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La Francheville

commune française du département des Ardennes
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Francheville.

La Francheville
La Francheville
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Charleville-Mézières
Canton Charleville-Mézières-4
Intercommunalité Ardenne Métropole
Maire
Mandat
Daniel Roumy
2014-2020
Code postal 08000
Code commune 08180
Démographie
Gentilé Affranchi & Affranchie
Population
municipale
1 690 hab. (2015 en augmentation de 6,49 % par rapport à 2010)
Densité 249 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 43′ 50″ nord, 4° 42′ 56″ est
Superficie 6,79 km2
Localisation

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La Francheville

La Francheville est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.

Ses habitants sont les Affranchi(e)s.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune, limitrophe à Charleville-Mézières, s'est développée sur les bords de la Vence, petite rivière de la vallée de la Vence. Sa superficie est d'environ 679 ha, les espaces boisés représentent 138 ha dont 90 ha appartenant à la commune.

AccèsModifier

L'accès à la commune peut se faire par voies départementales et communales : au sud par la route de Paris depuis Boulzicourt, à l'est par la rue du Fort depuis Villers-Semeuse, au nord par l'avenue de la Marne depuis Charleville-Mézières, à l'ouest par la route d'Évigny depuis Évigny, et par l'autoroute A34 dans les 2 sens de circulation (Reims-Charleville/Charleville-Reims).

ToponymieModifier

Le nom du village, pour Ernest Nègre, est simplement l'assemblage de franche et de ville, signifiant village jouissant de franchises[1].

HistoireModifier

Le village fut bâti par des colons affranchis de toute redevance au XIIe.

Ce village fut érigé en commune en 1792, aux dépens du territoire de la commune de Mohon. Il reçut alors ce nom révolutionnaire, qu'il a conservé depuis.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune fait partie de l'arrondissement de Charleville-Mézières du département des Ardennes, en région Grand-Est. Pour l'élection des députés, elle dépend depuis 1988 de la première circonscription des Ardennes.

Elle faisait partie de 1793 à 1973 du canton de Mézières. Celui-ci est scindé en 1973 et la commune intègre le canton de Mézières-Est[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle intègre le canton de Charleville-Mézières-4[3].

IntercommunalitéModifier

La commune était membre fondateur de Cœur d'Ardenne, la communauté d'agglomération centrée sur Charleville-Mézières, créée le 1er janvier 2005.

Cœur d'Ardenne a fusionné avec d'autres structures intercommunales des Ardennes pour former, le 1er janvier 2014, la communauté d'agglomération Ardenne Métropole[4],[5],[6], dont la commune fait désormais partie.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1875 après 1876 Arnould[7]    
Les données manquantes sont à compléter.
1983 décembre 2011 Gilbert Pilard SE Démissionnaire
janvier 2012[8] en cours Daniel Roumy SE Réélu pour le mandat 2014-2020

Politique environnementaleModifier

En 2008, la commune a obtenu le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2015, la commune comptait 1 690 habitants[Note 1], en augmentation de 6,49 % par rapport à 2010 (Ardennes (département) : -1,94 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
172197242312302313340368387
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
481588602624678694711738685
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
7196968099629849599571 1611 367
1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 - -
1 2701 0771 3751 5901 6401 5871 690--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Équipements collectifsModifier

La commune est dotée de nombreux services : école maternelle et école primaire, avec garderie et restauration scolaire, espace culturel et médiathèque, salle polyvalente multisports, salle des fêtes, centre des loisirs sans hébergement, zone d’activités pour les entreprises, commerces et services de proximité tels que la poste, une pharmacie, un médecin, un tabac-presse… De nombreuses associations y sont également implantées[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoineModifier

MonumentsModifier

La Poudrerie de Saint-PonceModifier

Non loin de la chapelle de Saint-Ponce, un moulin utilisant la force motrice de la Vence est construit et se voit concéder en 1619 le droit d'utilisation comme moulin à farine par le prince de Conti. En 1677, il est converti en poudrerie. La fabrication de la poudre est alors un monopole de l’État, mais n’est pas assurée par lui. Les poudreries sont mises en adjudication, et l’adjudicataire s’engage à fournir, pour une certaine somme, les quantités prescrites aux temps et lieux déterminés. Différents adjudicataires se succèdent. L'exploutation est reprise directement par les services du royaume en 1777. Elle reste propriété de l’État après la Révolution française, jusqu’en 1797-1798, où elle est mise en vente comme de nombreux biens nationaux. Acquise par Alexis-Joseph Poulain, propriétaire des forges de Boutancourt, elle est de nouveau cédée à l'Etat en 1801, et reconstruite[12]

Royale, impériale, nationale, ou privée, cette poudrerie représente un intérêt économique pour la commune et ses habitants. Cependant, sa présence ici nécessite des mesures de prudence liées à la fabrication et au stockage de la poudre. Plusieurs accidents ont été constatés : l’incendie des moulins à poudre en 1704 ne fait pas de victime, mais une explosion en 1754 fait 5 victimes et en 1873 une explosion de 2 400 kg de poudre se produit, avecun souffle et un bruit entendu sur un large voisinage[13],[14].

