James Marape

personnalité politique papouasien

James Marape
Illustration.
James Marape en juin 2019.
Fonctions
Premier ministre de
Papouasie-Nouvelle-Guinée
En fonction depuis le
(1 an, 5 mois et 22 jours)
Monarque Élisabeth II
Gouverneur Sir Bob Dadae
Prédécesseur Peter O'Neill
Ministre des Finances
Ministre chargé des relations avec le Parlement

(6 ans, 8 mois et 2 jours)
Monarque Élisabeth II
Premier ministre Peter O'Neill
Prédécesseur Peter O'Neill (Finances)
Successeur Sam Basil (Finances)
Douglas Tomuriesa (Relations avec le Parlement)
Ministre de l'Éducation

(2 ans, 7 mois et 17 jours)
Monarque Élisabeth II
Premier ministre Sir Michael Somare
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Nationalité Papou-néo-guinéenne
Parti politique Parti de l'alliance nationale (2007-2012)
Congrès national populaire (2012-2019)
Pangu Pati (depuis 2019)
Diplômé de Université de Papouasie-Nouvelle-Guinée

James Marape
Premiers ministres de Papouasie-Nouvelle-Guinée

James Marape, né le [1], est un homme politique papou-néo-guinéen, Premier ministre du pays depuis le .

BiographieModifier

ÉtudesModifier

Il est issu du peuple huli, une population papoue des Hautes-Terres de Nouvelle-Guinée[2]. Après sa scolarité dans une école adventiste dans les Hautes-Terres orientales, il obtient un diplôme de licence (Bachelor of Arts) à l'université de Papouasie-Nouvelle-Guinée en 1993. Il obtient ensuite un diplôme de recherche (Honours degree) en Science de l'environnement dans cette même université en 2000[3].

Carrière politiqueModifier

Il fait d'abord carrière dans l'administration publique, au département de ressources humaines du gouvernement, de 2001 à 2006. Aux élections législatives de 2007, il est élu une première fois député de la circonscription de Tari-Pori (dans les Hautes-Terres méridionales), et siège au Parlement national sous l'étiquette du Parti de l'alliance nationale, le parti du Premier ministre Sir Michael Somare. En il est nommé ministre de l'Éducation dans le gouvernement de ce dernier. En , Michael Somare, hospitalisé depuis plusieurs mois, est destitué pour absentéisme par le président du Parlement, Jeffrey Nape. Son gouvernement est dissous, et le Parlement élit Peter O'Neill à la direction d'un nouveau gouvernement. James Marape siège alors un temps dans l'opposition, avant de quitter le Parti de l'alliance nationale en et rejoindre le parti Congrès national populaire (CNP) de Peter O'Neill. C'est sous cette étiquette qu'il est ensuite réélu député de Tari-Pori aux élections législatives de 2012[3].

Il est nommé ministre des Finances et ministre chargé des relations avec le Parlement (Leader of Government Business) en , et conserve ces fonctions durant la législature 2012-2017. Réélu député de Tari-Pori pour le CNP aux élections législatives de 2017, il est reconduit à ces deux postes ministériels[3],[4],[5],[6]. Il démissionne du gouvernement en , s'opposant au contrat que le gouvernement a signé avec l'entreprise française Total pour l'exploitation des réserves de gaz naturel du pays ; il estime que le gouvernement devrait soutenir une plus grande participation de la population locale dans cette industrie et ses retombées économiques. Fin avril, il quitte le CNP et devient membre du Pangu Pati, parti d'opposition, dont les membres le choisissent alors pour chef du parti[3],[7],[8].

Sous pression après des défections de ministres et de députés, Peter O'Neill annonce sa démission le . L'opposition, désormais majoritaire au Parlement grâce à ces défections, choisit James Marape comme candidat pour prendre la direction du gouvernement, et il est élu Premier ministre le , avec les voix de cent-un députés contre huit pour Sir Mekere Morauta. Il prête serment auprès du gouverneur général Sir Bob Dadae le jour-même et entre en fonction[3],[9].

Le 13 novembre 2020, il perd sa majorité parlementaire. Sam Basil, qu'il a nommé vice-Premier ministre début octobre à la place de Davis Steven, rejoint les bancs de l'opposition parlementaire, accompagné de Patrick Pruaitch (ministre des Affaires étrangères), Davis Steven (Procureur général), Sir Puka Temu (ministre de la Santé), Lekwa Gure (ministre du Travail), et Wesley Nukundj (ministre de l'Immigration), ainsi que de bon nombre de simples députés. Ils reprochent à James Marape de gouverner au moyen de slogans creux plutôt que d'agir efficacement pour le développement économique, contre la corruption et contre les violences inter-tribales dans les régions reculées du pays[10],[11]. Le 17 novembre, trois de ces députés reviennent dans le camp du gouvernement et, tandis que l'opposition boycotte la séance parlementaire, les députés du gouvernement adoptent le budget puis suspendent le Parlement jusqu'en avril, empêchant ainsi l'opposition de déposer une motion de censure pour renverser le gouvernement[12].

RéférencesModifier