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Hubert Juin

écrivain, poète, romancier et critique littéraire belge
Hubert Juin
Nom de naissance Hubert Loescher
Naissance
Athus, Drapeau de la Belgique Belgique
Décès (à 60 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français

Hubert Juin, pseudonyme de Hubert Loescher, né le à Athus (Lorraine belge) et mort le à Paris, est un poète, romancier, essayiste et critique littéraire belge d'expression française.

Sommaire

BiographieModifier

HommageModifier

Une bibliothèque communale portant son nom a été inaugurée dans sa ville natale d'Athus.

Œuvres (sélection)Modifier

Cycle romanesque Les HameauxModifier

Cycle incluant cinq romans suivis d'un recueil de nouvelles 
  • Les Sangliers, Paris, Éditions du Seuil, 1958 ; réédition, Bruxelles, Éditions Labor, coll. « Espace Nord » no 67, 1991 (ISBN 2-8040-0628-X)
  • La Cimenterie, Paris, Calmann-Lévy, 1962
  • Chaperon rouge, Paris, Calmann-Lévy, 1963
  • Le Repas chez Marguerite, Paris, Calmann-Lévy, 1966 ; réédition, Bruxelles, Éditions Labor, coll. « Espace Nord » no 8, 1986 (ISBN 2-8040-0174-1)
  • Les Trois Cousines, Paris, Calmann-Lévy, 1968
  • Les Hameaux, Verviers, Marabout, coll. « Bibliothèque Marabout » no 1022, 1978 (préface d'André Dhôtel)

PoésieModifier

  • Le Livre des déserts, Paris, Falaize, 1957
  • L'Animalier, Paris, Éditions universitaires, 1966
  • Un soleil rouge, Paris, Éditions universitaires, 1967
  • Le Cinquième Poème, Paris, Les Éditeurs français réunis, 1971
  • Paysage avec rivière, Paris, La Table ronde, coll. « La Mémoire » no 5, 1974
  • Les Guerriers du Chalco, Paris, Belfond, 1976 (ISBN 978-2-7144-1063-4)
  • Ma fenaison, Bruxelles, Le Cormier, 1977
  • Le Rouge des loups, Paris, Belfond, coll. « Lignes », 1981 (ISBN 2-7144-1449-4)
  • Les Visages du fleuve, Paris, Belfond, coll. « Lignes » no 20, 1984 (ISBN 2-7144-1720-5)
  • La Destruction des remparts, Paris, Belfond, coll. « Lignes » no 28, 1987 (ISBN 2-7144-2074-5)

EssaisModifier

  • Les Bavards, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Pierres vives », 1956
  • Pouchkine, Paris, Seghers, 1956
  • Seize peintres de la jeune école de Paris[1], Georges Fall éditeur, Paris, 1956
  • Aimé Césaire, poète noir, Paris-Dakar, Présence Africaine, 1956 ; réédition, Paris, Présence africaine, 1995 (ISBN 2-7087-0591-1)
  • Léon Bloy, Paris, Éditions de la Colombe, 1957 ; rééditions, éditions Obsidiane, 1990 et 2016
  • Joë Bousquet, Paris, Seghers, en collaboration avec Suzanne André et Gaston Massat, 1958
  • Soulages, Paris, G. Fall, coll. « Le Musée de poche », no 26, 1958
  • Aragon, Paris, Gallimard, 1960
  • Chronique sentimentale, Paris, Mercure de France, 1962
  • Joan Miró, Club d'Art Bordas, 1967
  • Les Libertinages de la raison, Paris, Belfond, 1968
  • Les Incertitudes du réel : Lamartine, Hugo, Nerval, Laforgue, Manet, Reverdy, Bruxelles, Sodi, 1968
  • Charles Van Lerberghe, Paris, Seghers, 1969
  • 369 Édition spéciale, Paris, 1970
  • Charles Nodier, Paris, Seghers, 1970
  • L'Usage de la critique, Bruxelles, A. De Rache, coll. « Mains et chemins » no 2, 1971
  • L'Automne à Lacaud, Bruxelles, A. De Rache, 1972
  • Écrivains de l'avant-siècle, Paris, Seghers, 1972
  • Barbey d'Aurevilly, Paris, Seghers, 1974
  • André Hardellet, Paris, Seghers, 1975
  • Chu Teh-Chun, Paris, Le Musée de poche, 1979
  • L'Arbre au féminin : et autres rêveries, Paris, Luneau Ascot, 1980
  • Fernand Khnopff et la littérature de son temps, Bruxelles, Lebeer Hossmann, 1980
  • Le Lit, Paris, Hachette/Massin, 1980 (ISBN 2-01-007509-9) Essai sur la représentation du lit en art.
  • Victor Hugo (1802-1843), tome 1, Paris, Flammarion, 1980 Prix quinquennal de l'essai de la Communauté française de Belgique.
  • Edmond Dubrunfaut et la recherche de liens communs : art monumental, Bruxelles, A. De Rache, 1982
  • Forêt peint, Bruxelles, A. De Rache, 1982
  • Victor Hugo (1844-1870), tome 2, Paris, Flammarion, 1984
  • Victor Hugo (1870-1885), tome 3, Paris, Flammarion, 1986
  • Les Bavards, Bruxelles, Les Éperonniers, coll. « Passé-Présent » no 49, 1986
  • Léon Bloy, Paris, Obsidiane, 1990
  • Lectures "Fins de siècles" : préfaces 1975-1986, Paris, C. Bourgois, coll. « 10/18 » no 2239, 1992 (ISBN 2-264-01638-8)
  • Célébration du grand-père, Éditions Weyrich, 2007
  • Lectures du XIXe siècle, tomes I et II, Paris, Christian Bourgois éditeur, coll. « Titres » no 117-118, 2010

