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Juan Caramuel y Lobkowitz

évêque catholique
Juan Caramuel y Lobkowitz
Auroux-Retrato de Juan Caramuel de Lobkowitz.jpg
Fonctions
Évêque catholique
depuis le
Évêque diocésain
Satriano e Campagna (d)
Abbé
Évêque diocésain
Diocèse de Vigevano
Biographie
Naissance
Décès
Formation
Activités
Père
Lorenzo Caramuel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Catalina de Frisia (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Ordre religieux
Consécrateur

Jean Caramuel y Lobkowitz, prélat espagnol, né à Madrid le , mort le , appartenait à l'ordre de Cîteaux.

BiographieModifier

Il fait ses études à Salamanque et à Alcala puis entre dans l'ordre de Citeaux. Il devient successivement abbé de Melros (Écosse), de Dissembourg et évêque de Missy[Où ?].

Envoyé par le roi d'Espagne en qualité d'agent auprès de l'empereur Ferdinand III du Saint-Empire, il réussit tellement à plaire à ce souverain que celui-ci lui donne deux abbayes, l'une à Vienne, l'autre étant le cloître d’Emmaüs à Prague[1]. Se trouvant dans cette dernière ville en 1648, lorsque les Suédois l'assiégeaient, il se met à la tête d'une compagnie d'ecclésiastiques et contribue à repousser l'ennemi. Intendant des fortifications et ingénieur en Bohême, il reçoit en récompense les évêchés de Kœniggraetz et de Campana.

Archevêque d'Otrante, il devint en 1673 évêque de Vigevano.

ŒuvresModifier

 
Mathesis nova, 1670

Il a composé une foule d'ouvrages dont :

  • Grammaire cabalistique (1642) ;
  • Theologia moralis fondamentalis (1652-1653) ;
  • Grammaire audacieuse (1654) ;
  • Sublilissimus : dans ce dernier, il tente de lever les difficultés de la théologie et de la métaphysique ;
  • Mathesis Biceps en 1670 : étude raisonnée des numérations non décimales. Deux pages et demi consacrées au système binaire ;
  • Leptoptatos latine subtilissimus, 1681 ;
  • Arquitectura civil recta y oblicua..., Vigevano, C. Corrado, 1678[-1679]. Voir le site "Architectura" du Centre d'études supérieures de la Renaissance à Tours, http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Caramuel1678.asp?param='

En morale, il adopta le probabilisme, ce qui l'exposa à de vives critiques.

BibliographieModifier

  • Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p.458

Notes et référencesModifier

SourcesModifier

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Juan Caramuel y Lobkowitz » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)

Liens externesModifier