Ouvrir le menu principal

Jakarta

capitale d'Indonésie
(Redirigé depuis Djakarta)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jakarta (homonymie).

Jakarta
(id) Daerah Khusus Ibukota Jakarta
Blason de Jakarta Drapeau de Jakarta
Drapeau
Jakarta
Noms
Nom Indonésien Daerah Khusus Ibukota Jakarta
Administration
Pays Drapeau de l'Indonésie Indonésie
Province d'Indonésie Territoire spécial de la capitale Jakarta
Gouverneur Anies Baswedan
2017-2022
Démographie
Gentilé Jakartanais(e)[1]
Population intra muros 9 756 944 hab. (2011)
Densité 14 694 hab./km2
Population métropole 30 326 103 hab. (2015[2])
Géographie
Coordonnées 6° 12′ 53″ sud, 106° 50′ 42″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 7 m
Superficie 66 400 ha = 664 km2
Île Java

Géolocalisation sur la carte : Indonésie

Voir sur la carte administrative d'Indonésie
Jakarta
Liens
Site officiel jakarta.go.id
Office du tourisme jakarta-tourism.go.id

Jakarta /dʒaˈkarta/ (en indonésien, Djakarta jusqu'à la réforme orthographique de 1972 ; en français, les deux formes se rencontrent encore) est la capitale de l'Indonésie. Elle constitue une subdivision de 1er niveau de même rang que les provinces sous le nom de territoire spécial de la capitale Jakarta, en indonésien Daerah Khusus Ibukota Jakarta. Les anglophones la surnomment familièrement « The Big Durian »[3].

Située à l'extrémité nord-ouest de l'île de Java, elle est traversée par le fleuve Ciliwung qui se jette dans la baie de Jakarta. Centre important des royaumes hindou-bouddhiques de Sunda puis de Pajajaran sous le nom de Kalapa, elle devient Jayakarta en 1527 après sa conquête par le sultanat de Banten. Les Néerlandais la rebaptisent Batavia en 1619 et en font la capitale de facto des Indes orientales néerlandaises. Le , Soekarno et Mohammad Hatta proclament l'indépendance de l'Indonésie, la ville reprend alors le nom de Jakarta - qui à l'époque coloniale était resté dans la toponymie, comme l'indique le nom d'une route, Jacatraweg, « route de Jacatra » - et devient la capitale à la fin de la guerre d'indépendance en 1949.

Jakarta est une ville mondiale[4], la ville intra muros couvre une superficie de 664 km2 pour une population de 9 756 944 habitants en 2012[5] tandis que la conurbation appelée Jabodetabek, qui englobe également les villes voisines de Bogor, Depok, Tangerang et Bekasi, dépassait les 28 millions d'habitants en 2010, ce qui en fait la deuxième métropole la plus peuplée du monde juste derrière Tokyo. C'est à Jakarta que se trouve l'Indonesia Stock Exchange ainsi que le secrétariat général de l'association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN). Le port de Tanjung Priok et l'aéroport international Soekarno-Hatta, troisième aéroport d'Asie[6], complètent la connexion de la métropole aux grands réseaux mondiaux.

Jakarta étant fortement menacée par la montée du niveau de la mer sous l'effet du réchauffement climatique et par le pompage excessif des eaux souterraines, le gouvernement annonce en 2019 sa décision de transférer la capitale dans une autre ville[7].

Sommaire

GéographieModifier

 
Panorama de Jakarta.

La ville se trouve sur les bords d'une baie située sur la côte nord de l'île de Java et est arrosée par la Ciliwung. Le nord de la ville construite dans un bassin plat (moyenne de 7 mètres d'altitude) ne s’élève qu’à quelques mètres au-dessus du niveau de la mer.

Dans certains quartiers, les bâtiments s’enfoncent de 10 à 15 centimètres par an, selon l’Institut technologique de Bandung. La dernière décennie a été marquée par une accélération du phénomène, en particulier dans le nord de la ville, où les habitants sont pauvres. En 2019, plus de la moitié de la ville se trouve sous le niveau de la mer[7].