Cette poudrerie est définitivement fermée en 1904. Revendue à 1906, une fabrique à clous y est installée utilisant cette fois une machine à vapeur. Puis elle est transformée en habitation

De nombreux vestiges de la poudrerie sont aujourd’hui visibles sur l’île de Saint-Ponce : des bâtiments, des installations, des habitations[12].

L'égliseModifier

Jusqu'au XVIe siècle, La Francheville était une dépendance de la paroisse de Mohon. Les habitants de La Francheville aspirant à posséder leur église, une construction s'effectue en 1839. La nef est à trois vaisseaux de trois travées. L'entrée se fait par une tour, servant aussi de clocher. Le vestibule d'entrée permet l'accès aux parties hautes par le biais d'un escalier en vis. Le chœur se compose de deux travées droites et d'une abside à volume polygonal. La première travée est encadrée par deux chapelles. Une sacristie est adossée à la seconde travée du chœur. La façade principale est élevée en pierre de taille de Dom-le-Mesnil en grand et moyen appareil et le reste de l'édifice est en moellon de Dom-le-Mesnil avec chaîne en pierre de taille[15]. Un terrain situé derrière l'église est aménagé en cimetière. La Francheville est alors érigée en paroisse.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Gaston Robert, né le 28 septembre 1880 à La Francheville où il est mort le 18 mai 1963, est un archiviste nommé en 1913 aux archives de la ville de Reims. Il a écrit plusieurs ouvrages d'histoire locale. Il s'est intéressé principalement à l'histoire des institutions et à l'histoire de la Champagne. Il est également l'auteur d'un ouvrage sur la Poudrerie de Saint Ponce, publié en 1911 par la librairie parisienne Alphonse Picard et Fils[16]. L'Espace culturel de la commune porte son nom[17].

HéraldiqueModifier


La Francheville
  • D’azur à la tierce en barre d’or, à la foi de carnation, brochant en bande, mouvant des flancs, parée d’or, portant deux bracelets de sable desquels pendent deux chaînes brisées du même, le tout accompagné en chef d’une chapelle d’argent et en pointe de six boulets du même ordonnés

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

RéférencesModifier

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 3, Formations dialectales, Librairie Droz, (lire en ligne), p. 1490
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Décret no 2014-203 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département des Ardennes, sur Légifrance (consulté le 24 avril 2014)
  4. « Arrêté n°2013/207 portant création de la communauté d'agglomération de Charleville-Mézières/Sedan issue de la fusion de la communauté d'agglomération de Charleville-Mézières Cœur d'Ardenne, et des communautés de communes du Pays sedanais, des Balcons de Meuse, du Pays des Sources au Val de Bar avec intégration des communes d'Arreux, Bazeilles, Belval, Cliron, Tournes, Damouzy, Fagnon, Neufmanil, Nouvion-sur-Meuse, Houldizy, Sécheval et Haudrecy » [PDF], Préfecture des Ardennes, (consulté le 29 juillet 2014)
  5. M. S. (L'Union) 2013.
  6. L'Union 2012.
  7. Almanach-Annuaire historique, administratif et commercial de la Marne, de L'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, de 1876, p197.
  8. « Information de dernière minute », Vivre à La Francheville - Bulletin municipal, no 34,‎ , p. 2 (lire en ligne [PDF]).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. a et b Maya Bennani, Bruno Decrock, François Griot et Julien Marasi, Patrimoine industriel des Ardennes, Éditions Dominique Guéniot, , 288 p. (ISBN 978-2-87825-458-7, lire en ligne), « Usine de produits explosifs dite La poudrerie Saint-Ponce, puis usine de quincaillerie Lefort et Cie, actuellement maison », p. 104
  13. « La Poudrerie Royale de Saint-Ponce », sur Blog Histoire08,
  14. « La poudrerie de Saint-Ponce », sur lafrancheville.fr
  15. « La Francheville. Église paroissiale Saint-Thomas », sur inventaire-patrimoine.cr-champagne-ardenne.fr
  16. « Robert, Gaston (1880-1963) », sur idRef
  17. « Centre Culturel Gaston Robert de La Francheville »