Juan Caramuel y Lobkowitz

évêque catholique

Jean Caramuel y Lobkowitz, prélat espagnol, né à Madrid le , mort le , appartenait à l'ordre de Cîteaux.

Juan Caramuel y Lobkowitz
Auroux-Retrato de Juan Caramuel de Lobkowitz.jpg
Fonctions
Évêque diocésain
Diocèse de Vigevano
depuis le
Giovanni Rasini (d)
Ferdinando de Roxas (en)
Évêque catholique
depuis le
Évêque diocésain
Satriano e Campagna (d)
depuis le
Maria Giuseppe Avila (d)
Domenico Tafuri (d)
Abbé
Biographie
Naissance
Décès
Formation
Activités
Père
Lorenzo Caramuel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Catalina de Frisia (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Ordres religieux
Consécrateur

BiographieModifier

Après avoir fait de fortes études, il entra dans l’Ordre cistercien, et professa quelque temps la théologie à l’Université d’Alcala. Appelé ensuite dans les Pays-Bas, il s’y fit une grande réputation par ses sermons, et fut reçu docteur en théologie à Louvain en 1638. Son mérite l’éleva aux premières dignités de son ordre. Il reçut l’abbaye de Melrose en Écosse, et fut nommé vicaire général de l’abbé de Citeaux, dans les îles Britanniques. Mais il semble n’avoir jamais visité aucun de ses pays.

Il résidait dans son Abbaye de Disibodenberg ; forcé d’en sortir à cause des troubles du Palatinat, il se rendit, en qualité de ministre du roi d’Espagne, à la cour de l’empereur Ferdinand III. Il réussit tellement à plaire à ce souverain que celui-ci lui donne deux abbayes, l’une à Vienne, l’autre étant le cloître d’Emmaüs à Prague[1]. Se trouvant dans cette dernière ville en 1648, lorsque les Suédois l’assiégeaient, il se met à la tête d’une compagnie d’ecclésiastiques et contribue à repousser l’ennemi. Au siége de Prague par les Suédois en 1648, Caramuel se mit à la tête d’une troupe d’ecclésiastiques, et repoussa vaillamment les attaques des ennemis.

Alexandre VII l’appela à Rome en 1655, et lui donna les évêchés réunis de Campagna et de Satriano, dans le Royaume de Naples. Mécontent du revenu assez mince de ces deux évêchés, Caramuel s’en démit en 1673, et fut nommé par le roi d’Espagne à celui de Vigevano, où il mourut. Il fut enseveli dans la cathédrale de Vigevano. Une énumération assez courte, mais pompeuse, des qualités et des belles actions du défunt, est inscrite sur un pilier placé en face de son tombeau. « Caramuel, dit Nicéron, était un homme d’une érudition profonde, mais peu solide, d’une imagination extrêmement vive, grand parleur, et grand raisonneur, mais à qui le jugement manquait. »

ŒuvresModifier

 
Titre de page du Philippus Prudens. Impression réalisée par Jacob Neefs d’après un dessin d’Érasme Quellin le Jeune.
  • (la) Philippus prudens, Antverpiae, ex officina Plantiniana Balthasaris Moreti, (lire en ligne) ;
  • Coelestes Metaphoses, Bruxelles, 1639 ;
  • Theologia moralis ad prima, eaque clarissima principia reducta, Louvain, 1643 ;
  • In D. Benedecti Regulam commentarius, Bruges, 1640 ;
  • Rationalis et realis philosophiae, Louvain, 1642 ;
  • Sublimum ingeniorum crux: lapsum gravium accurate consulta experientia metitur, Louvain, 1642 ;
  • Severa argumentandi methodus, Douai, 1643 ;
  • Novem Stellae circa Iovem, Louvain, 1643 ;
  • Theologia Regularis, Francfort-sur-le-Main, 1646-48, Venise, 1651, Lyon, 1665 ;
  • Theologia moralis fondamentalis (1652-1653) ;
  • Theologia rationalis Pars Prior, Praecursor logicus complenctens Grammaticam audacem Pars altera, Hercules logici Labores, Francfort-sur-le-Main, 1654-55 ;
  • Primus Calamus ob oculos ponens Metametricum quae variis currentium, recurrentium, adscendentium... multiformes labyrintos exornat, Romae: Fabius Falconius, 1663. Deuxième édition : Primus Calamus ob oculos exhibens Rhithmicam quae Hispanicos, Italicos, Gallicos, Germanicos (Campagna : ex officina Episcopalis, 1668) ;
  • Theologia Praeterintentionalis. De effectibus, qui licet certo futuri praenoscantur, nihilominus praeter aut etiam contra voluntatem evenire, adeoque homini non posse imputari dicuntur, Lyon, 1664 ;
  • Apparatus Philosophicus, de omnibus scientiis, et artibus breviter disputans, Francfort-sur-le-Main, 1657, deuxième édition, Cologne, 1665 ;
  • Pandoxium physico-Ethicum, cius tomi sunt tres: Primusque Logicam, secundus Philosophiam, et tertius Theologiam realiter et moraliter dilucidat, Campagna, 1668 ;
  • Mathesis biceps, vetus et nova, Campagna, 1670 : étude raisonnée des numérations non décimales. Deux pages et demi consacrées au système binaire ;
  • Leptoptatos latine subtilissimus Dialectum Metaphysicam brevissimam, facillimam, et significantissimam exhibet, Vigevano, 1671 ;
  • Arquitectura civil recta y oblicua..., Vigevano, C. Corrado, 1678[-1679]. Voir le site "Architectura" du Centre d'études supérieures de la Renaissance à Tours, http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Caramuel1678.asp?param= ;
  • Trismegistus Theologicus cuius Tomi tres: in quibus tres virtuales et morales maxime, quae subcollant Restictionum doctrinam edisseruntur, Vigevano, 1679 ;
  • Moralis seu Politica Logica, Vigevano, 1680 ;
  • Critica Philosophica. Artium Scholasticorum cursum exhibens, Vigevano, 1681 ;
  • Syntagma de arte typographica, Tratado del Arte Tipográfico y de los deberes de cuantos publican libros o participan en su edición. Salamanque, Instituto de Historia del Libro y la Lectura, 2004.

En morale, il adopta le probabilisme, ce qui l'exposa à de vives critiques.

BibliographieModifier

  • Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p.458

Notes et référencesModifier

SourcesModifier

Liens externesModifier