Faute d’accès à l’eau potable (seuls 40 % de la population est reliée au service public de l’eau), les habitants sont contraints de pomper massivement dans les nappes phréatiques. Une pratique interdite mais peu surveillée..En conséquence, le sous-sol se dessèche et tend à s’enfoncer, aggravant les inondations en période de mousson et de crue du fleuve[7].

D'après le responsable associatif Nicolas Heeren : « Les autorités indonésiennes ont pris conscience du problème en s’engageant dans un vaste programme de protection et d’aménagement de l’espace métropolitain et de la baie de Jakarta, pour faire barrage à la montée de la mer. Sauf que la croissance démographique et économique perdure. En témoigne le projet de construction de polders (étendues artificielles de terre gagnées sur l’eau), qui doit permettre de poursuivre la croissance urbaine des prochaines décennies. C’est un projet urbanistique gigantesque, mais qui se fait au détriment des petits pêcheurs. Et de l’environnement[7]. »

ClimatModifier

Jakarta possède un climat équatorial, caractérisé par une chaleur humide constante, accentuée entre novembre et mai.

Relevé météorologique de Jakarta
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 24,2 24,3 25,2 25,1 25,4 24,8 25,1 24,9 25,5 25,5 24,9 24,9 25
Température maximale moyenne (°C) 29,9 30,3 31,5 32,5 32,5 31,4 32,3 32 33 32,7 31,3 32 31,8
Précipitations (mm) 385 310 100 258 133 83 31 34 39 33 175 84 1 665


HistoireModifier

Le plus ancien vestige écrit trouvé à Jakarta est l'inscription dite « de Tugu » trouvée dans le quartier du même nom dans le nord de Jakarta. Cette inscription, écrite en sanscrit et en écriture pallava, mentionne un royaume du nom de Tarumanagara et son roi Purnawarman qui, en cet endroit, a fait construire un canal de 10 km vers la mer. On la date du Ve siècle.

Jakarta est située à l'embouchure du fleuve Ciliwung. C'était autrefois l'emplacement d'un port actif nommé Kalapa (“noix de coco” en malais et en soundanais). Kalapa était le principal débouché maritime du royaume hindouiste de Pajajaran dont la capitale, Pakuan, se trouvait en amont du Ciliwung, sur le site de l'actuelle Bogor, 60 km au sud de Jakarta. En 1513, une ambassade portugaise vient à Kalapa. Un traité est signé en 1522 avec Pajajaran, qui autorise les Portugais à construire un entrepôt et un fortin à l'embouchure de la Ciliwung.

Pajajaran espérait que la présence de marchands étrangers et de soldats portugais le protégerait de la puissance montante du royaume musulman de Demak dans le centre de Java. Demak avait conquis Cirebon à l'est et Banten à l'ouest. En 1527, Fatahillah, un prince de Banten, conquiert Kalapa et la rebaptise Jayakarta (« acte victorieux » en sanscrit).

En 1596, une flottille néerlandaise commandée par Cornelis de Houtman fait escale à Jayakarta. Le prince Jayawikarta, vassal de Banten, les autorise à construire un fort et deux entrepôts. Il fait de même avec les Anglais, ce qui entraîne des heurts entre les deux communautés. Banten, qui désapprouve l'action de son vassal, le destitue.

En 1619, Jan Pieterszoon Coen, gouverneur général de la VOC (Vereenigde Oostindische Compagnie ou Compagnie néerlandaise des Indes orientales), installée depuis 1605 à Ambon dans les Moluques, conquiert à son tour Jayakarta. Sur ses ruines, il fonde Batavia.

Le sultan Agung, souverain de Mataram dans le centre de Java, attaque deux fois Batavia sans succès, en 1628 et en 1629. Batavia peut résister parce qu'elle est ravitaillée par mer, alors qu'Agung n'a pas de bateaux, parce qu'il a contraint les principautés qu'il a conquises à détruire leurs flottes. En outre, ses alliés javanais le trahissent.

