Joseph d'Arbaud

écrivain français

Joseph d'Arbaud (Jóusè d'Arbaud en provençal), né à Meyrargues le et mort à Aix-en-Provence le , est un poète provençal d'expression provençale et un félibre. Proche de Folco de Baroncelli, gardian lui-même, il est l'auteur du roman La Bèstio dóu Vacarés (La Bête du Vaccarès). Ce roman est publié en provençal (page de gauche) avec la traduction en français de l'auteur sur la page de droite. Le titre exact de l’œuvre est donc : La Bèstio dóu Vacarés, La Bête du Vaccarès.

Joseph d'Arbaud
Joseph d'Arbaud manadier.jpg
Fonctions
Capitaine
Confrérie des gardians
-
Majoral du Félibrige
-
Raoul Gineste (d)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Écrivain, poète, manadierVoir et modifier les données sur Wikidata
Mère
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Œuvres principales
Joseph d'Arbaud, en 1935, portant la bannière de saint Georges des gardians de Camargue

BiographieModifier

Joseph d'Arbaud naît dans la propriété familiale à Meyrargues, dans une famille aisée qui a des prétentions nobles même si son véritable patronyme n'est que « Darbaud », sans particule. Il est le fils de Philippe d'Arbaud et de Marie-Louise Valère-Martin, félibresse sous le nom d'Azalaïs d'Arbaud ou La Felibresso dóu Cauloun, auteur d'un recueil de poèmes publié sous le titre de Lis Amouro de ribas (« Les Mûres des talus »).

À l'âge de 10 ans, il part étudier chez les Jésuites à Avignon, puis fait des études de droit[1] à Aix-en-Provence. Après quelques années mondaines parmi les jeunes écrivains aixois, dont Joachim Gasquet, il part en Camargue en 1900 et devient manadier[1], à l'image de son cousin éloigné Folco de Baroncelli, quelques années plus tôt. Pour Jacques Blais (1984), ce faisant, d'Arbaud répond « au besoin d'éprouver pour son compte le sentiment de grandeur que dégagent ces régions austères[2] ». Atteint par la tuberculose en 1905, il est contraint de quitter la Camargue, séjournant pendant plusieurs années dans le Valais suisse, à Montana, près des sources de ce Rhône dont il a tant aimé le delta (la Camargue). Cet exil sera prépondérant dans l'écriture de son œuvre. Une fois guéri, [quel mois, quelle année ?]il s'établit à Aix et à Meyrargues. Grand Lauréat des Jeux Floraux Septénaires du Félibrige, d'Arbaud choisira pour Reine du Félibrige Marguerite de Baroncelli (sœur de Folco et Jacques de Baroncelli), qui épousera en 1914 le peintre post-impressionniste Georges Dufrénoy.

En 1919, il devient majoral du Félibrige[1] (Cigalo di Jardin), et dirige la revue régionaliste Le Feu[3].

De 1935 à 1936, il est capitaine de la Confrérie des gardians[4].

Il meurt à Aix-en-Provence en 1950[1] après avoir épousé en 1946 Yvonne Recours, de Barjols (Var). C'est du reste dans cette localité qu'il est inhumé, dans un tombeau, dessiné par son ami le Conservateur du Musée Granet Louis Malbos, qui évoque les sarcophages des Alyscamps d'Arles.

Le nom de Joseph d'Arbaud a été donné à un grand nombre de rues, et plusieurs lycées et collèges portent son nom (Barjols, Salon, et Vaison-la-Romaine).

ŒuvresModifier

  • Lou Lausié d'Arle (« Le laurier d'Arles »), poèmes, 1906 (grand prix des Jeux Floraux septénaires du Félibrige).
  • La Vesioun de l'Uba (« La Vision du Nord »), poème.
  • Li Rampau d'Aram (« Les Rameaux d'airain »), poèmes.
  • Jousè d'Arbaud " Nouvè Gardian " (« Le Noël du Garde-Bêtes »), Image de Léo Lelée, Soucieta d'Edicioun " Le Feu ", Ais, de Prouvènço, 1923
  • La Caraco (« La Caraque »), nouvelles, Le Feu, 1926.
  • La Bèstio dóu Vacarés (« La Bête du Vaccarès »), nouvelle inspirée de la légende de la bête du Vaccarès, Grasset & Fasquelle, 1926, 2007. (ISBN 978-2-246-17684-8).
  • La Sóuvagino (« La Sauvagine »), contes, 1929.
  • La Coumbo (« La Combe »), poème.

Publiés à titre posthumeModifier

  • Li Cant palustre (« Les Chants palustres »), poèmes, écrits en 1901, 1re éd. Horizons De France, 1951.
  • Espelisoun de l'Autounado (« Éclosion de l'Automne »), poème, Ed. du Baile-Verd (Max-Philippe Delavouët), 1950.
  • L'Antifo (« L'Antifo »), conte, Imp. Mistral, Cavaillon, 1967.
  • Obro Pouëtico (« Œuvres poétiques »), poème, Imp. Mistral, 1974.
  • Jaquet lou Gaiard (« Jacquet le Robuste »), contes inédits publiés par Pierre Fabre, Maintenance de Provence du Félibrige, 2000.

AnnexesModifier

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • Marie-Thérèse Jouveau, Joseph d'Arbaud, imp. Bené, 1984
  • Bruno Durand, Joseph d'Arbaud 1874-1950 sa vie, son œuvre, 1974
  • Rémi Soulié, Joseph d’Arbaud et le crépuscule des dieux, Paris, Société des Félibres, 2014.
  • Emmanuel Desiles, « Les femmes dans L’Antifo de Joseph D’arbaud », L’Astrado : revisto bilengo de prouvenço, 2020 [lire en ligne]

Liens externesModifier

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