Anthologies composées et présentées par Hubert JuinModifier

CitationsModifier

« À travers tant d'apparente diversité, remarque Hubert Juin, ce qui se perçoit c'est la permanence de Roger Vailland lui-même. Son premier roman, Drôle de jeu, contient déjà cette dualité qui reflète sa personnalité, une « volonté de détachement » toujours contrebalancée par une « volonté de participation ». D'où ses efforts pour «se faire » et s'efforcer de devenir un homme d'acier, un bolchevik qu'il nommera ensuite un « homme souverain ». Il se projetait dans ses héros, chacun dévoilant un bout du portrait de l'homme, une parcelle de lui-même comme dans une toile cubiste. On le retrouve tour à tour et selon « ses saisons » en Milan dans Les Mauvais coups, en Lamballe dans Bon pied Bon œil, un peu en Eugène-Marie Favard dans Un jeune homme seul ou « de biais » en Don Cesare dans La Loi[2]. »

« Il avait cette volonté de démystifier les tabous avec ce « regard froid » qu'il prônait et qui venait tout droit d'un XVIIIe siècle qu'il chérissait, avec ses personnages favoris, Don Juan[3], Casanova et Valmont qu'il oppose tour à tour dans son essai Laclos par lui-même. Ses références littéraires le marquent profondément. Tout jeune, il fait une découverte fondamentale, Arthur Rimbaud, auquel il consacre un article qui paraîtra dans le numéro 2 de la revue Le Grand Jeu. Ce sera ensuite Stendhal dans une volonté, écrit Hubert Juin, « de chercher sans cesse à comprendre les ressorts du monde et celui des passions… » Son parcours est aussi à l'image de l'un de ses contemporains, Ernest Hemingway, qui se voulait autant homme d'action, en prise avec le terrain, reporter-journaliste comme lui, que romancier traçant une peinture sociale par la puissance de l'écriture. »

« S'il penche un moment pour l'attitude de Don Cesare dans son roman La Loi et note dans son Journal « ça ne m'intéresse plus[4] », il écrit aussi, peu avant sa mort, dans un dernier article, « Éloge de la politique », « en attendant que revienne le temps de l'action, des actions politiques, une bonne, grande, belle utopie… ce ne serait déjà pas si mal. »

Notes et référencesModifier

  1. Pierre Alechinsky, François Arnal, Gianni Bertini, Martin Barré, Huguette Arthur-Bertrand, Camille, Oscar Chelimsky, Corneille, Jacques Doucet, Roger-Edgar Gillet, Robert Lapoujade, John Levee, Maryan, Wilfrid Moser, Louis Nallard, Kumi Sugaï.
  2. N'a-t-il pas écrit dans La Truite à propos de Frédérique, son héroïne, comme Flaubert à propos de madame Bovary : « La Truite, c'est moi. » ?
  3. Voir la pièce de théâtre qu'il lui a consacrée, Monsieur Jean.
  4. À cet égard, voir la différence d'attitude lors d'un voyage à l'île de La Réunion, analysée dans le livre biographique Roger Vailland (livre) écrit par René Ballet et Élisabeth Vailland.

Voir aussiModifier