Des gravures du XVIIe siècle montrent une Jacatraweg, « route de Jacatra », qui menait à un fortin, Fort Jacatra, construit par les Hollandais en 1656 et démantelé en 1808. Son emplacement était à l'embouchure de la rivière Ciliwung dans le nord de Jakarta. Jacatraweg s'appelle aujourd'hui Jalan Pangeran Jayakarta, « rue du prince Jayakarta » (en fait Jayawikarta, dernier prince de Jayakarta au début du XVIIe siècle).

En 1799, la VOC est déclarée en faillite. Le gouvernement néerlandais confisque ses actifs et Batavia devient la capitale des Indes néerlandaises.

L'Indonésie indépendante redonne à la ville son nom d'origine de Jakarta.

 
Un timbre promouvant la construction d'infrastructures pour les Jeux asiatiques de 1962.

La ville a accueilli à deux reprises les Jeux asiatiques. Pour l'édition de 1962, de nombreuses infrastructures ont été construites, comme le stade Stade Gelora-Bung-Karno, l'Hotel Indonesia et plusieurs autoroutes. En 2018, pour la 18ème édition des Jeux, la construction du métro a été accéléré, ainsi que la réfection des routes ou encore le développement du réseau du TransJakarta. Un village des athlètes a été construit près du complexe sportif GBK et de nouvelles infrastructures sportives y ont été construites.


GalerieModifier

Politique et administrationModifier

Politique nationaleModifier

Capitale de la République d'Indonésie, Jakarta est le siège de l'Assemblée délibérative du peuple (MPR), du gouvernement et du chef de l'État (palais de l'Indépendance). Du fait de la grande difficulté à restructurer son urbanisme, le gouvernement indonésien envisage de déplacer la capitale à Palangkaraya[9].

Administration localeModifier

 
Les municipalités et districts de Jakarta

Le territoire de Jakarta, en indonésien Daerah Khusus Ibukota, littéralement « territoire spécial de la capitale », a le statut de province et est administrée par un gouverneur élu au suffrage direct depuis 2007. La fonction est occupée par Anies Baswedan depuis 2017.

Il est divisé en cinq kota (municipalités) :

  1. Jakarta Centre (Jakarta Pusat)
  2. Jakarta Ouest (Jakarta Barat)
  3. Jakarta Sud (Jakarta Selatan)
  4. Jakarta Est (Jakarta Timur)
  5. Jakarta Nord (Jakarta Utara)

et un kabupaten (département) :

Ces kota et ce kabupaten ont un caractère administratif, c'est-à-dire qu'à la différence des autres kabupaten et kota d'Indonésie, ils ne possèdent pas d'assemblée territoriale.

DémographieModifier

La population de Jakarta, ville cosmopolite depuis des siècles, vient de toutes les régions d'Indonésie.
Il existe toutefois une population qui se considère comme "autochtone" de Jakarta : les Betawi, dont le nom vient de Batavia ancien toponyme de Jakarta durant la colonisation néerlandaise, tant à l'époque du comptoir de la compagnie néerlandaise des Indes orientales (1618-1799) que des Indes néerlandaises (1799-1949).

En 2000, la ville possédait 8,4 millions d'habitants. En 2010, 9,2 millions et, en 2020, elle devrait en posséder 10,2 millions. (Population de la ville, constatée et projetée par les Nations unies).

TransportsModifier

Transports en communModifier

 
Le réseau de trains de banlieue KRL Jabotabek est en 2019 le seul système de transport en commun lourd déployé : ici la ligne de Bekasi.
 
Dépot de la ligne 1 du métro de Jakarta à Lebak Bulus.

La capitale de l'Indonésie est particulièrement touchée par la congestion du trafic routier provoquée par les insuffisances des transports en commun qui encourage l'utilisation de véhicules privés (13 millions de motocyclistes et 4,4 millions de voitures en 2018. Tous les jours 2,2 millions de personnes résidant dans l'agglomération se rendent dans la ville pour y travailler. Seulement 20% utilisent les transports en commun[10].

