Jean-Baptiste Descroix-Vernier

Jean-Baptiste Descroix-Vernier
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Biographie
Naissance
Surnoms
JBDV, JocanaanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Jean-Baptiste Descroix-Vernier est un chef d'entreprise français.

Formation et début de carrièreModifier

Jean-Baptiste Descroix-Vernier est né le à Lyon.

Obtenant son bac à 16 ans, il commence des études de droit avant d'envisager se tourner vers la prêtrise[1]. Abandonnant le séminaire, il obtient une licence de droit privé, une maîtrise en droit des affaires et un DESS de droit des affaires et fiscalité à l’université Lyon 3[2]. Il obtient ensuite un diplôme de juriste conseil d’entreprise avant d'intégrer l’Institut de droit et d’économie des affaires (IDEA)[3], où il obtient un certificat d’aptitude à l’administration d’entreprise. Il réussit le certificat d’aptitude à la profession d’avocat et intègre le barreau de Lyon en 1993.

En 1993, il ouvre un cabinet d'avocat spécialisé dans le droit des affaires où il défend plusieurs entreprises du secteur des multimédias cotées en Bourse[4]. En 1999, il quitte le barreau et devient administrateur de Newtech Interactive[5]. Il lance la revue d’actualité boursière Bourse Magazine, qu’il revend un an plus tard au groupe Robert Lafont[6].

RentabiliwebModifier

En 2001, Jean-Baptiste Descroix-Vernier fonde Rentabiliweb, une entreprise exploitant des sites pornographiques monétisés, des sites de rencontre ou de striptease ainsi que des services d'astrologie ou de jeux en ligne[7]. Il se spécialise dans la mise en place de solutions en micropaiement (numéros surtaxés) à une époque où le modèle gratuit est prépondérant sur Internet[8].

Après une croissance rapide et notamment le rachat d'Opale.net et du groupe Montorgueil, spécialisé dans l'édition de contenus pornographiques sur Internet[6], le groupe fait son entrée en Bourse en 2006[9]. François-Henri Pinault, Bernard Arnault, Stéphane Courbit, Jean-Marie Messier, Pierre Bergé, et des groupes comme Natixis et AXA sont alors actionnaires de l'entreprise[10].

Proche de Bernard-Henri Lévy, il réalise le site Internet du philosophe archivant l'ensemble de ses prises de position publiques[11].

En 2009, le Ministère de l'intérieur fait connaître son intention de porter plainte[12] contre l'organisateur d'une opération marketing de distribution publique d'argent liquide, visant à faire connaitre la société Mailorama, filiale de Rentabiliweb. Jean-Baptiste Descroix-Vernier en assume la responsabilité et reconnait une erreur[13].

En avril 2010, Jean-Baptiste Descroix-Vernier porte plainte en diffamation contre un article de Lyon Capitale titré « Rentabiliweb, ça sent l’arnaque », un article qui détaillait le modèle économique de Rentabiliweb. En octobre 2010 en première instance, puis en mars 2011 en Cour d'appel, Jean-Baptiste Descroix-Vernier est débouté. La Cour de cassation valide la procédure en novembre 2011[14].

En 2013, en partenariat avec Image 7, l'agence de communication d'Anne Méaux, Jean-Baptiste Descroix-Vernier crée Repu7ation, une agence d'e-réputation. Il travaille par ailleurs avec Image 7 sur l'amélioration de son image personnelle[15].

En , Jean-Baptiste Descroix-Vernier quitte la présidence de Dalenys. Il demeure président du conseil d'administration jusqu’en , date à laquelle le groupe est cédé à Natixis[16],[17]. En juin 2019, la société Saint-Georges Finance, holding personnelle de Jean-Baptiste Descroix-Vernier, et lui-même, à titre personnel, portent plainte contre Natixis et la société Dalenys pour abus de confiance et complicité, s'estimant floués lors de la revente[10].

Engagements publics et politiquesModifier

À 21 ans, il est présenté comme « le plus jeune franc-maçon de France », engagement qu'il confirme avoir eu pendant neuf ans[18].

En 2011, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, le nomme au sein du premier Conseil national du numérique[19]. Il en devient vice-président, chargé de la commission des libertés et de la protection de l’enfance. Il démissionne un mois plus tard, après qu'on lui eut prêté des propos polémiques sur Fleur Pellerin, qu'il qualifie de « nullité dans le numérique », François Hollande « [s'étant contenté] de nous envoyer sa femme de ménage »[20].

