Villemagne-l'Argentière

commune française du département de l'Hérault

Villemagne-l'Argentière
Villemagne-l'Argentière
Blason de Villemagne-l'Argentière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Intercommunalité Communauté de communes de Grand Orb
Maire
Mandat
Olivier Roubichon-Ouradou
2020-2026
Code postal 34600
Code commune 34335
Démographie
Gentilé Villemagnais
Population
municipale
433 hab. (2017 en diminution de 1,59 % par rapport à 2012)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 07″ nord, 3° 07′ 13″ est
Altitude Min. 187 m
Max. 481 m
Superficie 8,06 km2
Élections
Départementales Canton de Clermont-l'Hérault
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Villemagne-l'Argentière

Villemagne-l'Argentière, en occitan Vilamanha, est une commune française située dans le département de l'Hérault, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Villemagnais.

GéographieModifier

 
Carte.

Située dans les Hauts cantons de l'Hérault, Villemagne-l'Argentière est bâtie dans la vallée de la Mare.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Villemagne-l'Argentière
Le Pradal la Tour-sur-Orb
Taussac-la-Billière   Bédarieux
Hérépian

ToponymieModifier

Il s'agit d'un toponyme, variante d'Argentière, avec le sens de mine d'argent (ou de minerai argentifère). Autres sens possibles : rivière aux eaux argentées.

HameauModifier

  • La Gure
  • Le lieu de naissance du Dr Jean Léon Privat. Célèbre pour ses études empiriques sur les maladies nerveuses. L'un des pères fondateurs de la ville thermale moderne de Lamalou les Bains. Né ici, le fils d'un cordonnier

HistoireModifier

 
Clocher de Saint-Majan
 
Linteau sculpté de la maison des Monnaies
 
Pont du Diable sur la Mare

Fin du VIIe siècle : fondation d'une abbaye par Clarinus Lubila qui était un moine de l'ordre de Saint-Benoît du Mont Cassin.

Ce monastère détruit par les Sarrazins, est rétabli au temps de Charlemagne. Il se trouvait dans le diocèse de Béziers.

Au concile d'Aix-la-Chapelle (Aachen) (vers 818), apparaît le nom de Villemagna parmi les dix neuf monastères de Septimanie qui étaient exemptés de présents et de soldats, mais ne devaient à l'Empereur que leurs prières. Le nom de Villemagne découle de la présence d'une villa gallo-romaine dans la vallée de la Mare.

En 893, l'abbaye, qui était placée sous le vocable de Saint-Martin, y ajoute celui de Saint-Majan. Deux moines de Villemagne, Sulsani et Centulle, dérobent à l'abbaye de Lombez les reliques de saint Majan, confesseur d'Antioche.

Au Xe siècle, les seigneurs de Narbonne donnent à l'abbaye de nombreuses reliques. L'abbaye se trouvait sur une des branches du chemin de Saint-Jacques, allant vers Saint-Pons, Castres, etc.

Le nom de l'Argentière vient de l'exploitation de mines de plomb argentifère qui faisaient la richesse de l'abbaye ainsi que celle des vicomtes de Narbonne et Béziers.

En 1156, Louis VII autorise l'abbé de Villemagne à mettre l'abbaye et ses dépendances à l'abri de fortifications et de fossés. Cette autorisation est renouvelée en 1212 par Philippe Auguste.

Au XVIe siècle, l'abbaye est pillée et ruinée par les troupes protestantes commandées par Claude de Narbonne, baron de Faugères.

Au XVIIe siècle, l'abbaye est réunie à la congrégation de Saint-Maur. Des travaux de restaurations de l'abbaye et de l'église paroissiale Saint-Martin sont entrepris.

En 1793, l'abbaye et ses dépendances sont vendues comme biens nationaux.

Le , la commune de Villemagne prend le nom de Villemagne-l'Argentière.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Luc Salles SE  
      Qualité=  
2020 En cours Olivier Roubichon-Ouradou    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2].

En 2017, la commune comptait 433 habitants[Note 1], en diminution de 1,59 % par rapport à 2012 (Hérault : +6,24 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
587559460483540508505473422
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
436478425473542508484441449
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
446438452405403415407368336
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
308320291317365429426426425
2013 2017 - - - - - - -
448433-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Jean-Claude Carrière

Dr Jean-Léon Privat  Né La Gure

HéraldiqueModifier

  Blason
D'azur à la ville fortifiée mouvant des flancs, sommée d'une croix et de deux girouettes, surmontée d'une fleur de lis, elle-même surmontée d'une mitre chargée d'une croisette d'or, le tout d'argent, la fleur de lis et la mitre accostées de deux crosses affrontées d'or, au pied fiché dans ladite ville posée sur une terrasse de gueues chargée d'un chemin d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Le blason historique de la commune est le suivant:

  Blason
"de gueules au pairle losangé d'argent et d'azur"[5].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Andrée Candau, « Questions soulevées sur Villemagne-l'Argentière par le compoix de 1624 », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 39,‎ , p. 91-97
  • Louis Fargier, Villemagne l'Argentière : son passé, son abbaye, sa communauté, ses mines, ses monuments historiques, [Lodève], [Imprimerie des Beaux-Arts], , 142 p.
  • Roland Galtier, « La cession à la commune de l'abbatiale de Villemagne-l'Argentière (Hérault) », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 20,‎ , p. 117-122
  • Robert Gourdiole, « Villemagne-l'Argentière d'après un compoix de 1624 », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 30,‎ , p. 37-60
  • Robert Guiraud, « Vestiges préhistoriques près de Villemagne-l'Argentière », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 13,‎ , p. 11-20
  • Florence Journot et Gilles Bellan, Le bourg abbatial de Villemagne-l'Argentière (Hérault) : dynamique économique et commande monumentale XIe - XIVe siècles, Oxford (England), Archaeopress, coll. « British archeological reports », , 253 p.
  • Gérard Thébault, « L’abbaye de Villemagne en 1656. Le plan ancien confronté aux relevés actuels. Les vestiges », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 32, 2009, p. 111-126.
  • Gérard Thébault, « Le pignon oublié de l ‘ancienne abbaye de Villemagne », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 33, 2010, p. 117-150.
  • Gérard Thébault, « Sur les traces de l’abbaye de Villemagne en 1789. La maquette », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 34, 2011, p. 141-174.
  • Gérard Thébault, « Les cadrans solaires de l’abbaye de Villemagne. Article 1 la découverte », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 36, 2013, p. 97-118.
  • Gérard Thébault, « L’ancienne abbaye de Villemagne-l’Argentière (suite). La chaire et l’orgue », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 37, 2014, p. 107-124.


Fonds d'archivesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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