Le seul système de transport en commun lourd est le réseau de trains de banlieue KRL Commuterline qui dessert l'agglomération de Jakarta (Jabodetabek), capitale de l'Indonésie qui compte environ 30 millions habitants. Le réseau, qui comprend 6 lignes totalisant 415 kilomètres de voie sud-africaine (voie étroite) transporte environ 950 000 passager chaque jour. Il dessert les villes périphériques de Bogor, Depok, Tangerang et Bekasi.

Après plusieurs décennies d'hésitation, plusieurs projets de réseau transport lourd ont été lancés au cours de la décennie 2010 et commencent à entrer en service :

  • Le métro de Jakarta est un métro lourd circulant sur voie sud-africaine qui doit comprendre à terme deux lignes (nord-sud et est-ouest) d'une longueur totale d'une centaine de kilomètres. Les travaux débutent en 2013[11]. Le premier tronçon de la première ligne allant du centre de Djakarta au sud de la ville est inauguré le 24 mars 2019[12]. Ce tronçon est en partie aérien et en partie souterrain. Il est desservi par des rames de 6 voitures.
  • Le Métro léger de Jakarta est un réseau de 2 lignes circulant sur viaduc long de 42,1 kilomètres dont un premier tronçon long de 5,8 kilomètres doit être inauguré en mars 2019[13].
  • Le Métro léger du Grand Jakarta est un réseau de 83 km desservant l'agglomération en cours de construction. Le réseau dont le premier doit ouvrir vers 2021 sera desservi par des rames sans conducteur de 6 voitures.

Jakarta possède un réseau de bus et surtout de minibus, tels ceux de la Kopaja, de MetroMini ou des angkot (taxis collectifs). Depuis 2004, il existe un réseau de bus à haut niveau de service, le TransJakarta. Les taxis sont nombreux. Les prix sont bas et les véhicules en général en bon état.

Jakarta a également inauguré en 2007 un système de transport fluvial urbain.

FerroviaireModifier

Les principales gares de grandes lignes sont Gambir et Kota.

RoutierModifier

La circulation dans la ville même est célèbre pour ses embouteillages quasi permanents sur les plus grosses artères de l'agglomération. Les plus petites rues sont elles aussi prises d'assaut par la population de h à 10 h et de 17 h à 20 h.

La ville doit faire face à un fléau de taille : le manque de transports en commun. 60 % des habitants ont donc investi dans une voiture. Malgré une taxe embouteillages mise en place au début 2011, proportionnelle au nombre de véhicules possédés, les rues restent très encombrées six heures par jour.

Jakarta possède deux ceintures périphériques autoroutières à péage :

  • Une intérieure, la Lingkar Dalam Kota (« circulaire intérieure »),
  • Une extérieure, la Jalan Lingkar Luar Jakarta (« route circulaire extérieure de Jakarta ») ou en anglais Jakarta Outer Ring Road.

La ville est le cœur d'un réseau d'autoroutes dans les trois directions : vers l'ouest et le port de Merak, vers le sud et Bogor, vers l'est et Bandung.

AérienModifier

L'aéroport international Soekarno-Hatta était en 2012 le 9e aéroport mondial en nombre de passagers, et le 3e aéroport asiatique derrière Pékin et Tokyo Haneda.

Vol 714 pour Sydney, une aventure de Tintin, parue en 1968, commence sur l'aéroport de Jakarta à l'époque, Kemayoran.

MaritimeModifier

Le port de Tanjung Priok, situé à l'est de Jakarta, a été construit par les Hollandais à la fin du XIXe siècle pour remplacer l'ancien port de Kalapa, devenu insuffisant pour accueillir un trafic croissant dû à l'ouverture du canal de Suez.