En 2012, il propose ses services de campagne numérique et d'e-réputation à Nicolas Sarkozy pour un montant cumulé supérieur à 1,5 million d'euros[21].

Vie personnelleModifier

Jean Baptiste Descroix-Vernier a vécu plusieurs années sur une péniche à Amsterdam, d'où il dirigeait ses entreprises[22].

En 2007, il crée une fondation qui vise à agir contre la pauvreté, en France et en Afrique[23]. Il est actif en Afrique notamment au Togo, Burkina Faso, en Guinée, au Bénin et au Congo[24].

Lors de l’émission Complément d’Enquête sur France 2 diffusée le 29 janvier 2015, il déclare se verser un salaire net mensuel de 3 900 euros[25]. En 2008, sa fortune est estimée à 66 millions d'euros par le magazine Challenges, au 445e rang des plus grandes fortunes de France[26].

Il est propriétaire de 600 hectares dans la Dombes, dont 400 hectares d'étangs, où il pratique la pisciculture et l’agriculture traditionnelle[27].

RéférencesModifier

  1. Aude Fredouelle, « Jean-Baptiste Descroix-Vernier, l'anticonformiste du Web », sur www.journaldunet.com, (consulté le )
  2. Who's Who in France, « Jean-Baptiste Descroix-Vernier » [php], sur www.lepoint.fr, (consulté le )
  3. « Liste admissions IDEA », sur Univ-Lyon3, .
  4. « Un avocat fait il un bon manager », sur lenouveleconomiste.fr, .
  5. Jérôme Bouteiller, « Jean-Baptiste DESCROIX VERNIER, Rentabiliweb : "Un bon chef d'entreprise est un opportuniste" », sur Clubic.com, (consulté le )
  6. a et b « Le navigateur solitaire de Rentabiliweb - Comment gouverne... », sur Challenges, (consulté le ).
  7. « Rentabiliweb, le business coquin du gratin », sur Capital.fr, (consulté le )
  8. « Rentabiliweb : après le porno, place à la fintech », sur capital.fr,
  9. « Rentabiliweb rêve de l'Amérique », sur www.journaldunet.com (consulté le )
  10. a et b « Rentabiliweb contre Natixis: dans la jungle du capitalisme parisien », sur mediapart.fr,
  11. François Krug, « Rentabiliweb : BHL défend son ami distributeur de billets », sur rue89.nouvelobs.com, .
  12. « Les méthodes douteuses d'une entreprise du Web créent une polémique », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  13. « Jean-Baptiste Descroix- Vernier sur la distribution d'arg... », sur La Tribune, 2009-11-20cet01:46:31+0100 (consulté le )
  14. Marie-Aude Cap, « Combien coûtent les procès à Lyon Capitale », sur Lyon Capitale, (consulté le )
  15. « Jean-Baptiste Descroix-Vernier torturé de bonnes résolutions », sur LExpansion.com, (consulté le )
  16. « Dalenys : scission des fonctions de président et de DG », sur zonebourse.com, .
  17. « Hebdo Brèves Monétique 2017 Semaine 43 », sur moneticien.com, .
  18. Aude Fredouelle, « Jean-Baptiste Descroix-Vernier, l'anticonformiste du Web », sur journaldunet.com, .
  19. «Le Conseil national du numérique est essentiel», sur LEFIGARO, (consulté le )
  20. La Rédaction, « Elysée 2012 : Le patron de Rentabiliweb rattrapé par une polémique avec Fleur Pellerin », sur ITespresso.fr, (consulté le )
  21. « Un millionnaire du Net prestataire secret de Sarkozy en 2012 ? », sur L'Obs, (consulté le )
  22. « Jean-Baptiste Descroix-Vernier is watching you », sur LEFIGARO, (consulté le )
  23. « Jean Baptiste Descroix Vernier », sur zonebourse.com
  24. « Jean Baptiste Descroix Vernier « Je ne cherche pas les honneurs je cherche l’honneur », sur www.francetvinfo.fr,
  25. « VIDEO. Jean-Baptiste Descroix-Vernier : "Je ne cherche pas les honneurs, je cherche l'honneur" », sur Franceinfo, (consulté le )
  26. Lyon Mag, « Lyon Mag », sur Lyon Mag, (consulté le )
  27. Mathieu Deslandes, « Millionnaire d'un nouveau genre », sur lejdd.fr, .

Liens externesModifier

  • Site de la fondation Descroix-Vernier.