourg actuel. Elle était construite sur un éperon « barré » par un fossé qui la défendait côté montagne. Ce fossé aujourd'hui emprunté par la route départementale, est traversé par un pont de pierre à l'endroit de l'ancien accès à la forteresse. Il ne subsiste rien du château primitif. Le donjon et la cour haute devaient se situer à l'extrémité de la croupe, à l'emplacement de l'église actuelle et de la maison forte du XVIe siècle. Il est possible que certains murs et les restes d'échauguettes encore visibles aient fait partie de l'enceinte fortifiée.

La forteresse était utilisée au moment des guerres de religion de la fin du XVIe siècle. En effet, dans une réclamation présentée aux États du Vivarais en 1623, il est indiqué que « celui, qui est un fort important et ayant d'ordinaire une garnison de 80 à 100 hommes, avait été pris l'année précédente par les sieurs de Gonfreville, de Tagenac et de Romanet sur l'ordre du comte de Tournon », qui en était le coseigneur mais aussi le chef du parti catholique de la région. Elle a dû être progressivement démantelée, et ses pierres utilisées pour construire les maisons du village actuel. On peut y voir d'ailleurs, ici et là, de belles pierres sculptées de réemploi. La petite maison forte a dû être aménagée pour le châtelain au début du XVIIe siècle.

La Bastie d'Andaure était sous la suzeraineté de l'évêque du Puy qui a confié la seigneurie successivement à différents seigneurs. En 1309, c'est noble Pierre de la Mastre qui reconnaît le tenir de messire Bernard de Castanet, évêque du Puy, avec tout le mandatement et juridiction, justice haute et basse…

De semblables hommages sont faits :

En 1500, la coseigneurie est partagée entre trois familles : les Rosières ; les Allier de Saint-Jeure ; et les Fay (d'Etables) de Saint-Romain de Valmordane.

(Familles seigneuriales : Les Lamastre — fondus dans la 1re moitié du XIVe siècle dans les St-Didier puis en 1379 dans les Joyeuse — avaient aussi St-Agrève en partie, sous la co-suzeraineté des Polignac et des Poitiers-Valentinois ; Arnaud de Fay d'Etables avait Colombier en 1309 ; en 1434, Marguerite, fille d'Antoine de St-Jeure(s) de La Bâtie d'Andaure, épouse Jean III (d') Al(l)ier de la Fressange[8],[9],[10],[11]).

En 1573, pendant les guerres de religion, le château de La Batie est mentionné comme appartenant à la duchesse d'Uzès (seigneurie suzeraine ; Françoise-Louise de Clermont-Tonnerre, fille d'Antoine III de Clermont et de Françoise de Poitiers-Valentinois, sœur de Diane, était la femme depuis 1568 de Jacques d'Uzès) « sous la garde du sieur Rebolet ».

En 1591, le capitaine châtelain ou bailli est un sieur Bergeron, de Desaignes, écuyer, qui fait hommage de sa charge à noble Jehan de Rochain, sieur de Ruissas.

Bien avant la fin du XVIe siècle, la part des Valmordane et probablement aussi celle des Saint-Jeure, étaient passées dans la Maison de Tournon (par don du roi vers 1500 à Just Ier de Tournon, bailli du Vivarais : cf. Armorial des évêques de Viviers, par l'abbé Auguste Roche, 1894, p. 127). Mais le château demeurait toujours un fief de l'évêque du Puy.

En 1640, l'évêque du Puy donne l'investiture du château de la Bâtie à messire Jean de Verjac (cf. Verjac).

En 1691, les Lévis-Ventadour, successeurs des Tournon (voir à cet article), vendent leur part de La Batie aux du Faure de Satillieu ; l'autre partie alla des Rosières aux Reboulet, de ceux-ci à François-Christophe de Lestrange à qui Marie-Claudine de Reboul(l)et l'avait apporté en dot, et enfin aux Romanet[12].

La paroisse de La Batie, sous le vocable de Saint-Georges, formait une commanderie de l'ordre de Saint Augustin. Elle relevait des chanoines de Saint-Michel de Charay qui géraient les possessions du chapitre du Puy situées en Vivarais. Le prévôt de Charay y nommait le prieur et celui-ci y nommait le curé qui, outre La Batie, desservait Saint-Jeure-d'Andaure et recevait pour cela une double « portion congrue ».

L'église, récemment restaurée, a été construite à la fin du XIXe siècle, « sur le mode gothique avec trois nefs ». Le clocher, dont le curieux couronnement n'est pas sans intérêt, a été élevé au début du XXe siècle. Les fonts baptismaux, ainsi que le bénitier qui serait un ancien socle de croix, proviennent probablement de la première église de La Batie.

 
Panorama du village.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2020 Christian Marliac[13]   Retraité de la fonction publique
2020 En cours
(au )
Christophe Delevoye[14] DVD  

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2019, la commune comptait 201 habitants[Note 2], en diminution de 8,22 % par rapport à 2013 (Ardèche : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7448648358458828789001 0001 034
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9909309549799101 003967977916
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
906890809674624615601464479
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
416382307256203204201200219
2017 2019 - - - - - - -
206201-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Clocher de l'église.

Dans le village :

Dans les environs :

  • Vestiges du moulin à eau de Malfragner, reconverti en pêche à la truite : Les Truites d'Andaure[19]
  • Temple protestant au hameau de Chastagnier bâti en 1839.

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Saint-Agrève », sur Atlas des Châteaux du Vivarais, par Pierre-Yves Laffont, chez Alpara, 2004
  9. « Histoire et Patrimoine de Colombier-le-Vieux », sur Commune de Colombier-le-Vieux
  10. « Notes historiques sur Colombier-le-Jeune », sur Commune de Colombier-le-Jeune
  11. « Allier de La Fressange, p. 35 », sur Le Nobiliaire du Velay, t. Ier, par Gaston de Jourda de Vaux, chez Peyriller, Rouchon et Gamon, au Puy, 1924 ; en ligne sur Gallica
  12. « Rosières et ses seigneurs », sur Saint-Félicien et ses communes, par Charles Forot, 1964
  13. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  14. Liste des maires de l'Ardèche [PDF], Préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  19. « Les truites d'Andaure – Site de pêche à la truite à Labatie d'Andaure en Ardèche » (consulté le )