GalerieModifier

Culture et tourismeModifier

Spectacles et concertsModifier

  • Le Gedung Kesenian, le plus ancien théâtre de Jakarta
  • Le centre culturel et parc scientifique Taman Ismail Marzuki
  • L'Aula Simfonia Jakarta, une salle de concert de 1 200 places dans le quartier de Kemayoran, inauguré en 2009. Cette salle possède le plus grand orgue d'Indonésie, fabriqué par Casavant Frères.

GalerieModifier

MuséesModifier

GalerieModifier

« Villages culturels »[14]Modifier

Au cœur de la métropole embouteillée et polluée qui offre peu d'espaces publics qu'est Jakarta, il existe des lieux où les habitants s'efforcent de préserver leur identité betawi ou "bataviens" (Jakartanais de souche). Ils donnent une idée de ce que sont la culture, l'art et l'architecture locaux.

  • Setu Babakan (Jakarta Sud) : dans le cadre d'un programme du gouvernement de Jakarta lancé en 2000, des habitants de ce quartier ont reçu des aides pour rénover leur maison ou la décorer avec des éléments traditionnels comme les sculptures de toit gigi balang ("dents de sauterelles") ou le langkan, c'est-à-dire la véranda de devant. Des spectacles culturels traditionnels ont lieu le week-end.
  • Tugu (Jakarta Nord) : au XVIIe siècle, une population originaire de Malacca s'est installée dans la campagne à l'est de ce qui s'appelait alors Batavia. Malacca avait été conquise par les Portugais en 1511 et cette population parlait portugais. La Compagnie néerlandaise des Indes orientales les avait fait venir comme esclaves à Batavia puis les avait affranchis. Leurs descendants habitent le village de Tugu. Tugu s'efforce de préserver sa tradition de keroncong, un genre musical aux accents mélancoliques. Depuis 2009, chaque 22 juin, date décrétée anniversaire de Jakarta, qui outre le keroncong, propose des spécialités culinaires betawi.
  • Kampung Batik (Jakarta Sud) : créé en 2011, Kampung Batik (« le village du batik ») abrite des artisans de batik. Le Sanggar Batik Cantingku est un atelier où l'on emmène les enfants le week-end.

En dehors de Jakarta mais dans son voisinage immédiat, on trouve également des villages traditionnels :

  • Pasir Eurih (Bogor, province de Java occidental) : on y trouve de nombreuses maisons traditionnelles sundanaises. On y célèbre chaque année, à l'époque des moissons, le Seren Taun (nouvel an sundanais). On y donne également des spectacles de pencak silat (art martial indonésien).

HôtelsModifier

  • Raffles Hotel est un gratte-ciel de 253 mètres construit en 2015.

Personnalités liées à JakartaModifier

  • Anggun (1974), née à Jakarta, chanteuse franco-indonésienne.
  • Chairil Anwar (1922-1949), mort à Jakarta, poète.
  • Leila Chudori (1962), née à Jakarta, journaliste et femme de lettres.
  • Hadidjah (1923-2013), morte à Jakarta, actrice de cinéma.
  • Jacob Jansz. Coeman (1632-1676), mort à Jakarta, peintre hollandais.
  • Chris John (1979), né à Jakarta, boxeur, champion du monde des poids plumes WBA en 2004.
  • Djuanda Kartawidjaja (1911-1963), mort à Jakarta, premier ministre d'Indonésie.
  • Koentjaraningrat (1923-1999) mort à Jakarta, ethnologue.
  • Mochtar Lubis (1922-2004), mort à Jakarta, journaliste et homme de lettres.
  • Le Père Yusuf Bilyarta Mangunwijaya (1929-1999), mort à Jakarta, homme d'Église et homme de lettres.
  • Mohamad Mochtar (1918-1981), mort à Jakarta, acteur.
  • Mari Pangestu (1956), femme politique.
  • Poncke Princen (1925-2002), mort à Jakarta,résistant anti-nazi néerlandais et militant des droits de l'homme.
  • A. Rafiq (1948-2013), mort à Jakarta, chanteur dangdut indonésien.
  • Roekiah (1917-1945), morte à Jakarta, chanteuse de keroncong et actrice de cinéma.
  • Rob Slotemaker (1929-1979), né à Jakarta, pilote automobile néerlandais.
  • Soeharto (1921-2008), mort à Jakarta, militaire et dictateur.
  • Soekarno (1901-1970), mort à Jakarta, premier président de la République d'Indonésie.
  • Bernard Stevens (1956), né à Jakarta, philosophe et traducteur belge.
  • Benyamin Sueb (1939-1995), mort à Jakarta, chanteur, acteur et réalisateur indonésien.
  • Olga Syahputra (1983-2015), né à Jakarta, acteur, humoriste et animateur indonésien.
  • Erick Thohir (1970), né à Djakarta, homme d'affaires indonésien.
  • Iko Uwais (1983), né à Jakarta, acteur et un artiste martial indonésien.
  • Abdurrahman Wahid (1940-2009), mort à Jakarta, religieux musulman et homme politique, quatrième président de la République.

ÉducationModifier

 
L'université d'Indonésie

Jakarta possède de nombreuses universités. Les principales sont :

C'est à Trisakti qu'a eu lieu la fusillade qui, tuant 4 étudiants, devait provoquer les émeutes qui ont amené à la démission du président Soeharto en mai 1998.

CultesModifier

Jakarta possède la plus grande mosquée d'Asie du Sud-Est, la mosquée Istiqlal.

La ville est le siège de l'Archidiocèse de Jakarta dont la cathédrale est la cathédrale Sainte-Marie de Jakarta. Depuis le 28 juin 2010, l’archevêque est Mgr. Ignatius Suharyo Hardjoatmodjo

GalerieModifier

JumelagesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Voir sur diplomatie.gouv.fr.
  2. « Palmarès - Les plus grandes villes du monde », PopulationData.net.
  3. Novia D. Rulistia, « Time to eat durian in the 'Big Durian' », The Jakarta Post, 28 janvier 2012
  4. « The World According to GaWC 2008 », Globalization and World Cities Study Group and Network (GaWC), Loughborough University (consulté le 7 décembre 2009)
  5. « Jumlah Penduduk Provinsi DKI Jakarta » [archive du ], Dinas Kependudukan dan Catatan Sipil (consulté le 19 avril 2012)
  6. « The Port Authority of New York and New Jersey - 2012 Airoport Traffic Statistics ».
  7. a b c et d « Urbanisme. Jakarta, une métropole loin d’être sauvée des eaux », sur L'Humanité,
  8. (en) « World Weather Information Service - Jakarta »
  9. Julien Arnoult, « Quand les capitales déménagent », Carto n°4, mars-avril 2011 (consulté le 16 octobre 2011)
  10. (en) Maizura Ismail, « Jakarta’s anti-macet policy », sur The Asean Post,
  11. (en) Sita W. Dewi, « Jokowi leads MRT ground-breaking ceremony », sur The Jakarta Post,
  12. Bernhart Farras & Chandra Gian Asmara, « Resmikan MRT Jakarta, Jokowi: Sebuah Peradaban Baru Dimulai »,
  13. Fachrul Sidiq, « Jakarta LRT to start operating in March »,
  14. "Cultural villages give color to the city", The Jakarta Post, 22 mars 2013

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Abeyasekere, Susan, Jakarta - A history, Oxford University Press, 1989
  • Cribb, Robert, Gangsters and revolutionaries - The Jakarta People's militia and the Indonesian Revolution, ASAA Southeast Asia Publications Series, 1991
  • Heuken, A., Historical Sites of Jakarta, Cipta Loka Caraka, 1982
  • Ricklefs, M. C., A History of Modern Indonesia since c. 1300, Stanford University Press, 1993
  • Sukanda-Tessier, Viviane, Parlons soundanais - Langue et culture sunda, L'Harmattan, 2007

Lien externeModifier